Comité Laïcité République

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Comité Laïcité République
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique association loi de 1901
But défense de la laïcité
Zone d’influence France
Fondation
Fondation 1991
Fondateur Claude Nicolet
Identité
Siège 54 rue Pigalle
Paris
Président Jean-Pierre Sakoun
Publication La Lettre du Comité Laïcité République
Site web laicite-republique.org

Le Comité Laïcité République (CLR) est une association loi de 1901 qui promeut la laïcité dans le débat public.

Historique[modifier | modifier le code]

Le Comité Laïcité République est fondé à la suite de l'affaire de Creil (septembre 1989), en réaction à laquelle cinq intellectuels (Élisabeth Badinter, Régis Debray, Alain Finkielkraut, Élisabeth de Fontenay, Catherine Kintzler) signent la tribune « Profs, ne capitulons pas ![1] ».  

Le Comité n'est lui formé qu'en , à l'instigation du Grand Orient de France[2]. Son premier président est Claude Nicolet[2]. Il est ensuite tour à tour présidé par Henri Caillavet, Philippe Foussier (Grand Maître du Grand Orient de France[3]), Jean-Marie Matisson (Grand Maître adjoint du Grand Orient de France)[4] et Patrick Kessel (ancien Grand Maître du Grand Orient de France).

Depuis décembre 2017, il est présidé par Jean-Pierre Sakoun, qui intervient régulièrement dans la presse et les médias nationaux en tant que président du Comité Laïcité République[5],[6].

Conception de la laïcité[modifier | modifier le code]

Le CLR considère que la laïcité est unique et « sans qualificatif[7] », qu’elle seule garantit la liberté absolue de conscience et qu'elle « n'est pas qu'une loi ».

« Elle est aussi une philosophie de l'émancipation, de la liberté de conscience et de l'égalité des droits[8]. »

Le CLR plaide pour le strict respect de la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l’État, et à ce titre, s’oppose à la présence de crèches de Noël dans les lieux publics, comme les mairies, pendant les fêtes de fin d’année.

Il considère que l'incitation au port du voile islamique est un acte politique destiné à marquer la soumission de la femme à l’égard de l’homme, ce qui est selon lui contraire au principe d’égalité entre les sexes. Il estime également que le port du voile ou de tout autre signe religieux ostentatoire au sein des services publics et dans la relation professionnelle avec des clients, est un acte de prosélytisme qui porte atteinte à la laïcité de l'État ou à la neutralité souhaitée en entreprise.

C’est pourquoi il prône le respect de cette neutralité dans certains secteurs que le principe de laïcité et la loi de 1905 ne couvrent pas (crèches, entreprises, universités).

Il s’oppose au « communautarisme politique » et aux « revendications identitaires ». Il lutte contre le racisme, l’antisémitisme et toute autre forme de discrimination. Il dénonce le « racisme intolérable anti-maghrébin », « le racisme et l’hostilité anti-musulmans » tout en dénonçant « l’imposture de l’islamophobie », dans un pays comme la France « où la critique des idées est totale »[9]. Il combat également la « catho-laïcité [10]» de l’extrême droite.

Sa conception de la laïcité conduit le CLR à critiquer les positions d’associations comme le CCIF et le PIR, ou même d'institutions gouvernementales comme celles de l’Observatoire de la laïcité[11].  

Activités[modifier | modifier le code]

Le Comité Laïcité République intervient régulièrement dans les médias afin de contribuer au débat public et d’alerter sur ce qu'il considèrent être des manquements au respect de la loi de séparation des églises et de l’État de 1905 ou à sa conception de la laïcité. Il exerce une veille quotidienne à travers sa revue de presse en ligne et édite une lettre d’information mensuelle. Il organise des colloques, à Paris et en régions, sur des thèmes comme « l’identité républicaine », « laïcité et entreprises », « fin de vie, la liberté de choisir », ou « les bibliothèques » etc.

Prix de la laïcité[modifier | modifier le code]

Chaque année, il décerne le « prix de la laïcité » à des personnalités françaises et étrangères, distinguées pour leur action en faveur de la laïcité, tels que Charb, Malek Boutih, Samuel Mayol, Djemila Benhabib, Maryam Namazie[12].

Le 6 janvier 2018, il co-organise, avec le Printemps républicain et la LICRA, la journée d’hommage « Toujours Charlie »[13].

Son action s’appuie également sur celles de comités locaux[12]. Plusieurs de ses membres siègent au Conseil des sages de la laïcité créé le par le ministre de l’Éducation nationale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Foulard islamique : “Profs, ne capitulons pas !” (Le Nouvel Observateur, 2 nov. 89) », sur laicite-republique.org (consulté le 9 mars 2018).
  2. a et b « Création d'un comité Laïcité-République », sur lemonde.fr, .
  3. Voir sur blogs.lexpress.fr.
  4. Voir sur crif.org.
  5. Voir sur franceinter.fr.
  6. Voir sur franceinter.fr.
  7. « Patrick Kessel : “La laïcité, sans qualificatif, est l'outil de la fraternité” », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne).
  8. « La laïcité est le moyen de la paix sociale », Marianne,‎ (lire en ligne).
  9. Interview de Jean-Pierre Sakoun sur France Inter, dans l’émission Interactiv’, le 6 janvier 2018.
  10. « Catho-laïcité : le retour (P. Kessel, 28 nov. 16) - Comité Laïcité République », sur laicite-republique.org (consulté le 9 mars 2018).
  11. « Observatoire de la laïcité : "Il fallait que ça pète" », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  12. a et b Boris Kessel 2011, p. 92.
  13. Abel Mestre, « La journée « Toujours Charlie » relance le débat sur la laïcité », sur lemonde.fr, (consulté le 17 mars 2018).

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Boris Kessel, « Comité Laïcité République (CLR) », dans Martine Cerf et Marc Horwitz (dir.), Dictionnaire de la laïcité, Paris, Armand Colin, coll. « Dictionnaire », (ISBN 978-2-200-25556-5), p. 92.

Liens externes[modifier | modifier le code]