Vouge (arme)

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Un vouge typique. Certaines variantes peuvent avoir des projections sur le revers de la lame principale.

Le vouge[1] (ou voulge, ou couteau de brèche) est une arme d'hast médiévale apparue en Allemagne et en Suisse à la fin du XIIIe siècle. Utilisé par les fantassins, il est comme beaucoup d'armes d’hast issu d’un outil agricole.

Description[modifier | modifier le code]

Le vouge [2] est constitué d'une lame large en forme de tranchoir, monté sur une hampe d'environ 2 mètres. Il lui est parfois ajouté un croc du côté opposé à la lame, ce qui permet de l’utiliser de taille comme une lourde hache, d’estoc grâce à sa pointe et de crocheter l’adversaire avec le croc d'acier.

Cette arme était conçue pour atteindre les cavaliers et tailler les jarrets des chevaux, voire également trancher les lanières de cuir aux jointures des armures. Le vouge était utilisé par les vougiers[3], hommes d’armes qui se mettaient en lignes, à deux mètres l’un de l’autre, sur 2 ou 3 rangées, et dont le but était de briser les charges de cavalerie. Bien que ce ne soit pas leur but premier, les vougiers pouvaient, si l’occasion se présentait, être utilisés contre l’infanterie, si jamais celle-ci effectuait une charge.

  • Il les chassa, et si n'avoit pas cent chevaux en tout. Il ne se retourna qu'un homme à pied, qui luy donna d'un vouge parmi l'estomach, et au soir s'en vit l'enseigne. (Philippe de Commynes, Mémoire des faits du feu roy Louis onziesme, Livre Premier Ch. 4.)
  • Si se assemblèrent tous ceux de la maison du roy et vont tous courir après ce poovre chat, dedans une grant salle avec dagues, espées, couteaux, piques, demy piques, javelines, halebardes, vouges, angons et plusieurs autres sortes de bastons, lesquels lançoint tous après le chat ; Nicolas de Troyes Grand Parangon des Nouvelles nouvelles, p. 41, Mabille.

L’évolution du vouge suisse est à l’origine de la hallebarde.

Notes et références[modifier | modifier le code]