Salaberry-de-Valleyfield

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Salaberry-de-Valleyfield
Blason de Salaberry-de-Valleyfield
Ubi lux ibi labor
Drapeau de Salaberry-de-Valleyfield
Salaberry-de-Valleyfield
Centre-ville de Salaberry-de-Valleyfield
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec[1]
Région Drapeau ville ca Longueuil (Québec).svg Montérégie
Subdivision régionale Ca-qcsyv2.gif Beauharnois-Salaberry
Statut municipal Ville
Arrondissements Champlain, Georges-Leduc, Grande-Île, Jules-Léger, La Baie, Nitro, Robert-Cauchon, Saint-Timothée
Maire
Mandat
Miguel Lemieux
2017-2021
Code postal J6S, J6T, J7X
Fondateur
Date de fondation
Inconnu
Constitution
Démographie
Gentilé Campivallensien, ne
Population 41 578 hab. (2018)
Densité 388 hab./km2
Population de l'aire urbaine 61 050 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 15′ nord, 74° 08′ ouest
Superficie 10 721 ha = 107,21 km2
Divers
Site(s) touristique(s) Basilique-cathédrale Sainte-Cécile
Langue(s) Français
Fuseau horaire Heure de l'Est (UTC-5)
Indicatif +1 450
Code géographique 70052
Devise Ubi lux ibi labor
Localisation
Localisation de Salaberry-de-Valleyfield
Situation dans la MRC de Beauharnois-Salaberry

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Liens
Site web ville.valleyfield.qc.ca

Salaberry-de-Valleyfield, auparavant Pointe-du-Lac, Sainte-Cécile,Nouveau-Salaberry, Saint-Timothée et Grande-Île, familièrement appelée Valleyfield et surnommée la capitale du Suroit et la Venise du Québec, est une ville québécoise située dans la municipalité régionale de comté de Beauharnois-Salaberry dans la région de la Montérégie[2],[3]. Elle compte près de 42 000 habitants, soit la 29e ville la plus peuplée du Québec.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et territoire[modifier | modifier le code]

Salaberry-de-Valleyfield est le centre du pays du Suroît. Elle est la ville centrale de la municipalité régionale de comté (MRC) de Beauharnois-Salaberry au sud-ouest de la région administrative de la Montérégie[2]. Elle se trouve à 25 km au sud-ouest de l’île de Montréal, à 20 km de la frontière ontarienne et à 37 km de la frontière des États-Unis[4]. Le centre de Salaberry-de-Valeyfield est situé à 60 km du centre-ville de Montréal[5] et à 105 km à l'ouest de Saint-Jean-sur-Richelieu[6].

Son territoire s'étend sur l'île de Salaberry[5] et la Grande Île), entourées par le fleuve Saint-Laurent, le canal de Beauharnois et séparées par la rivière Saint-Charles. La ville occupe presque entièrement l'île de Salaberry à l'exception d'une étroite bande au sud, laquelle fait partie de Saint-Louis-de-Gonzague. Le territoire est riverain des rapides des Cèdres à l'est, dans le secteur de Saint-Timothée jusqu'à Melocheville[5]. Les municipalités limitrophes sont Beauharnois à l'est, Saint-Étienne-de-Beauharnois au sud-est, Saint-Louis-de-Gonzague au sud et Saint-Stanislas-de-Kostka au sud-ouest[7]. Sur la rive opposée du Saint-Laurent se trouvent les municipalités de Coteau-du-Lac, Les Cèdres et Pointe-des-Cascades dans la MRC de Vaudreuil-Soulanges[8]. La superficie totale de la municipalité est de 126,99 km2 dont 107,21 km2 sont terrestres[2].

Salaberry-de-Valleyfield est l'une des villes satellites de Montréal, c'est-à-dire l'un des anciens centres industriels développés à partir du XIXe siècle à une distance de quelque 50 km de la métropole et encore autonomes non intégrés à la région métropolitaine, à l'instar de Saint-Jean-sur-Richelieu, Saint-Hyacinthe, Sorel-Tracy, Joliette ou Lachute< ref>Ces villes sont encore des agglomérations de recensement comme l'est Salaberry-de-Valleyfield. Saint-Jérôme est historiquement également une ville satellites de Montréal mais fait maintenant partie de la région métropolitaine de recensement de Montréal, ce qui traduit une plus grande intégration économique. Le territoire de l'agglomération de recensement de Salaberry-de-Valleyfield correspond à celui de la ville de Salaberry-de-Valleyfield[9], depuis la fusion des anciennes municipalités de Saint-Timothée et de Grande-Ile.

Relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Rivière Saint-Charles.

Le territoire se trouve dans la plaine du Saint-Laurent et son relief est plat. La rive du fleuve Saint-Laurent en aval se trouve à une altitude de moins de 30 m. Le point le plus élevé se situe au sommet d'une butte près du boulevard Pie-XII à plus de 55 m[10]. L'omniprésence des plans d'eau autour de Salaberry-de-Valleyfield, le fleuve Saint-Laurent, le lac Saint-François, la baie Saint-François, la rivière Saint-Charles, le canal de Beauharnois lui valent le surnom de Venise du Québec[5]. Les îles d'Aloigny, aux Chats, Sérigny, Longueuil et de la Grosse Pointe situées à l'ouest de la Grande Île font partie du territoire municipal[11]. Plusieurs îles parsèment le fleuve Saint-Laurent en face de Saint-Timothée, notamment l'île des Sœurs, l'île des Frères, l'île Racicot, l'île Papineau et l'île aux Raisins[5]. Dans la rivière Saint-Charles se trouvent les îles Brisbois, Pinsonneault et Beaudry[10].

Flore et faune[modifier | modifier le code]

Sur les îles de Saint-Timothée, l'habitat naturel compte plus de 100 espèces d'intérêt dont le grand héron bleu, l'oriole de Baltimore, le geai bleu et 15 espèces de bars[12].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Occupation du territoire et cadre bâti[modifier | modifier le code]

Vieux canal.
Logements, 2016
Maison individuelle non attenante 8 745 47 %
Maison jumelée ou autrement attenante 1 185 6 %
Maison en rangée 365 2 %
Habitation mobile 10 - %
Appartement, immeuble à 2 logements 2 530 14 %
Appartement, immeuble de moins de 5 étages 5 715 31 %
Appartement, immeuble de 5 étages ou plus 5 - %
Total, logements habités en permanence 18 623 100 %
96 %
Logements vacants et résidences secondaires 1 959 4 %
Tous les logements 19 356 100 %
Construit avant 1960 5 930 31,8 %
Entre 1961 et 1980 6 330 34,0 %
Entre 1981 et 2000 3 950 21,2 %
Entre 2001 et 2016 2 410 12,9 %
Mauvaise condition 1 195 6,4 %

Le territoire se compose de plusieurs pôles d'activités, dont le centre-ville, le pôle commercial du boulevard Monseigneur-Langlois, le port de Valleyfield, le parc industriel Perron et l'ÉcoParc industriel[13]. Une partie importante du territoire est cultivée, la zone agricole profitant de la topographie plane et d’un climat parmi les plus favorables au Québec. Outre le centre de Salaberry-de-Valleyfield, Nouveau-Salaberry[14], Saint-Timothée, situé à l'est devant les rapides des Cèdres, et Grande Île, au nord de l'île de Salaberry, forment des localités auparavant autonomes[5].

La population de Salaaberry-de-Valleyfield demeure concentrée sur une partie du territoire car 39 048 personnes (95,8 % de la population totale) habitent le centre de population couvrant une superficie de 32,80 km2 (30,6 % du territoire). La densité du centre est de 1 197,9 hab. par km2[15]. Les deux tiers du territoire, soit 74,33 km2, sont donc utilisés à des fins industrielles ou agricoles.

Salaberry-de-Valleyfield compte 19 356 logements, dont 4 % ne sont pas occupés. Le cadre bâti de la fonction résidentielle se caractérise par une parité entre la faible densité (47 %̥ des logements sont des maisons individuelles non attenantes) et de moyenne densité (un tiers de logements sont des appartements dans des immeubles de moins de cinq étages. Près du tiers des logements habités sont construits avant 1960 et un autre tiers entre 1961 et 1980. Une proportion de 6,4 % du stock de logements requiert des rénovations importantes. La mobilité résidentielle est relativement importante puisque 38,1 % de la population habite un logement différent que cinq ans auparavant. Néanmoins, 26,1 % sont demeurés à Salaberry-de-Valleyfield alors que 12,0 % proviennent de l'extérieur de la ville (2016)[16].

Les espaces verts de la ville comprennent entre autres le parc Salaberry, le parc Delpha-Sauvé en bordure de l'ancien canal de Beauharnois[17], le parc des Bâtisseurs sur le bord du canal de Beauhanrois à son extréimté ouest, le parc régional des Îles-de-Saint-Timothée, le parc de la Pointe-Bayard[11].

La basilique-cathédrale Sainte-Cécile de Salaberry-de-Valleyfield, joyau architectural, est située au cœur du centre-ville. Avec une vue sur l'ancien canal, la ville offre désormais un attrait touristique prisée des vacanciers, soit la visite de nombreux voiliers, venant mouiller l'ancre dans la baie, devant les centaines de badauds. Le palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield, construit en 1901, est agrandi en 2013, passant de 6 000 m2 à 12 000 m2[18].

Quartiers[modifier | modifier le code]

Salaberry-de-Valleyfield compte plusieurs quartiers et localités. Havre-de-l'île est un secteur champêtre situé au nord de la Grande Île sur la rive du fleuve en face de Coteau-du-Lac. Pointe-Meloche est un hameau situé au bord du Saint-Laurent au nord-est de la Grande Île et au nord de Nitro. Nouveau-Salaberry est un quartier entre la baie Saint-François et le boulevard Mgr-Langlois au nord du centre-ville. à vocation résidentielle et commerciale. Bellerive est un hameau situé à l'extrémité sud-ouest de la Grande île adjacent à l'île aux Chats. Batoche est un quartier à immeubles à vocation mixte résidentielle et commerciale, articulé autour de la rue Alexandre au nord de la rivière Saint-Charles[8].

Transport[modifier | modifier le code]

Transport
Débits de circulation (véh/j) (2017)[19]
B30 A-30 Pont Serge-Marcil 20 300
B201 R-201 Pont Monseigneur-Langlois 33 000
Mode, travail (2016)[20]
Auto (conducteur) 88,0 %
Auto (passager) 3,9 %
Transport collectif 1,0 %
Vélo 0,9 %
Marche 5,2 %
Autres 1,1 %
Échangeur des autoroutes 30 et 530.

Les infrastructures de transport permettent d'accéder facilement à Montréal, aux autres régions du Québec, à l'Ontario et au nord des États-Unis. L'agglomération de Salaberry-de-Valleyfield est desservie par l'autoroute de l'Acier (A30) et l'autoroute du Souvernir (A20). Ces axes autoroutiers principaux donnent un accès rapide à l’île de Montréal, soit à l'Ouest de l'Île via Vaudreuil-Dorion ou au sud-ouest par le pont Honoré-Mercier. L'A30 franchit le fleuve Saint-Laurent par le pont Serge-Marcil vers Les Cèdres au nord-ouest et relie Salaberry-de-Valleyfield à la Rive-Sud de Montréal à l'est. L'autoroute 20 permet d'atteindre Cornwall et Toronto à l'ouest. L'autoroute 530 joue le rôle de desserte du centre de Salaberry-de-Valleyfield et relie les aires industrielles à l'autoroute 30. La route 201, route nationale qui correspond dans sa partie nord au boulevard Monseigneur Langlois(Salaberry-de-Valleyfield) donne accès au pont Monseigneur-Langlois. Ce pont traverse le fleuve Saint-Laurent et le canal de Soulanges pour rejoindre l'autoroute 20 à Coteau-du-Lac dans la presqu'île de Vaudreuil-Soulanges. Au sud, après le franchissement du Canal de Beauharnois par le pont Larocque, elle se dirige vers Ormstown et la frontière de l'État de New York. La route 132, de classe nationale, longe le fleuve Saint-Laurent sur le boulevard Hébert à l'est pour se diriger elle aussi vers le Pont Larocque pour ensuite atteindre les localités de l'ouest du Haut-Saint-Laurent jusqu'à Dundee[21].

Des artères semi-urbaines longent le fleuve Saint-Laurent, soit le boulevard du Bord-de-l'Eau à Grande-île et le boulevard Hébert à Saint-Timothée. Au centre-ville, les artères est-ouest sont le boulevard du Havre, la rue Victoria et la rue Salaberry. Dans les aires rurales, les axes est-ouest sont le rang Sainte-Marie et le boulevard Gérard-Cadieux, celui-ci desservant également le parc industriel. Dans l'axe nord-sud, les principales artères sont au centre urbain l'avenue de Grande-Île, la rue Alexandre, le boulevard Quevillon, le chemin Larocque, la rue Jacques-Cartier et le boulevard des Érables. Le chemin du Golf dessert l'est de Grande-Île alors que le boulevard Pie-XII relie Saint-Timothée à Saint-Louis-de-Gonzague en traversant le canal de Beauharnois[11]. L'autoroute 530 donne accès à la ville par des intersections avec le boulevard Gérard-Cadieux et le boulevard des Érables, de même que par les échangeurs 5 à la hauteur du boulevard Monseigneur-Langlois et 9 donnant sur le boulevard Pie-XII[13].

Dans certains cas, les aménagements urbains prennent en compte les besoins spécifiques des personnes malvoyantes ou aveugles[22].

Un train à Salaberry-de-Valleyfield

Le transport en commun prend différentes formes. Un service de taxibus comptant 376 arrêts sur le territoire est offert par la municipalité entre 5 h 20 et 22 h 10[23]. Une desserte par autobus par Exo Sud-Ouest à destination de la station de métro Angrignon, offerte environ chaque heure et demie en semaine, et à environ chaque 3 heures la fin de semaine. Un départ express à destination du centre-ville de Montréal est également offert à tous les matins, les jours ouvrables seulement. Un retour est également offert à partir de cette même destination. exo offre également une desserte par autobus à destination de Saint-Zotique, Les Coteaux et Coteau-du-Lac sur la rive opposée du Saint-Laurent, de même qu'en direction de la gare de Vaudreuil sur la ligne de trains de banlieue de Vaudreuil-Hudson. La ville compte un terminus d'autobus[24]. La municipalité exploite un service de transport adapté disponible entre 7 h et 19 h tous les jours de la semaine, ainsi qu'un service de location de vélo adapté disponible en semaine de 8 h 30 à 16 h 30[23]. La municipalité est également située à proximité de la Gare de Coteau de VIA Rail située aux Coteaux, sur la ligne Québec-Montréal-Ottawa. Elle est accessible par le transport en commun, via la ligne d'autobus d'exo et à 15 minutes de voiture.

Le réseau cyclable formé de la Route verte et du Parc régional de Beauharnois-Salaberry traverse également la municipalité; les cyclistes ont ainsi accès à près de 140 km de pistes cyclables asphaltées avec liaisons fluviales inter-rives.

L'automobile demeure le moyen de transport très largement utilisé pour les déplacements vers le travail, soit pour 91,9 %. Une mince proportion de ces déplacements se fait toutefois comme passager. La marche est utilisée pour 5,2 % des déplacements pour ce motif. Le transport collectif et le vélo demeurent très marginaux. Le temps de déplacement est en moyenne de 20,1 minutes[20].

La municipalité est desservie par deux transporteurs ferroviaires importants, soit le Canadien National et CSX Transportation. CSX exploite également un terminal intermodal, inauguré en 2015[25].

Infrastructures et équipements[modifier | modifier le code]

Collège de Valleyfield.
Pont Jean-De La Lande au-dessus du Vieux Canal.

Le Parc régional des Îles-de-Saint-Timothée comporte une plage et permet la location d’embarcations nautiques. Le complexe aquatique situé au parc Delpha-Sauvé se démarque également par son concept unique[26]. Les citoyens peuvent également utiliser la piscine intérieure de la Cité des Arts et des Sports ainsi que les jeux d'eau, installés dans 7 parcs de quartiers (la municipalité en compte une soixantaine avec des jeux).

Le Vieux Canal de Beauharnois et la Marina de Valleyfield, coté quatre ancres d'or et accueillant près de 500 bateaux au cœur du centre-ville[27], permettent la pratique de sports nautiques et de la plongée sous-marine.

La municipalité compte également le Club de golf Valleyfield[28], hôte de championnats provinciaux.

En hiver, autant de possibilités s'offrent aux sportifs; la municipalité possède un Club de curling ainsi que 13 patinoires extérieures et 3 arénas.

En tout, les installations, les cours et les organisations permettent la pratique de plus de 65 sports et contribuent au succès de plus de 50 événements annuels, dont les Régates de Valleyfield[29], le plus grand événement motonautique en Amérique du Nord, et un des plus importants au monde. La ville de Salaberry-de-Valleyfield accueille également chaque année plus de 5 000 personnes, dont un millier d'athlètes, au triathlon de Valleyfield[30].

Histoire[modifier | modifier le code]

Chronologie
1729 Concession de la seigneurie de Beauharnois
1780 Fondation de Saint-Timothée
1789 Fondation de Grande-Île
1823 Paroisse de Saint-Timothée
1842 Aménagement du canal de Beauharnois
1855 Municipalités de paroisse de Saint-Timothée
et de Sainte-Cécile (Pointe-du-Lac)
1899 Création de l'évêché

La longue présence amérindienne dans la région est étayée par des artefacts retrouvés et datant de 6 000 ans, notamment à Coteau-du-Lac, lieu de portage en raison des rapides qui empêchait la navigation.

À l'époque de la Nouvelle-France, la Seigneurie de Beauharnois est concédée à Charles de La Boische et à son frère Claude de Beauharnois de Beaumont en 1729. Le site marécageux est cependant peu exploité et la seigneurie change de main plusieurs fois, notamment en 1773 à Michel-Eustache-Gaspard-Alain Chartier de Lotbinière, fils du marquis de Lotbinière, et en 1795 à Alexander Ellice, riche marchand et propriétaire de navires.

Entre-temps, en 1779 et 1789, un canal est aménagé au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Delisle. Le site de Salaberry est d'abord un relais pour les gens voyageant sur le Saint-Laurent vers les Grands Lacs. Un premier colon, originaire de la Côte-de-Beaupré, s'établit en 1780 près des rapides des Cèdres, au site de l'actuel Saint-Timothée. Sous l'impulsion d'Ellice, d'autres colons s'établissent en 1798 sur le site de l'actuel quartier de Grande-Île. Vers 1800, Ellice organise son domaine et lui donne le nom d'Annfeld, le nom de son épouse, et le divise en douze sections. En 1827, 25 familles y vivent[5]. Un des pionniers est Charles Larocque à qui on doit le chemin Larocque.

La population près des rapides des Cèdres est relativement nombreuse et la fabrique de Saint-Timothée-de-Beauharnois y est établie en 1820 et la paroisse est fondée en 1823. En 1829, on procède à son érection canonique et en 1835 à sa reconnaissance civile. Le toponyme de cette paroisse honore Timothée d'Éphèse[5]. La municipalité de la paroisse de Saint-Timothée est établie en 1845 et, à l'instar des premières municipalités au Canada-Est abolie deux ans plus tard. La municipalité du comté de Beauharnois est instituée en 1847[5].

Carte postale, Valleyfield
Carte postale, Valleyfield

En 1842, la construction du canal de Beauharnois est entreprise entre les lacs Saint-Louis et Saint-François pour contourner les difficultés de navigation. Inauguré en 1845, le canal amène la désuétude et la fermeture de celui de Salaberry[5]. Le canal favorise cependant le développement rapide du territoire.

Au milieu du XIXe siècle, un promoteur hollandais dénommé Knight ouvre un petit chantier Knight's Point aux environs de l'actuel centre de Salaberry-de-Valleyfield. Au cours du XIXe siècle, l'endroit est connu sous les noms de Pointe-du-Lac, en raison de la proximité du lac Saint-François, Pointe-aux-Voleurs (parce qu'on y a jadis pillé une barge échouée, Sarenack, Saint-Cyriac (possible déformation de Sarenack). Au milieu du XIXe siècle, la paroisse catholique de Sainte-Cécile, honorant Cécile de Rome, est créée par détachement des territoires des paroisses de Saint-Timothée et Saint-Stanislas[5]. La municipalité dans la partie ouest de l'île de Salaberry est incorporée en 1854 sous le nom de Pointe-du-Lac ou en 1855 comme la municipalité de paroisse de Sainte-Cécile[5]. En 1854, la compagnie écossaise The Valleyfield Paper Mills, établit une papeterie à Pointe-du-Lac alors que le bureau de poste de Valleyfield ouvre ses portes. La localité, qui compte alors 200 habitants, est appelée Valleyfield (en anglais : champ de la vallée) dans le langage courant[5]. Plusieurs entreprises d'industrie lourde s'implantent, dont l'homme d'affaires Alexander Buntin[31]. La filature Montreal Cottons Company devient le principal employeur local[5]. À l'est, le bureau de poste de Saint-Timothée débute ses activités en 1851 alors qu'une nouvelle municipalité de paroisse de Saint-Timothée est érigée en 1855. En 1861, Saint-Timothée compte 600 habitants[5].

En 1871 fut fondée la Coteau and Province Line Railway and Bridge Company (C&PL), qui aura pour mission de construire une voie ferrée entre Coteau et Cantic, à la jonction du Central Vermont, ainsi qu'un imposant pont reliant Valleyfield à Coteau. Le C&PL sera plus tard fusionné avec le Canada Atlantic Railway, qui fait maintenant partie du Canadien National après de multiples fusions.

Le toponyme actuel de la ville, Salaberry-de-Valleyfield, apparaît en 1874. Les francophones veulent alors honorer le lieutenant-colonel Charles-Michel d'Irumberry de Salaberry, un Canadien de lignée patronymique basque, vainqueur des troupes de l'armée américaine lors de la bataille de la Châteauguay, en 1813[32]. Le terme Valleyfield n'a aucun rapport avec ce personnage historique : il est retenu par compromis, pour satisfaire les nombreux anglophones du lieu, lors du choix du toponyme, dont le propriétaire du Moulin à papier, Alexander Buntin, qui veut évoquer de semblables moulins situés en Écosse, les Valleyfield Mills (à Penicuik, Midlothian)[32]. Ce terme, Valleyfield, souligne aussi le caractère champêtre du paysage. Le Moulin à papier devient, en 1875, Moulin à coton (Montreal Cotton) et, aujourd'hui, l'Hôtel Plaza Valleyfield[33]. Le premier maire de la ville est Moïse Plante.

Salaberry-de-Valleyfield, 1900.

En 1885, la voie ferrée reliant Coteau à Cantic est finalement ouverte, mais le pont ferroviaire de Valleyfield n'étant pas encore construit, on instaura un système de traversier ferroviaire temporaire, ainsi qu'une gare sur l'île Clark. La St. Lawrence and Adirondack Railway Company débute ses activités en 1888[34]. En 1890, le Canada Atlantic Railway inaugure le pont ferroviaire reliant Coteau à Salaberry-de-Valleyfield.

La ville devient siège épiscopal en 1892. En novembre 1899, la gare ferroviaire de Salaberry-de-Valleyfield du chemin de fer Canada Atlantic est enfin ouverte. En 1902, on y dénombre pas moins de 9 départs quotidiens, à destination de plusieurs villes dont Toronto, Montréal, Ottawa ainsi que la Nouvelle-Angleterre.

En 1909, la centrale hydroélectrique de Saint-Timothée est construite sur un canal originant du lac Saint-François. La municipalité de village de Sainte-Cécile et la municipalité de village de Nouveau-Salaberry sont instituées en 1913, par détachement du territoire de la municipalité de paroisse de Sainte-Cécile et par agrandissement du territoire municipalQuelques années plus tard, en 1919, la municipalité du village de Saint-Timothée sera détachée de la municipalité de paroisse du même nom[5]. Les deux guerres mondiales et la bonification du canal de Beauharnois stimulent davantage le développement industriel. La municipalité de Grande-Île est érigée en 1932. En 1939, la première édition des régates sont organisées.En 1948, la Montreal Cottons Company devient la Dominion Textile[5]. En 1990, les municipalités de paroisse et de village de Saint-Timothée fusionnent. En 1963 fut démolie la gare du Canada Atlantique. En 1994, cette municipalité obtient le statut de ville. En 2002, dans le cadre de la réorganisation des municipalités du Québec, les villes de Salaberry-de-Valleyfield, de Grande-Île et de Saint-Timothée fusionnent pour former la ville actuelle de Salaberry-de-Valleyfield[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

Démographie
Dynamique
Population (2016) 40 745 hab.
Accroissement naturel 1,0 %
Âge médian (2016)
Homme 46,0 ans
Femme 50,1 ans
Structure par âge (2016)
0-14 ans 13,5 %
15-64 ans 62,7 %
65 ans et plus 23,8 %
Sex-ratio (2016)
À la naissance 109,6[35] /100
Moins de 15 ans 108,7 /100
15-64 ans 98,4 /100
65 ans et plus 77,6 /100
Migration (2011-2016)
Solde migratoire 0,6 
Taux d'émigration
Taux d'immigration
Composition linguistique (2016[36])
Drapeau du Québec Français 95,0 %
Drapeau des États-Unis Anglais 3,4 %
Autres 1,5 %

Population[modifier | modifier le code]

Au recensement de 2016, la population de Salaberry-de-Valleyfield s'élève à 40 745 habitants. La population connaît une hausse de 668 personnes (en augmentation1,7 %) entre 2011 et 2016. La densité brute de la population est de 380,3 habitants/km2 pour l'ensemble de la municipalité[16]. Le parc résidentiel s'élève à 19 356 logements privés, dont 18 623 sont occupés par des résidents habituels[37]. Le marché immobilier croît très rapidement[38], et par conséquent, la ville est en forte croissance[39].

Population totale, 1986-2018[2],[16]
Pyramide des âges, 2016[16]
HommesClasse d’âgeFemmes
485 
85 et plus
920 
525 
80-84
740 
710 
75-79
920 
1 130 
70-74
1 355 
1 380 
65-69
1 525 
1 535 
60-64
1 645 
1 695 
55-59
1 800 
1 525 
50-54
1 625 
1 115 
45-49
1 220 
1 035 
40-44
1 010 
1 170 
35-39
1 135 
1 100 
30-34
1 075 
1 240 
25-29
1 175 
1 260 
20-24
1 215 
1 000 
15-19
970 
870 
10-14
800 
975 
5-9
900 
1 030 
0-4
940 

Salaberry-de-Valleyfield occupe un espace démographique et économique majeur au sein de la MRC de Beauharnois-Salaberry puisque ses 40 964 citoyens, les Campivalensiens[40], représentent les deux tiers de la population totale de la MRC. Le mot Valleyfield, traduit en français en passant par le latin, détermine à lui seul le gentilé, campi (champ) et vallensis (petite vallée) : les citoyens de Salaberry-de-Valleyfield sont officiellement depuis 1980 des Campivallensiens, comme les nomment déjà en 1913 l'historien Lionel Groulx et ses confrères ecclésiastiques. Les habitants de Saint-Timothée se dénomment les Timothois[40] alors que ceux de Grande-Île s'appellent les Grandilois[41], anciennement les Grand-Îlains[5]. Le poids démographique de la ville la classe par ailleurs au 17e rang parmi toutes les agglomérations de recensement du Québec. La population croit de plus en plus rapidement.

La population de Salaberry-de-Valleyfield est relativement âgée. Le groupe d`âge le plus important est celui des 55-64 ans, soit la population active mature ou préretraitée, suivie par les 45-54 ans et les 65-74 ans. Les enfants (0-14 ans) ne forment que 13,7 %, proportionnellement moins nombreux qu'ailleurs alors que les plus de 65 ans sont plus nombreux en proportion (23,8 %) que dans les entités voisines. L'âge moyen y est de 45,4 ans, soit plus que la Montérégie (41,7 ans), la région de Montréal (40,6 ans) ou le Québec (41,9 ans)[16],[42].

Ménages et familles[modifier | modifier le code]

Typologie des ménages, 2016[16]
Type de ménage Ménages
Nombre %
Personne seule 6 865 37 %
Groupe en cooccupation 620 3 %
Couple sans enfants 5 270 28 %
Famille avec enfants 5 740 31 %
Plusieurs familles 130 1 %
Total 18 620 100 %
Appartenance à un ménage Personnes
Nombre %
Personnes/ménage 2,1 ...
Personnes dans les ménages 38 910 95,5 %
Personnes hors ménage 1 835 4,5 %
Population totale 40 745 100 %

En corollaire du vieillissement marqué de la population locale, plus du tiers (37 %) des ménages habitant Salaberry-de-Valleyfield est constituée d'une personne vivant seule. Un peu moins du tiers est constitué de familles avec enfants et un peu plus du quart (s8 %) sont des couples sans enfants. Plus de 1 800 personnes ne vivent pas dans des ménages privés mais dans d'autres types d'unités, principalement dans des instituions. Cela représente une proportion de 4,5 %, cela étant lié au rôle régional de Salaberry-de-Valleyfield et à sa population âgée. Environ 63,2 % des familles avec enfants comptent deux parents alors que plus du tiers sont monoparentales. Les familles sont relativement petites comme plus de la moitié compte un seul enfant et le tiers deux enfants[16].

Typologie des familles, 2016[16]
Familles avec enfants Nombre d'enfants Total %
1 2 3+
Biparentales 1 740 1 400 585 3 720 63,2 %
Monoparentales 1 430 565 175 2 170 36,8 %
Total 3 170 1 965 760 5 895 100 %
% 53,9 % 33,3 % 12,9 % 100 %

Langues et origines ethniques[modifier | modifier le code]

Le français est la langue maternelle de 37 709 Campivallensiens (95,0 %)[43]. La population est bilingue (français-anglais) à 36,4 %[16].

La population de Salaberry-de-Valleyfield est largement d'origine québécoise, soit à environ 94,2 %. Les minorités comprennent environ 2 100 personnes d'origine irlandaise, 685 d'origine allemande et 675 d'origine italienne. Le nombre d'immigrants nés à l'étranger est relativement faible, soit 950 personnes ou 2,4 % de la population. De ceux-ci, environ 150 sont originaires de France[16].

Politique[modifier | modifier le code]

Symboles[modifier | modifier le code]

Blason de Salaberry-de-Valleyfield
Ubi lux ibi labor[44]

L'écu de Salaberry-de-Valleyfield se blasonne ainsi :

D'azur à la fasce d'argent chargé d'un castor, accompagné au chef d'un soleil et en pointe d'une fleur de lys à dextre et d'un chardon à sénestre, le tout d'or[45].

Drapeau (1974-1985).

Le premier drapeau de la ville date de 1974. L'écu de la ville y apparaît sur fond bleu, symbolisant le ciel. La bande jaune représente les champs et la verte l'eau. La couleur or de l'écu veut souligner le rayonnement de la ville dans son milieu.

Le deuxième drapeau de Salaberry-de-Valleyfield est de fond blanc arboré de trois vagues bleues surmontées d'une forme rouge représentant le soleil, et au bas le nom de la ville inscrit en bleu. Les vagues symbolisent la baie Saint-François et les activités aquatiques, le soleil illustre la position de la ville au sud-ouest du Québec. Le logo apparaissant sur le drapeau est conçu par Bernard Morin et adopté le 11 juillet 1985[46].

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Maires
1995-2017 Denis Lapointe
2017- Miguel Lemieux

Le conseil municipal comprend le maire et huit conseillers. Les élections municipales ont lieu tous les quatre ans en bloc, chaque conseiller représentant la population d'un district[2]. Le maire est Miguel Lemieux, élu aux élections municipales québécoises de 2017, succédant à Denis Lapointe en poste depuis 1995. Denis Lapointe, maire entre 1995 et 2017, est fondateur de Les Consultants Lapointe, Beauchamp, Cote, Derome. Il est président du Réseau québécois des villes et villages en Santé et depuis 2005, il siège comme président au conseil d’administration de l’Alliance des villes, des grands lacs et du Saint-Laurent. Il siège au conseil d'administration de l'Union des Municipalités du Québec et préside la commission permanente de l'environnement de cet organisme. Il est, depuis 2008, président au conseil d’administration du CLD Beauharnois-Salaberry.

Jumelages
Drapeau de la France Combs-la-Ville (France)
Drapeau du Maroc Safi (Maroc) (Maroc)
Drapeau de la Colombie-Britannique Vancouver-Nord (Colombie-Britannique)
Drapeau de la République populaire de Chine Penglai (Chine)
Districts électoraux et quartiers[8],[47]
District Quartiers ou localités Électeurs
1 - Grande-Île Havre-de-l'Île 4 065
2 - Nitro Pointe-Meloche, Landry, Nitro, Notre-Dame-du-Sourire 3 568
3 - Georges-Leduc Nouveau-Salaberry, Batoche, Bellerive 3 753
4 - Champlain Quartier Nord, Saint-Eugène 4 262
5 - La Baie Saint-Augustin 4 669
6 - Robert-Cauchon Centre-ville, Le Bassin 4 613
7 - Jules-Léger 4 587
8 - Saint-Timothée Saint-Timothée, Apollo, L'Île-des-Sœurs, Cécile 3 943
Composition du conseil municipal[48]
Fonction/District 2005-2009 2009-2013 2013-2017 2017-2021
Taux de participation . . . 42,8 %
Maire Denis Lapointe Denis Lapointe Denis Lapointe Miguel Lemieux (52,8 %)
1 - Grande-Île Denis Laître Denis Laître Denis Laître Lyne Lefebvre (46,3 %)
2 - Nitro Jean-Marc Rochon Jean-Marc Rochon Jean-Marc Rochon Jason Grenier (76,9 %)
3 - Georges-Leduc Claude Reid Louise Sauvé Louise Sauvé Jean-Marc Rochon (66,6 %)
4 - Champlain Robert Savard Robert Savard Jean-Luc Pomerleau France Chenail (41,9 %)
5 - La Baie Roger Levert Jean-Jacques Leduc François Labossière Guillaume Massicotte (48,8 %)
6 - Robert-Cauchon Jacques Smith Jacques Smith Jacques Smith Jacques Smith (66,7 %)
7 - Jules-Léger Pierre-Paul Messier Pierre-Paul Messier Patrick Rancourt Patrick Rancourt (65,6 %)
8 - Saint-Timothée Normand Amesse Normand Amesse Normand Amesse Normand Amesse (74,6 %)

Administration locale[modifier | modifier le code]

Les finances municipales se caractérisent par une valeur foncière industrielle et commerciale relativement importante, de même que la richesse foncière non imposable du secteur institutionnel, liées au caractère de pôle régional de Salaberry-de-Valleyfield. La richesse foncière agricole est notable pour une ville de cette importance. Bien que la part consacrée par le secteur résidentiel en est plus faible et que une dépense de fonctionnement moyenne par logement demeure limitée, le taux global de taxation est plus élevé en raison de la plus faible valeur immobilière du stock résidentiel. L'endettement à long terme est relativement élevé[49].

Finances municipales, 2018[49]
Indicateur Municipalité Classea MRC
Richesse foncière uniformisée (RFU) 4 175,2 M$
RFU non imposable (institutionnel) 175,6 M$
Part RFU imposable, résidentiel 73,4 % 79,9 % 71,8 %
Part RFU imposable, industriel et commercial 20,4 % 16,7 % 15,5 %
Part RFU imposable, agricole 2,9 % 1,5 % 9,5 %
RFU par habitant 100 419 $ . .
Part des taxes foncières dans l'ensemble des revenus (2017)b 51,6 % 62,7 % 50,9 %
Taux global de taxation uniformisé (2017) 1,3307 $ 1,0472 $ 1,1860 $
Charge fiscale moyenne par logement (2017) 1 952 $b 2 127 $ 1 871 $
Endettement total net à long terme par 100 $ de RFU (2017) 4,17 $ 2,18 $ 3,81 $
Notes ː (a) Ensemble des municipalités québécoises dont la population est entre 25 000 et 99 999 habitants. (b) Fonctionnement seulement.

Représentation régionale et nationale[modifier | modifier le code]

Sur le plan supra-local et régional, la municipalité fait partie la municipalité régionale de comté (MRC) de Beauharnois-Salaberry. Salaberry-de-Valleyfield est limitrophe de la Communauté métropolitaine de Montréal, mais n'en fait pas partie contrairement à la ville voisine de Beauharnois[50]. Son territoire fait partie de la circonscription électorale québécoise de Beauharnois[51] et de la circonscription électorale fédérale de Salaberry—Suroît[52]. Avant les élections fédérales canadiennes de 2015, le territoire de Salaberry-de-Valleyfield était compris dans la circonscription de Beauharnois-Salaberry[53].

Économie[modifier | modifier le code]

Économie
Principales entreprises et attraits
Régates de Valleyfield Tourisme
Activité
Taux d'activité 58,4 %[16]
Taux d'emploi 53,6 %
Taux de chômage 8,3 %
Emplois temps plein toute l'année 42,5 %
Travailleurs autonomes 1 885
Revenus
Revenu personnel brut médian 29 972 $
Revenu personnel brut moyen 36 064 $
Revenu d'emploi moyen 33 705 $
Revenu d'emploi permanent moyen 48 876 $
Revenu de transfert moyen 9 551 $
Revenu provenant d'emploi 63,0 %
Revenu de rente et autres 15,7 %
Revenu provenant de transfert 21,3 %
Fréquence faibles revenus 17,8 %
Proportion propriétaires 57,4 %
Plus de 30 % du revenu au logement 23,8 %
Lieu de travail
À domicile 4,5 %
À Salaberry-de-Valleyfield 53,2 %
Non fixe 8,2 %
Ailleurs en Beauharnois-Salaberry 3,8 %
Autre MRC 29,8 %
Hors Québec 0,5 %

Structure économique[modifier | modifier le code]

Montreal Cotton Mills, Valleyfield, 1900

Salaberry-de-Valleyfield est un pôle institutionnel, industriel et commercial régional. L'activité économique est marquée par la présence de grandes industries qui emploient un nombre important de travailleurs locaux ou régionaux. La Ville compte plus de 100 entreprises manufacturières totalisant près de 3 200 emplois. On retrouve parmi ses plus grandes entreprises industrielles : CEZinc, Diageo, Pélican etc.

Son activité économique repose non seulement sur l'industrie manufacturière, mais également sur les organisations du secteur institutionnel, lequel fournit 22 % de l'emploi total de Salaberry-de-Valleyfield. Les commerces de biens et services sont nombreux et diversifiés (755 au total), ce qui permet de répondre à tous les besoins des citoyens et des entrepreneurs campivallensiens.

Il s'agit d'un accès accru aux différents marchés nationaux et internationaux en plus de renforcer le pôle industriel et multimodal que représente déjà Salaberry-de-Valleyfield. Le transporteur ferroviaire CSX construit en 2013, dans le cadre d’un partenariat public privé avec le ministère des Transports du Québec et la ville de Salaberry-de-Valleyfield, un centre intermodal de marchandises dans le parc industriel Perron à Salaberry-de-Valleyfield. La compagnie a développé un long historique de partenariat avec la collectivité locale depuis l’ouverture de la St. Lawrence and Adirondack Railway Company en 1888[34],[54].

Les Régates de Valleyfield attirent entre 100 000[55] et 200 000 visiteurs chaque été[5].

L'agriculture demeure une activité importante à Saint-Timothée[5]. En 2019, la compagnie The Green Organic Dutchman ouvrira son usine de production de cannabis biologique, qui sera la plus importante au monde dans ce domaine[56].

Socioéconomie[modifier | modifier le code]

Scolarité, 2016[16]
Diplôme Personnes de 15 ans et plus
Nombre %
Sans diplôme secondaire 9 570 28,6 %
Secondaire 7 885 23,6 %
École de métiers 7 135 21,3 %
Cégep 5 190 15,5 %
Certificat universitaire 810 2,4 %
Baccalauréat 2 010 6,0 %
2e ou 3e cycle 830 2,5 %
Total 33 430 100 %

La population de Salaberry-de-Valleyfield se compose principalement d'ouvriers et de gens de métiers travaillant dans les industries de fabrication, de la construction et de la distribution, ou de gens dans les commerces et services. Le profil de scolarisation de la main-d'œuvre habitant Salaberry-de-Valleyfield se caractérise par un quart de la population qui n'a pas son diplôme d'études secondaires (en corollaire d'une population vieillissante) et un autre quart avec un diplôme d'études secondaires. Une proportion de 36,8 % de la population en âge de travailler détient un diplôme d'une école de métiers ou du cégep. Environ 11,9 % de la population a par ailleurs fait des études universitaires[16].

La plus grande partie des travailleurs de Salaberry-de-Valleyfield ont un emploi local. Une proportion de 57,7 % travaille à Salaberry-de-Valleyfield, alors que 12,0 % travaillent dans une autre municipalité de la MRC de Beauharnois-Salaberry ou dans lieu fixe, par exemple sur des chantiers de construction ou en représentation. Moins de 30 % travaillent dans une autre MRC, soit près comme en Vaudreuil-Soulanges ou dans la région métropolitaine de Montréal[16].

Les groupes de secteurs d'activité économique qui emploient le plus de Campivalenciens sont le commerce de détail, services aux personnes, restauration et hôtellerie avec 4 965 travailleurs, la santé avec 2 995 travailleurs, le commerce de gros, transport, entreposage et gestion des déchets avec 2 780 travailleurs, la fabrication avec 2 735 travailleurs. La construction, avec 1 275 travailleurs, la finance, gestion et services professionnels avec 1 255 travailleurs et l'enseignement avec 1 125 travailleurs sont également des activités qui procurent de l'emploi à un grand nombre de travailleurs habitant Salaberry-de-Valleyfield. L'agriculture, pèches et foresterie avec 260 travailleurs, les mines et énergie également avec 260 travailleurs et l'administration publique avec 740 travailleurs demeurent des secteurs d'activité moins importants pour la main-d'œuvre locale[16].

Ménages selon la classe de revenu total (000 $), 2016[16]

Culture[modifier | modifier le code]

Basilique-cathédrale Sainte-Cécile.

La Basilique-cathédrale de Sainte-Cécile est l'un des bâtiments patrimoniaux de Salaberry-de-Valleyfield. L'immeuble, victime d'un incendie en 2002, fait l'objet de travaux de restauration[57]. Également classé au patrimoine culturel du Québec, l'église de l'Immaculée-Conception de Bellerive[58]. La ville de Salaberry-de-Valleyfield abrite un cinéma et deux cinés-clubs (au cinéma et à VALSPEC), le musée de société des Deux Rives (MUSO), ainsi que la salle Albert-Dumouchel, d'une capacité de 840 places[59].

La bibliothèque Armand-Frappier est créée en 1997 par la fusion de la bibliothèque municipale de Salaberry-de-Valleyfield, établie en 1947, et de la bibliothèque du Collège de Valleyfield, ouverte alors que l'établissement d'enseignement était un collège classique. La bibliothèque compte 150 000 documents, y compris ceux à l'ancienne bibliothèque de Saint-Timothée[60]. La Société d'histoire et de généalogie de Salaberry (SHGS) y tient ses activités à la salle Paul-Émile Prégent[61].

Les médias de Salaberry-de-Valleyfield Le Soleil de Valleyfield et Le Journal Saint-François ont fusionné en un seul journal en 2015[62], lequel a conservé le nom de Journal Saint-François et est publié le mercredi. Dans le passé, les journaux Le Progrès (1878-1978)[63],[64] et Le Salaberry[65] sont également publiés.

Plusieurs organismes et artistes se dévouent à la culture; et sont présentement inscrits au bottin culturel mis en place par la MRC de Beauharnois-Salaberry. Annuellement, de nombreux événements mettent en relief l'importance des arts et de la culture, dont le Festival Artefact. Le Festival des arts de Salaberry-de-Valleyfield a lieu tous les ans au parc Delpha-Sauvé depuis 2003[66]. Le photographe Élie Gendron (1883-1953) prend de nombreux clichés de Salaberry-de-Valleyfield et de Beauharnois qui sont souvent utilisés pour des cartes postales[67].

Le Quartier gourmand regroupe une douzaine des restaurant gastronomiques au centre-ville de Salaberry-de-Valleyfield tous situés dans un rayon de cinq minutes de marche, servant entre autres alligator et sushi-poutine[68].

Société[modifier | modifier le code]

Société
Événements
Fête nationale[69] Juin
Régates de Valleyfield[69] Juillet
Festival des Arts Août
Rodéo International Août
Salon des artisans du Suroît[70] Novembre

En tant que capitale régionale et en raison de son poids démographique, Salaberry-de-Valleyfield compte plusieurs institutions d'enseignement sur son territoire. Le collège d'enseignement général et professionnel (CÉGEP) de Valleyfield), lequel offre aussi des services universitaires dans la région depuis l'automne 2010, et ce, grâce à un partenariat avec le Centre universitaire de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent et l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR)[71]. En outre, il y a, sur le territoire, un centre de formation pour adultes ainsi que deux centres de formation professionnelle.

Les citoyens peuvent aussi bénéficier de services de santé multiples par le biais de l’hôpital du Suroît, de clinique privés et publiques et de services de médecine spécialisés. La municipalité met en place plusieurs mesures pour faciliter l'accessibilité aux personnes à mobilité réduite, par exemple des bacs surélevés dans les jardins communautaires, un fauteuil hippocampe permettant la transition entre l'eau et le sable à la plage du Parc régional des Îles-de-Saint-Timothée, de rampes et de descentes à la piscine, un programme de secours adapté, une vignette d'accompagnateur de personne handicapée de même que l'accompagnement des jeunes avec besoins particuliers[23].

On y retrouve également treize écoles primaires, dont une école primaire anglophone, et une école secondaire, l'école secondaire de la Baie-Saint-François.

La ville est le siège du diocèse de Valleyfield; l’évêque actuel, le 8e, est Mgr Noël Simard. La Ville de Salaberry-de-Valleyfield compte également les paroisses catholiques actives de Saint-Timothée, Immaculée-Conception de Bellerive et Sacré-Cœur-de-Jésus.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Signes conventionnels : - Néant ou non significatif . Non disponible … Sans objet x Confidentiel n Né à Salaberry-de-Valleyfield m Mort à Salaberry-de-Valleyfield. * Personnalité honorée par la toponymie ou l'odonymie locale. Note : Les totaux peuvent être légèrement différents des sommes des composantes en raison des arrondissements.

  1. Les informations de la fiche proviennent de Ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, « Salaberry-de-Valleyfield », Répertoire des municipalités, Gouvernement du Québec, no 70052,‎ (lire en ligne), sauf exceptions suivantes :
    a. Altitude : Gouvernement du Canada, « L'Atlas du Canada - Toporama », Ressources Naturelles Canada (consulté le 15 août 2014), carte 1/15 000.
    b. Code postal : Postes Canada, « Nombre et carte des secteurs de livraison rurale et urbaine », Québec, (consulté le 1er septembre 2013).
  2. a b c d et e Ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, « Salaberry-de-Valleyfield », Répertoire des municipalités, Gouvernement du Québec, no 70052,‎ (lire en ligne).
  3. Agence forestière de la Montérégie, « Vallée-du-Haut-Saint-Laurent », carte, sur CRÉ de la Vallée-du-Haut-Saint-Saint-Laurent, (consulté le 4 mai 2013)
  4. Ville de Salaberry-de-Valleyfield, Portrait socioéconomique et territorial, Salaberry-de-Valleyfield, Affaires Valleyfield, (lire en ligne).
  5. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t et u CTQ, Commission de toponymie du Québec, « Salaberry-de-Valleyfield (Ville) », Banque de noms de lieux du Québec, Gouvernement du Québec, no 125037,‎ 2017= (lire en ligne).
  6. Tourisme Montérégie, Guide touristique, Montérégie : 2018-2019, Québec, Tourisme Québec, , 156 p., p. 155.
  7. Ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, 700 - MRC de Beauharnois-Salaberry, Québec, Gouvernement du Québec, (lire en ligne), carte.
  8. a b et c a. Statistique Canada lien auteur1=Statistique Canada, Profil du recensement - Carte : Pointe-Fortune (VL) (Subdivision de recensement), Québec, Ottawa, Gouvernement du Canada, (lire en ligne), carte.
    b. Statistique Canada, Subdivision de recensement 2470052 : Salaberry-de-Valleyfield V, Ottawa, Gouvernement du Canada, (lire en ligne), carte.
  9. Statistique Canada. 2017. Hiérarchies géographiques, Salaberry-de-Valleyfield [Agglomération de recensement. Profil du recensement, Recensement de 2016, produit no 98-316-X2016001 au catalogue de Statistique Canada. Ottawa. Diffusé le 3 mai 2017. Consulté le 14 septembre 2018.
  10. a et b Gouvernement du Canada, « L'Atlas du Canada - Toporama », Ressources Naturelles Canada (consulté le 8 août 2017), carte 1/15 000.
  11. a b et c « Salaberry-de-Valleyfiled, Québec », Google Maps, Google (consulté le 8 août 2017).
  12. Tourisme Montérégie et 2018 25.
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  14. CTQ, Commission de toponymie du Québec, « Nouveau-Salaberry (Secteur) », Banque de noms de lieux du Québec, Gouvernement du Québec, no 223434,‎ 2017= (lire en ligne).
  15. Statistique Canada. 2017. Salaberry-de-Valleyfield (Centre de population 0971) (tableau). Profil du recensement, Recensement de 2016, produit no 98-316-X2016001 au catalogue de Statistique Canada. Ottawa. Diffusé le 29 novembre 2017. Consulté le 16 novembre 2018.
  16. a b c d e f g h i j k l m n o et p a. Statistique Canada, Recensement de la population de 1996, Profil des divisions et subdivisions de recensement : Salaberry-de-Valleyfield, Grande-Île et Saint-Timothée, produit 95F0181XDB96001 au catalogue de Statistique Canada. Consulté le 12 novembre 2018.
    b. Statistique Canada. 2002. Profils des communautés de 2001. Salaberry-de-Valleyfield (Code 2470045), Grande-Île (code 2470045), Saint-Timothée (code 2470055, Ottawa. No 93F0053XIF au catalogue de Statistique Canada. Diffusé le 27 juin 2002; modifié le 30 novembre 2005. Consulté le 212 novembre 2018.
    c. Statistique Canada. 2007. Profils des communautés de 2006, Recensement de 2006 Salaberry-de-Valleyfield (Code 2470052) (tableau).], produit no 92-591-XWF au catalogue de Statistique Canada. Ottawa. Diffusé le 13 mars 2007. Consulté le 12 novembre 2018.
    d. Statistique Canada. Salaberry-de-Valleyfield (Code 2470052) (tableau). Profil du recensement, produit no 98-316-XWF au catalogue de Statistique Canada. Ottawa. 2011, diffusé le 24 octobre 2012. Consulté le 10 août 2017.
    e. Statistique Canada. 2017. Salaberry-de-Valleyfield, V (Subdivision de recensement 2470052) (tableau). Profil du recensement, Recensement de 2016, produit no 98-316-X2016001 au catalogue de Statistique Canada. Ottawa. Diffusé le 3 mai 2017. Consulté le 10 août 2017.
  17. a. Danielle Julien, « Des samedis dansants au parc Delpha-Sauvé », sur Ville de Salaberry-de-Valleyfield, (consulté le 1er septembre 2013).
    b. Gouvernement du Québec, « Banque de noms de lieux du Québec : Parc Delpha-Sauvé », 401374, sur Commission de la toponymie du Québec, (consulté le 1er septembre 2013).
  18. « Le ministre de la Justice procède à l'inauguration du palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield agrandi et rénové », Gouvernement du Québec, no 8945,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  19. Ministère des Transports du Québec, Atlas des transports, Débits de circulation, 2000, 2010 et 2017, Québec.
  20. a et b Statistique Canada. 2017. Série « Perspective géographique », Recensement de 2016. Produit no 98-404-X2016001 au catalogue de Statistique Canada. Ottawa, Ontario. Produits de données, Recensement de 2016. Consulté le 16 novembre 2018
  21. MTQ, Ministère des Transports du Québec, La carte routière officielle du Québec : Montérégie (Ouest), Québec, Gouvernement du Québec, (lire en ligne), carte.
  22. Ville de Salaberry-de-Valleyfield, « Odette Lalonde, aveugle, a guidé le Service de l’ingénierie dans ses aménagements urbains », (consulté le 9 janvier 2014).
  23. a b et c a. Ville de Salaberry-de-Valleyfield, « Accessibilité - Exercice des droits des personnes handicapées », Citoyens,‎ (lire en ligne).
    b. Ville de Salaberry-de-Valleyfield, « Transport adapté : encourager la mobilité et l’intégration des personnes handicapées », (consulté le 9 janvier 2014).
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  26. Tourisme Montérégie et 2018 90.
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  33. Hôtel Plaza Valleyfield
  34. a et b (en) John Jantak, « Salaberry-de-Valleyfield slated to become major intermodal transportation hub », Your Local Journal, vol. 11, no 49,‎ , p. 3
  35. En l'absence de données sur la masculinité à la naissance, le taux de masculinité indiqué est celui des 0-4 ans.
  36. Principale langue parlée à la maison.
  37. Les logements non occupés par des résidents habituels sont soit des logements inoccupés, soit des habitations servant de résidences secondaires et occupées sur une base saisonnière ou intermittante.
  38. « Développement urbain – vitalité du marché résidentiel à Valleyfield »
  39. Baromètre du marché résidentiel (lire en ligne).
  40. a et b OQLF, Office québécois de la langue française, « Toponymes québécois commençant par S (de Saint-Philémon à Sutton) », Banque de dépannage linguistique, Gouvernement du Québec, no 1842,‎ (lire en ligne).
  41. OQLF, Office québécois de la langue française, « Toponymes québécois commençant par G », Banque de dépannage linguistique, Gouvernement du Québec, no 1830,‎ (lire en ligne).
  42. Statistique Canada. 2017. Profil du recensement, Recensement de 2016, produit nº 98-316-X2016001 au catalogue de Statistique Canada. Montérégie (Région économique) et Montréal (Région métropolitaine de recensement) (tableau). Ottawa. Diffusé le 3 mai 2017. Consulté le 18 juillet 2017.
  43. La population de référence de 39 675 personnes exclut les résidents d'un établissement institutionnel. Les réponses multiples (plusieurs langues pour une même personne) sont affectées également à chacune des langues. Par exemple, une personne ayant indiqué le français et l'anglais comme langue maternelle ou langue principalement parlée à la maison est comptabilisée comme 0,5 personne de langue française et 0,5 personne de langue anglaise.
  44. « Logo de la Ville de Salaberry-de-Valleyfield », sur Ville de Salaberry-de-Valleyfield (consulté le 26 juin 2016)
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Luke de Stéphano et Daniel Plourde, Salaberry-de-Valleyfield, la Venise du Québec, Éditions GID, (ISBN 9782896340668).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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