Charles-Théodore Frère

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Frère (homonymie).
Charles-Théodore Frère
Theodore Frere Jerusalem from the Environs.jpg
Naissance
Décès
(à 73 ans)
Paris
Autres noms
Frère Bey
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Mouvement
Fratrie

Charles-Théodore Frère, dit Frère Bey[1], né le à Paris, où il est mort le , est un peintre orientaliste français.

Il a pour frère cadet Pierre-Édouard Frère, qui était un peintre de scènes de la vie populaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Caravanes traversant le désert, musée des beaux-arts de Reims.
Illustration d'un ouvrage d'Alexandre de Lavergne : le château de Gaillon.
Illustration d'un ouvrage d'Alexandre de Lavergne : le château de Gaillon.

Fils aîné d’un éditeur de musique parisien, Charles-Théodore Frère est l’élève de Jules Coignet et de Camille Roqueplan. Après ses études, il voyage à travers la France : Alsace, Auvergne, Normandie [2]. Ses voyages en Afrique et au Moyen-Orient l'amèneront vers la peinture orientaliste.

Installé en 1836 à Alger, il part en 1837 avec l'armée pour Constantine, prise le 13 octobre, et ne rentre à Paris qu’en 1839. Tout comme son jeune frère, c’est un peintre prolifique. Il réalise des toiles pour le roi de Wurtemberg au cours de ce premier voyage en Algérie. Vers 1851, il voyage au Moyen-Orient, visite Malte et la Grèce, l'Égypte et l'Empire Ottoman. C'est un des rares peintres à représenter Beyrouth, Damas et Palmyre. Vers 1853, il installe un atelier au Caire et devient le peintre de la cour. Le vice-roi d’Égypte l'élève au rang de bey. Il est promu officier de l'ordre du Médjidié de l'Empire ottoman.

En 1869, il fait partie de la suite de l'impératrice Eugénie qui voyage en Orient à l'occasion de l'ouverture du canal de Suez, en compagnie de Narcisse Berchère, Eugène Fromentin, Jean-Léon Gérôme et de Charles de Tournemine. Elle lui commande une série d'aquarelles, qui ne furent pas remises à l’Impératrice du fait de la guerre de 1870 et échurent à la marquise de la Puisaye, amie et également élève de l'artiste qui hérita de l'intégralité de son fonds d'atelier à sa mort.

Claude Monet et Eugène Boudin admiraient son travail.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Vue de la Ville de Constantine (1841), Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage.
Scène de marché au Caire (1864), musée des beaux-arts de Boston.
Aux États-Unis
En France
Au Royaume-Uni
En Russie

Salons et expositions[modifier | modifier le code]

  • 1834 : Vue des environs de Strasbourg ;
  • 1834 : La place de l'Esbekieh ;
  • 1841 : deux toiles achetées par le roi Louis-Philippe ;
  • 1848 : une médaille de deuxième classe ;
  • 1865 : Café de Galata à Constantinople, médaille de 1re classe, et L’Ile de Philae - Nubie, prime de 1re classe ;
  • 1869 : Le Simoun, ruines de Palmyre ;
  • 1879 : Béni-Souef, Égypte, Au Caire ;
  • 1880 : Caravane de la Mecque au Caire, Rue Cophte ;
  • 1881 : Jérusalem vue de la vallée de Jéhosafat ;
  • 1882 : Le Simoun, Sphynx et Pyramides de Khéops, Le Matin, environs du Caire ;
  • 1883 : Le Sphinx et Pyramide, Simoun de Khéops, Le Nil, le soir ;
  • 1884 : Le Nil à Nagadi, le matin, Haute-Égypte ;
  • 1885 : Inondation du Nil au crépuscule, Pyramide et plaine de Gizeh ;
  • 1887 : Vue du Caire par Bab-el-Nasrh ;
  • 1888 : Désert de Siout, Haute-Égypte, Le Nil à Mahassarah, Haute-Égypte ;
  • Expositions universelles de 1855, 1867 et 1878.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1] Notice d'autorité de la Bibliothèque nationale de France.
  2. Alexandre de Lavergne (1808-1879) (illustrations du château de Gaillon de Charles-Théodore Frère), « Châteaux et ruines historiques de France », édition C. Warée (Paris),1845, vol. 396, p. 312-340 lire sur Gallica.
  3. Le Chameau
  4. Scène du marché au Caire
  5. Rue du Caire
  6. Jérusalem
  7. « Paysage d'Orient », notice no 000PE023119, base Joconde, ministère français de la Culture
  8. « L'Étang au fond d'un parc », notice no 50110000391, base Joconde, ministère français de la Culture
  9. « Vue d'une mosquée », notice no 50110000692, base Joconde, ministère français de la Culture
  10. « Les abords de la ville au matin », notice no 50110000691, base Joconde, ministère français de la Culture
  11. « Ruines de Karnac », notice no 00000065910, base Joconde, ministère français de la Culture
  12. « L'Île de Philae », notice no 000PE014069, base Joconde, ministère français de la Culture
  13. « Paysage d'Algérie », notice no 04450000195, base Joconde, ministère français de la Culture
  14. « Femme orientale à la fontaine », notice no 04450000196, base Joconde, ministère français de la Culture
  15. « La Prise de Constantine », notice no 01550000354, base Joconde, ministère français de la Culture
  16. « Entrée du bazar à Damas », notice no 00980000187, base Joconde, ministère français de la Culture
  17. « Rue Macke au Caire », notice no 00000074612, base Joconde, ministère français de la Culture
  18. « Senlis, Vue d’un château », notice no M0809026296, base Joconde, ministère français de la Culture
  19. « Senlis, Ruines d’une église », notice no M0809026297, base Joconde, ministère français de la Culture
  20. « Senlis, Ruines d’un château », notice no M0809026298, base Joconde, ministère français de la Culture

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Clarence Cook, Art et Artistes de notre temps, 1888.
  • Charles Stranahan’s, Histoire de la peinture française, New York, Charles Scriner’s, 1888, p. 228.
  • Lorinda Munson Bryant, Images et peintres français, Londres, T Fischer Unwin., 1923, p. 111.
  • J. R. Soubiran, Le Paysage Provençal et l’École de Marseille avant les Impressionnistes, 1845-1874, musée de Toulon, 1992, p. 94-95.
  • Dictionnaire Bénézit, Gründ Paris 1999.
  • Marion Vidal-Bué, L’Algérie des peintres, Éditions Paris-Méditerranée, 2002, p. 144-7.
  • Élisabeth Cazenave, L’Afrique du Nord révélée par les Musées de Province, Éd. Bernard Giovangeli, Association Abd el Tif, 2004, pp. 49 et 483.
  • Catherine Granger, L’Empereur et les arts, la liste civile de Napoléon III, Éd. de l’École des Chartes, 2005, p. 866.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :