Saint-Louis-de-Gonzague (Beauharnois-Salaberry)

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Saint-Louis-de-Gonzague
Paroisse de Saint-Louis-de-Gonzague
Situation dans la MRC de Beauharnois-Salaberry
Situation dans la MRC de Beauharnois-Salaberry
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec[1]
Région Montérégie
Subdivision régionale Beauharnois-Salaberry
Statut municipal Municipalité de paroisse
Maire
Mandat
Yves Daoust
2013-2017
Code postal J0S 1T0
Constitution 1855-01-01
Démographie
Gentilé Gonzaguois, e
Population 1 521 hab. (2017)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 00″ nord, 73° 59′ 00″ ouest
Altitude Min. 38 m
Max. 53 m
Superficie 7 829 ha = 78,29 km2
Divers
Fuseau horaire Heure de l'Est (UTC-5)
Indicatif (+1) 450 371
Code géographique 70035
Localisation

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Liens
Site web saint-louis-de-gonzague.com

Saint-Louis-de-Gonzague, auparavant Rocqueville, est une municipalité de paroisse située dans la municipalité régionale de comté (MRC) de Beauharnois-Salaberry au Québec (Canada). Elle se trouve dans le pays du Suroît dans la région administrative de la Montérégie[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Louis-de-Gonzague est située sur la rive droite du canal de Beauharnois au centre du pays du Suroît. Elle occupe également una mince bande au sud de l'île de Salaberry, laquelle fait partie en majorité de la ville de Salaberry-de-Valleyfield, capitale du Suroît. Le territoire de la municipalité est ainsi borné au nord par Salebrry-de-Valleyfield et effleure la ville de Beauharnois au nord-est[3]. Il est limité à l'est par Saint-Étienne-de-Beauharnois, au sud-est par Très-Saint-Sacrement, au sud par Ormstown et à l'ouest par Saint-Stanislas-de-Kostka[4]. Le territoire couvre une superficie de 89,15 km2 dont 78,29 km2 sont terrestres[2]. Le relief est plat, étant dans les basses-terres du Saint-Laurent. Le village est situé à une altitude de 42 mètres, le point le plus haut est à la butte de Landreville (53 mètres) alors que le point le plus bas dans un creux entre le canal et la rivière est à 38 mètres[5]. La rivière Saint-Louis traverse ses terres[6]. Les ruisseaux et Himbault et du Grand Tronc draine les secteurs agricoles avant de se jeter dans la rivière Saint-Louis[7]. Plusieurs zones humides s'insèrent entre le talus parallèle au canal et la rivière Saint-Louis[5].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le territoire se compose principalement d'exploitations agricoles, surtout des fermes laitières[8]. Le village se trouve aux environs du canal de Beauharnois et de la rivière Saint-Louis, en face du pont Saint-Louis-de-Gonzague qui donne accès à l'île de Salaberry et à Salaberry-de-Valleyfield. Le secteur des Cèdres regroupe des habitations dans la partie extrême ouest du territoire[9]. La plus grande partie (87 %) des logements sont des maisons individuelles non attenantes. Les logements sont presque entièrement (96 %) habités par des occupants permanents[10].

La rue Principale (route 236) relie le village de Saint-Louis-de-Gonzague à Saint-Stanislas-de-Kotska à l'ouest et à Saint-Étienne-de-Beauharnois à l'est. La route 201 traverse les hameaux d'Émard et de Landreville et se dirige vers Ormstown au sud[11]. Les rangs du Cinq, des Quarante et des Trente assurent la desserte des aires agricoles[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce territoire rattaché à la seigneurie de Beauharnois, est, au début de la colonisation, surtout habité par des familles d'immigrants écossais d'abord établies à Saint-Timothée, aux Cèdres et à l'île Perrot. L'endroit s'appelle alors Rocqueville (Rocque-ville ou Larocqueville) en l'honneur d'un commerçant, Charles Larocque, qui y construit le premier magasin du village. En 1845, la paroisse catholique de Saint-Louis-de-Gonzague, dont le nom honore Louis Gonzague, est créée par détachement des paroisses voisines de Saint-Timothée et de Saint-Clément-de-Beauharnois. Quelques années plus tard, en 1855, est officiellement érigée la municipalité de Saint-Louis-de-Gonzague[6].

Politique[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal comprend le maire et six conseillers. Les élections municipales ont lieu tous les quatre ans en bloc et suivant des districts[13]. Le maire actuel (2017) est Yves Daoust[2]. En tant que municipalité de paroisse, Saint-Louis-de-Gonzague est régie par le Code municipal. La municipalité est rattachée à la MRC de Beauharnois-Salaberry[2]. À l'élection de 2013, l'ensemble du conseil municipal est élu sans opposition[14].

Composition du conseil municipal[2]
2005-2009 2009-2013 2013-2017
Taux de participation ... 64 % ...
Maire Yves Daoust (a) Yves Daoust (78,0 %) Yves Daoust (a)
1-Domaine-du-Huard Jacques Dignard François Leduc (84,3 %) François Leduc (a)
2-Sainte-Marie Jules Julien (a) Jules Julien (a) Jean-François Poirier (a)
3-Boyer Ronald McCaig (a) Daniel Pitre (a) Daniel Pitre (a)
4-Saint-Thomas Lucien Mercier (a) Lucien Mercier (85,5 %) Christian Brault (a)
5-Sud Maurice Montcalm (a) Maurice Montcalm (76,5 %) Mélanie Genesse (a)
6-Émard-Les Cèdres Paul Lavallière (a) Paul Lavallière (78,4 %) Paul Lavallière (a)
(Entre parenthèses) Proportion des voix. (a) Élu sans opposition. * Élu au début du terme mais ayant quitté avant la fin du terme. ** Non élu au début du terme mais en cours de terme.

Au niveau supra-local, Saint-Louis-de-Gonzague est rattachée à la MRC de Beauharnois-Salaberry[2]. La population locale est représentée à l'Assemblée nationale du Québec au sein de la circonscription québécoise de Beauharnois[15] et à la Chambre des communes du Canada par la circonscription fédérale de Salaberry—Suroît[16] (Beauharnois-Salaberry avant 2015[17]).

Démographie[modifier | modifier le code]

Au recensement de 2016, Saint-Louis-de-Gonzague compte 1 481 habitants, appelés Gonzaguois[18]. La population connaît une hausse de 92 personnes (en augmentation6,6 %) entre 2011 et 2016. La densité brute de la population est de 18,6 habitants/km2 pour l'ensemble de la municipalité. Le parc résidentiel s'élève à 602 logements privés, dont 580 sont occupés par des résidents habituels[19]. La population locale semble fluctuante à long terme, depuis 1991[10].

Population totale, Saint-Louis-de-Gonzague, 1991-2016[10]

Économie[modifier | modifier le code]

Près de 80 % de la population locale est active dans le domaine agricole, principalement dans l'industrie laitière[6]. Saint-Louis-de-Gonzague est compris dans la région touristique de la Montérégie-Ouest[8].

Culture[modifier | modifier le code]

L'église de Saint-Louis-de-Gonzague comporte des murs extérieurs en pierres grises. Elle s'étend sur une longueur de 126 pieds, une largeur de 66 pieds et une hauteur approximative de 28 pieds. Bâtie selon un style traditionnel québécois, elle se compose d'une large nef rétrécissante au niveau du chœur afin de laisser place à deux chapelles. Repeinte en 1987, l'intérieur est décoré avec des couleurs pastels.

Société[modifier | modifier le code]

Les catholiques peuvent pratiquer le culte à l'église Saint-Viateur[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Signes conventionnels : - Néant ou non significatif . Non disponible ...N'ayant pas lieu de figurer. x Confidentiel
Note : Les totaux peuvent être légèrement différents des sommes des composantes en raison des arrondissements.

  1. Les informations de la fiche proviennent de MAMOT, Ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, « Saint-Louis-de-Gonzague », Répertoire des municipalités, Gouvernement du Québec, no 70035,‎ (lire en ligne),sauf exceptions suivantes :
    a. Altitude : Gouvernement du Canada, « L'Atlas du Canada - Toporama », Ressources Naturelles Canada (consulté le 8 août 2017), carte 1/15 000.
    b. Code postal : Postes Canada, « Trouver une adresse : J0S 2C0 », Québec, (consulté le 2 août 2013).
  2. a, b, c, d, e et f MAMOT, Ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, « Saint-Louis-de-Gonzague », Répertoire des municipalités, Gouvernement du Québec, no 70035,‎ (lire en ligne).
  3. MAMOT, 700 - MRC de Beauharnois, Québec, Gouvernement du Québec, (lire en ligne), carte.
  4. a. Statistique Canada, Profil du recensement - Carte : Saint-Louis-de-Gonzague (P) (Subdivision de recensement), Québec, Ottawa, Gouvernement du Canada, (lire en ligne), carte.
    b. Statistique Canada, Subdivision de recensement 2470035 : Saint-Louis-de-Gonzague P, Ottawa, Gouvernement du Canada, (lire en ligne), carte.
  5. a et b Gouvernement du Canada, « L'Atlas du Canada - Toporama », Ressources Naturelles Canada (consulté le 14 août 2017), carte 1/15 000.
  6. a, b et c CTQ, Commission de toponymie du Québec, « Saint-Louis-de-Gonzague (municipalité de paroisse) », Banque de noms de lieux du Québec, Gouvernement du Québec, no 57124,‎ (lire en ligne).
  7. Google, « Saint-Louis-de-Gonzague Québec », Google Maps (consulté le 14 août 2017).
  8. a, b et c Municipalité de Saint-Louis-de-Gonzague, « Portrait de la municipalité » (consulté le 25 novembre 2013).
  9. Municipalité de paroisse de Saint-Louis-de-Gonzague, Plan des rues, Saint-Louis-de-Gonzague, , 3 p. (lire en ligne).
  10. a, b et c a. Statistique Canada, Recensement de la population de 1996, Profil des divisions et subdivisions de recensement : Saint-Louis-de-Gonzague, P, produit 95F0181XDB96001 au catalogue de Statistique Canada. Consulté le 14 août 2017.
    b. Statistique Canada. 2002. Profils des communautés de 2001. Saint-Louis-de-Gonzague (Code 2470035), Ottawa. No 93F0053XIF au catalogue de Statistique Canada. Diffusé le 27 juin 2002; modifié le 30 novembre 2005. Consulté le 15 août 2017.
    c. Statistique Canada. 2007. Profils des communautés de 2006, Recensement de 2006 Sainte-Louis-de-Gonzague (Code 2470035) (tableau)., produit nº 92-591-XWF au catalogue de Statistique Canada. Ottawa. Diffusé le 13 mars 2007. Consulté le 15 août 2017.
    d. Statistique Canada. Profil du recensement, Saint-Louis-de-Gonzague, Québec (Code 2470035) (tableau). Produit nº 98-316-XWF au catalogue de Statistique Canada. Ottawa. 2011, diffusé le 24 octobre 2012. Consulté le 15 août 2017.
    e. Statistique Canada. 2017. Profil du recensement, Recensement de 2016, produit nº 98-316-X2016001 au catalogue de Statistique Canada. Saint-Louis-de-Gonzague, P (Subdivision de recensement 2470035) (tableau). Ottawa. Diffusé le 3 mai 2017. (site consulté le 15 août 2017).
  11. MTQ, Ministère des Transports du Québec, La carte routière officielle du Québec : Montérégie (Ouest), Québec, Gouvernement du Québec, (lire en ligne), carte.
  12. Rachel Fournier et al., Le Grand Atlas routier du Québec, Saint-Laurent, Cartothèque Géo-Montages, , 225 p., p. 14.
  13. DGEQ, Saint-Louis-de-Gonzague, Québec, Directeur général des élections du Québec, coll. « Cartes des municipalités divisées en districts électoraux pour l'élection générale du 5 novembre 2017 », (lire en ligne), carte.
  14. a. MAMOT, Ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire du Québec, « Saint-Louis-de-Gonzague (P) », Archives des résultats des élections municipales 2005, Gouvernement du Québec, no 6779,‎ (lire en ligne).
    b. MAMOT, Ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, « Saint-Louis-de-Gonzague (Paroisse de) », Démocratie municipale : Archives des résultats des élections municipales, Gouvernement du Québec, no 1065,‎ (lire en ligne).
    c. MAMOT, Ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, « Candidatures et résultats pour Saint-Louis-de-Gonzague », Élections municipales 2013 - Résultats des élections pour les postes de maire et de conseiller, Gouvernement du Québec, no 70035,‎ (lire en ligne).
  15. Commission de la représentation électorale du Québec, « La carte électorale du Québec : Les 125 circonscriptions électorales 2011 », sur Directeur général des élections du Québec (consulté le 2 août 2013).
  16. Élections Canada, « Salaberry-Suroît », Décret de représentation électorale de 2013, Ottawa, no 24071,‎ (lire en ligne), carte.
  17. Gouvernement du Canada, « Proclamation donnant force de loi au décret de représentation électorale à compter de la première dissolution du Parlement postérieure au 25 août 2004 (TR/2003-154), Annexe: Loi sur la révision des limites des circonscriptions électorales - Décret de représentation », sur Ministère de la Justice du Canada (consulté le 7 juillet 2013).
  18. OQLF, Office québécois de la langue française, « Toponymes québécois commençant par S (de Saint-Jean à Saint-Paulin) », Banque de dépannage linguistique, Gouvernement du Québec, no 2846,‎ (lire en ligne).
  19. Les logements non occupés par des résidents habituels sont soit des logements inoccupés, soit des habitations servant de résidences secondaires et occupées sur une base saisonnière ou intermittante.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Salaberry-de-Valleyfield Beauharnois Rose des vents
Saint-Stanislas-de-Kostka N Saint-Étienne-de-Beauharnois
O    Saint-Louis-de-Gonzague    E
S
Ormstown Très-Saint-Sacrement