Émile Schuffenecker

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Émile Schuffenecker
Schuffenecker self portrait.jpg

Autoportrait dans l'atelier, en train de dessiner (1889)
pastel sur papier, Paris, musée d'Orsay.

Naissance
Décès
(à 82 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Nom de naissance
Claude-Émile Schuffenecker
Nationalité
Activité
Mouvement
Influencé par

Claude-Émile Schuffenecker, dit Émile Schuffenecker, né le à Fresne-Saint-Mamès, et mort le à Paris, est un peintre postimpressionniste français de l'École de Pont-Aven.

Biographie[modifier | modifier le code]

Paul Gauguin, L'Atelier de Schuffenecker ou La Famille Schuffenecker (1889), Paris, musée d'Orsay.

Son père, Nicolas Schuffenecker (1829–1854), un tailleur d'origine alsacienne, meurt alors que Claude-Émile Schuffenecker a à peine deux ans. Peu après, la veuve Schuffenecker s'installe avec ses deux garçons à Meudon, près de Paris, où vivent des membres de sa propre famille, et trouve un travail dans une blanchisserie. Plus tard, Schuffenecker est pris en charge et élevé par la sœur de Mme Schuffenecker, Anne Fauconnet Monnet, et son mari Pierre Cornu, à Paris. Il fréquente une institution scolaire des frères des écoles chrétiennes, puis commence à travailler dans le commerce de son oncle, qui vend chocolat et café dans une boutique du quartier des Halles.

Le , Schuffenecker rencontre Paul Gauguin, les deux hommes deviennent de grands amis. Ils étudient ensemble les tableaux de maîtres au musée du Louvre, et travaillent à l'Académie Colarossi à Paris.

En 1880, Schuffenecker épouse sa cousine, Louise Lançon, dont il a une fille, Jeanne (née en 1882), et un garçon, Paul (né en 1884). C'est à cette époque qu'Émile Schuffenecker, tout comme son ami Gauguin, décide d'être artiste-peintre.

En janvier 1882, Schuffenecker enseigne le dessin au lycée Michelet de Vanves.

Avec Gauguin il vont régulièrement peindre à Pont-Aven, en Bretagne.

À Concarneau, Schuffenecker rencontre, en juillet 1886, le peintre Émile Bernard à qui il donne une lettre de recommandation pour l'introduire auprès de Gauguin.

Dans les années 1920, il fréquente à la Ruche le peintre fauve Victor Dupont, qui l'appelle de manière affectueuse « Schuff le Rouge », en rapport avec ses sympathies anarchistes.[réf. nécessaire][1]

Schuffenecker a été parfois soupçonné d'avoir réalisé des faux, dont des faux Vincent van Gogh (Le Jardin à Auvers et Le Jardin de Daubigny)[réf. nécessaire].

Citation[modifier | modifier le code]

Dans une lettre[réf. nécessaire] de 1888, Paul Gauguin lui écrit :
« Un conseil, ne copiez pas trop d'après nature, l'art est une abstraction, tirez-la de la nature en rêvant devant, et pensez plus à la création qu'au résultat. C'est le seul moyen de monter vers Dieu en faisant comme notre divin Maître, créer. »

Œuvres[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Yann Gobert-Sergent, « Le peintre Victor Dupont (1873-1941) - Un Boulonnais parmi les Fauves », Bulletin de la Commission départementale d'histoire et d'archéologie du Pas-de-Calais, tome n° 19, Arras, octobre 2012, pp. 55 à 77.
  2. topic-topos.com

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Porro, Claude-Émile Schuffenecker, 1851-1934, Art Conseil, 1992, ISBN 2950678106
  • Jill-Elyse Grossvogel, Claude-Émile Schuffenecker : catalogue raisonné, A. Wofsy fine arts, San Francisco, 2000, ISBN 1-55660-297-9
  • Marie-Madeleine Aubrun, « En marge de l'école de Pont-Aven : Émile Schuffenecker (1851-1934) », ArMen, Douarnenez, Éditions du Chasse-Marée, no 57,‎ , p. 66-75

Liens externes[modifier | modifier le code]

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