Mehdi Meklat

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Mehdi Meklat
Image illustrative de l'article Mehdi Meklat

Naissance (24 ans)
Clichy (Hauts-de-Seine)
Nationalité française
Profession chroniqueur
Autres activités écrivain
Années d'activité depuis 2015
Médias
Média principal radio
Pays Drapeau de la France France
Radio France Inter (2010-2015)
Fonction ancien chroniqueur de A'live
Autres médias Bondy Blog

Mehdi Meklat, né le à Clichy (Hauts-de-Seine)[1], est un chroniqueur, blogueur, réalisateur et écrivain français, compagnon de plume de Badroudine Saïd Abdallah avec lequel il cosigne ses différentes activités[2].

En février 2017, il fait l’objet d'une polémique après que d’anciens tweets racistes, antisémites, homophobes et misogynes publiés sous le pseudonyme Marcelin Deschamps, ont été largement diffusés sur les réseaux sociaux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mehdi Meklat grandit à Saint-Ouen dans une famille modeste. C'est en , une fois entré au lycée, qu'il rencontre Badroudine Saïd Abdallah, avec lequel il formera le duo des Kids.

En , il commence sa collaboration avec Badroudine Saïd Abdallah en entrant au Bondy Blog, écrivant à quatre mains leurs chroniques sur la vie en banlieue. Le duo des Kids naît. Leur style choral leur permet d'être repéré par la journaliste Marie-Françoise Colombani[3] et par Pascale Clark, qui leur donne, en ,[4] une chronique radio dans son émission Comme on nous parle sur France Inter, devenue A'Live durant la saison -. Leur collaboration avec France Inter s'achève en .

Mehdi Meklat participe à l'organisation[5] de la manifestation « Banlieue is Beautiful » qui se tient au Palais de Tokyo du 16 au .

Avec Badroudine Saïd Abdallah, il réalise pour la chaîne télévisée Arte, les chroniques vidéos Vie Rapide[6] en , puis le documentaire Quand il a fallu partir consacré à la barre Balzac de la cité des 4000 de La Courneuve, détruite pour insalubrité en [7].

En , Mehdi et Badroudine coécrivent leur premier roman[8], Burn out, racontant la vie et les espoirs déçus de Djamal Chaar, qui s'était immolé devant une agence de Pôle emploi, le [9]. Ils y donnent la parole à sa famille, à ceux qui l'ont entouré dans sa longue descente aux enfers, mêlant ainsi l'empathie face à ce drame personnel à une critique d'une société du travail où le chômage devient la norme, insistant sur la déconnexion entre les solutions proposées et la réalité sociale[10].

Il est proche de la réalisatrice Houda Benyamina. Il participe notamment à ses ateliers d’initiation à l’image au sein de l'association 1000 visages. En septembre 2016, Mehdi Meklat et Badroudine Saïd Abdallah sont président et vice-président de l’association. La réalisatrice définit les deux journalistes comme ses « alter ego » et les décrit comme des «génies »[11]. En mai 2016, il monte les marches du festival de Cannes avec toute l'équipe du film Divines de la réalisatrice[12].

Avec le journaliste Mouloud Achour et son acolyte Saïd Abdallah, Medhi fonde la revue annuelle Téléramadan, dont le premier numéro sort le [13],[11].

Le , avec Saïd Abdallah, Medhi fait la une des Inrockuptibles avec Christiane Taubira qu'ils interviewent[14].

Polémiques[modifier | modifier le code]

Photo d'Isabelle Balkany[modifier | modifier le code]

En , Mehdi Meklat est l'objet d'une plainte déposée par Isabelle Balkany qui lui reproche d'utiliser sa photo pour son compte Twitter. La plainte est classée après un rappel à la loi, et il peut garder la photo sur son profil[15].

Tweets de 2011-2015[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire des tweets de Mehdi Meklat.

En février 2017, il est au cœur d'une polémique sur les réseaux sociaux, puis dans la presse[16],[17],[18], quand d'anciens tweets racistes, antisémites, homophobes et misogynes publiés entre 2011 et 2015[19] sont ressortis et amplement relayés[20].

L'« affaire » déclenche une série de réactions de journalistes, de politiques et d'intellectuels.

Publications et réalisations[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • Avec Badroudine Saïd Abdallah, Quand il a fallu partir, 2015

Série[modifier | modifier le code]

  • Avec Mouloud Achour et Badroudine Saïd Abdallah, Vie rapide, 2015

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sabrina Champenois, « Les kids, l'oral et l'hardi », sur liberation.fr,‎ (consulté le 19 février 2017).
  2. Aline Leclerc, « Le côté vert de l’éponge », Le Monde, no 22014,‎ , p. 17 (lire en ligne).
    La version en ligne est titrée « Mehdi et Badrou, denses avec les mots ».
  3. « Le grand remplacement c'est nous » sur nrgui.com.
  4. « Les Kids : les passe-murailles de France Inter », sur lesinrocks.com,‎ .
  5. Sabrina Champenois, « Les Kids, l'oral et l'hardi », sur liberation.fr,‎ .
  6. Vie Rapide by Mehdi & Badrou.
  7. Alain Constant, « Balzac, 1964-2011 », sur lemonde.fr,‎ .
  8. Laurence Houot, « Avec "Burn out", les Kids passent au roman : noir et stylé », sur culturebox.francetvinfo.fr,‎ .
  9. « Nantes : un homme s'immole devant Pôle emploi et meurt », sur tempsreel.nouvelobs.com,‎ .
  10. Caroline Constant, « Un roman social sur un chômeur immolé », sur humanite.fr,‎ .
  11. a et b « Mehdi et Badrou du Bondy Blog : “Le grand remplacement, c’est nous” » sur lemonde.fr du 30 septembre 2016.
  12. « L’affaire Mehdi Meklat - Stupéfiant ! », sur YouTube,‎
  13. Elvire Camus, « “Téléramadan”, la revue qui veut “Grand Remplacer” les idées nauséabondes », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  14. « Gauche, Macron, Présidentielle: Christiane Taubira dit tout », lesinrocks.com, 31 janvier 2017.
  15. « Un internaute obtient le droit de garder une photo d'Isabelle Balkany sur son profil Twitter », sur francetvinfo.fr,‎ .
  16. D'anciens tweets injurieux d'un chroniqueur du Bondy Blog provoquent un tollé, lefigaro.fr, 20 février 2017
  17. « Mehdi Meklat, icône des banlieues ou antisémite haineux ? », lepoint.fr, 21 février 2017.
  18. Le chroniqueur Mehdi Meklat rattrapé par ses tweets haineux, lemonde.fr, 21 février 2017
  19. « Le double alibi de Mehdi Meklat » sur lemonde.fr du 24 février 2017.
  20. « Mehdi, le copain antisémite et anti-Français de Christiane Taubira », valeursactuelles.com, 19 février 2017.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Article[modifier | modifier le code]