Cindy Léoni

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Cindy Leoni, née en août 1983 à Marseille[1], est une militante associative, syndicale et politique. Elle est présidente de l'association SOS Racisme de 2012 à 2014 et membre du Conseil économique, social et environnemental depuis 2015.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Marseille, Cindy Léoni a grandi avec sa famille[2], près de Brignoles dans le Var à partir de 1986[3].

Cindy Léoni milite à la FIDL[4] à partir de 1999 notamment contre la réforme Allègre[5], alors qu'elle est élève au lycée Raynouard à Brignoles[6] ; elle s'engage aussi cette époque à SOS Racisme[7]. En 2001, elle obtient le baccalauréat[8] et part pendant un an suivre la classe préparatoire à l'École des Chartes[9] au lycée Fustel-de-Coulanges à Strasbourg ; ses études se poursuivent, en 2002, à l'Université d'Aix-Marseille II[10], puis quelques années plus tard, à Toulon en licence de lettres modernes[11]. Elle ne termine néanmoins pas ses études[4].

De 2002 à 2005, toujours active au sein de SOS Racisme, elle est présidente du comité départemental « SOS Racisme 13 ». Elle milite également, comme étudiante, à l'UNEF-ID et au MJS, où elle fait partie de la « gauche socialiste » dirigée par Julien Dray et Jean-Luc Mélenchon. Elle quitte l'UNEF et le MJS en 2005. Au même moment, Cindy Leoni devient permanente à la FIDL et membre du bureau national de SOS Racisme[12].

C'est en juin 2007 qu'elle rejoint la direction de SOS Racisme comme secrétaire générale et puis vice-présidente en mars 2012[13]. En 2009, elle est impliquée dans l'affaire des mouvements de fonds suspects sur les comptes de Julien Dray, et fait finalement l'objet d'un rappel à la loi[14].

Elle a été encartée au PS[4].

Après le départ de Dominique Sopo fin juin 2012, Cindy Léoni est élue présidente, le 7 juillet 2012, par le conseil national de SOS Racisme[15] ; elle est la première femme à accéder à cette fonction[4]. Durant son mandat, elle positionne l'organisation sur la question du « racisme antiblanc », récusant le qualificatif et préférant parler de racisme « tout court », sans pour autant ignorer le phénomène[16]. Son engagement se porte également sur les questions de laïcité en prenant la défense de la directrice de la crèche Baby Loup et déclare qu'il est « aujourd'hui [...] plus facile d'ouvrir une crèche confessionnelle qu'une crèche laïque »[17], Elle se retire au début de l'année 2014 à la suite de brouilles en interne[18].

Le 5 novembre 2015, elle est nommée en conseil des ministres, sur proposition du président de la République, personnalité qualifiée au Conseil économique, social et environnemental[19]. Elle y occupe les fonctions de vice-présidente du groupe des personnalités qualifiées. Elle est également membre de la section des affaires européennes et internationales et de la délégation à l'Outre-Mer.

En 2016, elle devient co-présidente du comité de soutien de Manuel Valls pour la primaire citoyenne de 2017[20].

Elle travaille auprès du délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH), comme conseillère pour les relations avec le monde associatif et le pilotage des projets territoriaux[21].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Mariée à un dessinateur en bureau d'étude, elle est mère d'une fille[4].

Sources[modifier | modifier le code]

  • C. H, « Cindy Leoni, une femme de 28 ans à la tête de SOS Racisme », disponible en ligne sur le site Elle.fr, 8 juillet 2012
  • « Cindy Leoni, une Brignolaise présidente de SOS Racisme », disponible en ligne sur le site Varmatin.com, 23 août 2012
  • Alice Géraud, « Cindy Leoni Relanceuse de SOS », dans Libération, 1er octobre 2012, p. 30 (« Portrait »)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Libération, 1er octobre 2012 (encart biographique).
  2. Le Sénégal Post, 28 août 2012.
  3. Var Matin, biographie.
  4. a b c d et e FIDL : syndicat lycéen créé en 1987 par les lycéens de SOS Racisme.
  5. Alice Géraud, « Cindy Leoni. Relanceuse de SOS », liberation.fr, 30 septembre 2012.
  6. Libération, colonne 1.
  7. Ibidem.
  8. Var Matin.
  9. Libération (col. 1-2).
  10. Profil sur Copains d'Avant
  11. Var Matin. Libération indique qu'elle « n'a pas fini ses études de lettres ».
  12. Libération, encart biographique.
  13. Elle
  14. Julien Dray veut aller de l'avant, Paris Match, 18 décembre 2009.
  15. Le « parlement » de l'association.
  16. Elise Vincent, « Le "racisme anti-Blancs" divise les antiracistes », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 19 janvier 2016)
  17. «Aujourd'hui, il est plus facile d'ouvrir une crèche confessionnelle qu'une crèche laïque », sur Le Figaro (consulté le 12 janvier 2016)
  18. Dominique Sopo de retour à la tête de SOS Racisme, Libération, 16 juin 2014.
  19. Michel Noblecourt, « François Hollande donne plus de place à la société civile au CESE », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 12 janvier 2016)
  20. « Primaire à gauche : Valls présente son QG et son état-major de campagne », lesechos.fr, 14 décembre 2016.
  21. « Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH) - Équipe & Contact », sur gouvernement.fr (consulté le 27 mai 2018).