La Prairie

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La Prairie
La Prairie La Prairie
Chemin de Saint-Jean La Prairie
Chemin de Saint-Jean La Prairie
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Montérégie
Subdivision régionale Roussillon
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Donat Serres
- indéterminé
Fondateur
Date de fondation
Jésuites
1667
Constitution 30 mars 1846
Démographie
Gentilé Laprairien(ne)
Population 24 948 hab. (2016)
Densité 576 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 25′ 00″ nord, 73° 30′ 00″ ouest
Superficie 4 328 ha = 43,28 km2
Divers
Code géographique 67015
Localisation

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La Prairie

La Prairie est une municipalité du Québec. Elle fait partie de la MRC de Roussillon dans la région de la Montérégie[1]. Elle est située au confluent du fleuve Saint-Laurent, sur la Rive-Sud de Montréal, et de la rivière Saint-Jacques.

Toponyme[modifier | modifier le code]

« La Prairie » est aujourd'hui la graphie officielle; cependant par le passé « Laprairie » était la forme la plus courante, et « LaPrairie » a aussi été employée[2].

La Commission de toponymie du Québec écrit à son propos : « À cette époque, prairie constituait un terme très répandu dans les désignations de fiefs et de terres, connotant un aspect publicitaire, descriptif et même juridique. Lors de la création de la municipalité du village de Laprairie (de la Magdelaine) en 1846, par suite de son détachement de celle de Laprairie créée un an plus tôt, laquelle comprenait la paroisse de Notre-Dame de Laprairie de La Magdelaine (1692), on a mis à contribution à la fois l'élément naturel et l'anthroponyme qui l'identifiait. Lors de l'adoption du deuxième décret d'érection de la paroisse en 1835, on lui attribue le nom de La Nativité de la Sainte-Vierge de Laprairie de la Magdelaine. En 1909, lors de l'obtention du statut de ville, la dénomination était amputée de son second élément en raison de l'usage local[3]. »

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce sont les Jésuites qui occupèrent en premier le site actuel de La Prairie, site nommé La Prairie de la Magdelaine et antérieurement appelé Saint-François-Xavier-des-Prés. Le terrain leur fut accordé par Jacques de La Ferté de la Compagnie des Cent-Associés en 1647. C'est à La Prairie que se déroule l'histoire de Kateri Tekakwitha. La Prairie fut fondé en 1667[4], date où les premiers colons et les Jésuites vinrent s'y installer.

En 1668, le site était nommé sous le nom iroquois de Kentaké qui signifie « à la prairie ». Dans le début de l'histoire montréalaise, le territoire de La Prairie fut à de nombreuses reprises visité par des Iroquois et des Anglais de New York, entre autres lors de l'expédition anglo-iroquoise en 1691. La bataille de La Prairie eut lieu lorsque, le matin du , les troupes anglaises de Pieter Schuyler décidèrent d'attaquer le fort La Prairie.

Durant la guerre d'indépendance américaine, le quartier-général des mercenaires allemands au Canada est établi sur ce site.

En 1845 est fondée la municipalité du village de Laprairie. Un an plus tard, c'est celle de Laprairie-de-la-Magdelaine qui est créée. C'est en 1909 que La Prairie obtint son statut de ville. La réalisation d'un chemin de fer, le premier au Canada, entre La Prairie et Saint-Jean-sur-Richelieu accéléra grandement le développement commercial du village. Le transport maritime a également joué un rôle très important dans l'histoire laprairienne.

La Collection d'archives de la ville de Laprairie est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[5]. De plus, le centre d'archives de Montréal conserve le fonds d'archives de la paroisse de La-Nativité-de-la-Sainte-Vierge (église de La-Nativité-de-La-Prairie)[6].

Climat[modifier | modifier le code]

Bien que chaud l'été comme froid l'hiver, La Prairie se démarque par un climat généralement tempéré. Celui-ci se fait d'ailleurs plus sentir le printemps et l'automne. Les hivers y sont froids et parfois longs (la neige est habituellement présente de la mi-novembre à la mi-avril), avec des températures inférieures allant parfois jusqu'à moins 30 degrés Celsius, sans y ajouter le facteur vent. Les précipitations de neige peuvent souvent atteindre 40 cm d'épaisseur. L'été, les températures annuelles peuvent excéder les 30 degrés, ce qui ponctue la température de canicules fréquentes.

Administration[modifier | modifier le code]

Le poste de maire est assuré par monsieur Donat Serres[7], élu en octobre 2014, suite au décès de madame Lucie F.-Roussel. Cette dernière a succombé à plusieurs piqûres de guêpes[8].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1991 1996 2001 2006 2011 2016
15 237 17 128 18 896 21 763 23 357 -
(Sources : Recensement du Canada)

Le recensement de 2011 y dénombre 23 357 habitants, soit 7,3 % de plus qu'en 2006.

Transport[modifier | modifier le code]

Le Conseil intermunicipal de transport Le Richelain assure le service d'autobus intermunicipal.

Éducation[modifier | modifier le code]

La Prairie compte quatre écoles primaires et deux écoles secondaires de la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries:

Établissements primaires :

  • École Notre-Dame-Saint-Joseph
  • École de la Petite-Gare
  • École Émilie-Gamelin
  • École Jean-XXIII

Établissements secondaires :

  • l'école secondaire de la Magdeleine, une école publique offrant le programme d'étude internationale;
  • l'école secondaire Saint-François-Xavier, une école publique accueillant les élèves jusqu'à la troisième secondaire, après quoi ceux-ci sont transférés à l'école de la Magdeleine.

Le terrain de la Magdeleine accueille également un édifice du Centre d'éducation aux adultes du Goéland. Le Collège Jean de la Mennais, une école privée mixte (3e cycle du primaire et secondaire) occupe aussi le territoire de La Prairie.

Site patrimonial de La Prairie[modifier | modifier le code]

Le secteur le plus ancien de La Prairie a été déclaré site patrimonial le 23 juillet 1975 grâce à la Société d'histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine[9]. Le Répertoire du patrimoine culturel du Québec en dit ceci : « Il couvre une superficie de 220 acres et comprend un noyau villageois ainsi que deux zones tampons qui s'étendent au nord et au sud de celui-ci. Il est délimité par le fleuve Saint-Laurent à l'ouest, la rue Saint-Laurent à l'est, la rivière Saint-Jacques au nord et la rue Longtin au sud. Ce périmètre correspond à l'emplacement de la mission des Jésuites, du fort de La Prairie ainsi que du vieux bourg. Le territoire se compose de basses terres fertiles au relief peu accusé, la partie du vieux bourg se trouvant sur l'une des rares éminences[10]. »

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gouvernement du Québec, « La Prairie », Répertoire des municipalités, sur Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire
  2. Voir par exemple les numéros du bulletin « Le Bastion » de la Société d'histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine
  3. Toponymie : La Prairie
  4. « SHLM - La Prairie », sur www.shlm.info (consulté le 1er septembre 2016)
  5. Collection ville de Laprairie (P460) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
  6. Fonds Paroisse de La-Nativité-de-la-Sainte-Vierge, église de La-Nativité-de-La-Prairie (P761) - Bibliothèque et Archives nationales du Quénec (BAnQ).
  7. « Monsieur Donat Serres | La Prairie », sur www.ville.laprairie.qc.ca (consulté le 19 septembre 2016)
  8. « La mairesse de La Prairie succombe à des piqûres de guêpes | Mélanie Marquis | Politique » (consulté le 19 septembre 2016)
  9. « SHLM - La société d'histoire », sur www.shlm.info (consulté le 1er septembre 2016)
  10. Répertoire du patrimoine culturel du Québec

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents LaSalle Brossard Carignan Rose des vents
Montréal, Fleuve Saint-Laurent N
O    La Prairie    E
S
Candiac Saint-Philippe Saint-Jean-sur-Richelieu