Colonel Rémy

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Renault (homonymie) et Rémi.
Colonel Rémy
Nom de naissance Gilbert Renault
Alias
Raymond, Jean-Luc, Morin, Watteau, Roulier, Beauce et Rémy
Naissance
Vannes (Morbihan)
Décès (à 79 ans)
Guingamp (Côtes-du-Nord)
Nationalité Drapeau : France Française
Profession
scénariste
Formation
études de droit
Distinctions

Le Colonel Rémy de son vrai nom Gilbert Renault, né le à Vannes (Morbihan) et mort le à Guingamp (Côtes-du-Nord, actuellement Côtes-d'Armor), est l'un des résistants français les plus connus durant la Seconde Guerre mondiale. Il organise, développe et perfectionne le réseau de renseignements créé par Louis de La Bardonnie, réseau qui devient la Confrérie Notre-Dame, un des plus importants réseaux de la zone occupée. Il est également connu sous différents autres pseudonymes comme « Raymond », « Jean-Luc », « Morin », « Watteau », « Roulier » et « Beauce ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et années de jeunesse[modifier | modifier le code]

Gilbert Renault est l'aîné d'une famille de neuf enfants dont la résistante Maisie Renault, son père est professeur de philosophie et d'anglais, puis inspecteur général d'une compagnie d'assurances ; sa mère est la fille du compositeur Théodore Decker.

Élève des jésuites au collège Saint-François-Xavier de Vannes, et après des études de droit à l'Université de Rennes, ce sympathisant de l'Action française (même s'il n'y a « jamais milité »[1]) issu de la droite catholique et nationaliste, commence une carrière à la Banque de France en 1924.

Il participe aux émeutes du 6 février 1934 et en revient avec « les vêtements maculés de boue et un œil au beurre noir »[2].

En 1936, il se lance dans la production cinématographique et finance notamment le tournage de J'accuse, nouvelle version du film d'Abel Gance. C'est un échec retentissant, mais nombre de liens qu'il noue au cours de cette période lui seront très utiles lors de son engagement dans la Résistance.

Un « Français libre »[modifier | modifier le code]

À l'appel du 18 juin (1940), il refuse l'armistice demandé par le maréchal Pétain, et passe à Londres avec un de ses frères, à bord d'un chalutier parti de Lorient. Résistant d'« extrême droite » de la première heure, il attribuera plus tard les sentiments qui le firent passer en Angleterre en juin 1940 au nationalisme et à la germanophobie issus de ses lectures du quotidien monarchiste : « Imbu d’Action française, il ne m’était pas possible de considérer la défaite de la France comme définitive »[3]. Il est parmi les premiers à se rallier à la cause du général de Gaulle et se voit confier par le colonel Passy, alors capitaine et chef du Bureau central de renseignements et d’action, la création d'un réseau de renseignements sur le sol français.

En août 1940, il crée avec Louis de La Bardonnie la Confrérie Notre-Dame, qui deviendra en 1944 CND-Castille. Initialement axé sur la couverture de la façade Atlantique, ce réseau finit par couvrir la France occupée et la Belgique et était l'un des plus importants de la zone occupée. Ses informations ont permis de nombreux succès militaires, comme les attaques de Bruneval et Saint-Nazaire. Il crée aussi en septembre 1940 le réseau Centurie.

Convaincu qu'il faut mobiliser toutes les forces disponibles contre l'occupant, il met en contact le Parti communiste français avec le gouvernement de la France libre en emmenant Fernand Grenier à Londres en janvier 1943. Gilbert Renault reconnaît volontiers ne rien entendre au jeu politique, c'est le socialiste Pierre Brossolette qui le met en relation avec des groupes syndicaux et politiques.

Il est fait Compagnon de la Libération par décret du .

Les atermoiements de l'après-guerre: du gaullisme au gaullo-pétainisme[modifier | modifier le code]

Il devient membre du comité exécutif du Rassemblement du peuple français (RPF) à sa création, puis de son comité de direction en 1949, cosigne ses statuts en 1947, et est chargé des voyages et des manifestations. Il a aussi été l'un des orateurs du parti[4].

Progressivement, il se rapproche de personnalités hostiles au « résistancialisme » comme le chanoine Jean-Marie Desgranges et prend parti en faveur de Charles Maurras emprisonné, notamment en décembre 1949 lors d'une réunion organisée par Aspects de la France avec Henri Massis, Pierre Boutang, Gabriel Marcel, Daniel Halévy, malgré les avertissements de ses amis gaullistes et du général de Gaulle. Influencé par des hommes comme l'amiral Gabriel Auphan ou le banquier royaliste Marcel Wiriath, il en vient à comprendre et légitimer l'action des pétainistes et du maréchal Philippe Pétain. Lors du meeting de décembre 1949, il affirme sa « conviction récemment acquise de la droiture des intentions du maréchal Pétain et de ceux qui l’avaient suivi dans le même esprit, les associant aux combattants de la France libre dans un même amour de la patrie »[5].

D’une réunion en mars 1950 organisée par le chanoine Desgranges dans le cadre de la Fraternité de Notre-Dame-de-la-Merci à des articles donnés à Paris-Match et au Figaro en avril, en passant surtout par son retentissant article dans Carrefour de son ami Émilien Amaury, Rémy épouse les thèses des pétainistes. Il fait en effet paraître dans Carrefour, le , un article retentissant intitulé La justice et l'opprobre, prônant la réhabilitation du maréchal Pétain. Dans cet article, il fait état d’une confidence du général de Gaulle : « C’est ce que le général de Gaulle a voulu exprimer quand, un certain soir où je lui parlais du maréchal Pétain avec amertume, il m’a répondu : "souvenez-vous qu’il faut que la France ait toujours deux cordes à son arc. En juin 1940, il lui fallait la corde Pétain aussi bien que la corde de Gaulle ». Rémy commente ainsi : « Il est aujourd’hui évident pour tout homme qui ne se laisse pas dominer par la passion ou par la rancune […] que la France de juin 1940 avait à la fois besoin du maréchal Pétain et du général de Gaulle. (…) Il fallait à cette France provisoirement écrasée […] un bouclier en même temps qu’une épée ». Article qui dédouane aussi « tous les Français qui, de bonne foi et bon cœur, avaient suivi sa politique. […] Leur objectif final était le même que le nôtre : il s’appelait la libération de la France », et qui critique « les séparatistes, […] ces agents de l’étranger [ les communistes ] qui veulent empêcher les Français de réaliser l’union indispensable ».

C'est la théorie des « deux cordes », ou du « bouclier » (Pétain) et de « l'épée » (de Gaulle) ; une thèse qui fait scandale d'autant qu'il en attribue la paternité au général de Gaulle lui-même. Dans Le Figaro, il fait acte de contrition : « Je tiens à exprimer mes profondes excuses au vainqueur de Verdun pour les mots blessants qu'il a pu employer à son égard auparavant, comme à tous ceux qui lui sont demeurés fidèles. »[6].

Désavoué par de Gaulle, critiqué par André Malraux et Jacques Soustelle, il démissionne du RPF et est exclu de l'Association des Français libres, qu'il a un temps poursuivi en diffamation avant de retirer sa plainte[7]. Peu de temps après, il adhère à l'Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain (ADMP), est membre de son comité d'honneur, et s'associe à ses prises de position en faveur de Pétain jusqu'à sa mort[8]. En octobre 1951, il assiste à une messe anniversaire en l'honneur de Pétain présidée par Mgr Feltin ; Rémy lui a exprimé son appui public dans Le Figaro[9]. En 1952, il signe un appel demandant au gouvernement d'élargir le projet d'amnistie[10] et participe à une réunion de la Fraternité Notre-Dame de la merci en la basilique Notre-Dame des victoires, aux côtés de Xavier Vallat et de Mgr Roncalli[11].

Rémy va répéter souvent ses affirmations, lors de réunions de l'ADMP[12], dans ses ouvrages comme Dans l’ombre du maréchal, consacré à « sa prise de conscience » des mérites de Pétain et à son action en faveur de sa mémoire, avec une nouvelle fois un chapitre portant sur les confidences du général de Gaulle, « un soir d’hiver de l’année 1947 ». Ou encore dans des périodiques, comme par exemple, dans les années 1960, Rivarol[13] ou bien le mensuel « national-catholique» Le Monde et la vie, qui mène campagne depuis fin 1963 pour rouvrir le procès du maréchal devant l'opinion. Dans un numéro spécial tout à la gloire du maréchal (intitulé Pétain 20 ans après serait acquitté), Rémy rappelle une fois encore les confidences du général de Gaulle, et appelle à nouveau à la translation des cendres du maréchal à Verdun dans ce même magazine, le 1er janvier 1969. C’est que ces confidences sont devenues « son obsessionnelle et sempiternelle mise au point » selon l’expression de Jean-François Revel. Ce-dernier, qui l’a fréquenté de la fin des années 1970 à sa mort en 1984, a donné un portrait à la fois amusé et tendre du Colonel Rémy. L’homme, « aussi impossible à interrompre qu’incapable de condenser », « revivait perpétuellement comme un événement présent ou datant de la veille, et le relatait sans se lasser […] pour se laver des accusations de mythomanie ou de falsification que les gardiens de la foi gaulliste avaient portées et continuaient à porter contre lui ». Soulignant son « piètre sens politique », Revel raconte que le colonel « avait conçu très tôt cette illusion sentimentale dont il me bassinait d’une façon touchante pendant les dernières années de sa vie » : « il n’était selon lui  point de collaborateur félon, point de traître criminel à l’activité desquels il ne découvrit dans quelque recoin une secrète dimension anti-allemande. Il avait les larmes aux yeux quand il plaidait pour cette unanimité nationale »[14]. En 1972, il s'associe à ceux qui demandent une grâce présidentielle pour Paul Touvier et s'en explique dans Carrefour ; il est convaincu que ce-dernier ne s'est « livré à aucun des excès que [Rémy] a publiquement réprouvés », même si Rémy aurait souhaité « qu'il ait eu le courage d'affronter ses juges »[15].

Il donne dès 1950 des articles à Aspects de la France, contre la Communauté européenne de défense notamment, puis suit Pierre Boutang à La Nation française, autre hebdomadaire royaliste. On le trouve au banquet de la Nation française du 12 novembre 1959. Il préside le déjeuner du 5e anniversaire de l’hebdomadaire, en novembre 1960, et présida aussi le « Comité pour l’aide mensuelle de la Nation française »[16]. En 1972, il ouvre le troisième colloque Maurras, rend hommage à ce-dernier et légitime l'attitude du « maître du nationalisme intégral » durant l'Occupation : « Son rayonnement était tel que les Français, dans le malheur qui les accablait, avaient bien besoin de lui ». Et il en profite pour une nouvelle fois exprimer ses excuses à l'égard de Pétain et rappeler sa thèse des « deux cordes »[17].

Rémy s'installe au Portugal en 1954 et revient en France en 1956, tente de se mettre à la disposition de de Gaulle, qui ne répondra pas à ses attentes. Il milite dans plusieurs associations ; il est notamment délégué général en 1956-57, chargé de l'extension de ses centres de province, puis vice-président du Centre d'études politiques et civiques (CEPEC).

Il prend parti pour l'Algérie française, signant ainsi en octobre 1960 l'appel d'intellectuels de droite condamnant le Manifeste des 121, et déclarant dans Combat vouer les signataires de celui-ci à son « mépris »[18]. Dans le même temps, il publie un appel dans la Nation française pour déclarer sa confiance dans le général de Gaulle: « Il me paraît inconcevable que le général de Gaulle puisse penser ou agir en contradiction avec l'intérêt national. Par conséquent, quelles que soient nos appréhensions, et même nos angoisses, j'estime que le devoir est d'obéir pour protéger l'unité de la patrie, pour éviter la guerre civile, et pour faire front aux extrêmes périls qui nous menacent à l'extérieur de nos frontières. Cela ne saurait en aucune manière nous empêcher d'affirmer que le destin de l'Algérie est indiscutablement lié à celui de la France, et de faire en sorte que notre voix soit entendue comme il convient par celui qui est et qui doit rester le chef de l'Etat »[19]. Il dira ensuite sa « déception profonde » à l'égard de de Gaulle[20] et dit "non" au référendum sur les accords d'Évian[21].

Il accepte de parrainer le Centre d'études nationales en 1962, qui entend « enseigner l'œuvre des maîtres du nationalisme français et de l'ordre chrétien »[22].

Après la guerre d'Algérie, il mène une campagne en faveur de l'amnistie, organisant notamment un pèlerinage à Chartres le 29 septembre 1963 « pour la réconciliation des Français », pour la « paix des esprits et des cœurs dans la vérité de la justice et la compréhension mutuelle ». Rémy occupe la fonction de secrétaire du comité d’action, présidé par le général Jean Touzet du Vigier. Mgr Jean Rodhain célébra la grand-messe. Il est aussi membre de l’UFA (Union française pour l’amnistie) qui œuvre en faveur des condamnés de l’Organisation armée secrète. Rémy a écrit une brochure, La grande prière de Chartres, publiée par la maison France-Empire de son ami Yvon Chotard et vendue au bénéfice exclusif du SPES (Secours populaire aux familles des personnes épurées ou sanctionnées, devenu le Secours populaire par l’entraide et la solidarité en juillet 1961) : les droits d’auteur doivent permettre de « soulager davantage encore les détresses des prisonniers politiques et de leurs familles ». Il a aussi tenu des conférences pour le bénéfice du SPES en 1963-64 et des articles dans les colonnes de Carrefour, il dénonce dans le numéro du 27 mai 1964 une décision du ministre de la justice prise contre les prisonniers de Tulle — restriction du temps de visite et interdiction de pouvoir embrasser leurs familles au parloir — « qui semble inspirée par les méthodes dont l’ennemi usait à notre encontre pendant l’occupation »[23]. Il appelle aussi à l'amnistie dans Rivarol la même année[24].

Il prend parti aussi contre le communisme soviétique. En 1966 il figure au comité de patronage du Comité franco-hongrois pour la célébration du soulèvement hongrois, aux côtés notamment de Georges Laederich, président du CEPEC, du général Lionel-Max Chassin, de la militante anticommuniste Suzanne Labin, d'André François-Poncet, de Louis Rougier, etc.[25].

Ce catholique convaincu publie plusieurs ouvrages sur ses convictions politiques et religieuses. Catéchisme de la patrie est une affirmation de son patriotisme viscéral et de sa foi dans la France chrétienne. Son livre Pourpre des martyrs en 1953 est une dénonciation de la persécution subie par l'Église catholique en Chine maoïste depuis 1949[26]. Il accompagne certaines des initiatives prises par des catholiques conservateurs et traditionalistes, dans le contexte de la crise de l'Eglise et du catholicisme des années 1960 et 1970. Lors des polémiques qui opposèrent la Cité catholique de Jean Ousset à ses détracteurs au début des années 1960, Rémy, ainsi que Henri Massis, Gustave Thibon, Michel de Saint-Pierre, le maréchal Alphonse Juin, Gilbert Tournier et d'autres signèrent une déclaration collective en sa faveur en 1962[27]. Il signe en 1971 un manifeste contre la proposition de loi de Claude Peyret qui entend assouplir la législation sur l'avortement[28]. Il entre au conseil d'administration de l'association Una Voce d'Henri Sauguet, qui défend le latin et le chant grégorien[29]. En 1974, lors de l'Élection présidentielle française de 1974, il prend parti dans Carrefour pour la candidature de Jean Royer, "dont le passé politique, allié à la rectitude de la vie privée, garantit qu'il n'acceptera jamais de faire plier ses principes sous la pression d'un parti ou de la mode du moment et qu'il refusera toujours d'admettre que ce que l'on appelle encore chez nous par lassitude "l'État", alors qu'il ne s'agit plus que de conjuration d'intérêts, dispose du droit de façonner à son profit une morale distincte de ce qui définit l'honnêteté dans tous les actes de l'existence"[30]. Il fait partie à sa fondation en 1975 du comité de patronage de l'association Credo de Michel de Saint-Pierre[31]. Il signe en août 1976, comme Louis Salleron, Michel de Saint-Pierre, Jean Dutourd, Michel Droit, Henri Sauguet ou Gustave Thibon une lettre adressée au pape Paul VI au sujet des sanctions prises contre Mgr Lefebvre, dans laquelle il est dit que « les fidèles ne reconnaissent plus leur religion dans certaine liturgie et certaine pastorale nouvelles » et « dans le catéchisme qu'on enseigne maintenant à nos enfants, dans le mépris de la morale élémentaire, dans les hérésies professées par des théologiens écoutés, dans la politisation de l'Evangile »[32].

Toutefois, il signe un appel dénonçant l'interdiction du film de Jacques Rivette La Religieuse en 1966[33].

L'écrivain-historien[modifier | modifier le code]

Renault rédige maints ouvrages sur ses activités dans la Résistance. Sous le nom de Rémy (un de ses pseudonymes dans la clandestinité), il publie ses Mémoires d'un agent secret de la France libre et La Ligne de démarcation (adapté au cinéma par Claude Chabrol en 1966 et à la télévision par Jacques Ertaud en 1973), qui sont considérés comme d'importants témoignages sur la Résistance française.

En 1976, il publie Le 18e jour [34], livre dans lequel il rétablit la vérité quant à la prétendue félonie du roi Léopold III de Belgique, qui, avant la guerre, aurait refusé toute collaboration franco-anglaise en vue de préparer la guerre (alors que des contacts secrets avaient lieu, comme l'a reconnu le général Gamelin dans ses mémoires[35]) et qui, en mai 1940, ne les aurait pas prévenus de la reddition de l'armée belge à partir du moment où le roi apprit de la bouche même de l'attaché militaire anglais que l'armée britannique quittait le front pour rembarquer à Dunkerque sans rien prévoir pour sauver au moins une partie des combattants belges.

Rémy démontre que les appels et avertissements de Léopold III n'ont pas manqué et fait justice des accusations contre le roi en appuyant sa démonstration sur plusieurs preuves, dont le témoignage du colonel Thiery des services d'écoute de l'armée française qui ont capté les appels belges au général français Georges Maurice Jean Blanchard, qui restèrent sans réponse. Il faut y ajouter le jugement d'un tribunal anglais rétablissant les faits en 1941 en faveur de lord Keyes, qu'une partie de la presse anglaise avait accusé de « couvrir » le roi Léopold III, alors qu'il ne faisait que le défendre au nom de la vérité, comme Rémy.

Décorations[modifier | modifier le code]

France
Royaume-Uni
États-Unis
Belgique
Luxembourg

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1946 - 1950 : Mémoires d'un agent secret de la France libre (Éditions Raoul Solar, 1re éd.)
    • 1 - Rémy, Mémoires d'un agent secret de la France libre (juin 1940 - juin 1942), Éditions Raoul Solar,
    • 2 - Rémy (préf. Joseph Kessel), Le Livre du courage et de la peur (juin 1942 - novembre 1943), t. 1, Éditions Raoul Solar, , 218 p.
    • 3 - Rémy, Le Livre du courage et de la peur (juin 1942 - novembre 1943), t. 2, Éditions Raoul Solar, , 169 p.
    • 4 - Rémy, Comment meurt un réseau (novembre 1943 - août 1944), Éditions Raoul Solar, , 196 p.
    • 5 - Rémy, Une affaire de trahison (novembre 1943 - février 1944), Éditions Raoul Solar, , 384 p.
      Avec un poème de Jean Cayrol
    • 6 - Rémy, Les Mains jointes (1944), Éditions Raoul Solar, , 280 p.
    • 7 - Rémy, Mais le temple est bâti (1944 - 1945), Éditions Raoul Solar, , 250 p.
  • Réorganisé dans les éditions postérieures (Éd. France-Empire et Éd. Succès du livre)
  • 1947 : De Gaulle cet inconnu, Raoul Solar
  • 1948 : La Nuit des oliviers, Raoul Solar
  • 1949 : Le Monument, Fayard
  • 1949 : Nous sommes ainsi faits, Chavane
  • 1950 : La Justice et l'Opprobre, suivi d'une note sur l'intolérance, Éditions du Rocher
  • 1951 : On m'appelait Rémy, Plon
  • 1952 : Réseaux d'ombre, Éditions France-Empire
  • 1952 : Le Messie, Editions du Rocher
  • 1953 : Profil d'un espion, Plon
  • 1953 : Pourpre des martyrs, Fayard
  • 1953 : Un architecte de Dieu, le père François Pallu, Fayard
  • 1953 : Œuvres libres, Fayard
  • 1954 : Leur calvaire, Fayard
  • 1954 : Passeurs clandestins, Fayard
  • 1954 : L'Opération "Jéricho", Éditions France-Empire
  • 1955 : Goa, Rome de l'Orient, Éditions France-Empire
  • 1956 : Les Caravelles du Christ, Plon
  • 1956 : Les Mains revêtues de lumière, Plon
  • 1957 : Fatima, espérance du Monde, Plon
  • 1957 : Portugal, Hachette
  • 1959 : Dix marches vers l'Espoir, Presses de la Cité
  • 1960 : De sang et de chair, Le livre contemporain
  • 1960 : Le Monocle noir, Hachette (Prix du Quai des Orfèvres 1960)
  • 1961 : Le Joueur de flute, Presses de la Cité
  • 1961 : Catéchisme de la patrie, Éditions France-Empire
  • 1961 : J.A. épisodes de la vie d'un agent du S.R. et du contre-espionnage français, Galic (J.A. sont les initiales de Jacques Abtey)
  • 1962 : Le monocle passe et gagne, Hachette
  • 1962 : Les Balcons de Tulle, Librairie académique Perrin
  • 1963 : La grande prière de Chartres, dimanche 29 septembre 1963, Histoire du pèlerinage national pour la réconciliation dans la justice et la compréhension mutuelle, France-empire
  • 1963 : La Dernière Carte, Presses de la cité
  • 1963 : Comment devenir agent secret, Albin Michel
  • 1964 : Compagnons de l'Honneur, France-Empire, Paris
  • 1964 - 1976 : La Ligne de démarcation, Librairie académique Perrin (22 volumes) : .... • VII. Une infirmière et le bon Dieu... • X. Un livre d'or du temps de l'occupation • XI. Une fresque de vérité.• XII. Quelques histoires vraies de courage tranquille.• XIII. Un passé qui date d'hier.• XIV. L'épopée des « petites gens »....• XX. Les Réfractaires.• XXI. Sous la botte nazie.• XXII. Avec et sans uniformes.
  • 1967 : Réseau Comète, Librairie académique Perrin
  • 1968 : Bruneval, Opération coup de croc, France-Empire
  • 1968 : Le Déjeuner de la croix de Vernuche, Librairie académique Perrin
  • 1968 : La Maison d'Alphonse, Perrin, 1968
  • 1969 : Autour de la plage Bonaparte, suite de «la Maison d'Alphonse, Perrin
  • 1969 : Le Pianiste, Éditions France-Empire
  • 1969 : Et l'Angleterre sera détruite, Éditions France-Empire et éditions J'ai lu Leur aventure N°A257
  • 1971 : Dans l'ombre du maréchal, Presses de la cité
  • 1971 : Dix ans avec de Gaulle, 1940 - 1950, Éditions France-Empire, Paris
  • 1972 : Avec l'oflag VIII F, Presses de la Cité
  • 1973 : Le Schloss ou l'évadé malgré lui, Éditions France-Empire
  • 1974 : Avec les Ch'timis : en souvenir du réseau Sylvestre Farmer, ex W.O., Éditions France-Empire
  • 1974 : Mission Marathon, Librairie académique Perrin
  • 1974 : Trente ans après - 6 juin 1944 / 6 juin 1974, Librairie Académique Perrin
  • 1974 - 1975 : Les Français dans la Résistance, Famot. 2 volumes par région : En Lorraine ; En Provence ; En Bretagne ; À Paris et dans la Région Parisienne ; En Aquitaine ; En Auvergne, Limousin, Berry ; En Champagne et dans les Ardennes ; En Languedoc Roussillon ; En Alsace et Vosges ; Dans le Nord ; Dans le Lyonnais ; En Normandie ; En Dauphiné Savoie ; En Corse ; En Anjou, Touraine et Orléanais ; En Bourgogne Franche-Comté.
  • 1975 : Missions secrètes, Famot ; 1976, Idégraf
  • 1975 : Morhange. Les chasseurs de traites, Flammarion
  • 1975 - 1976 : Une épopée de la Résistance : en France, en Belgique et au Grand Duché du Luxembourg, Grange Batelière, Paris
  • 1976 : Le 18e jour : la tragédie de Léopold III, Roi des Belges, Éditions France-Empire
  • 1976 : Combats dans l'ombre, Idégraf
  • 1978 : Rognes et grognes du Général - 1940-1944, Versoix
  • 1979 : Histoire du débarquement, Vernoy
  • 1979 : Secrets et réussites de l'espionnage français, Famot
  • 1979 : La Résistance a commencé le 3 septembre 1939, Plon
  • 1979 - 1983 : Chronique d'une guerre perdue, Éditions France-Empire
    • Tome 1, L'Entre-Deux-Guerres
    • Tome 2, Le 10 mai 1940
    • Tome 3, Sedan
    • Tome 4, De la Norvège aux Flandres
    • Tome 5, La Bataille de France
    • Tome 6, Fors l'Honneur
  • 1981 : De sang et de chair, Édito-service
  • 1981 : Combattre jusqu'au bout, Plon
  • 1981 : La Résistance en France 1940-1945, Collet
  • 1982 : Mes grands hommes et quelques autres, Grasset
  • 1984 : La Résistance à vingt ans, Ouest France
  • 1984 : La Seconde Guerre mondiale : la Résistance, Éd. Christophe Colomb
  • 1986 : La Résistance, Hatier

Sources[modifier | modifier le code]

  • Henri de Grandmaison, Le colonel Rémy, un héros de l'ombre, CMD, 2000
  • André Dewavrin, Souvenirs du 2e Bureau, Londres (1940-1941); 10 Duke Street : le BCRA (1942); Missions secrètes en France (novembre 1942-juin 1943), éd. Plon, 1951; Mémoires du Chef des Services Secrets de la France Libre, rééd. Odile Jacob, 2000
  • Perrier Guy, Rémy - L'agent secret no 1 de la France libre, Perrin, 2001
  • Sébastien Albertelli, Les Services secrets du général de Gaulle, le BCRA 1940-1944, Perrin, 2009

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Cinéma (scénariste)[modifier | modifier le code]

Télévision (scénariste)[modifier | modifier le code]

Télévision (personnage)[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Guy Perrier, Rémy - L'agent secret no 1 de la France libre, Perrin, 2001, p. 15.
  2. Guy Perrier, Rémy. L'agent secret n°1 de la France Libre, Paris, Perrin, 2001, p. 15.
  3. Cité par Maurice Weyernbergh, Charles Maurras et la révolution française, Vrin, 1992, p. 140, à partir de ses écrits
  4. Rémy, Dix ans avec de Gaulle 1940-1950, Ed. France-Empire, 1971, p. 353-356 — Collectif, De Gaulle et le RPF, 1947-1955, Armand Colin, 1998 — Le Monde, 17 mars 1949.
  5. Sur le ralliement de Rémy au camp pétainiste, cf. Colonel Rémy, Dix ans avec de Gaulle (1940-1950), op. cit. et Dans l’ombre du maréchal, op. cit., p. 71-83, 179, 214, François Broche, Une histoire des antigaullismes, des origines à nos jours, Bartillat, 2007, « L’affaire Rémy » : p. 350-356, Henry Rousso, Le syndrome de Vichy de 1944 à nos jours, Seuil, 1990, p. 48-55, Le Monde, 22 décembre 1949, Témoignage de Paul Sérant sur le meeting de 1949 dans Pierre Boutang, Les dossiers H, L'Âge d'homme, Lausanne, 2002, p. 71, "Feuille d'avis de Neuchâtel", 13.4.1950
  6. Article du Figaro cité par Le Monde, 18 avril 1950.
  7. Le Monde, 21 juillet 1950, 28 juillet 1950, 22 septembre 1950, "L'Impartial", 14.4.1950, p. 12
  8. Le Monde, 5 mai 1959, 3 mai 1977, 5 mai 1982 et 12 novembre 1982. Il a écrit quelques articles dans le périodique de l'association. Par exemple Le Maréchal, n° 56, janvier 1967, Rémy, De Vichy à Montoire.
  9. Frédéric Le Moigne, « 1944-1951 : les deux corps de Notre-Dame de Paris », XXe siècle, 2003/2, n° 78
  10. Le Monde, 13 juin 1952
  11. J.O., 2e séance de l'Assemblée nationale du 20 février 1953,
  12. Le Maréchal, n° 40, mars 1964: réunion à Marseille
  13. Rivarol, n° 700, 11/6/1964
  14. Jean-François Revel, Le voleur dans la maison vide, Plon, 1997, p. 88-91
  15. Le Monde, 15 septembre 1972.
  16. Henry Coston (dir.), "Partis, journaux et hommes politiques d’hier et d’aujourd’hui", Lectures françaises, décembre 1960, p. 41-42, La Nation française, 7-12-1960, 19-2-1964.
  17. Cf. Simon Epstein, Un paradoxe français, Albin Michel, 2008, p. 460
  18. Jean-François Sirinelli et Jean-Pierre Rioux (dir.), La guerre d'Algérie et les intellectuels français, Complexe, 1991, p. 292 et analyse des manifestes
  19. "Feuille d'avis de Neuchâtel", 19 octobre 1960, p. 13
  20. Philippe Ariès, Le Présent quotidien, 1955-1966, Seuil, 1997, p. 17
  21. Le référendum du 8 avril 1962, Cahiers de la FNSP, n° 124, Armand Colin, 1963, p. 74
  22. Le Monde, 7 août 1962: Ce Centre est issu d'un cercle maurrassien, le Cercle du bocage normand, constitué en 1960 : cf. Gérard Bourdin, Groupuscules et cultures de nostalgie: l'Orne et l'Algérie française, 1958-1965, dans Raphaëlle Branche, Sylvie Thénault (dir.), La France en guerre, 1954-1962, Autrement, 2008. Autres parrains: Henri Massis, Raymond Dronne, Raymond Le Bourre, des colonels, le professeur Drieu La Rochelle
  23. Rémy, Dans l’ombre du maréchal, op. cit., p. 245-260 (Rémy compte 25 000 pèlerins et souligne que le ministre des Armées « qualifiait le pèlerinage de manifestation politique, interdisant aux officiers d’active d’y participer »), "Le Nouvelliste du Rhône", 30 septembre 1963, p. 16, Stéphane Gacon, « Histoire d’une amnistie, l’amnistie de la guerre d’Algérie » in Traces de la guerre d’Algérie, Cahiers de l’IHC, n°2/1995, Documents SPES, Cinq ans de combat, tome I Les appels, Éd. du Fuseau, 1966, p. 93-97, 171, 186, Le Monde, 25.6.1963, Le Monde, 19 septembre 1963, 28 septembre 1963, 1er octobre 1963
  24. Rivarol, 11 juin 1964, n° 700.
  25. Le Monde, 3 novembre 1966
  26. Études, octobre-décembre 1953: compte-rendu du livre
  27. "Verbo", n° 9-19, 1962, p. 127
  28. Le Monde, 29.3.1971
  29. Louis Salleron, La nouvelle messe, NEL, 1973, p. 33
  30. Cité par Le Monde, 27.4.1974
  31. Le Monde, 23.1.1975
  32. Lettre du 9 août 1976, Denis Pelletier, La crise catholique: religion, société, politique en France (1965-1978), Payot, 2002, p. 198.
  33. Le Monde, 5 avril 1966.
  34. Le Dix-huitième Jour, Éd. France Empire, Paris 1976
  35. Servir, vol. 1, Les Armées françaises de 1940, Plon, Paris, 1946.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rémy, Le plus grand agent secret de la France Libre, Henri de Grandmaison, paru chez 'Les Chemins de la Mémoire'

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]