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Lise Bacon

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Lise Bacon
Illustration.
Lise Bacon en 1986.
Fonctions
Sénatrice de De la Durantaye

(14 ans, 11 mois et 11 jours)
Groupe politique Libéral
Prédécesseur Mario Beaulieu
Successeur Judith Seidman
Vice-première ministre du Québec

(8 ans et 30 jours)
Prédécesseur Marc-André Bédard
Successeur Monique Gagnon-Tremblay
Députée à l'Assemblée nationale du Québec

(12 ans, 8 mois et 29 jours)
Élection 13 avril 1981
Réélection 2 décembre 1985
25 septembre 1989
Circonscription Chomedey
Législature 32e, 33e et 34e
Groupe politique Libéral
Prédécesseur Nouvelle circonscription
Successeur Thomas Mulcair

(3 ans et 17 jours)
Élection 29 octobre 1973
Circonscription Bourassa
Législature 30e
Groupe politique Libéral
Prédécesseur Georges-Émery Tremblay
Successeur Patrice Laplante
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Salaberry-de-Valleyfield (Québec, Canada)
Date de décès (à 91 ans)
Lieu de décès Montréal (Québec, Canada)
Nationalité canadienne
Parti politique Parti libéral du Québec
Parti libéral du Canada
Fratrie Guy Bacon

Lise Bacon, née le à Salaberry-de-Valleyfield et morte le à Montréal, est une femme politique québécoise. Elle est la première femme à être vice-première ministre du Québec, la première cheffe d'un parti politique québécois et la deuxième femme députée de l'histoire de l'Assemblée nationale du Québec.

Carrière politique

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Lise Bacon commence ses activités politiques à Trois-Rivières en 1952[1]. Elle est impliquée dans diverses associations libérales dans les années 1950 et 1960. Elle est présidente de l'Association des femmes libérales du Québec de 1967 à 1970[2]. Elle est présidente du Parti libéral du Québec de 1970 à 1973, devenant la première femme à diriger un parti politique au Québec[3],[1].

Lors des élections générales québécoises de 1970, Lise Bacon souhaite être candidate dans la circonscription de Trois-Rivières, mais le parti offre plutôt le comté à son frère Guy Bacon qui sera élu comme député[4].

Lors des élections générales québécoises de 1973, elle est élue députée libérale de la circonscription de Bourassa à l'Assemblée nationale du Québec[1]. Elle exerce diverses fonctions ministérielles dans le premier gouvernement de Robert Bourassa, dont celles de ministre d'État aux Affaires sociales, de ministre des Consommateurs, Coopératives et Institutions financières et de ministre de l'Immigration[1].

Elle est défaite lors de l'élection générale de 1976, mais est réélue dans la circonscription de Chomedey lors de l'élection générale de 1981. Elle remporte, dans la même circonscription, les élections de 1985 et de 1989. Durant ses trois derniers mandats de députée, elle est, dans le second gouvernement Bourassa, vice-première ministre ( au ) et ministre des Affaires culturelles ( au ), ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française, ministre de l'Environnement ( au ) et ministre de l'Énergie et des Ressources ( au )[1]. Dès son entrée en fonction à titre de vice-première ministre, Lise Bacon exercera l'ensemble des fonctions parlementaires de premier ministre[2]. Robert Bourassa n'ayant pas été élu dans sa circonscription, il peut seulement exercer les fonctions de chef de parti, il sera élu six semaines plus tard[5].

Elle démissionne de l'ensemble de ses fonctions le [1].

Le , elle est recommandée par le premier ministre du Canada Jean Chrétien pour le poste de sénatrice de la division sénatoriale De la Durantaye au Sénat du Canada, où elle siège avec le caucus du Parti libéral[6].

Elle devient à partir de membre du conseil d'administration du Théâtre du Rideau vert et de celui de l'Institut du cancer de Montréal à partir de [1].

Le , elle atteint l'âge de 75 ans, ce qui met fin à son mandat au Sénat, en vertu de l'article 29(2) de la Loi constitutionnelle de 1867. Elle déclare au journal Le Nouvelliste de Trois-Rivières le , qu'elle s'est lancée en politique à cause de Maurice Duplessis[2]. Fille d'une famille libérale issue du monde ouvrier, ces derniers n'avaient pas les moyens de payer les études de leur fille[2]. Demandant une aide financière au premier ministre, ce dernier répondit qu'ils gagnaient très bien leur vie, cependant des offres similaires étaient acceptées auprès des familles unionistes[2]. Devant cette injustice, Lise Bacon s'est promis de faire de la politique pour empêcher que ce genre d'injustice se reproduise[2].

Lise Bacon meurt le à l'Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal à l'âge de 91 ans, après y avoir été admise quelques jours auparavant pour des problèmes de santé[3]. Le premier ministre du Québec François Legault a publié sur le réseau social X un message de condoléances à sa famille, l'appelant « une grande dame de la politique québécoise » qui a « ouvert la voie à plusieurs femmes et marqué l'histoire par son engagement »[3].

Notes et références

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  1. a b c d e f g et h « Lise Bacon (notice biographique) », Assemblée nationale du Québec 
  2. a b c d e et f « BAnQ numérique », sur numerique.banq.qc.ca (consulté le )
  3. a b et c Jean-Louis Fortin, « Décès de l'ex-vice-première ministre Lise Bacon, une pionnière pour les femmes à l'Assemblée nationale », sur Le Journal de Montréal, (consulté le )
  4. « Vidéo – Entrevue avec Lise Bacon - 1re partie », sur Assemblée nationale du Québec (consulté le )
  5. « Robert Bourassa - Assemblée nationale du Québec », sur www.assnat.qc.ca (consulté le )
  6. Site du Parlement du Canada, BACON, L'hon. Lise, G.O.Q.
  7. « Lise Bacon – Ordre national du Québec », sur www.ordre-national.gouv.qc.ca (consulté le )
  8. « Récipiendaires de la Médaille de l'Assemblée nationale - Assemblée nationale du Québec », sur www.assnat.qc.ca (consulté le )

Liens externes

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