Stéphane Rozès

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour la commune française, voir Rozès.
Ne doit pas être confondu avec Patrick Lozès.
Stéphane Rozès
Description de cette image, également commentée ci-après
Stéphane Rozès en 2011.
Naissance (60 ans)
Paris 15e
Nationalité Français
Activité principale
Consultant

Stéphane Rozès, né le à Paris, est un consultant français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse, engagements politiques et formation[modifier | modifier le code]

Issu d'un milieu « plutôt bourgeois », fils d'un directeur commercial et d'une directrice d'école, Stéphane Rozès naît le dans le 15e arrondissement de Paris[1] et perd son père jeune à la suite du suicide de ce dernier[2]. Il fait ses classes chez les jésuites au collège Stanislas de Paris, puis au pensionnat Saint Aspais de Fontainebleau[2].

Après une jeunesse marquée par le catholicisme: scoutisme, retraites chez les bénédictins ; il milite à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) du milieu des années 1970 au milieu des années1980, puis au Parti socialiste et à la fondation et il participe à la direction du Mouvement des citoyens (MDC) chevènementiste pendant deux ans[2]. En novembre 2017, il rendra un hommage à Max Gallo avec qui il a participé à la fondation du Mouvement des citoyens (MDC)[3], autour du thème de la fierté d'être français. Le , il est un membre fondateur de la fondation Marc-Bloch[4]. Au même moment, il est actionnaire de Politique opinion, dirigé par Patrick Buisson et est chroniqueur dans son émission éponyme sur LCI [5].

Il obtient une maîtrise en administration économique et sociale de Paris I et un diplôme d'études approfondies en philosophie politique. Il est également diplômé de Sciences Po Paris (section Politique, économique et sociale, promotion 1984[6]) et capétien en sciences économiques et sociales.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Ancien de l'institut BVA, il sera formé à la Sofres par Jérôme Jaffré et dirigera les études opinion et corporate à CSA. Il y restera dix-sept ans et il en deviendra directeur général jusqu'en 2009[7].

À la mi-février 1995, il sera le premier sondeur à annoncer la victoire de Jacques Chirac sur Édouard Balladur[2]. Le , il sera également le premier sondeur à prévoir la victoire du « non » au référendum sur la constitution européenne[2] dans un sondage Csa pour Le Parisien, après une baisse spectaculaire du "Oui" suite au débat sur la directive Bolkestein.

De 1991 à 2009, il a dirigé les opérations d'estimations de Csa et animé les soirées électorales sur France 3.

Il a travaillé confidentiellement avec des hommes politiques de bords divers, des communistes à Philippe de Villiers, en passant par Claude Chirac au décès de Jacques Pilhan, Nicolas Sarkozy ou encore François Hollande[8]. Au total, comme sondeur puis consultant, il a travaillé pour 16 candidats lors de quatre élections présidentielles, parmi lesquels les candidats victorieux Jacques Chirac en 1995 et 2002, Nicolas Sarkozy en 2006-2007 et François Hollande en 2012, figurant aux comptes de campagne[8].

Il préside depuis 2009 lors la société de conseils en stratégie d'opinion, de marque et de conduite du changement : Cap (Conseils, analyses et perspectives). Elle « conseille essentiellement des entreprises, des collectivités ou des Etats [sic][8] ».

Comme consultant à Cap, il a notamment été expert Opinion et Image pour la Principauté de Monaco de 2009 à 2015[9].

Il a été nommé expert national pour le grand Débat sur la transition énergétique et pour la consultation planétaire sur la lutte contre le réchauffement climatique dans le cadre de la Cop21 en 2015.

Autres activités[modifier | modifier le code]

Il est maître de conférences à Sciences Po Paris depuis 1991 où il a enseigné les sciences sociales et aujourd'hui "Le poids de l'image et de l'opinion dans la décision des acteurs économiques et politiques". Il a enseigné à l'École des hautes études commerciales de Paris (HEC) de 2009 à 2012 sur "Le capital immatériel et l'image des entreprises"[10].

Il intervient régulièrement dans les médias audiovisuels et papier sur les questions sociétales, économiques et sociales. Il a été éditorialiste à BFM Business, France Inter, Public Sénat et France Culture ("Le monde selon Stéphane Rozès"). Il est depuis novembre 2013 membre du Conseil d'orientation d'Aspen France et membre fondateur d'Anima Mundi.

Il a participé à nombre d'ouvrages collectifs sur la société française, les questions européennes et internationales. Il livre régulièrement des contribution à la revue Le Débat (Gallimard). Sa dernière était "Emmanuel Macron : Aladin de l'imaginaire français[11]" dans le numéro de septembre-octobre 2017. Il contribue également de manière ponctuelle à des revues comme Études et Commentaire. Sa dernière contribution était : "L'imaginaire français, et les autres, à l'épreuve de la mondialisation[12]" dans le numéro de printemps 2017. Il rédige actuellement un ouvrage à paraître chez Gallimard sur l'"Imaginaire français".

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est père de deux enfants[1] et vit à Bourg-la-Reine, dans les Hauts-de-Seine[2]. Il a réchappé d'un « cancer tenace » en 2002[2]. C'est un adepte de la course de fond et un féru de l'oeuvre de Bach[13].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Stéphane Rozès, Noël Barbe et Jean-Christophe Bailly (photogr. Jacqueline Salmon), Saline royale Arc-et-Senans : cité des utopies, Besançon, Le Sekoya, , 143 p. (ISBN 978-2-84751-110-9, notice BnF no FRBNF42708708)

Participation

  • La Société des Marques (SDM), ouvrage collectif sous la direction de Denis Gancel et Gilles Déléris, avec Sybille Bellamy Braun, Marcel Botton, Alain Bublex, François Burkhardt, Grégoire Champetier, François Chaslin, Dominique Perrault, Pascal Perri et Stéphane Rozès, 2015, 234 p. (ISBN 978-2889182114)
  • Dominique Paillé (dir.), Stéphane Rozès, Anne Marie Idrac, Christian Estrosi et al., La République des solutions : l'état de la France : pour un discours de vérité à l'usage de nos concitoyens : état de l'opinion, emploi, éducation, santé, sécurité, environnement..., Saint-Malo, Galodé, coll. « La République des solutions », 251 p. (ISBN 978-2-35593-182-6, notice BnF no FRBNF42664292)

Préface

  • Jean de Legge (préf. Stéphane Rozès), Les Propagandes nécessaires : éloge critique de la communication locale, Paris, Le Cherche-midi, coll. « Documents : société », , 214 p. (ISBN 978-2-7491-3308-9, notice BnF no FRBNF43758513)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Stéphane Rozès », sur whoswho.fr.
  2. a, b, c, d, e, f et g Jean-Baptiste de Montvalon, « Stéphane Rozès, sondeur des fractures », sur lemonde.fr, .
  3. Stéphane Rozès, « Fier d'être français ! », Fondation Res Publica | Think tank,‎ (lire en ligne)
  4. A. S., « Marc Bloch », fondation plurielle contre la « pensée unique », sur humanite.fr, .
  5. Tancrède Ramonet (réal.), Patrick Buisson, le mauvais génie, France 3, 27 octobre 2016, à 26 min. 10 s.
  6. http://www.sciences-po.asso.fr/profil/laure.rozes87.
  7. « Stéphane Rozès », sur franceinter.fr.
  8. a, b et c David Revault d'Allonnes, « Le politologue Stéphane Rozès conseille discrètement François Hollande », sur lemonde.fr, .
  9. Bertrand Fraysse, « « Monaco présente sa nouvelle image » », Challenges,‎
  10. « Stéphane Rozès », sur chateaudeversailles.fr.
  11. Stéphane Rozès, « Emmanuel Macron, Aladin de l’imaginaire français », Le Débat, no 196,‎ , p. 52–57 (ISSN 0246-2346, DOI 10.3917/deba.196.0052, lire en ligne)
  12. Stéphane Rozès, « L’imaginaire national à l’épreuve », Commentaire, vol. Numéro 157, no 1,‎ , p. 131–136 (ISSN 0180-8214, DOI 10.3917/comm.157.0131, lire en ligne)
  13. « Cancer : Stéphane Rozès témoigne », sur aufeminin.com, .

Liens externes[modifier | modifier le code]