Stéphane Rozès

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Stéphane Rozès
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Stéphane Rozès en 2011.
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Stéphane Rozès, né le à Paris, est un essayiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse, engagements politiques et formation[modifier | modifier le code]

Issu d'un milieu « plutôt bourgeois », fils d'un directeur commercial et d'une directrice d'école, Stéphane Rozès naît en 1957 dans le 15e arrondissement de Paris[1]. Il fait ses classes au collège Stanislas de Paris, puis au pensionnat Saint Aspais de Fontainebleau[1].

Après une jeunesse marquée par le catholicisme — scoutisme, retraites chez les bénédictins —, il milite à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) du milieu des années 1970 au milieu des années 1980, puis au Parti socialiste. En 2011, il participe à la fondation du Mouvement des citoyens (MDC)[2]. En , il rendra d'ailleurs un hommage à Max Gallo, ex-président de la fondation du Mouvement des citoyens[3], autour du thème de « la fierté d'être français ».

Durant ses études supérieures, il obtient une maîtrise en administration économique et sociale et un diplôme d'études approfondies en philosophie politique. Il est également diplômé de Sciences Po Paris (section Politique, économique et sociale, promotion 1984[4]) et capésien en sciences économiques et sociales.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Passé par l'institut BVA, il est formé à la Sofres par Jérôme Jaffré puis dirige les études d'opinion et corporate à l’Institut CSA en 1991. Il y reste dix-sept ans et en devient directeur général jusqu'en 2009[5]. De 1991 à 2009, il a dirigé les opérations d'estimation de CSA et animé les soirées électorales sur France 3 et France Inter.

À la mi-, il est le premier sondeur à annoncer la victoire au sein de la droite de Jacques Chirac sur Édouard Balladur[2]. À l'initiative d'un baromètre sur les mouvements sociaux, il fut le premier à mesurer avec celui-ci le soutien des deux tiers des Français au mouvement social de 1995. Avec le sociologue du travail Henri Vacquin, il utilise alors l’expression « grève par procuration » de l'opinion publique, expression qui rencontre un grand succès[6].

En 2000-2001, il prévoit la victoire de Jacques Chirac sur Lionel Jospin[7]. Le , il est également le premier sondeur à prévoir la victoire du « non » au référendum sur la constitution européenne[2] dans un sondage CSA pour Le Parisien, après une baisse spectaculaire du « oui » à la suite du débat sur la directive Bolkestein.

Il a travaillé confidentiellement avec des hommes politiques de bords différents, des communistes à Philippe de Villiers, en passant par Claude Chirac au décès de Jacques Pilhan, Nicolas Sarkozy ou encore François Hollande[8]. Au total, comme sondeur puis consultant, il a travaillé pour 16 candidats lors de quatre élections présidentielles, parmi lesquels les candidats victorieux Jacques Chirac en 1995 et 2002, Nicolas Sarkozy en 2006-2007 et François Hollande en 2012, figurant comme consultant dans les comptes de campagne[8].

Il préside depuis 2009 la société de conseils en stratégie d'opinion, de marque et de conduite du changement, Cap (Conseils, analyses et perspectives). Elle « conseille essentiellement les dirigeants des entreprises, des collectivités ou des États [sic][8] ». De 2009 à 2015, il a notamment été expert opinion et image de la principauté de Monaco[9].

Il a également été nommé expert national pour le grand débat sur la transition énergétique et pour la consultation planétaire sur la lutte contre le réchauffement climatique[réf. nécessaire] dans le cadre de la Cop21 à Paris en 2015.

Autres activités[modifier | modifier le code]

Il est maître de conférences à Sciences Po Paris depuis 1991 où il a enseigné les sciences sociales et aujourd'hui "Le poids de l'image et de l'opinion dans la décision des acteurs économiques et politiques". Il a enseigné à l'École des hautes études commerciales de Paris (HEC) de 2009 à 2012 sur "Le capital immatériel et l'image des entreprises"[10].

Il intervient dans les médias audiovisuels et papier sur les questions politiques, économiques, sociales et sociétales. Il a été éditorialiste à BFM Business, France Inter, Public Sénat et France Culture ("Le monde selon Stéphane Rozès"). Le , il est un membre fondateur de la fondation Marc-Bloch[11]. Au même moment, il est actionnaire de Politique opinion, dirigé par Patrick Buisson et est chroniqueur dans son émission sur LCI [12]. Il est depuis 2013 membre du Conseil d'orientation d'Aspen France et membre fondateur d'Anima Mundi. Il est membre du Cercle Montesquieu et du Forum au Collège des Bernardins à Paris[13][source insuffisante].

Il a participé à nombre d'ouvrages collectifs sur la société française, les questions européennes et internationales. Il livre des contributions à la revue Le Débat (Gallimard). Il contribue également de manière ponctuelle à des revues comme Études et Commentaire. Il rédige actuellement un ouvrage à paraître chez Gallimard sur « l'Imaginaire français ».

Stéphane Rozès est membre du conseil scientifique de l'Institut Rousseau.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est père de deux enfants[1] et vit à Bourg-la-Reine, dans les Hauts-de-Seine[2]. Il a réchappé d'un « cancer tenace » en 2002[14]. C'est un adepte de la course de fond et un féru de l'oeuvre de Bach[2].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Stéphane Rozès, Noël Barbe et Jean-Christophe Bailly (photogr. Jacqueline Salmon), Saline royale Arc-et-Senans : cité des utopies, Besançon, Le Sekoya, , 143 p. (ISBN 978-2-84751-110-9, notice BnF no FRBNF42708708)

Participation[modifier | modifier le code]

  • La Société des marques (SDM), ouvrage collectif sous la direction de Denis Gancel et Gilles Déléris, avec Sybille Bellamy Braun, Marcel Botton, Alain Bublex, François Burkhardt, Grégoire Champetier, François Chaslin, Dominique Perrault, Pascal Perri et Stéphane Rozès, 2015, 234 p. (ISBN 978-2889182114)
  • Dominique Paillé (dir.), Stéphane Rozès, Anne Marie Idrac, Christian Estrosi et al., La République des solutions : l'état de la France : pour un discours de vérité à l'usage de nos concitoyens ; état de l'opinion, emploi, éducation, santé, sécurité, environnement..., Saint-Malo, Galodé, coll. « La République des solutions », 251 p. (ISBN 978-2-35593-182-6, notice BnF no FRBNF42664292)

Préface[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Stéphane Rozès », sur whoswho.fr.
  2. a b c d et e Jean-Baptiste de Montvalon, « Stéphane Rozès, sondeur des fractures », sur lemonde.fr, .
  3. Stéphane Rozès, « Fier d'être français ! », Fondation Res Publica | Think tank,‎ (lire en ligne)
  4. Voir sur sciences-po.asso.fr.
  5. « Stéphane Rozès », sur franceinter.fr.
  6. « Mouvements sociaux : "2018 n’est pas 1995" », sur lemonde.fr, .
  7. Emmanuel Kessler, La Folie des sondeurs : de la trahison des opinions, Paris, .
  8. a b et c David Revault d'Allonnes, « Le politologue Stéphane Rozès conseille discrètement François Hollande », sur lemonde.fr, .
  9. Bertrand Fraysse, « Monaco présente sa nouvelle image », Challenges,‎ .
  10. « Stéphane Rozès », sur chateaudeversailles.fr.
  11. A. S., « Marc Bloch », fondation plurielle contre la « pensée unique », sur humanite.fr, .
  12. Tancrède Ramonet (réal.), Patrick Buisson, le mauvais génie, France 3, 27 octobre 2016, à 26 min 10 s.
  13. « Collège des Bernardins » (consulté le )
  14. « Cancer : Stéphane Rozès témoigne », aufeminin,‎ (lire en ligne, consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]