Laurent Saint-Martin

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Laurent Saint-Martin
Illustration.
Laurent Saint-Martin en mai 2018.
Fonctions
Rapporteur général du budget
de l'Assemblée nationale
En fonction depuis le
(1 an et 5 jours)
Législature XVe
Prédécesseur Joël Giraud
Député de la 3e circonscription du Val-de-Marne
En fonction depuis le
(3 ans, 6 mois et 30 jours)
Élection 18 juin 2017
Législature XVe
Groupe politique LREM
Prédécesseur Roger-Gérard Schwartzenberg
Biographie
Date de naissance (35 ans)
Lieu de naissance Toulouse
Nationalité Française
Parti politique PS (2009-2012)
LREM (depuis 2016)
Diplômé de EDHEC Business School

Laurent Saint-Martin, né le à Toulouse, est un homme politique français.

D'abord membre du Parti socialiste, il rejoint La République en marche (LREM) en 2016, puis est élu député dans la troisième circonscription du Val-de-Marne lors des élections législatives de 2017. Il intègre la commission des Finances, dont il est élu vice-président.

Depuis , il est membre du bureau exécutif de LREM chargé de la prospective. En janvier 2020, il est élu rapporteur général du budget et devient le plus jeune parlementaire à exercer ces fonctions sous la Cinquième République.

Formation[modifier | modifier le code]

Laurent Saint-Martin effectue sa scolarité au collège et lycée Bellevue de Toulouse, puis entre en classes préparatoires économiques et commerciales au lycée Saliège[1].

Il est admis en 2005 à l'EDHEC, où il effectue un master en finance. Il est diplômé en 2009[2],[3]. Il effectue du volontariat au Pérou, Burkina Faso, Ghana et au Cambodge, auprès de plusieurs organisations non gouvernementales, parmi lesquelles Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières ou Groupe énergies renouvelables, environnement et solidarités.[réf. nécessaire]

Carrière[modifier | modifier le code]

Il est recruté en 2010 dans la branche Nord-Pas-de-Calais d'Oséo. Il y est chargé d'affaire innovation, puis devient puis responsable études dans la région Picardie[4].

En 2013, il rejoint Bpifrance au poste de délégué innovation en Île-de-France.

Il est ensuite chargé de mission à la direction relation avec les entreprises d'Euronext entre 2016 et 2017[5].

En parallèle, il s'engage en 2013 au sein du think tank En Temps Réel[6] en tant que secrétaire général, où il a notamment coordonné des travaux sur l'ajustement des politiques publiques en période de croissance faible ou sur les expériences sociales-démocrates en Europe et à travers le monde[7]. Il démissionne de ce think tank en pour participer activement au mouvement politique En Marche !.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts au Parti socialiste[modifier | modifier le code]

Laurent Saint-Martin est membre du Parti socialiste de 2009 à 2012[8].

Au sein de La République en marche[modifier | modifier le code]

Référent d'En marche ! pour le 17e arrondissement de Paris[8] pendant la campagne pour l’élection présidentielle, il est investi candidat pour les Élections législatives françaises de 2017 dans la troisième circonscription du Val-de-Marne sous les couleurs de La République en marche (LREM).

Il est parmi les premiers soutiens de Stanislas Guerini lorsque celui-ci brigue le poste de délégué général de LREM[8]. En , il est nommé membre du bureau exécutif de LREM chargé de la prospective[9].

En novembre 2019, il a été chargé d’une mission sur la laïcité avec la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa[10].

Députation[modifier | modifier le code]

Activité législative[modifier | modifier le code]

Le , Laurent Saint-Martin est élu député avec 51,64% des voix[11]. Il siège à la Commission des Finances, de l'Économie générale et du Contrôle budgétaire, dont il est vice-président[12]. Il est d'abord élu au poste de rapporteur général du budget, avec deux voix d'avance sur Joël Giraud, mais s'accorde finalement avec ce dernier, à qui Emmanuel Macron avait proposé le poste[13], pour le lui laisser durant la première moitié de la législature[14].

En , Laurent Saint-Martin est désigné par son groupe pour être responsable du projet de loi pour un État au service d'une société de confiance, plus connu sous le nom « droit à l’erreur »[15],[16].

En , il est nommé co-rapporteur de la mission d’information sur l’assujettissement à la fiscalité américaine des Français nés aux États-Unis[17], aux côtés de Marc Le Fur, vice-président de l’Assemblée nationale[18].

A l’automne 2018, il lui est proposé un poste de secrétaire d’État au ministère de l'Économie et des Finances mais il refuse, sans raisons politiques selon lui et se disant « très attaché au Parlement »[8].

Laurent Saint-Martin a été désigné député le plus actif du Val-de-Marne en 2018 selon un classement du Parisien[19]. Parmi ses actions les plus remarquées figurent son engagement en faveur de la baisse de la dépense publique[20], le renforcement de l’évaluation par le Parlement des politiques publiques afin de mieux contrôler l’utilisation de l’argent public[21] et la suppression d’une cinquantaine de petites taxes à faible rendement[7]. En tant que rapporteur général, il a lancé le Grenelle de la dépense fiscale[22] et plaide pour une meilleure lisibilité de la fiscalité[23].

Lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2019, il propose la création du Fonds pour l’accélération du financement des start-ups d’État, doté de cinq millions d’euros[24].

En , il est chargé par le Premier ministre, Edouard Philippe, d'une mission visant à réformer le dispositif national d'identification, de saisie et de confiscation des avoirs criminels[25].

Rapporteur général du budget[modifier | modifier le code]

Le , il est élu rapporteur général de la commission des Finances de l'Assemblée nationale à l'unanimité[26],[27]. Plus jeune député à exercer ces fonctions sous la Ve République[7], Laurent Saint-Martin a ainsi la responsabilité d’assurer le lien entre le Gouvernement et le Parlement sur tous les textes financiers et budgétaires examinés à l’Assemblée nationale. Le Monde souligne alors qu'il « a plutôt revêtu les habits du légitimiste » jusqu'alors, en n'ayant « jamais un mot contre l’exécutif ni contre ses collègues »[8].

Activité dans sa circonscription[modifier | modifier le code]

En , Laurent Saint-Martin initie « Les laboratoires législatifs »[28]. Il s'agit de groupes de travail transpartisans qui visent à orienter l’action du député par des concertations citoyennes sur des textes législatifs en cours de discussion ou prochainement discutés à l’Assemblée nationale[29]. Afin d’assurer l’intérêt et l’efficacité du travail réalisé pendant la réunion, les participants reçoivent en amont des éléments (fiches techniques, articles de presse, documentation administrative...) leur permettant de préparer le travail de groupe[30]. A partir de mi-mars 2020 et en raison du confinement, il propose à aux citoyens de sa circonscription des "laboratoires législatifs" en visioconférence[31].

A la suite de la promulgation de la loi organique entérinant la suppression de la réserve parlementaire, il soutient l’augmentation des crédits alloués au fonds pour le développement de la vie associative (FDVA)[32].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Dans le contexte de la pandémie de Covid-19, il déclare que l'Union européenne devra accepter de « reprendre une partie des déficits », et propose d'abaisser les « impôts de production » pour relancer l’activité, estimant qu'ils ont « grévé la capacité de nos entreprises à produire chez nous » et conduit à des délocalisations[33].

Il est en faveur d’un débat annuel sur la dette au Parlement et de la suppression des petites taxes à faible rendement[12].

Publication[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Laurent Saint-Martin, Député du Val-de-Marne - Ma biographie », sur www.laurentsaintmartin.fr (consulté le 20 février 2020).
  2. Le Figaro.fr, « Laurent Saint-Martin », sur Le Figaro.fr (consulté le 9 septembre 2020)
  3. EDHEC Alumni, « EDHEC Alumni », sur alumni.edhec.edu (consulté le 9 septembre 2020)
  4. « Biographie de Laurent Saint-Martin publiée par le Parlement européen ».
  5. « Laurent Saint-Martin », sur Linkedin/
  6. « En temps réel - Le Think tank du débat progressiste », sur En temps Reel (consulté le 20 août 2017).
  7. a b et c « Budget : Laurent Saint-Martin, un député légitimiste dans le rôle de vigie », Les Echos,‎ (lire en ligne, consulté le 20 février 2020).
  8. a b c d et e Manon Rescan et Audrey Tonnelier, « Laurent Saint-Martin, un macroniste fidèle choisi pour le budget », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 15 janvier 2020).
  9. « Val-de-Marne : le député Laurent Saint-Martin (LREM) prend du galon », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  10. Le Figaro avec AFP, « La République en marche lance une «mission laïcité» pour définir sa doctrine », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 20 février 2020).
  11. Clawdia Prolongeau, « Législatives 2017 : Laurent Saint-Martin remporte la 3e circonscription du Val-de-Marne », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  12. a et b « Laurent Saint-Martin, un pur macroniste comme nouveau rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale », sur Challenges (consulté le 9 septembre 2020)
  13. Diane de Fortanier, « [Portrait] Laurent Saint-Martin, apprenti patron du budget - Contexte », Quotidien,‎ (lire en ligne, consulté le 19 septembre 2017).
  14. « Joël Giraud : « J’écouterai tous les secteurs impactés par les textes », sur contexte.com, (consulté le 25 août 2017).
  15. « Loi du 10 août 2018 pour un Etat au service d'une société de confiance », sur www.vie-publique.fr, (consulté le 12 septembre 2018).
  16. Assemblée Nationale, « Fonction publique : un Etat au service d'une société de confiance », sur Assemblée nationale (consulté le 12 septembre 2018).
  17. « Laurent Saint-Martin planche sur la fiscalité des Français nés aux Etats-Unis | 94 Citoyens », 94 Citoyens,‎ (lire en ligne, consulté le 12 septembre 2018).
  18. Assemblée Nationale, « Mission d’information sur l’assujettissement à la fiscalité américaine des Français nés aux États-Unis - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 12 septembre 2018).
  19. « Découvrez notre classement des députés du Val-de-Marne », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 20 février 2020).
  20. « Les députés veulent débattre du niveau de la dette publique », sur Les Echos, (consulté le 20 février 2020).
  21. « «Le Printemps de l’évaluation ou la séparation effective des pouvoirs». La tribune de Laurent Saint-Martin (LREM) », sur L'Opinion, (consulté le 20 février 2020).
  22. « Laurent Saint-Martin, un pur macroniste comme nouveau rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale », sur Challenges (consulté le 20 février 2020).
  23. « Passer de la jungle fiscale au jardin à la française », sur Les Echos, (consulté le 20 février 2020).
  24. Jacques Cheminat, « Les députés valident un fonds d'investissement pour les start-ups d'Etat », CIO,‎ (lire en ligne).
  25. « Le gouvernement souhaite développer les saisies et confiscations des avoirs criminels », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  26. « Budget : « Nous devons être beaucoup plus vigilants sur la dépense et la dette » (Laurent Saint-Martin, LREM) », sur L'Opinion, (consulté le 15 janvier 2020).
  27. Anne de Guigné, « Laurent Saint-Martin, nouveau chef du budget à l’Assemblée », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 15 janvier 2020).
  28. « Le député Laurent Saint-Martin lance son laboratoire législatif | En Marche ! », sur En Marche ! (consulté le 19 septembre 2017).
  29. « Val-de-Marne : le labo législatif du député rassemble 80 personnes à l’Assemblée nationale », Le Parisien, .
  30. « Val-de-Marne : le laboratoire à idées du député macroniste », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 19 septembre 2017).
  31. Par C. Dubois Auteur Val-de-Marne, « Budget participatif des parcs du Val-de-Marne: place au vote citoyen », sur 94 Citoyens, (consulté le 9 décembre 2020)
  32. « Val-de-Marne : Saint-Martin (LREM) informe les associations », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  33. Lilian Alemagna, « «Travailler plus»: le gouvernement prépare les Français à un «après» difficile », sur liberation.fr, (consulté le 13 avril 2020).

Liens externes[modifier | modifier le code]