Jean Baubérot

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Jean Baubérot
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Président
École pratique des hautes études
-
Marie-Françoise Courel (d)
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Jean Baubérot, né le à Châteauponsac (Haute-Vienne), est un historien et sociologue français, professeur émérite spécialiste de la sociologie des religions et fondateur de la sociologie de la laïcité.

Après avoir occupé la chaire d'« Histoire et sociologie du protestantisme » de 1978 à 1990, il crée et devient titulaire de la chaire d'« Histoire et sociologie de la laïcité » de 1991 à 2007 à l’École pratique des hautes études dont il est le président d'honneur et professeur émérite. Il a écrit vingt-sept ouvrages, dont un roman historique, et a dirigé six livres collectifs. Il est le coauteur d'une Déclaration internationale sur la laïcité signée par 250 universitaires de 30 pays.

« Plume » de François Mitterrand pour les sujets concernant la laïcité, il a soutenu publiquement plusieurs candidats du Parti socialiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Baubérot est le fils du professeur d'histoire René Baubérot, fondateur du musée de Châteauponsac qui porte son nom.

Une formation d'historien[modifier | modifier le code]

Fils d'enseignants, il suit ses études secondaires au lycée Gay-Lussac à Limoges et obtient le Premier Prix d'Histoire au Concours Général des lycées en 1959. Il est lauréat de la Fondation Zellidja (3e Prix) en 1960. À l'Université Paris IV-Sorbonne, il obtient un Doctorat en histoire (sous la direction de Jean-Marie Mayeur) en 1966, un doctorat ès lettres et sciences humaines en 1984. En 1967, il avait aussi obtenu un diplôme de l'École pratique des hautes études (EPHE).

Carrière universitaire[modifier | modifier le code]

Débutant comme collaborateur technique à l'EPHE en 1967, il y devient assistant de recherches en 1971, puis directeur d'études à partir de 1978. Il préside la section des sciences religieuses entre 1986 et 1994 et sera nommé Président de l'École en 1999, avant d'en devenir Président honoraire en 2003.

Il a été le fondateur en 1995 et directeur jusqu'en 2001 du Groupe de Sociologie des religions et de la laïcité (CNRS-EPHE).

  • Président d’honneur de l’École Pratique des Hautes Études, Professeur émérite de la Chaire « Histoire et Sociologie de la Laïcité », EPHE (Sorbonne)

Conseiller ministériel et engagements politiques[modifier | modifier le code]

En 1971, il refuse de rejoindre le Parti socialiste qu'il juge « trop social-démocrate »[1].

Il est « la plume » de François Mitterrand pour les sujets concernant la laïcité[1].

  • Il est appelé entre 1997 et 1998 comme conseiller technique au cabinet de Ségolène Royal, ministre délégué chargé de l'enseignement scolaire (Éducation à la citoyenneté).
  • Membre de la Commission consultative des cultes, Ministère de l’Emploi et de la Solidarité (1999-2004)
  • Membre de la Mission d’évaluation, d’analyse et de propositions relatives aux représentations violentes à la télévision (Ministère de la Culture, juin-décembre 2002)
  • Membre de la Commission sur l’Enseignement supérieur privé du Ministère de l'Éducation nationale (2003-2007)
  • Membre de la Commission indépendante sur l’application du principe de laïcité dans la République dite « Commission Stasi » (juillet-décembre 2003)
  • Membre de la Commission « Sigma », Commissariat Général du Plan (2004-2006)

Il soutient Ségolène Royal à la présidentielle de 2007 et à la primaire de 2011. Il vote François Hollande à la présidentielle de 2012[1].

Apport à l'histoire de la laïcité en France[modifier | modifier le code]

Le pacte laïque[modifier | modifier le code]

Jean Baubérot soutient l'idée que la France doit se dégager de ses « racines chrétiennes »[1]. Dans son ouvrage, l'Histoire de la laïcité en France (2005), il précise que la notion de pacte laïque n'implique nullement que la séparation des Églises avec l'État soit le résultat d'une négociation de puissance à puissance, mais rend compte du passage d'une laïcité qui était le bien exclusif d'une des deux France en conflit (celle des tenants de la Révolution française et celle de "la fille ainée de l'Église"), à une laïcité qui peut inclure les membres des deux France lorsque, en 1946, la laïcité est devenue constitutionnelle avec la Quatrième République, de même en 1958 dans la constitution de la Ve République.

La laïcité présente trois aspects. L'État est sécularisé, les libertés de conscience et d'exercice du culte sont entières, enfin les croyances (religieuses ou non) sont égales entre elles. Ainsi la laïcité signifie la neutralité de l'État, au service des droits de l'homme et de la liberté de conscience. Telle était la position de Ferdinand Buisson, selon Baubérot. Les laïcistes construisent selon lui une sorte de laïcité intolérante et identitaire en privilégiant le seul critère de sécularisation, qui est pourtant un terme théologique. Certes, une sécularisation sans laïcité serait une sorte d'œcuménisme, non une vraie laïcité. Mais une laïcité sans liberté religieuse serait une sorte d'athéisme officiel, contraire à la liberté de conscience au nom de l'émancipation. Maintenant, les croyants tendent à privilégier le deuxième critère, la liberté religieuse, et les religions minoritaires l'égalité entre les cultes. En tout cas l'égalité à l'égard de leur propre religion[2].

Les seuils de laïcisation[modifier | modifier le code]

Jean Baubérot est également l'auteur de la notion de seuils de laïcisation : il distingue trois seuils, le premier est le résultat de la révolution française et du recentrage opéré par Napoléon Bonaparte, le second des lois laïcisant l'école publique (1882-1886) et séparant les Églises et l'État (1905, 1907, 1908), le troisième s'est élaboré de 1968 (contestation anti-institutionnelle de mai 68) à 1989 (chute du mur de Berlin, 1re affaire de foulard).

Les différents courants[modifier | modifier le code]

Jean Baubérot estime que la société française en 2015 est traversée par sept laïcités au sens où laïcité veut dire « courant de penser la laïcité »[3]

  1. le courant antireligieux ;
  2. le courant gallican ;
  3. le courant séparatiste canal historique (1905) ;
  4. le courant séparatiste moderne ;
  5. le courant laïcité ouverte ;
  6. le courant identitaire ;
  7. le courant concordataire.

Pourtant des critiques méthodologiques ont déjà été adressées à tous ceux (personnel politique, philosophes, journalistes, parties prenantes, etc.) qui ont cette « volonté d'adjectiviser un concept » (laïcité, droits de l'homme, liberté, etc.) ou d'amalgamer concept et courant[4].

Nouvelle laïcité[modifier | modifier le code]

La nouvelle laïcité est une expression popularisée par Jean Baubérot pour désigner la position de ses adversaires sur la laïcité. Cette expression n'est pas reprise par ceux qui sont censés l'incarner car eux estiment avoir la conception de la laïcité telle qu'elle a toujours été définie en France et qui est la conception de l'immense majorité des Français.

Historique[modifier | modifier le code]

Alors que la laïcité semblait faire l'objet d'un consensus dans la société française, l'année 1989 et l'affaire des collégiennes de Creil marquent l'apparition d'un nouveau conflit. Si jusqu'à cette date le débat autour de la laïcité avait opposé les militants laïcs à l'Église catholique, c'est l'Islam qui devient à partir de 1989 « l'objet de toutes les interrogations, voire de toutes les suspicions, à grand renfort médiatique »[5]. « Le développement de l'Islam dans l'Hexagone » se trouve ainsi pris dans « une mutation profonde de la laïcité en France »[6].

Ce débat s'est cristallisé en 2004 lors de la Loi sur l'interdiction des signes religieux ostensibles à l'école. L'ensemble des membres se la commission Stasi se définissait comme laïcs. Ils ont au nom de cette laïcité voté l'interdiction de ces signes. Un seul membre s'est abstenu : Jean Baubérot. Ce dernier s'est à nouveau exprimé contre la deuxième loi laïque : interdisant la burqa en 2010.

Depuis lors, Jean Baubérot, comme les personnalités qui le suivent, Raphaël Liogier entre autres, sont présentés comme des anti-laïcs. Ce groupe de personnes ne reprend pas à son compte ce terme d'anti-laïc. Les commissions parlementaires, les votes des députés et des sénateurs [7] , les sondages auprès des Français [8] montrent que leur position est extrêmement minoritaire. Malgré cela, ils estiment que ce sont eux qui défendent la "vraie laïcité" et ce sont leurs adversaires qui dérivent vers une "nouvelle laïcité" qui imposerait une nouvelle absence de présence ostensible religieuse dans l'espace public.

Avis des utilisateurs de cette notion[modifier | modifier le code]

Selon Baubérot[9] et le politologue Raphaël Liogier[10], l'année 2003 constitue un tournant dans la conception de la laïcité. C'est en effet en 2003 que François Baroin rend un rapport commandé par le premier ministre Jean-Pierre Raffarin et intitulé "Pour une nouvelle laïcité". Selon Jean Baubérot, le rapport se détourne de la conception libérale de la laïcité issue de la loi de 1905. Jean Baubérot constate que la « nouvelle laïcité », contrairement à celle issue de la loi de 1905, n'est pas anti-cléricale mais anti-communautariste; elle est liée au passé colonial de la France plus qu'aux guerres de religion et à la Révolution; elle est liée au contexte géopolitique de la « mondialisation » et de la crainte d'un « Islam politique transnational », plus qu'à une survivance du « conflit des deux France »; elle s'affirme comme une « exception française » opposée au « modèle anglo-saxon » jugé « trop accommodant envers les religions »; elle est moins une construction politique que médiatique: ainsi est-elle « focalisée sur des "affaires" médiatiquement construites »[11]. Par ailleurs, cette « nouvelle laïcité » signe une appropriation par la droite[12] (puis par l'extrême droite) de la lutte pour la laïcité, appropriation rendue possible par la division de la gauche sur ce sujet[13],[14].

Selon les professeurs de droit Stéphanie Hennette-Vauchez et Vincent Valentin, auteurs d'un ouvrage sur la question, écrit dans le prolongement de l'affaire Baby Loup[15], cette « nouvelle laïcité » est, contrairement à celle issue de la loi de 1905, « dans une logique de contrôle. Elle veut neutraliser tout ce qui, dans le religieux, différencie, singularise. On mobilise la laïcité pour aseptiser le religieux, perçu comme un microbe qui corrompt le vivre-ensemble. Les citoyens devraient renoncer à la part d’eux qui n’est pas commune, dès lors qu’ils entrent dans l’espace public. Cette vision large de la laïcité est portée par des personnes de droite comme de gauche. Mais ces défenseurs, qui se réclament de la loi de 1905, sont en réalité en rupture avec elle. Ils la subvertissent, l’inversent. Dans les discours politiques, dans les médias, se répand l’idée, comme une évidence, que la laïcité serait menacée. Comme si la laïcité était un état de la société, et non un devoir pour l’État ». Les auteurs ajoutent: « On entend souvent : «La religion doit rester une affaire purement privée.» Or, ce n’est pas du tout l’esprit de la loi de 1905. Encore une fois, ce que dit cette loi depuis un siècle, c’est que la religion ne doit pas être une affaire d’État. Le projet politique, républicain, de la nouvelle laïcité cherche à créer un espace commun, une société pacifiée. Mais il lui faut alors une société laïque - plus seulement un État laïc. Voire une société athée »[16].

La « nouvelle laïcité » opère donc un transfert du principe de laïcité et de l'exigence de neutralité, de l'État vers la société civile, et des agents du service public vers les usagers de l'espace public[17],[18],[19]. Les partisans de la « nouvelle laïcité » associent ainsi la laïcité à la « sécularisation » de la société[20],[21].

Selon Jean Baubérot, pour appuyer cette « confusion », ce « glissement fallacieux », la rhétorique de la « nouvelle laïcité » se fonde sur « une lecture simpliste et fausse [du concept de laïcité] au regard de la loi de 1905 »[18], lecture qui repose sur l'équivocité du mot « public », qui se trouve en l'espèce mobilisé dans une logique spatiale. En effet, si la laïcité instaurée par la loi de 1905 et évoquée à l'article 1er de la Constitution de 1958 affirme la neutralité de l'État en la fondant sur une distinction entre le « privé » et le « public » (au sens de « République »[22], d'« affaires publiques »[23] et de « services publics »[24], i.e. les institutions politiques et administratives de l'État[25]), cette distinction ne recouvre cependant pas celle entre « espace privé » et « espace public »[25],[26],[27],[28], ni celle entre « sphère intime » (ou « domestique »[29]) et « sphère publique ». En effet, la loi de 1905 (et la jurisprudence y relative) n'interdit pas mais au contraire autorise (voire favorise[30]) les pratiques, manifestations, expressions religieuses dans ce qu'il semble aujourd'hui convenu d'appeler « l'espace public »[31].

Cette logique de spatialisation de la « nouvelle laïcité », et l'extension corrélative de l'exigence de neutralité aux membres de la société civile, s'illustre tout particulièrement dans le rapport de la Commission Stasi et dans les rapports parlementaires qui précèdent l'adoption en 2004 de la loi sur les signes religieux dans les écoles publiques françaises (la loi ayant vocation à préserver la « laïcité dans l'espace scolaire » et la « neutralité de l'espace scolaire »[32],[33],[34],[35]) et dans la loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public de 2010. La loi de 2010 est ainsi la première à intégrer la notion d'espace public dans le droit[30],[25].

La logique de cantonnement du religieux dans le domaine de « l'intime » (par opposition à « l'espace public »), prônée par les partisans de la « nouvelle laïcité », est reprise par le président François Hollande lors du discours d'installation de l'Observatoire de la laïcité. À cette occasion (et en pleine affaire de la crèche Baby Loup) il affirme: « les lignes de séparation entre secteur public et secteur privé ont évolué. Il y a donc une nécessité de clarification. En 1905 la laïcité était simplement la séparation de l’État et des cultes. Aujourd’hui, elle est une frontière entre ce qui relève de l’intime, qui doit être protégé, et ce qui appartient à la sphère publique qui doit être préservé. Et comme toute frontière, il n’est pas toujours aisé de la tracer ».

Critique[modifier | modifier le code]

Le philosophe Henri Peña-Ruiz a critiqué le chapitre "la laïcité en débat : interprétations et controverses (exemples)" de son livre La laïcité (2003). Il conteste l'idée de pacte laïque élaborée par Jean Baubérot dans son ouvrage Vers un nouveau pacte laïque ? (1990) à propos notamment de la loi de séparation des Églises et de l'État en 1905, en soulignant qu'un pacte suppose qu'il y ait eu une négociation avec les Églises, ce qui n'a pas été le cas. «Il s'agit de savoir si la laïcité doit se renégocier en fonction des évolutions du paysage religieux», ou s'il s'agit d'une « valeur principielle transcendant les différentes options spirituelles et qui échappe à la relativisation ».

La réponse partielle de Jean Baubérot (cf son Histoire de la laïcité en France, Que sais-je ? aux PUF) est que la notion sociologique de "pacte" n'implique pas forcément une négociation formelle (cf déjà le 3e sens du Robert) mais signifie "la capacité de concevoir un avenir différent de l'horizon conflictuel qui borne le présent ; la volonté et la possibilité politique d'agir autant selon cet avenir utopique qu'en fonction du conflit présent et de se donner les moyens de parvenir à une (relative) pacification". Reste à répondre à la « valeur principielle » et donc « à la transcendance et la précellence de la laïcité qui créé les conditions de coexistence des différentes options spirituelles ».

En revanche Patrick Cabanel (Les mots de la laïcité, Presses Universitaires du Mirail, Toulouse, 2004) estime que la notion est historiquement pertinente (p. 77-80).

Décrit par Edwy Plenel comme un « protestant laïque »[1], Jean Baubérot se réclame d'une "laïcité inclusive". Il estime en revanche que l'œuvre de Henri Peña-Ruiz est marquée, de façon paradoxale mais significative, par une historiographie confessionnelle… en retenant essentiellement de Bonaparte - le Concordat - sans tenir compte du Code civil qui dissocie de façon stable les lois des normes religieuses. Henri Peña-Ruiz avait pourtant expliqué en 2003 la nécessité d'analyser les sources théologiques et notamment celles des « trois religions du Livre » pour dresser la généalogie des idées qui ont conduit à l'émergence du concept de laïcité[36].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Le tort d'exister, des Juifs aux Palestiniens, Ducros éditeurs Bordeaux, 1967, 262 p.
  • Un christianisme profane ? Royaume de Dieu, socialisme et modernité culturelle dans le périodique « chrétien-social » L'avant-garde (1899-1911), Paris, PUF (Bibliothèque de l'École des Hautes Études, Section des Sciences religieuses), 1978, 2e éd. Archives Karéline, 2009.
  • La laïcité quel héritage ? De 1789 à nos jours, Genève, Labor et Fides, 1990.
  • Vers un nouveau pacte laïque ?, Paris, Seuil, 1990.
  • Pluralisme et minorités religieuses. Colloque organisé par le CNRS et la Section des Sciences religieuses de l'École Pratique des Hautes Études. Avec le concours de la Mission du bicentenaire de la Révolution française, Louvain, Peeters (Bibliothèque de l'École des Hautes Études, Section des Sciences religieuses), 1991 (direction).
  • Religions et laïcité dans l'Europe des douze, Paris, Syros, 1994.
  • La morale laïque contre l'ordre moral, Paris, Seuil, 1997, 2e éd. Archives Karméline, 2009. Critique
  • Histoire du protestantisme, Paris, PUF (Que sais-je ?), 8e édition., 2013.
  • Une haine oubliée. L’anti protestantisme avant le « pacte laïque » (1870-1905), avec Valentine Zuber, Paris, Albin Michel (Sciences des religions), 2000. Ouvrage couronné par l'Académie française.
  • Religion, modernité et culture au Royaume-Uni et en France, 1800-1914, avec Séverine Mathieu, Paris, Seuil (Points Histoire), 2002.
  • La Laïcité à l'épreuve. Religions et Libertés dans le monde (ouvrage collectif sous la direction de Jean Baubérot), Encyclopædia Universalis, 2004.
  • Le voile que cache-t-il ?, avec Dounia Bouzar et Jacqueline Costa-Lascoux, L'Atelier, 2004.
  • Laïcité 1905-2005, entre passion et raison, Seuil, 2004.
  • De la séparation des Églises et de l'État à l'avenir de la laïcité, avec M. Wieviorka, éd. de l'Aube, 2005.
  • Faut-il réviser la loi de 1905 ?, avec Jean-Paul Scot, Christian Delacampagne, Henri Peña-Ruiz, et René Rémond, Paris, PUF, 2005.
  • Émile Combes et la princesse carmélite : Improbable amour, roman, éd. de l'Aube, 2005.
  • L'intégrisme républicain contre la laïcité, éd. de l'Aube, 2006.
  • Histoire de la laïcité en France, Paris, PUF (Que sais-je ?), 6e édition, 2013.
  • Les Laïcités dans le monde, Paris, PUF (Que sais-je?), 4e édition, 2010.
  • Petite histoire du christianisme, Paris, Librio, 2008.
  • Relations églises et autorités outre-mer de 1945 à nos jours, (ouvrage collectif sous la direction de J. B.) éd. Indes Savantes, 2008.
  • La laïcité expliquée à Nicolas Sarkozy et à ceux qui écrivent ses discours, Paris, Albin Michel, 2008.
  • Sacrée médecine : Histoire et devenir d'un sanctuaire de la Raison, avec Raphaël Liogier, Entrelacs, 2011.
  • Laïcités sans frontières, avec Micheline Milot, Seuil, 2011.
  • La laïcité falsifiée, Paris, Éditions La Découverte, coll. « Cahiers libres », 2012.
  • Une si vive révolte, préface Edwy Plenel, Éditions de l'Atelier, autobiographie, 2014.
  • Co-écrit avec Rokhaya Diallo, Comment parler de la laïcité aux enfants, Éd Le Baron Perché, octobre 2015, 80 p.
  • Jean Baubérot, Les sept laïcités françaises. Le modèle français de laïcité n'existe pas, Paris, Maison des Sciences de l'Homme, , 173 p. (ISBN 9782735119851)
  • Histoire des Protestants. Une Minorité en France (XVIe-XXIe Siècle), avec Marianne Carbonnier-Burkard, Ellipses Marketing, 2016

Hommages et Distinctions[modifier | modifier le code]

Décoration[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Jean Baubérot. Laïc hérétique, Alice Géraud, liberation.fr, 31 mars 2014
  2. Laïcité 1905-2005, entre passion et raison, Seuil, 2004
  3. Jean Baubérot, Les sept laïcités françaises. Le modèle français de laïcité n'existe pas, Paris, Maison des Sciences de l'Homme, , 173 p. (ISBN 9782735119851)
  4. Henri Peña-Ruiz 2003
  5. Régis Meyran, "Laïcité, le conflit des modèles", Sciences humaines, n° 270S, mai 2015, p. 25.
  6. Jean Baubérot, Histoire de la laïcité en France, PUF, coll. "Que sais-je?", 2013, p. 105.
  7. http://www.liberation.fr/societe/2014/03/31/jean-bauberot-laic-heretique_992073 Cette« Pensée profuse qui semble glisser totalement sur les politiques. Après son non-vote à la commission Stasi, Chirac lui demandera très sérieusement : «Baubérot, est-ce parce que vous êtes protestant que vous n’avez pas voté la proposition ? »
  8. http://www.ifop.com/?option=com_publication&type=poll&id=3232 La Laïcité est « Importante pour une immense majorité des Français, aussi bien à l'école (87 %) que pour l'identité de la France (84 %), la laïcité apparaît aujourd'hui comme beaucoup plus en danger qu'il y a dix ans : quatre Français sur cinq (81 %) font cet amer constat. Ils n'étaient "que" 58 % en 2005. Ce danger est principalement imputé au fait que de plus en plus de personnes portent des signes religieux ostensibles »
  9. Jean Baubérot, Histoire de la laïcité en France, PUF, coll. "Que sais-je?", 2013, p. 118.
  10. Raphaël Liogier, "L'islamisation est un mythe", lemonde.fr, 28 mars 2013.
  11. Jean Baubérot, Histoire de la laïcité en France, PUF, coll. "Que sais-je?", 2013, p. 118-122.
  12. Le rapport Baroin énonce ainsi que la laïcité pourrait devenir une « valeur de droite ». Cf. "Introduction" et "Conclusion", in François Baroin, Pour une nouvelle laïcité, Rapport au premier ministre, 2003.
  13. Jean Baubérot, Histoire de la laïcité en France, PUF, coll. "Que sais-je?", 2013, p. 120.
  14. Jean Baubérot, "Une laïcité conviviale", Revue du MAUSS, 2014/1, no 43, p. 201.
  15. Stéphanie Hennette Vauchez et Vincent Valentin, L'affaire Baby Loup ou la nouvelle laïcité, LGDJ, coll. "Exégèses", 2014, 116 p.
  16. "La présence de la religion est désormais jugée insupportable", Libération.fr, 28 novembre 2014.]
  17. Régis Meyran, "Laïcité, le conflit des modèles", Sciences humaines, n° 270S, mai 2015, p. 24-27.
  18. a et b "La laïcité, une interprétation fallacieuse de la neutralité de l'État. Entretien avec Jean Baubérot", lexpress.fr, 6 février 2015.
  19. Jean-Pierre Ricard, "Laïcité de l'État, laïcité de la société", discours du Cardinal Ricard au Centre Culturel Saint-Louis de Français de Rome, 27 septembre 2012 (discours reproduit dans le journal La Croix).
  20. "Les nouvelles donnes de la laïcité. Entretien avec Jean Baubérot et Micheline Milot", Esprit, 2011/2, p. 82-90.
  21. Jean Baubérot, "Sécularisation, laïcité, laïcisation", EMPAN, 2013/2, no 90, p. 31-38.
  22. "Quelle laïcité aujourd'hui?", portail vie-publique.fr, 30 mai 2006.
  23. http://www.vie-publique.fr/th/glossaire/laicite.html
  24. Communiqué de la Cour de cassation relatif à l'arrêt Baby Loup de l’Assemblée plénière du 25 juin 2014.
  25. a, b et c Olivia Bui-Xuan, "L'espace public : l'émergence d'une nouvelle catégorie juridique ?", Revue française de droit administratif, 2011, p. 511
  26. Christine Delphy et Raphaël Liogier, "Nouvelle laïcité ou ordre moral ?", lacroix.com, 4 juillet 2013.
  27. Alain Bondeele, responsable du groupe de travail sur la laïcité au sein de la Ligue des Droits de l'Homme, lors de son audition par la mission d'information sur la pratique du port du voile intégral sur le territoire national: « Il ne faut pas confondre la sphère publique, qui s'oppose à la sphère privée dans la loi de 1905, et l'espace public. Il s'agit d'une dérive extrêmement grave. Durant les débats qui ont conduit à la loi de 1905, il a été question de réglementer les costumes religieux catholiques. Le rapporteur, Aristide Briand, avait alors demandé si l'on allait faire la chasse aux religieux, sachant qu'à l'époque, il y avait à l'assemblée des prêtres en soutane. Réglementer, au nom de la laïcité les vêtements me semble absurde, même s'il est gênant de voir des femmes adopter le voile intégral ou, de manière générale, des gens afficher leur religion de manière ostensible. Mais la laïcité doit permettre un pluralisme. » (Rapport de la mission d'information sur la pratique du port du voile intégral sur le territoire national, 26 janvier 2010, pp. 376-377).
  28. Audition de Marc Blondel, président de la Fédération nationale de la libre pensée, par la mission d'information sur la pratique du port du voile intégral sur le territoire national (Rapport de la mission d'information sur la pratique du port du voile intégral sur le territoire national, 26 janvier 2010, p. 344).
  29. Raphaël Liogier (Une laïcité "légitime". La France et ses religions d'État, Entrelas, 2006, et Ce populisme qui vient, Textuel, 2013) cité par Régis Meyran, "Laïcité, le conflit des modèles", Sciences humaines, n° 270S, mai 2015, p. 26.
  30. a et b Frédéric Dieu, "Laïcité et espace public", Revue du droit public et de la science politique en France et à l'Étranger, 01 mai 2013 no 3, p. 566.
  31. Pierre-Henri Prélot, "Les signes religieux et la loi de 1905", Société, droit et religion, 2012/1 (Numéro 2), p. 25-46.
  32. Rapport de la Commission Stasi, 11 décembre 2003.
  33. Rapport de Jean-Louis Debré à l'Assemblée Nationale, 4 décembre 2003.
  34. Rapport de Pascal Clément à l'Assemblée Nationale, 28 janvier 2004.
  35. Rapport au Sénat de Jacques Valade, 25 février 2004.
  36. Henri Peña-Ruiz 2003, p. 16

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]