Elsa Faucillon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Elsa Faucillon
Illustration.
Affiche électorale de juin 2017.
Fonctions
Députée française
En fonction depuis le
(1 an, 8 mois et 21 jours)
Circonscription 1re des Hauts-de-Seine
Législature XVe (Cinquième République)
Groupe politique Gauche démocrate et républicaine
Prédécesseur Alexis Bachelay (PS)
Biographie
Date de naissance (37 ans)
Lieu de naissance Amiens
Nationalité Française
Parti politique PCF (depuis 2006)
Profession Médiatrice culturelle
Site web https://elsa-faucillon.fr/

Elsa Faucillon, née le 6 août 1981, est une femme politique française.

Militante du Parti communiste français (PCF) depuis 2006, elle est élue conseillère municipale de Gennevilliers en 2014, conseillère départementale des Hauts-de-Seine en 2015, puis députée en 2017, dans la Première circonscription des Hauts-de-Seine. Elle permet ainsi au PCF de revenir dans un de ses « bastions historiques » en Île-de-France, que le Parti socialiste lui avait ravi en 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est née à Amiens, dans la Somme, le , d'un père technicien et d'une mère agent de sécurité[1], tout deux permanents à la Confédération générale du travail[2]. Elle grandit en région parisienne, à Colombes[1]. Elle fait des études à l'université Panthéon-Sorbonne[2] en histoire de l'art, commence à militer en 2005 lors du référendum sur l’Europe puis contre le Contrat premier embauche (CPE)[1]. Elle adhère au Parti communiste français (PCF) en 2006, et s'installe en 2008 à Gennevilliers. Elle devient à la fois militante et salariée du PCF, chargée de communication. En 2013, elle se voit confier l'animation de la Fédération du Parti communiste dans le département des Hauts-de-Seine[3],[4],[5].

En 2014, elle devient conseillère municipale de Gennevilliers, dans l'équipe du maire communiste Patrice Leclerc. En 2015, elle est également élue conseillère départementale en binôme avec Gabriel Massou et siège dans l'opposition[6].

Elle intègre à l'automne 2016 le comité de rédaction de la revue Regards dont elle devient à l'été 2018 co-directrice de la société d'édition avec Clémentine Autain.

Désignée par son parti pour les législatives, avec comme suppléant Patrice Leclerc, elle emporte au second tour cette première circonscription des Hauts-de-Seine, historiquement communiste mais qui avait élu un député socialiste lors des élections législatives de 2012[7],[8]. Elle décide, comme de tradition parmi les députés communistes, de reverser la moitié de son indemnité parlementaire au Parti communiste. Contrainte par la loi sur le non-cumul des mandats, elle choisit de rester député et conseillère départementale, deux assemblées où elle est dans l'opposition, et de laisser sa place dans l'équipe municipale de Gennevilliers[9].

Le 20 septembre 2017, François de Rugy, président de l'Assemblée nationale, annonce la nomination d'Elsa Faucillon comme présidente de l'un des groupes de travail visant à réformer l'Assemblée nationale. Son groupe de travail, intitulé « Ouverture de l’Assemblée nationale à la société et son rayonnement scientifique et culturel », comprend 10 députés de toutes étiquettes politiques. Elle se fait remarquer dans les débats sur la loi asile-immigration, au premier semestre 2018, une loi qu'elle trouve inefficace et inhumaine[10],[11].

Elle envisage de présenter un texte d'orientation au congrès de novembre 2018 du Parti communiste français[1]. Lors du vote des militants en octobre, elle présente un texte avec Stéphane Peu qui propose une alliance avec La France insoumise et rassemble moins de 12 % des voix, alors que leur objectif se situait entre 15 et 20 %[12].

Elle est favorable à l'instauration du référendum d'initiative citoyenne, de même que La France insoumise[13].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle a pour compagnon un professeur d'université en sociologie, avec lequel elle a un enfant[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Rachid Laïreche, « Le PCF doit s'ouvrir, c'est une nécessité absolue », Libération,‎ (lire en ligne)
  2. a et b Dominique Perrin, « Elsa Faucillon, la contre-ténor du PCF », sur Le Monde, (consulté le 5 décembre 2018).
  3. « Elsa Faucillon », sur le site du Conseil départemental des Hauts-de-Seine
  4. « Elsa Faucillon », sur elsa-faucillon.org
  5. « Elsa Faucillon, 31 ans, nouvelle secrétaire départementale du PCF », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  6. « Qui est Elsa Faucillon, votre députée (PCF) à Colombes - Gennevilliers -Villeneuve-la-Garenne », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  7. Alain Beuve-Méry, « Le PCF retrouve quelques sièges historiques », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  8. « Législatives : avec Elsa Faucillon, le Parti communiste reprend la 1re des Hauts-de-Seine », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  9. Anne-Sophie Damecour, « Elsa Faucillon (PCF) quitte la mairie de Gennevilliers et parle argent », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  10. Laure Equy, « La loi Asile et immigration votée à l'issue d'un débat électrique », Libération,‎ (lire en ligne)
  11. « Les débats sur le projet de loi asile-immigration ont repris dans le calme », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  12. Pauline Graulle, « Congrès du PCF: un désaveu historique pour la direction, une aubaine pour Mélenchon », sur Mediapart, (consulté le 21 octobre 2018).
  13. Lucie Delaporte et Pauline Graulle, « De gauche à droite, chacun cherche son référendum », sur Mediapart, (consulté le 27 décembre 2018).

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Ressources relatives à la vie publique : Assemblée nationale • Base SycomoreVoir et modifier les données sur Wikidata
  • Anne-Sophie Damecour, « Hauts-de-Seine : Elsa Faucillon, députée (PCF) tout-terrain : Travail parlementaire, mobilisations sociales, médias… La parlementaire d’opposition a réussi à trouver l’équilibre entre l’Assemblée nationale et son territoire. Et rafle la deuxième place de notre classement des députés », Le Parisien, édition des Hauts-de-Seine,‎ (lire en ligne, consulté le 18 juin 2018).