Grève de 1946 à la Montréal Cottons Company

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Grève de 1946 à la Montréal Cottons Company

Informations
Date
Localisation Salaberry-de-Valleyfield
Caractéristiques
Nombre de participants 3 000
Types de manifestations Grève
Piquet de grève
Manifestation

La Grève de 1946 à la Montréal Cottons Company fut une grève d'une durée de cent jours des 3 000 travailleurs de l'usine de la Montréal Cottons Company située à Salaberry-de-Valleyfield au Québec[1].

Contexte[modifier | modifier le code]

De 1878 jusqu'aux années 1940, Salaberry-de-Valleyfield est une ville sous le monopole de la Montréal Cottons Company[2]. L'entreprise avait un grand contrôle sur la ville, car elle fournissait emplois, logement et nourriture à une grande partie de ses citoyens[3].

Déroulement de la grève[modifier | modifier le code]

Le , plus de 3 000 travailleurs de l'usine de la Montreal Cotton à Valleyfield et 3 000 travailleurs de quatre usines de la Dominion Textile à Montréal, déclenche une grève[1]. Les ouvriers exigeaient une augmentation de salaire de quinze cents de l'heure, la semaine de travail de quarante heures, une compensation pour le travail supplémentaire, de meilleures conditions de travail et la reconnaissance du syndicat[4].

Le à 11 heures du matin, environ cinq mille personnes, en majorité des femmes et des enfants, se sont rassemblés à l'usine en soutien à la grève[5]. Deux jours plus tard une confrontation entre policiers et grévistes tourne à l'émeute. Les ouvriers du textile sont en grève depuis plus d'un mois[6].

Le la grève prend fin.

Contribution des femmes[modifier | modifier le code]

Les femmes ont activement contribué à la grève en tant que piqueteuses, activistes, recruteuses, militantes et dirigeantes syndical.Madeleine Parent fut une dirigeante syndicale, une négociatrice et une activiste très en vue au cours de la grève. Elle a influencé et a encouragé les femmes à participer activement à la grève[7].

Lectures complémentaires[modifier | modifier le code]

  • Denyse Baillargeon, « Textile Strikes in Quebec: 1946, 1947, 1952 », in Madeleine Parent: Activiste, édité et traduit par Andrée Levesque, 59-70. Toronto : Sumach Press, 2005.
  • Rapport de la Commission d'enquête Royal sur l'Industrie Textile, Ottawa: J.O. Patenaude, 1938.
  • Madeleine Parent, Émeute à la Dominion Textile. Interview par Pierre Olivier. Les Archives de Radio-Canada, . .
  • Madeleine Parent, Usurping the Reign of the Favorites: Interview with Madeleine Parent. Entretien par Christina Starr. Women’s Education des Femmes 6, no.3 (été 1988):7-12.
  • Lucie Bettez, Cent Jours dans la vie des Campivallensiennes. La grève de 1946 à Salaberry-de-Valleyfield, Labour/Le Travail 62 (automne 2008): 9-50.
  • Les éditions de juin à du journal Le Progrès de Valleyfield et du journal La Presse
  • John Alexander Dickinson, A Short History of Quebec, 4th ed., Montreal: McGill-Queen’s Press, 2008.
  • Claude Larivière, Histoire des Travailleurs de Beauharnois et Valleyfield, Montréal, Éditions Albert St-Martin, 1974.
  • Jacques Rouillard, Histoire de la CSN 1921-1981. Montréal, Boréal Express/CSN, 1981.
  • Émeute à la Dominion Textile – 1946 sur Archives Révolutionnaires

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Dans le Textile: La grève déclenchée », La Presse, 1er juin 1946, 19.
  2. Claude Larivière, Histoire des Travailleurs de Beauharnois et Valleyfield, (Montréal : Éditions Albert St-Martin, 1974), p.12, 24, 28.
  3. Claude Larivière, Histoire des Travailleurs de Beauharnois et Valleyfield, (Montréal : Éditions Albert St-Martin, 1974), 30-34.
  4. Lucie Bettez, Cent Jours dans la vie des Campivallensiennes. La grève de 1946 à Salaberry-de-Valleyfield, Labour/Le Travail, 62 (Fall 2008), 18-23.
  5. Lucie Bettez, Cent Jours dans la vie des Campivallensiennes. La grève de 1946 à Salaberry-de-Valleyfield, Labour/Le Travail, 62 (automne 2008), 25.
  6. Bilan du Siècle
  7. Lucie Bettez, Cent Jours dans la vie des Campivallensiennes. La grève de 1946 à Salaberry-de-Valleyfield, Labour/Le Travail, 62 (automne 2008), 26.

Source de la traduction[modifier | modifier le code]