Islamo-gauchisme

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L'islamo-gauchisme (parfois orthographié islamogauchisme) est un néologisme, d'usage rhétorique, qui établit un lien entre des personnalités classées à gauche ou à l'extrême gauche et les milieux islamiques ou islamistes.

Utilisée par certains auteurs pour dénoncer cette proximité supposée, la locution est critiquée par d'autres qui l'estiment non pertinente, voire stigmatisante.

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon Leyla Arslann [n 1] le terme, d'origine anglo-saxonne, consiste à soutenir « que l'islam peut contribuer à faire émerger un souffle révolutionnaire ». Pour elle, c'est Chris Harman, dirigeant trotskiste du «Socialist Workers Party» (SWP), qui le premier affirme dans son article The prophet and the proletariat (en 1994)[3] que « les islamistes, en reprenant la vulgate anti-impérialiste, construiraient des groupes sociaux importants dont la colère devrait être canalisée vers des objectifs progressistes »[4]. Gaël Brustier souligne que, si le débat a été lancé par le SWP, « l’islam exerce depuis longtemps une véritable fascination au sein des mouvements marxistes, d’extrême gauche ou anticolonialistes. Pendant la guerre d’Algérie, l’avocat de la militante Djamila BouhiredJacques Vergès, déjà vieux routier des combats anticolonialistes, se convertit à l’islam lorsqu'il se rapproche du Front de libération nationale. Un peu plus tard, aux confins de l’extrême gauche, le terroriste vénézuelien Ilich Ramírez Sánchez – Carlos – embrassa lui aussi l’islam »[5].

Il est employé, en 2002, par le sociologue Pierre-André Taguieff dans son ouvrage La Nouvelle Judéophobie. L'auteur explique qu'il l'a utilisé pour essayer de « montrer qu’un certain tiers-mondisme gauchiste se retrouvait côte à côte dans les mobilisations pro-palestiniennes notamment, avec divers courants islamistes »[6].

Selon Laurent Lévy, le terme connaît son premier grand essor en 2003, lorsque des personnalités en faveur de l'adoption de la loi sur les signes religieux dans les écoles publiques françaises l'utilisèrent régulièrement pour qualifier leurs opposants, qu'ils considéraient comme des gauchistes, « idiots utiles » de l'islamisme.

« Il est difficile de retracer l’origine de cette nouvelle expression, qui semble avoir été d’abord utilisée par les intégristes laïques de l’Union des familles laïques (UFAL)] et de la feuille électronique ResPublica, mais le fait est qu’elle s’est répandue comme une traînée de poudre dans de larges secteurs de la mouvance prohibitionniste, et a été reprise telle quelle par des auteurs aussi “divers” que Alain Finkielkraut, Pierre-André Taguieff ou Caroline Fourest[7]. »

Selon Olivier Christin — qui a dirigé avec Marion Deschamp — le Dictionnaire des concepts nomades en sciences humaines (Métailé, 2016), l'islamo-gauchime appartient à ces expressions dont les « usages montent en flèche mais [qui] subissent une usure accélérée. Ils vieillissent terriblement vite ! » Des mots qui, selon Libération, appartiennent à la novlangue. Olivier Christin estime que cette prolifération de termes dans la langue politique peut être considéré « comme un signe de sa vacuité […] », mais également comme « un indicateur de la vitalité démocratique du pays […] »[8].

Selon Geoffrey Bonnefoy (L'Express), l'expression est devenue, en 2017, un concept à la mode qui qualifie « des personnalités de gauche accusés d'être trop laxistes vis-à-vis de l'islam », des adversaires n'ayant pas la même approche de la laïcité, jugés complaisants à l'égard du communautarisme. Le journaliste considère que le terme est péjoratif et rapporte les propos du sociologue Marwan Mohammed qui déclare : « En qualifiant quelqu'un d'islamo-gauchiste, l'idée n'est pas de débattre avec lui, mais bien de le disqualifier […] Ceux qui l'emploient refusent d'envisager la complexité des phénomènes sociaux et se contentent d'excommunier leurs adversaires. » Pour Bonnefoy, le terme « réducteur et insultant […] qui est apparu dans le débat public au début des années 2000 selon Libération, est progressivement devenu l'équivalent du point Godwin », il permet « d'asséner une accusation, sans preuve, et de clore le débat sur un sujet politiquement sensible »[9]

L'expression revient régulièrement dans le discours des partisans d’une laïcité « parfois qualifiée de “combat”, qui revendiquent un “parler vrai” sur l’islam et l’islamisme », et qui se voient, pour cette raison, parfois accusés d'islamophobie. En réponse à cette qualification, un « procès en islamo-gauchisme » est renvoyé aux accusateurs — les deux termes vont souvent de pair dans ces débats[6].

En France, Caroline Fourest, Élisabeth Badinter, Alain Finkielkraut et Bernard-Henri Lévy utilisent le terme et en assurent la diffusion. Selon Shlomo Sand, des personnalités comme Edwy Plenel, Michel Tubiana, Alain Gresh, et Raphaël Liogier sont devenus des islamo-gauchistes archétypiques[10].

Gaël Brustier considère que « l’islamo-gauchisme» du SWP peut exister et représenter une des vérités de l’extrême gauche internationale, cependant en France il a perdu la bataille. Dans les appareils politiques déjà. Dans la société également »[5].

Usage[modifier | modifier le code]

Plusieurs essayistes tel que Pascal Bruckner, vont reprendre le terme qui est aussi employé par les médias. D'après Libération, il est, pour ceux qui l'utilisent un « mot "choc" pour décrire l’alliance contre-nature d’une partie de la gauche avec un islamisme réactionnaire »[6]. Selon Caroline Fourest, qui l'emploie régulièrement, « Il désigne ceux qui, au nom d’une vision communautariste et américanisée de l’identité, combattent le féminisme universaliste et la laïcité[6]. »

En 2013, Michel Onfray écrit qu'il ne communie pas « dans l'islamo-gauchisme d'un Nouveau Parti anticapitaliste dont le héraut intellectuel est Tariq Ramadan[11]. »

Pour Jacques Julliard,

« Il y a un problème de l'islamo-gauchisme. Pourquoi et comment une poignée d'intellectuels d'extrême gauche, peu nombreux mais très influents dans les médias et dans la mouvance des droits de l'homme, ont-ils imposé une véritable sanctuarisation de l'islam dans l'espace politique français ?[12]. »

Le journaliste Alexandre Devecchio, animateur du FigaroVox, écrit que cette partie de la gauche appelée « islamo-gauchiste » est « une nébuleuse rouge-verte pour qui "la lutte des races" a remplacé la "lutte des classes". Elle défend les "colonisés" qui subissent l'oppression du "mâle blanc occidental", "les musulmans", nouveau prolétariat, victimes d'un État français "raciste et islamophobe". » Il voit dans « cette logique victimaire » des « conséquences dévastatrices. Elle assigne à résidence identitaire la jeunesse désintégrée des banlieues. Elle nourrit son ressentiment à l'égard de la France. Elle entretient le déni de l'antisémitisme des "quartiers" et du racisme anti-Blancs. Dans ce système de pensée, en effet, les minorités ethniques sont forcément victimes tandis que les "sous-chiens" (Houria Bouteldja avait qualifié ainsi les Français de souche) et les juifs sont forcément coupables »[13]. Houria Bouteldja a, quant à elle, toujours affirmé avoir utilisé sans ambigüité le néologisme « souchiens » en référence à l'expression Français de souche[14].

Pour l'avocat et essayiste Gilles-William Goldnadel :

« L'islamo-gauchisme a très peu à voir avec l'islam et tout avec le gauchisme. Il faut y voir la complaisance coupable d'une grande partie de la gauche à l'égard de la radicalité islamique. Les pires errements coupables sont altérés au nom des souffrances subies et des culpabilités occidentales. Dans ce cadre plus névrotique que raisonné, tout esprit critique est aboli envers les premiers et la sévérité est de rigueur à l'égard des seconds. Dans le creux de cette idéologie réflexe, il faut moins déceler de l'amour pour les populations islamiques qu'une haine inconsciente envers l'Occident coupable non seulement de la colonisation, mais encore du plus grand génocide traumatique de tous les temps. Ce qui est piquant, ou plus urticant, pour les islamo-gauchistes, c'est précisément cette appellation dont ils nient farouchement toute réalité : ils veulent bien évoquer à tout propos le fascisme, pourtant mort et enterré, mais l'islamo-gauchisme, non merci ! Bref, le déni[15]. »

Pour Bernard-Henri Lévy, « il suffit de lire (Foucault donc) pour prendre la mesure de la tentation identitaire, racialiste et, au fond, darwinienne qui n’a jamais cessé, depuis, de hanter la gauche française – et pour retracer la longue et, hélas, très puissante généalogie de cette façon d’assigner les opprimés à leur origine, de les enfermer dans leur couleur de peau et leur ethnie, de renverser et singer, en un mot, le racisme de l’extrême droite : l’islamo-gauchisme[16]. »

L'Encyclopædia Universalis note, dans sa page Islam (histoire), que les mouvements des islamistes modernes sont un produit du xxe siècle :

« Ils ont repris une rhétorique anti-impérialiste propre jusqu'ici aux mouvements d'extrême gauche du Tiers Monde (cet islamo-gauchisme a été particulièrement virulent dans les premières années de la révolution islamique d'Iran)[17]. »

Franz-Olivier Giesbert écrit qu'une partie de la gauche a collaboré avec l'islamo-fascisme, donnant naissance à un islamo-gauchisme qui « a des relais partout » et qui est — lié à la « décomposition intellectuelle d'une certaine gauche » française[18].

14 ans après avoir utilisé le terme dans dans La Nouvelle Judéophobie, Pierre-André Taguieff estime, en 2016, que « ce genre d’amalgame se justifie à condition d’en définir le sens précisément […] Mais le sens devient de plus en plus vague à mesure qu’il devient un terme polémique[6]. » En 2017, rappelant la tenue de réunions non-mixtes — notamment le camp d'été décolonial (Reims, août 2016) —, il écrit, dans L'Islamisme et nous : « D'une façon croissante, l'antiracisme est mis au service de l'islamisme et de l'islamo-gauchisme, ou instrumentalisé pour la défense de causes ethnicisées[19]. »

Lors de l'entre-deux tours des primaires de la gauche pour l'élection présidentielle de 2017, Malek Boutih déclare que « Benoît Hamon est en résonance avec une frange islamo-gauchiste », citant notamment dans son entourage son porte-parole Pascal Cherki pour son soutien à « une réunion qui était interdite aux Blancs ». Il estime qu'en victimisant les musulmans, Benoît Hamon « justifie des comportements sexistes, mais aussi une montée de la radicalité », et lui reproche également un deux poids deux mesures en matière de laïcité : « Hamon et ses amis considèrent qu'on peut critiquer l'Église catholique mais pas les musulmans. Vous ne les verrez jamais utiliser le terme christianophobe par exemple[20]. »

Lors des élections législatives de 2017, le député PS sortant François Pupponi note : « Ce qu'on appelle l'islamo-gauchisme, je l'ai vécu en direct. » Opposé au second tour à Samy Debah, fondateur du Collectif contre l'islamophobie en France, qui se présentait comme candidat « indépendant », il affirme que la candidate de La France insoumise (éliminée au premier tour) a appelé à voter contre lui. Il ajoute par ailleurs que les « réseaux salafistes » ont tenté d'infiltrer plusieurs villes de son département : « Ça a commencé par du soutien scolaire dans une maison de quartier, puis dans une MJC, puis ils ont présenté des candidats aux élections de parents d'élèves[21]. »

En 2017 pour Jean-Pierre Le Goff (sociologue),

« les réactions aux meurtres et aux attentats ont fait apparaître au grand jour l'existence d'un "islamo-gauchisme" qui, comme le dit justement Jacques Julliard, est un "parti intello-collabo"[22] »

Le 6 octobre 2017, les journalistes Judith Waintraub et Vincent Nouzille dénoncent, dans une enquête sur « les agents d’influence de l’islam » publiée par Le Figaro Magazine, les relais « intellectuels, responsables politiques ou acteurs associatifs » de l'islamo-gauchisme qui selon les auteurs « investissent l'espace médiatique ». Sous des formes différentes et à des degrés divers, ils classent notamment dans cette catégorie les sociologues Edgar Morin, Geoffroy de Lagasnerie et Raphaël Liogier, l'islamologue Tariq Ramadan, l'historien Jean Baubérot, le démographe Emmanuel Todd, le géopolitologue Pascal Boniface, les journalistes Alain Gresh et Edwy Plenel, les personnalités politiques Benoît Hamon, Jean-Louis Bianco, Danièle Obono, Clémentine Autain et Caroline De Haas ou encore les personnalités associatives Marwan Muhammad, Sihame Assbague, Houria Bouteldja et Rokhaya Diallo[23],[24].

En février 2018, le politologue et sociologue Gilles Kepel déclare que la nébuleuse islamo-gauchiste « va aujourd'hui jusqu'aux Indigènes de la République et a touché certains partis comme La France insoumise »[25].

En mars 2018, l'homme politique néerlandais Joost Eerdmans parle d'un « bloc islamo-gauchiste » à Rotterdam, alors que la gauche s'allie à un parti islamiste pour reprendre la mairie à la droite[26].

Critiques[modifier | modifier le code]

Selon Libération, Clémentine Autain revendique l'appellation — qui pour le quotidien, appartient à la famille des « insultes policées et intellectuelles » — :

« Je ne comprends pas exactement ce que veut dire le mot, mais si ça désigne l’intersectionnalité des luttes, alors oui, c’est ça qui me préoccupe. Je suis de gauche, et je me bats contre le rejet des musulmans en France[6]. »

Edwy Plenel, qualifié lui-même d'islamo-gauchiste[27], considère que c'est « une expression valise qui sert simplement à refuser le débat et à stigmatiser[6]. »

Pascal Boniface est également critique sur l'usage du terme :

« L’originalité du concept pourrait plaider en sa faveur, mais c’est en réalité un non-sens, comme l’étaient par le passé les expressions "hitléro-trotskistes" ou "judéo-bolcheviques". Elles aussi se voulaient disqualifiantes. Elles aussi ne reposaient que sur des fantasmes[6]. »

Pour Shlomo Sand, le terme d'« islamo-gauchisme », stigmatisant, est « une formule qui permet de faire diversion ». Dans son usage rhétorique, l'historien israélien établit un lien avec l'emploi du « judéo-bolchevisme » des années 1930 — une « symbiose propagandiste [qui] s’avéra très efficace ». Il considère que « l’état de crise permanent du capitalisme, et l’ébranlement de la culture nationale, consécutif à la mondialisation, ont incité à la quête fébrile de nouveaux coupables. » En notant que les deux termes ne sont pas identiques, il s'interroge sur le devenir de l'expression :

« Il se pourrait qu’elle constitue une contribution rhétorique, non marginale, vers l’approche d’un trou noir supplémentaire dans l’histoire moderne de l’Europe[10]. »

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Leyla Arslam est docteur en sciences politiques, diplômée de l’Institut d'études politiques de Paris et de l’Institut national des langues et civilisations orientales, chargée d’études à l’Institut Montaigne[1], sociologue au Conseil économique, social et environnemental[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Autour de l'auteur », sur puf.com (consulté le 9 mars 2017)
  2. « Leyla Arslann », sur lecese.fr (consulté le 9 mars 2017)
  3. (en) Chris Harman, « The prophet and the proletariat », sur marxists.org, (consulté le 23 février 2017).
  4. Leyla Arslan, Enfants d'Islam et de Marianne: Des banlieues à l'Université, Presses Universitaires de France, (lire en ligne).
  5. a et b Gaël Brustier, « La tentation islamiste de l’extrême gauche britannique », sur Slate, (consulté le 27 novembre 2017).
  6. a, b, c, d, e, f, g et h Sonya Faure et Frantz Durupt, « Islamo-gauchisme, aux origines d'une expression médiatique », sur Libération.fr, (consulté le 5 janvier 2017)
  7. Laurent Lévy, La gauche", les Noirs et les Arabes, Paris, La fabrique, , 200 p. (ISBN 2358720046), « Les "islamogauchistes" », p. 68-69
  8. Noémie Rousseau, « La novlangue politique décodée », Libération,‎ , p. 20-21 (lire en ligne [PDF])
  9. Geoffrey Bonnefoy, « "Islamo-gauchiste", le nouveau point Godwin de la campagne politique », sur lexpress.fr, .
  10. a et b Shlomo Sand, « Du "judéo-bolchévisme" à "l'islamo-gauchisme" : une même tentative de faire diversion », sur leplus.nouvelobs.com, (consulté le 8 janvier 2017)
  11. Michel Onfray, Le Magnétisme des solstices, Journal hédoniste : tome V, Paris, Flammarion, (ISBN 2081290758).
  12. Jacques Julliard, « Qu'est-ce que l'islamo-gauchisme ? », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)
  13. Alexandre Devecchio, « Houria Bouteldja ou la grande misère de l'antiracisme », Le Figaro,‎ , p. 21 (lire en ligne).
  14. « Petite leçon de français d'une sous-sous-chienne aux souchiens malentendants » - Houria Bouteldja, Indigènes de la République, 7 juillet 2007.
  15. Gilles-William Goldnadel, interviewé par Alexandre Devecchio, « Goldnadel : "L'islamo-gauchisme a contaminé les esprits" », Le Figaro Magazine, semaine du 30 juin 2017, pages 48-49.
  16. Bernard-Henri Lévy, « Lectures : Birnbaum, Foucault, Neumann, Laignel-Lavastine », sur laregledujeu.org,
  17. Olivier ROY, « ISLAM (Histoire) : L'émergence des radicalismes », sur universalis.fr.
  18. Le Théâtre des incapables, Albin Michel, 8 mars 2017.
  19. L'Islamisme et nous. Penser l'ennemi imprévu, éditions CNRS, 2017.
  20. Thibaut Le Gal, « Primaire à gauche : Pour Malek Boutih, « Benoît Hamon est en résonance avec une frange islamo-gauchiste » », sur 20minutes.fr, .
  21. Judith Waintraub et Vincent Nouzille, « L'islamosphère », Le Figaro Magazine, semaine du 6 octobre 2017, pages 50-56.
  22. La Gauche à l'agonie. 1968-2017, Perrin/edi8, Paris, 19 janv. 2017, coll. « tempus ». Partie 16 : Aveuglement et nouvel esprit munichois : islamo-gauchistes et “noyeurs de poissons”.
  23. Judith Waintraub, « Politiques, journalistes, intellos: enquête sur les agents d'influence de l'islam », sur lefigaro.fr, (consulté le 8 octobre 2017)
  24. Edwy Plenel, « Leurs passions tristes, nos causes communes », sur mediapart.fr, (consulté le 10 octobre 2017)
  25. Gilles Kepel, interviewé par Vincent Trémolet de Villers et Paul Sugy, « Gilles Kepel : "Le salafisme français étend des réseaux de pouvoir et d'influence" », Le Figaro Magazine, semaine du 23 février 2018, pages 32-36.
  26. Paul Conge, « À Rotterdam, l'islam contre les populismes », Magazine, semaine du 16 au 22 mars 2018, pages 44-45.
  27. « Edwy Plenel ou le triomphe de l'“islamo-gauchisme” », Olivier Cohen, actuj.com, 24 février 2015.