Karim Akouche

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Karim Akouche
Portait 01 de Karim Akouche.jpg
Biographie
Naissance
Nationalité
Activités
Autres informations
Blog officiel

Karim Akouche, né le [1] à Bou Mahni dans la commune d’Aïn Zaouia dans la Wilaya de Tizi Ouzou, en Algérie, est un poète, romancier, dramaturge et chroniqueur kabyle. Il vit au Québec depuis 2008.

Biographie[modifier | modifier le code]

Karim Akouche en juillet 2014 à Montréal.

Karim Akouche est l’auteur de La Religion de ma mère (roman), de Allah au pays des enfants perdus (roman), de Qui viendra fleurir ma tombe ? (théâtre) et de Lettre à un soldat d'Allah - Chroniques d'un monde désorienté (essai). Une pièce, tirée de son recueil de poésie Toute femme est une étoile qui pleure, est jouée à la Place des Arts en 2013[2],[3]et au Théâtre la Chapelle en 2016 à Montréal[4]. Il a publié en 2014 un roman-conte, J'épouserai le Petit Prince[5].

Chroniqueur au Huffington Post et collaborateur à plusieurs journaux, dont Marianne, La Croix, Jeune Afrique, Le Devoir, La Presse, Le Journal de Montréal, El Watan, Liberté, il a notamment participé au documentaire Mon Algérie et la vôtre, diffusé aux Grands Reportages et à Zone Doc de RDI[6], ainsi qu’à l’émission Les Francs-tireurs[7].

Il a été invité à s’adresser à l’Assemblée nationale du Québec[8] le . Son intervention consistait à défendre, devant le parlement québécois, la Charte de la laïcité.

Il a pris part à des rencontres littéraires au Québec, en France, en Belgique, en Allemagne, en Espagne, aux États-Unis, au Maroc, en Algérie et en Haïti[9],[10],[11].

La Religion de ma mère[modifier | modifier le code]

La Religion de ma mère a figuré dans les conseils de lecture de l'émission Le Masque et la Plume[12] de France-Inter du 1er octobre 2017. Le journaliste et critique littéraire Arnaud Viviant qualifie le roman de Karim Akouche, dans l'édition de novembre 2017 du magazine Transfuge, de « livre audacieux et puissant sur son pays, l'Algérie »[13].

L'écrivain haïtien Gary Klang a baptisé, dans le Huffington Post[14], la manière d'écrire de l'auteur de La Religion de ma mère de « style mitraillette, car de la plume inspirée de Karim naît une atmosphère d'une surprenante originalité. Ses mots jaillissent avec la rapidité et la force des balles d'une mitraillette qui ne cracherait pas de l'acier pour tuer, mais des phrases qui ne laisseront personne indifférent. »

Dans l'édition du 7 juin 2017 du Soir d'Algérie, Hocine Tamou écrit ces mots au sujet du roman :

« La Religion de ma mère est une composition littéraire tumultueuse. Cela évoque le bouillonnement d’une source, ou encore un torrent impétueux et rapide. Karim Akouche a un style d’écriture clair, pur, avec des mots simples et concrets. Un style rythmé, incisif. Les phrases (et même les chapitres) sont courtes et concises. Quant à la prose de l’auteur, elle est vigoureuse, souple, mesurée, impulsée par une rythmique proche de la poésie. Cette richesse reflète la sensibilité particulière de l’écrivain à l’égard du langage. C’est surtout sa manière d’exprimer sa pensée, des émotions, des images, des idées…[15] »

La romancière et universitaire Maya Ombasic[16] écrit dans Le Devoir du 15 avril 2017 :

« L’écrivain et dramaturge montréalais met habilement en scène un narrateur kabyle qui retourne en Algérie pour l’enterrement de sa mère. Grâce à un ton juste qui traite de la décadence individuelle et collective, le livre raconte les conséquences des pensées systématiques sur les êtres qui se refusent à tous les systèmes. La langue et la culture kabyles de cette mère à laquelle le fils rend hommage par-delà la mort, démontrent avec justesse l’égarement et le désespoir de tout un peuple aux pratiques païennes dans un coin du monde où il est dangereux d’être multiple[17]. »

L’essayiste québécois Jérôme Blanchet-Gravel qualifie de livre de « poignant récit », dans lequel Karim Akouche montre une Algérie profondément divisée, dirigée par un régime autoritaire qui fait payer aux habitants de la Kabylie son manque de légitimité[18].

Robenson Bernard du journal haïtien Le National écrit ceci au sujet de Karim Akouche : « Il est en passe de devenir le romancier d'origine algérienne qui apporte à la littérature contemporaine une voix d'une rare plénitude »[19]. L'écrivain martiniquais Raphaël Confiant écrit à propos de l'auteur et de son livre ceci : « Un grand écrivain, un jeune (il est né en 1978) et grand écrivain, est né. Il a su forger son propre style encore que ce terme soit par trop galvaudé aujourd'hui. Qui entre dans La Religion de ma mère en sortira bouleversé, non pas converti à une quelconque cause ou idéologie, mais désormais habité par une voix, sorte de rumeur de chagrin, dans laquelle se mêlent les chants berbères, le vent et ses jeux, les mille et un piaillements, coassements ou cris des innombrables bêtes et bestioles qui peuplent le texte (chacals, rossignols, coqs, serpents, bourricots etc.) et la parole fracassée des humains. » Quant à la rédactrice en chef du magazine Marianne Martine Gozlan, elle consacre, dans l'édition du 1er au 7 décembre 2017, une chronique à Karim Akouche qu'elle qualifie de « nouvelle révélation d'une littérature d'Algérie décidément féconde ».  

L'écrivain algérien Boualem Sansal qualifie ainsi l'auteur de Lettre à un soldat d'Allah :

« Karim Akouche sait dire ce qu’il a à dire, sans peur et sans fioritures. Très rares, dans sa génération, sont ceux qui s’engagent intellectuellement, moralement et politiquement dans le combat contre l’intolérance, le fanatisme, le nationalisme et autres folies qui font le malheur des peuples[20]. »

La Religion de ma mère a été finaliste du prix littéraire Beur FM Méditerranée 2018[21] et du Prix Lorientales[22],[23]. Le 29 novembre 2015, devant 250 personnes et plusieurs personnalités du monde culturel et politique, le Festival Sefarad de Montréal a rendu un hommage à Karim Akouche[24],[25]. La Vitrine, organisme canadien de promotion culturelle par excellence, a désigné Karim Akouche « ambassadeur » de la diversité culturelle de la ville de Montréal pendant le mois de mars 2018[26].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • Allah au pays des enfants perdus, Montréal, éditions Dialogue Nord-Sud, 2012 ; Algérie, éditions Frantz Fanon, 2016[27],[28],[29]
  • J'épouserai le Petit Prince, roman-conte, éditions Dialogue Nord-Sud, Montréal, 2014 ; Algérie, éditions Frantz Fanon, 2016
  • La Religion de ma mère, Paris, Écriture-L'Archipel, octobre 2017 ; Montréal, Michel Brûlé, avril 2017 ; Algérie, éditions Frantz Fanon, mars 2017

Essai[modifier | modifier le code]

  • Lettre à un soldat d'Allah - Chroniques d'un monde désorienté, Paris, éditions Écriture-L'Archipel ; éditions Frantz Fanon, mars 2018[30]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Toute femme est une étoile qui pleure, éditions Dialogue Nord-Sud, Montréal, 2013[34],[35]

Documentaire[modifier | modifier le code]

  • Mon Algérie et la vôtre, Production Telimagin, Radio-Canada, 2011.

Prix[modifier | modifier le code]

  • Karim Akouche est lauréat du grand prix « le Lys Arts et Culture », décerné, à Montréal, le 28 mai 2018, au Théâtre St-James, conjointement par la Banque Nationale et l'agence de presse Média Mosaïque.[36]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Selon le catalogue général de la bibliothèque nationale de France, il serait né en 1971 « Akouche, Karim (1971-....) », (consulté le 20 août 2017).
  2. Voir sur Youtube
  3. BelmediaTV1 - les Kabyles de Montréal, « Toute femme est une étoile qui pleure........ témoignages », (consulté le 12 février 2018).
  4. Marie-Anne Alepin, « TOUTE FEMME EST UNE ÉTOILE QUI PLEURE », (consulté le 12 février 2018).
  5. « Karim Akouche sur les pas de Saint-Exupéry », Huffington Post Québec,‎ (lire en ligne).
  6. _Observateur_, « Un documentaire choc sur l'Algérie d'aujourd'hui : Karim Akouche à la télévision canadienne RDI », (consulté le 23 février 2018).
  7. Direction des médias numériques, « Karim Akouche et Leila Lesbet | Les francs-tireurs | Zone Vidéo Télé-Québec », (consulté le 23 février 2018).
  8. Amar kabyle, « Un kabyle laïc au parlement québecois !!! », (consulté le 12 février 2018).
  9. L’association Tiwizi de Philadelphie reçoit Karim Akouche.
  10. Karim Akouche sur l'île de la Liberté.
  11. Reporters, « Reporters - A l’occasion de la sortie de son dernier roman « La religion de ma mère » : Karim Akouche en tournée de promotion », sur reporters.dz (consulté le 23 février 2018).
  12. « Le masque et la plume livres », France Inter,‎ (lire en ligne)
  13. Transfuge, « Transfuge - Numéro 113 - YORGOS LANTHIMOS SIGNE SON CHEF-D'OEUVRE : MISE À MORT DU CERF SACRÉ », sur www.transfuge.fr (consulté le 12 février 2018)
  14. « Le style mitraillette de Karim Akouche », Huffington Post Québec,‎ (lire en ligne)
  15. Le Soir d'Algérie, « La Religion de ma mère », sur lesoirdalgerie.com (consulté le 31 octobre 2017).
  16. Voir sur mayaombasic.com.
  17. « La décadence vue par les oubliés », sur Le Devoir (consulté le 12 février 2018).
  18. L’Algérie schizophrène de l’écrivain Karim Akouche, causeur.fr, 14 octobre 2017.
  19. « Une voix d’une rare plénitude », Quotidien Le National,‎ (lire en ligne)
  20. Quatrième de couverture du livre.
  21. « Remise du Prix Littéraire Beur FM Méditerranée 2018 ! », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  22. « Lorientales. Les noms des dix auteurs préfinalistes sélectionnés », Le Telegramme, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne).
  23. Azimut Communication, « Les Lorientales - LES 5 FINALISTES du PRIX LORIENTALES 2018 », sur lorientales.com (consulté le 19 mars 2018).
  24. Kamel.H, « Hommage à l'écivain Kabyle Karim Akouche », (consulté le 12 février 2018).
  25. « Hommage et émotion : Karim Akouche, la fierté kabyle en Amérique du Nord | Siwel », sur siwel.info (consulté le 12 février 2018).
  26. « Les coups de cœur culturels de Karim Akouche », sur immigrantquebec.com (consulté le 22 février 2018).
  27. Roman de Karim Akouche
  28. Roman de Karim Akouche, octobre 2012
  29. Karim Akouche ou l'impossible exil
  30. « Lettre à un soldat d'Allah », sur Éditions Écriture (consulté le 8 février 2018)
  31. « Production Kléos | Toute femme est une étoile qui pleure | La Chapelle », sur lachapelle.org (consulté le 8 février 2018)
  32. « Du dialogue avec Alain Timàr aux Dialogues des Carmélites… », Le Feuillet de l'Opéra,‎ (lire en ligne)
  33. « LETTRE À UN SOLDAT D'ALLAH, CHRONIQUES D'UN MONDE DÉSORIENTÉ - Site officiel du Théâtre des Halles - Scène d'Avignon », sur www.theatredeshalles.com (consulté le 15 juin 2018)
  34. http://parolenarchipel.com/2014/09/05/autour-de-toute-femme-est-une-etoile-qui-pleure-de-karim-akouche/
  35. Karim Akouche, écrivain engagé
  36. « Montréal : Cheikh Khaled Bentounes et Karim Akouche lauréats des Lys de la diversité - Actualité - El Watan », sur www.elwatan.com (consulté le 30 mai 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]