Durandal

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Durandal à Rocamadour.

Durandal est le nom de l’épée mythique qui a appartenu au chevalier Roland (736-778), personnage de la littérature médiévale et de la Renaissance.

Légende[modifier | modifier le code]

La mort de Roland à Roncevaux dans une embuscade tendue par des Vascons est racontée dans la Chansons de Roland (où les Vascons sont remplacés par les Sarrasins).

C'est dans la geste du roi, composée au Xe siècle, que l'on retrouve la Chanson de Roland. Ami d'Olivier, frère de sa fiancée la belle Aude, Roland est comte de la Marche de Bretagne, et surtout neveu de Charlemagne. Quand ce dernier passe les Pyrénées pour aller lutter contre les Sarrasins en Navarre, Roland commande l'arrière-garde qu'attaquent les Sarrasins au col de Roncevaux, à la suite de la trahison de Ganelon. Roland et ses hommes résistent jusqu'au dernier. Blessé à mort, il sonne enfin dans son olifant, appelant Charlemagne à son secours. La légende veut que Roland ait tenté de casser sur un rocher son épée Durandal pour qu'elle ne tombe pas aux mains des Sarrasins, mais c'est le rocher qui se brisa, ouvrant la brèche de Roland.

Une autre version de la légende veut que Roland ait alors appelé l'archange Michel à l'aide, puis lancé son épée vers la vallée. Celle-ci traversa alors miraculeusement plusieurs centaines de kilomètres avant de se ficher dans le rocher de Notre-Dame de Rocamadour.

La légende veut que Durandal ait été donnée à Charlemagne, alors qu'il était aux vallons de Maurienne, par un ange de Dieu, afin qu'il la remette à un comte capitaine. Charlemagne en ceignit alors Roland.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Diverses étymologies, parfois délirantes, mêlant langues germaniques ou celtes, basées sur des interprétations pour le moins hasardeuses ont été proposées. Ainsi pour certains, qui oublient que Durandal fut donnée à Roland bien avant qu'il ne soit allé à Roncevaux, ce nom ne serait rien moins que la traduction en langue germanique du nom français Roncevaux :

« ronce » (en français) = « doorn » (en néerlandais ou en flamand) = « Dorn » (en allemand) ;

  • « vaux » (pluriel de « val », en français) = « daal » (en flamand) = « Thal » ou « Tal » (en allemand) ;

donc « ronce - vaux » (en français) = « doorn - daal » (en flamand) = « Dorn - Thal » (en allemand).

Selon ces étymologistes la similitude entre « doorndaal » ou « Dornthal » et « durandal » a peu de chance d’être accidentelle. Charlemagne parlait un dialecte germanique et non une langue romane. Il n’est donc pas surprenant que le nom d’un objet supposé daté de cette époque soit une traduction du lieu de son emploi dans l’autre langue employée alors.

Notes et références[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]