Amine El Khatmi

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Amine El Khatmi
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Fonctions
Président
Printemps républicain
depuis
Conseiller communautaire du Grand Avignon (d)
Mandature 2014-2020 des communes et intercommunalités de France (d)
Avignon
depuis le
Conseiller municipal d'Avignon (d)
Mandature 2014-2020 des communes et intercommunalités de France (d)
Biographie
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Parti politique

Amine El Khatmi, né le à Avignon, est un homme politique français.

Membre du Parti socialiste (PS) depuis 2003, il est, de 2014 à 2020, conseiller municipal d'Avignon et conseiller communautaire du Grand Avignon. En 2016, il cofonde le Printemps républicain, qu’il préside depuis 2017.

Il est chroniqueur sur CNews en 2021.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Amine El Khatmi naît le à Avignon dans le quartier populaire de la Reine-Jeanne, de parents d'origine marocaine : son père est routier puis ouvrier dans le BTP, sa mère femme de ménage[1]. Il indique être issu d'un « environnement exclusivement arabe musulman »[2].

Il se dit « musulman pratiquant »[1] et indique qu'il « [fait] les grandes fêtes, l'Aïd, le Ramadan, mais pas les cinq prières quotidiennes[2]. »

Il a suivi des cours au conservatoire régional et a fait partie de la maîtrise de l'opéra d'Avignon[1].

Militantisme[modifier | modifier le code]

Au sein du PS[modifier | modifier le code]

Il adhère au PS en 2003 ou en 2004 selon les sources, à l’âge de 15 ou 16 ans, en réaction à l'accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle, puis à la fermeture des centres sociaux d'Avignon par la municipalité RPR[3],[1],[2].

Il milite pour Arnaud Montebourg, notamment lors des élections législatives de 2007, et pour Ségolène Royal, dont il contribue à animer la campagne présidentielle[3] : très actif, il est le protagoniste principal d'un épisode de l'émission Strip-tease[1]. Il est ensuite collaborateur du président[Qui ?] du conseil général de l’Allier, puis de la députée Anne-Yvonne Le Dain[3]. Il soutient Ségolène Royal jusqu'au congrès de La Rochelle en 2012[1], puis Manuel Valls[4].

En , il indique avoir été évincé du conseil national du PS pour avoir soutenu Emmanuel Macron au premier tour de l'élection présidentielle[5].

En 2021, Slate indique qu'il « n'a jamais caché sa proximité avec celle qui est devenue vice-présidente du groupe LREM à l'Assemblée nationale : Aurore Bergé[6]. »

Printemps républicain[modifier | modifier le code]

Cofondateur de l'association Printemps républicain, lancée par Laurent Bouvet et Gilles Clavreul, il se fait largement applaudir lors du lancement de celle-ci en 2016[1]. Il en devient le président en , succédant à Denis Maillard[6],[4]. En 2018, Regards indique qu'il est l'un des rares membres actifs au nom de l'association sur les réseaux sociaux, avec Laurent Bouvet, Gilles Clavreul et Nassim Seddiki[7].

Réseaux sociaux[modifier | modifier le code]

Il se montre particulièrement actif et suivi sur les réseaux sociaux : en 2017, il dispose de 4 500 abonnés sur Facebook et de 8 000 sur Twitter[2] ; en 2021, il a 36 000 abonnés sur Twitter[8]. En 2020, Le Point estime qu'il « appartient au club peu envié des figures que les réseaux sociaux adorent détester[9]. »

Controverses[modifier | modifier le code]

En , son tweet, dans lequel il se dit « affligé » par les piques de l’enseignante Wiam Berhouma contre Alain Finkielkraut dans l’émission Des paroles et des actes, lui vaut d'être largement ciblé sur internet, notamment de la part de militants musulmans. Najat Vallaud-Belkacem, alors ministre, dénonce « les menaces et le harcèlement » qui le visent[1]. Il reçoit également le soutien de Jean-Christophe Cambadélis[10], dont il met cependant en cause le retard[2].

En , il demande l'annulation du spectacle de Dieudonné à Avignon et porte plainte contre ce dernier après avoir découvert une menace à son encontre sur Facebook[11].

Élu local en Provence-Alpes-Côte d’Azur (2014-2020)[modifier | modifier le code]

Amine El Khatmi est élu au conseil régional des jeunes de Provence-Alpes-Côte d'Azur en 2004, sous la mandature de Michel Vauzelle[3],[2]. Il se lie alors avec la conseillère régionale Cécile Helle[3],[2].

Lors des élections municipales de 2014, il est élu à Avignon sur la liste menée par Cécile Helle : il devient adjoint au maire au quartier nord, où il a grandi, et conseiller communautaire du Grand Avignon[3].

Au début de 2017, Cécile Helle lui retire sa délégation d'adjoint[2] ; il est désormais chargé de la lecture publique et des bibliothèques[12]. En , il quitte la majorité, affirmant avoir été écarté de la création d'un festival de la bande dessinée[13],[12]. En , il annonce son intention de saisir le préfet et le Défenseur des droits pour pouvoir réintégrer les commissions du conseil municipal[14]. En , il rejoint le groupe d'opposition « Bien vivre Avignon » présidé par Jean-Pierre Cervantès (Europe Écologie Les Verts)[15].

Pour les élections municipales de 2020, il est annoncé sur la liste EELV menée par Jean-Pierre Cervantès mais Sandra Regol, porte-parole du parti, assure qu'il n’aura pas sa place sur celle-ci[16],[17]. Il n'est finalement pas candidat[6].

Chroniqueur sur CNews[modifier | modifier le code]

Il est chroniqueur sur CNews depuis 2021[18],[6].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Le magazine Slate analyse ce qu'il présente comme une évolution idéologique d'Amine El Khatmi depuis la fondation du Printemps républicain, relevant par exemple ses propos de  : « Pardon mais j'ai un malaise en lisant “les musulmans devraient donner de la voix et se désolidariser”. » Après l'attentat contre Charlie Hebdo de 2015, il exhorte en revanche les musulmans à « donner de la voix, hurler [leur] colère et dénoncer, inlassablement, le dévoiement de l'islam par des barbares[19]. »

Il est opposé à l’interdiction du voile à l’université et pour les mères en sorties scolaires, et réclame une loi qui interdirait aux élus d’arborer des signes religieux[1].

Il est opposé au droit de vote des étrangers et privilégie un accès simplifié à la naturalisation[1].

Entre les deux tours des élections régionales de 2021, il salue le refus de Carole Delga (PS) de fusionner avec la liste de La France insoumise (LFI) en Occitanie, condamne l'union des listes PS et LFI en Île-de-France et annonce son intention de voter pour la liste de droite dirigée par Valérie Pécresse face à « cette gauche qui pactise avec l'extrême-gauche indigéniste, racialiste et anti-républicaine[20]. »

Publications[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i et j Guillaume Gendron, « Amine El Khatmi, foi républicaine », sur liberation.fr, (consulté le ).
  2. a b c d e f g et h Laurent Rugiero, « Laïcité : le "J'accuse" d'un élu socialiste musulman d'Avignon », sur laprovence.com, (consulté le ).
  3. a b c d e et f Gaël Brustier, « L’élu de la semaine : Amine El Khatmi », sur Maison des élus.fr, (consulté le ).
  4. a et b Ellen Salvi, « L’offensive de Valls et des “laïcistes” en Macronie », sur Mediapart, (consulté le ).
  5. Antoine Maes, « "Le Parti socialiste a décidé de se lancer dans une purge" », sur rmc.bfmtv.com, (consulté le ).
  6. a b c et d Romain Gaspar, Isabelle Kersimon et Pierre Maurer, « Peu d'adhérents mais des relais puissants, que pèse vraiment le Printemps républicain ? », sur Slate, (consulté le ).
  7. Loïc Le Clerc, « Le Printemps républicain, ce boulet aux pieds du Parti socialiste », sur regards.fr, (consulté le ).
  8. Jean Stern, « Le printemps israélien de la députée Aurore Bergé », sur Orient XXI, (consulté le ).
  9. Clément Pétreault, « Amine El Khatmi, la mauvaise conscience de la gauche », sur lepoint.fr, (consulté le ).
  10. Matthieu Baumier, « Amine El Khatmi, victime du racisme… antilaïque », sur Causeur.fr, (consulté le ).
  11. « Avignon : un conseiller municipal porte plainte contre Dieudonné après un message menaçant », sur europe1.fr, (consulté le ).
  12. a et b « Avignon : l'élu Amine El Khatmi dénonce "le mépris" dont il fait l'objet », sur midilibre.fr, (consulté le ).
  13. Mireille Martin, « Avignon : l’élu Amine El Khatmi claque la porte de la majorité », sur ledauphine.com, (consulté le ).
  14. « Privé de commission, l'élu Amine El Khatmi va saisir le préfet et le Défenseur des droits », sur ledauphine.com, (consulté le ).
  15. Mireille Martin, « A un an des municipales, le groupe "Bien vivre Avignon" renforce ses troupes », sur ledauphine.com, (consulté le ).
  16. Mireille Martin, « Avignon : Amine El Khatmi rejoint les écologistes pour les municipales de 2020 », sur ledauphine.com, (consulté le ).
  17. Lucie Delaporte, Pauline Graulle et Ellen Salvi, « Le Printemps républicain, une «petite boutique» qui veut peser sur le jeu politique », sur Mediapart, (consulté le ).
  18. « Cnews : Amine El-Khatmi, sur le plateau de Punchline de Laurence Ferrari », sur Twitter.com, (consulté le ) : « Amine El-Khatmi, président du printemps Républicain, sur les check-points de dealers : “C’est la République qui est ridiculisée. Quel discours pouvez-vous porter après sur l’autorité de l’Etat ? La fermeté ? Le respect de l’ordre ?” »
  19. Romain Gaspar, Isabelle Kersimon et Pierre Maurer, « Au Printemps républicain, une vision bien particulière de la laïcité », sur Slate, (consulté le ).
  20. Samuel Gontier, « Régionales : des éditorialistes clairvoyants pour des abstentionnistes bêtes et méchants », sur Télérama (consulté le )

Lien externe[modifier | modifier le code]