Tourch

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Tourch
Tourc'h
Tourch
Chapelle Saint-Candide de Locunduff.
Blason de Tourch Tourc'h
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Intercommunalité Concarneau Cornouaille Agglomération
Maire
Mandat
Michel Cotten
2020-2026
Code postal 29140
Code commune 29281
Démographie
Gentilé Tourchois
Population
municipale
1 012 hab. (2018 en diminution de 0,2 % par rapport à 2013)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 01′ 30″ nord, 3° 49′ 31″ ouest
Altitude Min. 118 m
Max. 216 m
Superficie 19,70 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Quimper
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Concarneau
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Tourc'h
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Tourc'h
Liens
Site web le site officiel de la commune

Tourch [tuʁx], également orthographiée Tourc'h, est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Ses habitants s'appellent les Tourchois et les Tourchoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de la commune de Tourch dans le Finistère.

Tourc'h est une commune rurale du sud du Finistère. Le bourg de Tourc'h est situé à vol d'oiseau, à 21,3 km à l'est de Quimper[2] et à 63,8 km au sud-est de Brest[3]. La commune possède un territoire de forme très étirée, selon un axe nord-sud. Son territoire mesure en effet 8,3 km dans sa plus grande longueur alors qu'il ne dépasse pas 3 km dans sa plus grande largeur.

Les communes limitrophes ont pour noms : Elliant, Rosporden, Scaër, Leuhan et Coray. Plusieurs cours d'eau servent à matérialiser les limites de la commune : la rivière Aven (limite à l'ouest avec Coray et limites à l'est avec Scaër et Rosporden), le ruisseau de Pont ar C'hleudig (limite à l'est avec Scaër), la rivière le Jet (limite à l'ouest avec Coray) et le ruisseau de Pont ar Bastard (limite au sud avec Rosporden).

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Communes limitrophes de Tourch
Coray Leuhan
Elliant Tourch Scaer
Rosporden

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[4]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[5].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[6]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[4]

  • Moyenne annuelle de température : 11,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 11,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 1 232 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 16,3 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 9,3 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[8] complétée par des études régionales[9] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Coray Chat Eau », sur la commune de Coray, mise en service en 1990[10] et qui se trouve à 4 km à vol d'oiseau[11],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 11,1 °C et la hauteur de précipitations de 1 397,1 mm pour la période 1981-2010[12]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Quimper », sur la commune de Pluguffan, mise en service en 1967 et à 27 km[13], la température moyenne annuelle évolue de 11,5 °C pour la période 1971-2000[14], à 11,8 °C pour 1981-2010[15], puis à 12 °C pour 1991-2020[16].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Tourch est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[17],[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Quimper, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 58 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[20],[21].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l' occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 2,3 % 46
Terres arables hors périmètres d'irrigation 50,0 % 991
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 13,4 % 266
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 32,3 % 640
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 2,0 % 40
Source : Corine Land Cover[22]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Graphie et prononciation[modifier | modifier le code]

L'orthographe officielle du nom de la ville, telle que recensée par le code officiel géographique, maintenu par l'Insee, est Tourch[23]. Cependant, l'usage local favorise la graphie « Tourc’h », qui utilise le trigramme breton c'h et reproduit le nom de la commune comme il se prononce, y compris par les non-bretonnants : [tuʁx] (« tour' ») (alors que la prononciation locale actuelle en breton est plutôt [tɔʁx]). On retrouve cette graphie notamment sur le site de la commune[24], les panneaux routiers, dans la presse régionale[25],[26] et dans des décisions juridiques officiels[27].

Qu'il soit écrit Tourch ou Tourc'h, le nom de la commune est prononcé [tuʁx], [tɔʁx] ou [tuʁ], mais jamais [tuʁʃ] (« tourche »).

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Les Bretons insulaires, chassés à partir de l'an 450 de leur patrie par les Angles et les Saxons, s'installèrent au cours des deux siècles suivants en Armorique et notamment dans la région comprise entre Aven et Odet. Ils donnèrent à leur nouvelle patrie, le nom de celle qu'ils avaient abandonnée. En effet il existe au Pays de Galles, dans le comté de Denbighshire, des localités[Quoi ?] se nommant Llanelian[Où ?] et Llangollen ainsi qu'une rivière se nommant Afon Twrch[Où ?]. Ces noms gallois sont les correspondants toponymiques des communes finistériennes voisines suivantes : Elliant, Langolen et Tourc'h[28]. Afon Twrch associe les mots gallois « Afon » rivière et « Twrch » sanglier, à rapprocher des mots bretons aven et tourc'h.

Le nom de la localité est attesté sous les formes Turch au XIe siècle, Tourc en 1182, Turch au XIIIe siècle, Tourh en 1516 et enfin Tourch en 1516[29]. Il peut être rapproché du terme breton tourc'h (verrat) ou du gaulois turcos (sanglier).

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • Au XIe siècle, la paroisse de Tourc'h est mentionnée pour la première fois dans un document écrit. Le cartulaire de Landévennec cite la paroisse de Tourch en précisant qu'elle existe depuis longtemps[30]. Selon Arthur de la Borderie, citant le cartulaire de Landévennec, vers le VIe siècle, un moine ou ermite disciple de saint Guénolé « nommé Ratian ou Ratian, à la fois barde et prêtre (...) semble avoir évangélisé toute la région comprise de Langolen au Faouët, et notamment les paroisses de Tourch, de Corai et de Scaër ; il habitait, sur le territoire de cette dernière, un petit monastère appelé de son nom Lan-Ratian [Larragen de nos jours], et avait pour compagnon, au moins pour voisin, le pieux Tanvoud, émule de ses vertus et de ses travaux »[31].
  • Au Moyen Âge, deux seigneuries se partagent les terres de la paroisse : Coatéloret et La Rivière[30].

Selon Jean-Baptiste Ogée, en 1380, on connaissait dans la paroisse de Tourch les manoirs de Kerninedel, de La Rivière et de Coatafor[32].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

  • 1675 : Révolte des Bonnets rouges. Tourc'h se vit enlever sa cloche qui fut transportée à Concarneau mais elle lui fut rendue en 1680. Sa cloche lui avait été confisquée car elle avait sonné le tocsin de la rébellion[33].
  • 1775 : acquisition par François Hyacinthe de Tinténiac[34], de la seigneurie de Coatéloret, entraînant l'union et l'incorporation de la haute justice de Coatéloret qui s'exerçait au bourg de Tourc'h à la haute justice de la baronnie de Quimerc'h exercée au bourg de Bannalec[35].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Tourch vers 1778 :

« Tourch, à quatre lieues et demie à l'Est de Quimper, son évêché et à quatre lieues de Concarneau, sa subdélégation et son ressort. On y compte 600 communiants[36]. (...) Le territoire renferme des terres en labeur et beaucoup trop de landes. La haute justice de Coateloret appartient à M. de Quimerch[32] »

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au début du XIXe siècle, un projet de réunion avec la commune voisine de Rosporden est repoussé par les habitants[30].

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée , décrivent ainsi Tourch en 1845 :

« (...) Principaux villages : Kerhoaler, Kericuff, Kerhécé, Kerlatous, Kerbrunen, Coat-Spern, Quilien, Bren. Superficie totale : 1 970 hectares dont (...) terres labourables 670 ha, prés et pâtures 127 ha, bois 20 ha, vergers et jardins 3 ha, landes et incultes 1 072 ha. (...) Moulins : 4 (du Bois, de Rivière, de Quilien, à eau). Géologie : constitution granitique ; la partie de la commune située au nord est sur micaschiste et sur schiste modifié. On parle le breton[37]. »

Un rapport du Conseil général du Finistère indique en que Tourc'h fait partie des 27 communes de plus de 500 habitants du Finistère qui n'ont encore aucune école de filles[38].

La présence de loups a donné lieu à de multiples récits comme celui-ci : « En , Louis Mayet[39], tailleur d'habits, travaillait à la ferme de Guénégant [en Tourch]. Malgré l'heure tardive, il voulut rejoindre sa demeure à Kervaziou, distante d'un kilomètre environ à travers champs. La campagne était couverte de neige et on entendait les loups hurler au loin. Arrivé à la hauteur de Runabat, à mi-parcours, il vit une troupe de loups affamés venir à sa rencontre. C'est à peine s'il eut le temps de grimper dans un arbre, les fauves le talonnaient. Tout le reste de la nuit ils rodèrent en hurlant autour de l'arbre. Louis avait peine à se maintenir sur sa branche. Il invoquait sainte Anne et la Vierge pour venir à son aide. Il promit de donner les noms d'Anne et de Marie à la prochaine petite fille dont il serait le parrain ou le papa. Au lever du jour, un à un, les loups s'en allèrent et Louis rentra chez lui transi de froid et de peur »[40].

En 1893, Jules Vagnair, un écrivain agrégé de lettres décrit ainsi le carnaval de Rosporden, dans un texte révélateur du mépris des intellectuels de l'époque à l'encontre des paysans bretons :

« Les paysans d'Elliant et de Saint-Yvi, ceux de Tourch et de Bannalec, venus dans leurs carrioles, en habits des dimanches, pour voir les Anglais et les Parisiens (car chez ces primitifs tous les étrangers sont parisiens ou anglais), se mêlèrent aux danseurs et gigottèrent en conscience[41]. »

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Déclarée d'utilité publique le , la ligne ferroviaire à voie métrique des Chemins de fer départementaux du Finistère allant de Châteauneuf-du-Faou à Rosporden, longue de 39 km, fut mise en service le . Elle desservait les gares de Saint-Thois-Pont-Pol, Laz, Trégourez, Guernilis, Coray, Tourc'h, Bois-Jaffray-Saint-Guénal et Elliant. Elle ferma dès 1933.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Tourc'h porte les noms de 84 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Quatre d'entre eux au moins (Pierre Bihan, Pierre Boédec, Pierre Labbé, Laurent Marc) sont décédés sur le front belge, la plupart des autres sont décédés sur le sol français[42].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Tourc'h porte les noms de 6 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles François Briand[43], soldat du 19e régiment de dragons, tué à l'ennemi le à Vodecée (Belgique).

Une chanson anti-allemande chantée au café Madec le 3e dimanche de , jour du pardon de Tourc'h, valut à une dizaine de jeunes gens de la commune d'être interpellés par un soldat allemand et emprisonnés dans le sous-sol de la mairie de Scaër pendant une dizaine de jours. Deux d'entre eux, Jean Le Gall et Victor Gouiffès, furent condamnés par le tribunal militaire allemand de Quimper, le premier à 18 mois et le second à 3 mois, de prison[44].

La stèle de Quillien.

Un parachutage de 12 tonnes d'armes réparties dans 107 conteneurs au lieu-dit Miné-Kervir près de Coadry en Scaër fut effectué le par trois avions des commandos Jedburgh au profit du groupe de résistants francs-tireurs et partisans de Scaër et les armes cachées dans divers endroits, dont un transformateur électrique à Quillien, après avoir été transportées dans des tombereaux agricoles. « Le vent souffle sur les blés » était le message qui fut diffusé par la BBC par annoncer ce parachutage. Un autre parachutage est organisé le à Miné Kervir en Scaër, les armes étant cachées dans la ferme de Mesnoter. Un autre parachutage se produit dans la nuit du 14 au au même endroit, mais les Allemands qui avaient repéré l'endroit le cernent, aidés par une unité de Russes blancs de l'armée Vlassov et des hommes du Kommando de Landerneau : les combats, qui opposèrent 160 résistants (une cinquantaine de maquisards FTP de Scaër et une centaine de maquisards FTP de Rosporden, ces derniers cantonnés depuis la veille à Quillien et commandés par le capitaine Mercier[45]) à environ un millier d'Allemands venus de Châteauneuf-du-Faou et du Faouët, firent 18 victimes (neuf victimes membres du maquis de Scaër : Pierre Cabellic, Grégoire Le Cam, François et Jean Jacob, Pierre Capitaine, Corentin Guillou, René Turquet, Louis Massé et Étienne Millour et neuf victimes membres du maquis de Rosporden : Yves Baron, Hervé Delessart, Corentin Guillou, René Le Gall, Roger Kerjose[46], René Mao, Jean-Louis et Marcel Rannou et Pierre Salomon) parmi les résistants, et le matériel fut récupéré par les Allemands. Ces combats sont commémorés par le mémorial de Kernabat[47] en Scaër, où furent enterrés les maquisards tués, et la stèle de Quillien en Tourc'h[48].

Le , dans le hameau de Kérannou en Tourc'h, Laurent Postic, 24 ans, est blessé par une rafale de mitraillette, puis un peu plus tard exécuté devant des membres de sa famille par des soldats allemands, sans aucune raison apparente, peut-être une méprise[49].

Le secrétaire de mairie de Tourc'h, Ambroise Le Gall, avec l'accord de son maire, René Le Roy, fabriqua en 1943 et 1944 de nombreux faux documents tels que pièces d'identité, laissez-passers (ausweis) pour circuler en zone côtière interdite, tickets de rationnements, etc. délivrés à des réfractaires du STO et à des résistants. René Le Roy, maire, fit partie des personnes prises en otage par les Allemands à Rosporden le et conduites d'abord à Quimperlé, mais il parvint à s'enfuir le près de Quéven alors qu'il était acheminé vers Lorient[44].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.


Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1946 1947 René Rodallec    
1947 1983 Marie-Françoise Le Cam SFIORad-socMRG  
1983 1989 Yves Nicolas    
1989 1995 Pierre Poupon    
1995 En cours
(au 28 juin 2020)
Michel Cotten PS Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le dictionnaire d'Ogée, paru en 1778, donne une population de 600 communiants pour la paroisse de Tourch.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[50]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[51].

En 2018, la commune comptait 1 012 habitants[Note 6], en diminution de 0,2 % par rapport à 2013 (Finistère : +0,86 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
584905600630758776760752727
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7678258308629609941 0241 0341 077
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1321 1671 2241 2061 2101 1851 1681 1741 070
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 0299969358918208368929651 027
2018 - - - - - - - -
1 012--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[52] puis Insee à partir de 2006[53].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Cornély (XVe-XIXe siècle)[modifier | modifier le code]

Au premier plan la place de l'église et ses voitures garées, au second plan l'église avec son clocher à droite.
L'église Saint-Cornély.

En forme de croix latine, elle mesure 23 mètres de long et 20 mètres de large. De l'église primitive, qui date du XVe siècle, il ne reste que le chœur et le transept. Le clocher, à double galerie a été érigé en 1727 et a été restauré en 1930. La flèche octogonale a perdu son élégance originelle. Plusieurs fois foudroyée, elle fut plusieurs fois remontée avec les pierres en bon état, ce qui lui donne la silhouette trapue qu'on lui connait aujourd'hui. Sur la façade ouest on distingue plusieurs pierres blasonnées, dont celle de la famille Kerouet de Kerstrat, représentant un sanglier, l'emblème de la commune. La nef a été reconstruite en 1843 et la sacristie date de 1930[54].

La chapelle Sainte-Candide de Locunduff (XVIe siècle)[modifier | modifier le code]

Cette chapelle, de plan rectangulaire, et aux dimensions modestes, 16 mètres sur 7, a été construite à la fin du XVIe siècle. Elle est située à Locunduff, au sud du bourg de Tourc'h, à un carrefour routier. Elle est dédiée à sainte Candide. Le seigneur prééminencier y a ostensiblement laissé ses armes au-dessus des portes, sur le mur est et sur le vitrail principal qui fut remplacé par un vitrail moderne dans les années 1930. Il s'agit des armes de la famille Canaber, d'argent au grêlier de sable accompagné de trois molettes du même au chef de gueules chargé de trois quintefeuilles d'argent, qui détinrent la seigneurie de Coathéloret de 1560 à 1720. Ils possédaient plus de la moitié de la paroisse mais n'y résidaient jamais[55]. Un aveu de 1619 d'Affray du Chastel désigne la sainte vénérée dans cette chapelle comme étant « sainte Vengu, patronne de Locunduff *Loc/guen/guff », connue aussi sous le nom de sainte Guengu, santez w-Gwennguñv en breton moderne ; or en breton *guenn/gwenn signifie « blanc, sacré », *cuff/kuñv signifie « cher, doux » et en latin candida a la même signification, d'où l'assimilation à sainte Candide, également vénérée à Scaër[56].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Annick Fleitour, Le Petit Train Rosporden — Plouescat, Éditions Ressac, Quimper, 2001 (ISBN 2-904966-40-4) : historique de la petite ligne de chemin de fer à voie étroite qui desservait Tourc'h de 1912 à 1935

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[7].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé issu du site habitants.fr, prononcés Tourquois et Tourquoise.
  2. « Calcul de l'orthodromie entre Tourc'h et Quimper » (consulté le )
  3. « Calcul de l'orthodromie entre Tourc'h et Brest » (consulté le )
  4. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  5. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  6. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  7. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  8. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  9. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  10. « Station Météo-France Coray Chat Eau - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  11. « Orthodromie entre Tourch et Coray », sur fr.distance.to (consulté le ).
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  13. « Orthodromie entre Tourch et Pluguffan », sur fr.distance.to (consulté le ).
  14. « Station météorologique de Quimper - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique de Quimper - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Station météorologique de Quimper - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  17. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  19. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  20. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  22. « Données statistiques sur les communes de Métropole communes; Répartition des superficies en 44 postes d'occupation des sols (métropole) », sur CORINE Land Cover, (consulté le ).
  23. « Insee - COG - Commune de Tourch (29281) », sur insee.fr (consulté le ).
  24. Site officiel de la mairie de Tourc’h, consulté le 2 novembre 2010
  25. « Tourch », sur Ouest-France.fr (consulté le ).
  26. Tourc'h sur le Télégramme
  27. « Conseil d'Etat, 10 SS, du 27 janvier 1993, 134245, inédit au recueil Lebon - Legifrance », sur legifrance.gouv.fr (consulté le ).
  28. Henri Guiriec, histoire de la paroisse - Rosporden (pages 21 et 22), Le livre d'histoire Lorisse, 1951
  29. (br) Vallerie, Erwan, 1944-, Diazezoù studi istorel an anvioù-parrez = Traité de toponymie historique de la Bretagne, Ar Releg-Kerhuon, An Here, , 560 p. (ISBN 2-86843-153-4 et 9782868431530, OCLC 63764620, lire en ligne).
  30. a b et c Le patrimoine des communes du Finistère, Éditions Flohic
  31. Arthur de la Borderie, La Cornouaille au temps du roi Grallon, "Revue de Bretagne et de Vendée", janvier 1862, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1102548/f89.image.r=Argol
  32. a et b Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", volume 4, Nantes, 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist04og
  33. Histoire de la paroisse de Rosporden, Père Henri Guiriec
  34. François-Hyacinthe de Tinténiac, né le à Quimper, capitaine de la noblesse de Quimper en 1784 puis lieutenant général des armées du roi, émigra à Londres et ses biens furent saisis pendant la Révolution française ; il décéda ruiné en 1794 à Paris. Il est le père de Vincent de Tinténiac
  35. Inventaire sommaire des archives de la sénéchaussée de Concarneau, A.D Brest
  36. Personnes en âge de communier
  37. Jean-Baptiste Ogée, A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 2, 1845, consultable https://books.google.fr/books?id=9o8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjm4Jbz1_nOAhXGKMAKHURoBJoQ6AEIHjAA#v=onepage&q=Tourch&f=false
  38. "Rapports et délibérations / Conseil général du Finistère", août 1880, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5668228b/f436.image.r=Pleuven?rk=107296;4
  39. En fait Julien Louis Mayet, né le à Tourch, décédé le à Kervaziou en Tourch.
  40. >Récit rapporté par François de Beaulieu, "Quand on parle du loup en Bretagne", éditions Le Télégramme, 2004, (ISBN 2-84833-096-1).
  41. Jules Vagnair, Le carnaval de Rosporden, supplément littéraire du journal Le Figaro, du 24 juin 1893, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k272708t/f2.image.r=Elliant
  42. Memorialgenweb.org - Tourch : monument aux morts
  43. François Briand, né le à Tourch
  44. a et b Cyrille Maguer, De Rosporden à Concarneau sous l'Occupation : Concarneau, Coray, Elliant, Melgven, Pont-Aven, Rosporden, Saint-Yvi, Scaër, Tourc'h, Trégunc, Le Faouët, Liv'éd, , 272 p. (ISBN 978-2-84497-275-0).
  45. « dossier-jedbourgs-p6 », sur norrac.com (consulté le ).
  46. Roger Kerjose, né le à Kernével
  47. « Le Télégramme - Scaër - Résistance. Les combats de Kernabat ont 70 ans », sur Le Telegramme, (consulté le ).
  48. « Une cérémonie émouvante à Quillien pour le 14 juillet », sur Ouest-France.fr (consulté le ).
  49. Éric Rondel, Crimes nazis en Bretagne : 1941-1944, Sables-d'Or-les-Pins, Éd. Ouest & compagnie, , 255 p. (ISBN 978-2-36428-032-8, OCLC 864818964)
  50. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  51. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  52. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  53. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  54. [1] sur Ouest-France
  55. [2] sur Ouest-France
  56. Albert Le Grand, "Les vies des saints de la Bretagne Armorique", réédition de 1901, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038760/f312.image.r=Rosporden