Gilles Clavreul

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Gilles Clavreul
Illustration.
Fonctions
Délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme

(2 ans, 5 mois et 18 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Manuel Valls II
Prédécesseur Régis Guyot
Successeur Frédéric Potier
Biographie
Nom de naissance Gilles David Alexandre Clavreul
Date de naissance (44 ans)
Lieu de naissance Clamart (Hauts-de-Seine)
Nationalité Français
Diplômé de ENA (1998)

Gilles Clavreul, né le à Clamart dans les Hauts-de-Seine, est un haut fonctionnaire français.

Il est délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme de 2015 à 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et vie familiale[modifier | modifier le code]

Gilles David Alexandre Clavreul est le fils du psychanalyste Jean Clavreul (1923-2006) qu'il ne connaîtra que tardivement.

Du côté maternel, ses grands-parents sont des immigrés grecs installés à Paris pour travailler dans la restauration. Sa mère, Irène Diamantis (1942-2014) n'obtient la nationalité française qu'au sortir de la guerre. C'est elle, également psychanalyste, qui l'élèvera. Gilles Clavreul grandit dans un milieu de gauche libérale, intellectuelle, parisienne et bourgeoise[1].

Études[modifier | modifier le code]

Ancien élève de l'École nationale d'administration (2000, promotion Averroès[2]) et diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (section Communication et ressources humaines, 1994)[3], il a également un diplôme d'études approfondies ès études politiques (1995)[4].

Carrière dans l'administration[modifier | modifier le code]

Il commence sa carrière comme directeur du cabinet du préfet du Gard (2000-2002). Il devient ensuite sous-préfet chargé de mission pour la politique de la ville et chargé de l'arrondissement chef-lieu auprès du préfet des Hauts-de-Seine (mai 2002-avril 2004).

En 2004 il devient administrateur civil, détaché à l'inspection générale des finances au ministère de l’Économie, des Finances et de l'Industrie (mai 2004-juin 2006), puis adjoint au directeur de la direction économique et financière de l'assistance publique-hôpitaux de Paris (juin 2006-juillet 2007).

En 2007 après l'élection à la présidence de Nicolas Sarkozy, il entre au ministère de l'Intérieur en tant que chargé de mission à la direction de la modernisation et de l'action territoriale au secrétariat général du ministère de l'Intérieur (juillet 2007) avant d'être nommé chef de bureau à la sous-direction du corps préfectoral et des administrateurs civils à la direction de la modernisation et de l'action territoriale au secrétariat général du ministère de l'Intérieur (juillet 2007-octobre 2008), puis sous-directeur du corps préfectoral et des administrateurs civils à la direction de la modernisation et de l'action territoriale, relevant du secrétariat général du ministère de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales (novembre 2008-mai 2012).

En mai 2012 il est nommé conseiller pour les affaires territoriales au cabinet de François Hollande (mai 2012-novembre 2014).

Il est nommé préfet hors cadre en mai 2014, puis titularisé en qualité de préfet en juin 2016.

Le il remplace Régis Guyot en tant que délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme. Il est à son tour remplacé à ce poste en mai 2017, par Frédéric Potier[5].

Depuis le 25 septembre, il est chargé d’une mission auprès du secrétaire général du ministère de l’intérieur, Denis Robin, pour la mise en œuvre d’une recommandation de ce dernier sur la « coopération entre administrations et collectivités locales »[6].

Critiques[modifier | modifier le code]

Ses actions et prises de positions dans sa fonction de Délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra) font l'objet de critiques régulières. Ainsi l'essayiste Guillaume Weill-Raynal écrit, à la suite de prises de position de Clavreul lors d'un voyage de ce dernier en Israël qu'il a « a lié de manière scandaleuse le soutien unilatéral à Israël contre les Palestiniens et la lutte contre l’antisémitisme en France. Sans le moindre rapport avec ses fonctions officielles »[7].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Il est le cofondateur du mouvement politique Printemps républicain, qui se présente comme défenseur de la laïcité et des valeurs républicaines.

En 2017, lors de l'élection primaire de la gauche, il soutient publiquement Manuel Valls, un engagement qu'il présente comme une « décision personnelle indépendante de sa fonction de délégué interministériel »[8].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Gilles Clavreul a épousé, le , Ludovique Esquirol, avocate en droit social et maître de conférences à Sciences Po Paris (2009-2013), avec qui il a eu deux enfants.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. [2]
  3. [3]
  4. http://www.sciences-po.asso.fr/profil/gilles.clavreul94.
  5. Gilles Clavreul, le « M. antiracisme » du gouvernement, quitte ses fonctions, Le Monde, 3 mai 2017, [lire en ligne].
  6. Ellen Salvi, « L’offensive de Valls et des «laïcistes» en Macronie », sur Mediapart, (consulté le 9 novembre 2017).
  7. Guillaume Weill Raynal, Les effarantes déclarations de Gilles Clavreul en Israël, Mediapart, 8 huillet 2016, lien.
  8. Primaire à gauche: Qui sont les porte-flingues de la laïcité de Manuel Valls?, 20 Minutes, 27 janvier 2017.

Article connexe[modifier | modifier le code]