Mathieu Bock-Côté

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Mathieu Bock-Côté
Portrait de Mathieu Bock-Côté
Mathieu Bock-Côté en janvier 2017
Biographie
Naissance
à Lorraine, Québec, Canada
Nationalité Canadien
Thématique
Formation Université de Montréal
Université du Québec à Montréal
Titres Ph.D.
Profession Journaliste, chroniqueur de presse et essayiste (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Employeur Université de MontréalVoir et modifier les données sur Wikidata
Approche Conservatisme
Souverainisme
Nationalisme québécois
Intérêts Sociologie politique, philosophie politique
Œuvres principales
  • La cité identitaire (2007)
  • La dénationalisation tranquille : mémoire, identité et multiculturalisme dans le Québec post-référendaire (2007)
  • Fin de cycle (2012)
  • Exercices politiques (2013)
  • Le multiculturalisme comme religion politique (2016)
  • Le nouveau régime (2017)
  • "L'empire du politiquement correct" (2019)

Mathieu Bock-Côté, né en 1980 à Lorraine au Québec (Canada), est un sociologue de formation, essayiste et chroniqueur québécois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Mathieu Bock-Côté grandit dans la banlieue nord de Montréal. Son père a été professeur d’histoire du Québec au Collège de Rosemont (collège d’enseignement général et professionnel, ou cégep).

Dans sa jeunesse, il fait une brève incursion en politique. En 2000, Mathieu Bock-Côté présente sa candidature pour la présidence du Comité national des jeunes du Parti québécois, sans succès[1]. En 2001, il est responsable du contenu au sein du Forum jeunesse du Bloc québécois. Avec deux autres membres du forum, Guillaume Ducharme et Benjamin Gagnon, il rédige le mémoire La situation du français et le chantier du redressement national - Pour une conception nationaliste du français au Québec[2]. Soumis en février 2001 aux États généraux sur la situation et l'avenir de la langue française au Québec, le mémoire suscite les critiques de la direction du parti, ce qui entraîne la démission de ses rédacteurs[3],[4]. Le 19 mars, La Presse canadienne annonce que le Bloc québécois renvoie Guillaume Ducharme, le président de l'aile jeunesse[5], une fausse information qui est démentie dans les jours suivants[6],[7]. Le 27 mars, Le Devoir publie une lettre dans laquelle Ducharme, Bock-Côté et Gagnon affirment qu'ils démissionnent du Forum jeunesse, mentionnant que leurs idées et leurs convictions ont été diabolisées[8].

« Si je demeure souverainiste, je ne suis plus militant péquiste depuis longtemps. »

— Mathieu Bock-Côté, Loi 101 au cégep : OUI[9]!

Formation[modifier | modifier le code]

Il est diplômé en philosophie de l'université de Montréal et titulaire d'une maîtrise en sociologie de l'Université du Québec à Montréal et d'un doctorat en sociologie de la même université[10],[11]. Ses recherches portent principalement sur le nationalisme québécois, le conservatisme occidental et la démocratie occidentale depuis les années 1960[12].

Carrière[modifier | modifier le code]

Il a enseigné à l’Université du Québec à Montréal et à l’université de Montréal[réf. nécessaire]. En 2013, il est chargé de cours à l’école de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke[11]. Il est ensuite chargé de cours à HEC Montréal[13].

Il a collaboré à la revue Égards et au journal 24H Montréal[14]. Il est aujourd'hui chroniqueur et blogueur pour Le Journal de Montréal[15]. Il publie également des chroniques mensuelles dans le journal La Vie agricole.

En 2012.

Il écrit régulièrement des lettres ouvertes publiées par différents médias tels La Presse et Le Devoir. Il fait des apparitions à la radio et à la télévision, notamment à Télé-Québec[12] et à LCN[16],[17],[18].

En France, il collabore, par le truchement d'éditoriaux, au journal Le Figaro, ainsi qu'à sa rubrique en ligne de débats « Figaro Vox »[19]. Il y défend notamment les racines et l'identité chrétiennes de la France[20]. En , Mediapart annonce qu'il va devenir rédacteur en chef de la revue Recomposition, créée par Alexandre Devecchio[21].

Depuis 2019, il est membre du Conseil d'orientation de l'Institut Thomas More[22].

Le 17 août 2019, il tient une conférence sur la liberté d'expression devant le congrès de la Commission de la Relève de la Coalition Avenir Québec[23].

Philosophie[modifier | modifier le code]

Souverainiste, Mathieu Bock-Côté dénonce la dénationalisation et l’oubli de la dimension identitaire de la lutte pour l’indépendance[24],[25]. Il expose ses idées dans La Dénationalisation tranquille, un essai publié à l'automne 2007.

Il devient collaborateur à L'Action nationale. Depuis la controverse québécoise sur les accommodements raisonnables, il critique le multiculturalisme à partir d’une défense conjuguée de la démocratie libérale et de la nation comme communauté historique[26].

L'écrivain Louis Cornellier, dans une tribune publiée dans Le Devoir, le considère comme issus des « nationalistes conservateurs ». Selon lui, il critique « le culte du pluralisme et les accommodements raisonnables au nom de la protection des valeurs québécoises, pas toujours bien définies », par opposition à un modèle « libéral-pluraliste favorisant une laïcité ouverte et les accommodements raisonnables, au nom de la liberté de conscience et de l'intégration »[27]. C'est la pensée et le parcours d'Alain Finkielkraut qui l'inspirent[28]. Mathieu Bock-Côté juge très positivement L'Identité malheureuse d'Alain Finkielkraut et a été son invité dans l'émission Répliques sur France Culture les 27 août 2007 et 18 mai 2019, où il a abordé respectivement les questions du souverainisme[29] et du politiquement correct[30].

Notoriété[modifier | modifier le code]

En France, 20 minutes le décrit en 2017 comme une nouvelle voix de la droite conservatrice[31].

Début 2019, le reporter Luc Chartrand, de Radio Canada estime à son sujet, qu'il est « un intellectuel dont l’influence a grandi ces dernières années », qui « voit dans les niveaux d’immigration élevés et dans la politique canadienne du multiculturalisme des menaces pour la nation québécoise »[32].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • Mathieu Bock-Côté (dir.) et Jacques Beauchemin (dir.), La Cité identitaire, Athéna Éditions, , 304 p.
  • Mathieu Bock-Côté, La Dénationalisation tranquille : mémoire, identité et multiculturalisme dans le Québec post-référendaire, Boréal, , 216 p.
  • Mathieu Bock-Côté, Fin de cycle, Boréal, , 185 p.
  • Mathieu Bock-Côté, Exercices politiques, VLB éditeur, , 384 p. (ISBN 978-2-89649-535-1)[33].
  • Mathieu Bock-Côté, Le Multiculturalisme comme religion politique, Éditions du Cerf, , 368 p. (ISBN 978-2-20411-091-4)
  • Mathieu Bock-Côté, Le Nouveau Régime : essais sur les enjeux démocratiques actuels, Boréal, , 328 p. (ISBN 978-2-76462-419-7)
  • Mathieu Bock-Côté, L'Empire du politiquement correct, Éditions du Cerf, , 299 p. (ISBN 978-2-20411-636-7).

Livres d'entretiens[modifier | modifier le code]

  • Louis-André Richard, La Cité des ombres : construire une société juste : un débat entre Mathieu Bock-Côté et Roch Bolduc, Québec, Presses de l’Université Laval, 2015.
  • Jacques Godbout, Le Tour du jardin : entretiens avec Mathieu Bock-Côté sur les livres, la politique, la culture, la religion, le Québec et la saisine, Montréal, Boréal, 2014.

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 2018 : « Tapis rouge » international de l'Académie de la Carpette anglaise, « pour la constance avec laquelle il fait vivre la coopération franco-québécoise »[34].
  • 2018 : Prix Omer-Héroux, pour « sa contribution à la cause indépendantiste québécoise »[35].
  • 2019 : Prix prestige « Impératif français » (volet politique), pour « sa remarquable contribution au débat sur l'identité québécoise »[36].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre O'Neill, « Nouvelle effervescence chez les jeunes péquistes », Le Devoir,‎ , A1.
  2. Guillaume Ducharme et Mathieu Bock-Côté, La situation du Français et le chantier du redressement national - Pour une conception nationaliste du français au Québec, Forum jeunesse du Bloc québécois, , 14 p. (lire en ligne).
  3. « Bloc Québécois - Identité nationale et citoyenneté », sur http://archives.vigile.net,
  4. Joëlle Quérin, « Mathieu Bock-Côté, La dénationalisation tranquille, Boréal, Montréal, 2007 », dans Politique et sociétés, vol. 28, no 1, 2009, p. 259. Recension d'ouvrage (lire en ligne)
  5. La Presse canadienne, « Le Bloc québécois éconduit le président de son aile jeunesse », La Presse canadienne,‎
  6. Association du Bloc Québécois de l’Université Laval, « Le président des jeunes bloquistes n’a pas été viré ! », 20 mars 2001.
  7. Anik Pouliot et autres, « Les membres démissionnaires du Forum Jeunesse rectifient les faits », 21 mars 2001.
  8. Guillaume Ducharme, Mathieu Bock-Côté et Benjamin Gagnon, « Pourquoi nous démissionnons du Forum jeunesse du Bloc québécois », Le Devoir,‎ , A6 (lire en ligne).
  9. Mathieu Bock-Côté, « Loi 101 au cégep : OUI! », 24H Montréal, .
  10. Soutenance de thèse en sociologie de monsieur Mathieu Bock-Côté, Université du Québec à Montréal (consulté le 7 octobre 2013).
  11. a et b Biographie de Mathieu Bock-Côté, Le Journal de Montréal (consulté le 7 octobre 2013).
  12. a et b « Débatteurs - Mathieu Bock-Côté », sur http://lajoute.telequebec.tv, Télé-Québec, .
  13. Mathieu Bock-Côté, « Mélancolie conservatrice », Le Figaro, samedi 29 / dimanche 30 avril 2017, page 16.
  14. Mathieu Bock-Côté, « Chroniques Mathieu-Bock Côté », 24H Montréal,
  15. http://www.journaldemontreal.com/auteur/mathieu-bock-cote
  16. « Entrevue accordée au réseau LCN portant sur les politiques d'immigration de l'Action démocratique du Québec », sur http://lcn.canoe.ca, Le Canal Nouvelles (LCN), .
  17. « Entrevue accordée au réseau LCN portant sur le déclin du français au Québec et à Montréal », sur http://lcn.canoe.ca, LCN, .
  18. « Entrevue accordée au réseau LCN portant sur les principales caractéristiques de la Génération Y », sur http://lcn.canoe.ca, LCN, .
  19. lefigaro.fr, « Les églises font partie de l'identité de la France » (consulté le 10 septembre 2015)
  20. « Un Québécois amoureux de la France, La Nef N°291 D'AVRIL 2017. Magazine mensuel, catholique et indépendant. », sur La Nef.net,
  21. https://www.mediapart.fr/journal/france/190118/l-union-des-droites-commence-par-les-medias.
  22. « Qui sommes-nous ? – Institut Thomas More », sur institut-thomas-more.org (consulté le 25 juin 2019)
  23. Zone Politique- ICI.Radio-Canada.ca, « Des prix incluant les taxes à la protection des données : les idées des jeunes de la CAQ », sur Radio-Canada.ca (consulté le 19 août 2019)
  24. Mathieu Bock-Côté, « Le cul-de-sac progressiste du Parti Québécois » », L’Action nationale,‎ (lire en ligne).
  25. Mathieu Bock-Côté, « Quand les péquistes reviennent au bon sens », Le Devoir,‎ , A9 (lire en ligne).
  26. Mathieu Bock-Côté, « La religion multiculturelle contre la démocratie », Le Devoir,‎ , A9 (lire en ligne).
  27. Louis Cornellier, « Comment être sainement pluralistes ? », Le Devoir,‎ (lire en ligne).
  28. Voir l'article qu'il lui a consacré
  29. Vidéo de l'émission.
  30. « Page de l'émission "Répliques" », sur www.franceculture.fr, (consulté le 18 mai 2019)
  31. « Mathieu Bock-Côté, nouvelle voix de la droite conservatrice en France », sur www.20minutes.fr (consulté le 1er mars 2019)
  32. « Le Québec face à l’islamophobie », sur ICI Radio-Canada.ca (consulté le 1er mars 2019)
  33. Louis Cornellier, « Mathieu Bock-Côté, le conservateur républicain », Le Devoir, 9 novembre 2013 (consulté le 9 novembre 2013).
  34. MAR, « Premier prix Tapis rouge qui illustre et défend la langue française », sur Avenir de la langue française, (consulté le 30 novembre 2018).
  35. « Bernard Landry sera honoré au Dîner des patriotes », TVA Nouvelles,‎ (lire en ligne, consulté le 30 novembre 2018).
  36. « Prix prestige « Impératif français » 2018-2019 », sur www.imperatif-francais.org, (consulté le 24 mars 2019).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]