Saint-Yvi

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Saint-Yvi
Saint-Yvi
L'église Notre-Dame dans le bourg.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Concarneau
Intercommunalité Concarneau Cornouaille Agglomération
Maire
Mandat
Jacques François
2014-2020
Code postal 29140
Code commune 29272
Démographie
Gentilé Saint-Yviens
Population
municipale
3 057 hab. (2015 en augmentation de 9,37 % par rapport à 2010)
Densité 113 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 58′ nord, 3° 56′ ouest
Altitude Min. 26 m
Max. 161 m
Superficie 27,05 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la mairie de Saint-Yvi

Saint-Yvi [sɛ̃tivi] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Yvi (Sant-Ivi en Breton) s'étend sur 27,1 km2, entourée par les communes de Saint-Évarzec, Elliant et Rosporden ; Saint-Yvi est située à 5km au sud-ouest d'Elliant, à 116 mètres d'altitude, la rivière Le Jet est le principal cours d'eau qui traverse la commune de Saint-Yvi.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous la forme Sainct Yvy en 1536 puis Saint Duy en 1630.

En breton Sant Ivi.

Le moine celte Ivy a donné son nom à la localité.

La commune a officiellement retrouvé l'orthographe Saint-Yvi le 12 septembre 2005[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Origines[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Yvi, érigée en paroisse en 1818, a été formée par la réunion de deux anciennes trèves d'Elliant : Locmaria et Saint-Yvi.

La commune doit son nom à David de Ménevie (saint Ivi ou Ivy, Yvi…), moine celte d'origine galloise du VIIe siècle.

De son petit monastère et du pont construits par ses soins, naquit une modeste bourgade qui devint une ville lorsque les vicomtes de Rohan la choisirent pour être la capitale de leur fief : Pontivy.

Ce monastère ne tarda pas à rayonner. Les moines parcouraient inlassablement toute la presqu'île armoricaine, et spécialement le sud de Pontivy à Brest. Ils aidaient à défricher les forêts et évangélisaient les âmes. En plus de Pontivy, il semble qu'ils avaient deux centres d'évangélisation : l'un à proximité de Quimper : Saint-Yvi, l'autre aux abords de Brest : Saint-Divy.

Il existe une autre version quelque peu différente. D'après l'ouvrage de Dom Lobineau Saints de Bretagne paru en 1717, saint Yvi serait originaire d'Écosse. Lorsque ses parents, Branon et Egida, meurent il est recueilli par saint Cuthbert évêque de Lindisfarne. Là, après avoir été ordonné diacre il prit ensuite l'habit religieux. Il acquit une grande réputation grâce à ses vertus et ses miracles. Fuyant cette notoriété il gagne l'Armorique où il débarque sur les côtes du Léon puis de là, il gagne le territoire qui constitue aujourd'hui la paroisse de Saint-Yvi où il finira sa vie (VIIe ou VIIIe siècle). Son corps sera rapatrié plus tard en Angleterre (Xe ou XIe siècle) et reposera dans l'église du monastère bénédictin de Wilton dans le comté de Wilts où son culte sera célébré pendant longtemps.

Les traces du passé[modifier | modifier le code]

À défaut de monuments mégalithiques (hormis le menhir couché de Stank ar Besk), l’Antiquité de Saint-Yvi est établie par divers vestiges d’ouvrages défensifs remontant pour la plupart aux époques gallo-romaines, mérovingienne et carolingienne.

Citons parmi les plus apparents : le retranchement rectangulaire du Bois de Pleuven, la motte de Hilbars entourée de traces de douves, l’enceinte presque circulaire de Créac’h Miquel les substructions de Kéréonnec, le champ de Kerambars dit « camp de César ».

Il est à présumer que ces ouvrages constituaient une étape entre Rosporden et Quimper et servaient de protection aux villas établies à Elliant, au nord et à Locmaria-an-Hent au sud.

Une annexe de la Commanderie de l’Ordre de Malte existait au village de Créac’h Miquel. Malheureusement depuis la Révolution il n’en subsiste aucune trace.

C’est en contrebas de ce village que s’élève, en bordure de l’antique voie du Tro Breizh (Tour de Bretagne), la pittoresque chapelle de Locmaria-an-Hent (en français, Notre-Dame du Chemin), ancienne église de la trève de Locmaria-an-Hent, qui dépendait alors de la paroisse d'Elliant.

Cette chapelle, Notre-Dame de la Source, classée monument historique, fut construite aux XVe et XVIe siècles. Elle constituait la deuxième étape du Tro Breiz entre Quimper et Vannes. Elle présente d'ailleurs la particularité de posséder une cheminée qui permettait aux pèlerins de se chauffer. Pendant le Moyen Âge, le prieur de Locamand (désormais en La Forêt-Fouesnant) possédait, tout près de Locmaria-an-Hent, une fontaine, encore appelée au XVIe siècle et au XVIIe siècle"Fontaine des Sept Saints", dont il tirait un certain revenu[2] car elle était très fréquentée par les pèlerins parce que située sur le tronçon de l'itinéraire du Tro Breizh allant de Vannes à Quimper[3].

Le mobilier de cette chapelle comprend de nombreuses statues anciennes : Crucifix, Vierge de Pitié, sainte Anne, saint Jean-Baptiste, saint Symphorien, saint Isidore. Cette dernière statue représente le patron des laboureurs en costume breton local : chapeau rond à brides, gilet brodé, braies bouffantes. Le retable du maître-autel qui date du XVIIe siècle, est orné de quatre bas-reliefs représentant le Baiser de Judas, le Christ devant Pilate, la Flagellation et le Portement de Croix.

Près de la chapelle se dresse un ossuaire gothique à arcades tréflées et, un peu plus bas, une fontaine des dévotions dite des « Sept Saints ».

Autre vestige du passé digne d'intérêt : le manoir fortifié de Toulgoat datant de 1545, avec un magnifique porche surmonté d'un chemin de ronde avec mâchicoulis d'où la vue en direction du sud est d'importance, puisque de là on découvre la baie de Concarneau. Cet ensemble est classé monument historique et appartient à la famille Gouzien.

Dans le bourg, se dresse l’église paroissiale de style gothique avec des modifications apportées au XVIIe siècle. À l’intérieur de l’église on peut voir la statue en bois polychrome de saint Michel. Cette statue, classée mobilier historique, a pour caractéristique de représenter saint Michel foulant aux pieds un diable et une diablesse, contrairement à toutes les traditions. La statue de saint Yvi est également digne d’attention.

À proximité de l’église, dans l’ancien cimetière, s’élève un petit calvaire au fût tordu en spirale sur lequel font saillie quatre têtes humaines formant consoles. Enfin, à l’entrée de l’enclos, on découvre un élégant ossuaire à arcades tréflées de même nature que celui de Locmaria.

L'ancienne noblesse de Saint-Yvi[modifier | modifier le code]

À la montre générale de l'Évêché de Cornouaille tenue à Quimper les 15 et étaient présents :

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Le 13 floréal an IV (), « entre sept et huit heures du matin, cinq hommes, l'un habillé en paysan et les autres en "sans-culottes" arrêtèrent François Canaff[6], vicaire à Saint-Ivy, sur le grand chemin menant à Quimper, vis-à-vis du village de Kerousal en Saint-Ivy. Celui qui paraissait être le chef, c'était Geslin, lui prit la main droite et se retirant un peu en arrière, lui a tiré un coup de fusil à la partie supérieure et latérale gauche du cou, qui l'étendit à terre. Un deuxième coup dans le bas-ventre l'acheva »[7].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Il vaut « mieux briser le crucifix et fouler aux pieds l'hostie que de danser » s'écrie le recteur de Saint-Yvi en 1813[8].

Henry de Kock fait cette description de Saint-Ivy au milieu du XIXe siècle :

« Il existe dans la Basse-Bretagne, entre Quimper et Rosporden, et voisin d'une forêt assez considérable, la forêt de Pluven [le Bois de Pleuven], il existe, sisons-nous, un petit village nommé Saint-Ivry [Saint-Ivy], près duquel le voyageur, plus ou moins vite entraîné, passe sans seulement y jeter un regard. C'est que Saint-Ivry n'a effectivement rien qui appelle l'attention. C'est un assemblage de chaumières, un hameau, dans toute l'acception du terme, que ses habitants, de pauvres agriculteurs, ne songent guère à rendre ni soigné, ni coquet, tout occupé d'abord qu'ils sont à travailler pour vivre, ou plutôt ne pas mourir[9]. »

En 1893, Jules Vagnair, un écrivain agrégé de lettres décrit ainsi le carnaval de Rosporden, dans un texte révélateur du mépris des intellectuels de l'époque à l'encontre des paysans bretons :

« Les paysans d'Elliant et de Saint-Yvi, ceux de Tourc'h et de Bannalec, venus dans leurs carrioles, en habits des dimanches, pour voir les Anglais et les Parisiens (car chez ces primitifs tous les étrangers sont parisiens ou anglais), se mêlèrent aux danseurs et gigottèrent en conscience.[10] »

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Chemin de fer[modifier | modifier le code]

En 1905, la halte de Saint-Yvi est mise en service par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO) sur sa ligne de Savenay à Landerneau[11].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale, le , une locomotive est mitraillée en gare de Saint-Yvi, le mécanicien est tué.

L"après-Seconde-Guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

Deux frères, Bernard et Daniel Pivert, originaires d’Arcueil, le premier sans emploi ni domicile fixe, le second garçon boucher, en vacances dans le Finistère mais complètement désargentés, agressèrent pour les voler les époux Rica à Stang Even en Saint-Yvi le , le mari décédant le lendemain et sa femme deux jours plus tard des suites de leurs blessures. Arrêtés une quinzaine de jours plus tard à Bordeaux pour un vol commis à La Roche-sur-Yon, ils reconnaissent le double crime et furent le les deux derniers condamnés à mort du Finistère. Ils furent graciés par le président René Coty et leur peine commuée en celle de travaux forcés à perpétuité (mais les bagnes ayant été supprimés, ils purgèrent leur peine en maison centrale)[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

LE CARRER François (1793-1795), LE MEUR Christophe (1796-1796), GUERROT Yves (1796-1797), CHIQUET Jean (1797-1798), LE TIRANT Charles (1798-1809), GUERROT Yves (1809-1818), HEGEL Jean-François (1818-1825), LAHUEC Guillaume (1826-1832), LE TIRANT Charles (1832-1856), GUIFFANT Bernard (1856-1879), BERNARD Pierre (1879-1881), GUIFFAND Bernard (1881-1882), BLEUZEN René (1882-1883), BERNARD Pierre (1883-1888), BLEUZEN Jean (1888-1892), GLEMAREC Yves (1892-1896), COTTEN Jean (1896-1904), GOURMELEN François (1905-1908), BRONNEC François (1908-1918), BLEUZEN Jean (1918-1932), LE GAC Pierre (1932-1941), BLEUZEN Pierre (1941-1944), BLANCHARD Louis (1944-1947), HUITRIC Louis (1947-1983), POULIQUEN Jean (1983-1989), ROZE Francis (1989-2008), FRANCOIS Jacques (2008- )

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1947 1983 Louis Huitric SFIOPS Conseiller général (1967-1979)
1983 1989 Jean Pouliquen PS  
1989 2008 Francis Rozé PS  
mars 2008 en cours
(au 30 avril 2014)
Jacques François PS Retraité, conseiller départemental

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ruralité[modifier | modifier le code]

Saint-Yvi connut pendant des siècles une activité uniquement agricole. Comme dans beaucoup de communes de Bretagne, le territoire était partagé entre une multitude de petites exploitations familiales. Rares étaient les grandes fermes et même lorsqu’un territoire assez vaste appartenait à un grand propriétaire, celui-ci était exploité par plusieurs métayers. Le bourg se réduisait alors à quelques maisons implantées autour de l’église paroissiale. L’activité artisanale était elle aussi réduite et orientée vers le monde agricole : forge, maréchal-ferrant, café-épicerie-boulangerie. Il est vrai qu’à l’époque et ceci au moins jusqu’au premier quart du XXe siècle on ne déplaçait pas tous les jours pour venir au bourg. On vivait quasiment en autarcie, et on retrouve traces de ce mode de vie au travers de quelques vestiges comme les fours à pain (Trévinec, Gourguennou, Creac’h Miquel).

Le poids de cette ruralité se retrouve dans l'établissement des cahiers de doléances de 1789. À l'époque, Saint-Yvi, Locmaria an Hent et Rosporden sont des trèves, c'est-à-dire des succursales, de la paroisse d'Elliant.

Lorsque le 5 avril 1789, l'assemblée chargée d'établir les doléances pour la paroisse mère se réunit à Elliant, elle compte parmi ses membres 10 représentants de Saint-Yvi et deux de Locmaria an Hent. On retrouve dans ce cahier les protestations habituelles contre la lourdeur des impôts et le poids des corvées. Le cahier souligne aussi la grande injustice établie par le fait que ces impôts et corvées sont supportés uniquement par le Tiers et que Noblesse et Clergé y échappent. Le vote par tête et non plus par ordre est aussi réclamé avec force pour la réunion des États à Versailles. Enfin on s'y plaint de la sous-estimation du monde rural. On peut en effet y lire ceci : « Ils se plaignent de ce que les représentants de l'ordre du Tiers État sont toujours pris dans les villes et jamais dans les campagnes, ce qui conduit à l'oppression du paysan et du cultivateur dont on ne connaît jamais les besoins, parce qu'on ne les consulte pas. »

Cette assemblée élira ses députés pour l'assemblée de Sénéchaussée de Concarneau dont la paroisse d'Elliant faisait partie. Ces députés, parmi lesquels figurent un dénommé Charles Le Tirant pour Saint-Yvi, et un dénommé Jérôme Lahuec pour Locmaria, seront chargés de présenter et défendre les doléances de la paroisse mère d'Elliant.

Pourtant, une fois encore, les doléances du monde rural resteront en marge. En effet, lorsque se réunira l'assemblée inter sénéchaussées de Concarneau et de Quimper, les 3 députés désignés pour Versailles seront des Quimpérois : le sénéchal de Quimper, un négociant et un avocat. Le Tiers sera en définitive davantage représentatif de la bourgeoisie de robe et des affaires que du monde rural.

Dans ces traces du passé, il est à noter un certain nombre de patronymes que l'on retrouve encore de nos jours : Le Tirant, Le Meur, Le Bourhis, Le Gac, Cotten, etc. L'ancrage de familles sur un même terroir, c'est là aussi sans nul doute un trait marquant de la ruralité. Pendant longtemps, au moins jusqu'au début du XXe siècle, le monde rural n'a été que très peu affecté par les flux migratoires. À l'époque l'horizon du paysan ne dépasse pas les limites géographiques de la paroisse ou de la commune. On naît, on vit, on meurt sur sa terre.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14].

En 2015, la commune comptait 3 057 habitants[Note 1], en augmentation de 9,37 % par rapport à 2010 (Finistère : +1,13 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7809109641 2091 1691 1661 1681 2641 260
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2901 2131 3501 2691 3831 4821 5581 5311 628
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6181 7141 7241 6731 6261 5091 5391 4001 306
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 2581 2421 4932 1762 3862 3932 7062 7553 002
2015 - - - - - - - -
3 057--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

L'érosion démographique[modifier | modifier le code]

Cette population rurale connaît pendant toute la deuxième moitié du XIXe siècle une progression limitée mais continue. La tendance va s'inverser avec la grande guerre du fait tout d'abord de la saignée qu'elle provoque dans la tranche d'âge des 20-40 ans comme en témoignent les noms des 74 poilus Saint-Yviens gravés dans le granit du monument aux morts. Déficit de naissances, surmortalité, dès lors va s'entamer une lente érosion démographique que rien ne viendra contrarier.

Le tournant démographique[modifier | modifier le code]

Il faudra attendre le dernier quart du XXe siècle pour connaître un véritable tournant. Alors que la population diminuait et vieillissait, le début des années 1970 connaîtra le début d’une renaissance démographique due pour une bonne part à la proximité de bassins d’emplois : Quimper et plus accessoirement Concarneau et Rosporden. Le faible coût du foncier et une politique volontariste de lotissements communaux seront incitatifs à l’implantation d’une nouvelle population jeune venant de la ville. La population va ainsi passer de 1242 habitants en 1968 à 2706 habitants au recensement de 2004. Le bourg va complètement se transformer pour répondre aux besoins de cette nouvelle population notamment au niveau des équipements : écoles, équipements sportifs, bibliothèque, Maison des associations… Des services inexistants il y a encore 30 ans sont désormais présents : médecins, pharmacie, cabinet dentaire, cabinet d’infirmières, kinésithérapeute.

En même temps, l’activité agricole, même si elle demeure dominante, a connu des transformations notables : le nombre des exploitations est passé de 230 exploitations en 1929 à 166 en 1969 et à 26 en 2004. La structure de cette activité a également connu une profonde mutation : en 1969 on comptait encore 65 exploitations de moins de 5 ha, 21 exploitations avaient entre 5 et 10 ha, 57 exploitations avaient entre 10 et 30 ha, seules 12 exploitations avaient plus de 35 ha. La surface agricole utile était alors, en moyenne, d’une dizaine d’ha alors qu’aujourd’hui elle dépasse les 59 ha.

Cela vaut à Saint-Yvi de n’être plus aujourd’hui considérée comme une commune rurale mais davantage comme une commune suburbaine.

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

Vue d'ensemble de la chapelle de Locmaria-an-Hent.
  • Enclos paroissial de Locmaria-an-Hent.
  • Église paroissiale Notre-Dame.
  • Manoir fortifié de Toulgoat datant de 1545. Monument historique classé, propriété privée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Guy Cotten, industriel, créateur des « Cirés Cotten » (1936-2013), chevalier de la Légion d'honneur.
  • Charles-Hervé Cotten (1913-2002), haut-fonctionnaire, directeur d'Administration centrale, directeur des télécommunications, commandeur de la Légion d'honneur, né à Kerveïl en Saint-Yvi.
  • Corentin Cotten (1763-1838), général du Premier Empire, commandant l'artillerie de la Vieille Garde à la bataille de Borodino (7 décembre 1812) puis pendant les Cent-Jours, cdt l'Artillerie de réserve, officier de la Légion d'honneur[17].
  • Alan Heusaff (1921 à St Yvi-1999 à Dublin) militant nationaliste et linguiste breton.
  • Francine Ollivier née à Saint Yvi le 19 septembre 1902,membre du Réseau Vengeance du Finistère,déportée à Ravenbrück et libérée le 9 avril 1945.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. décret no 2005-1155 du 12 septembre 2005 portant changement de nom de communes (NOR : INTA0500236D) publié au Journal officiel no 215 du 15 septembre 2005 page 14945
  2. Des offrandes de pèlerins sont attestées en 1622 et 1650, voir Julien Trévédy, " Les Sept-Saints de Bretagne et leur pèlerinage", 1898, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5777046s/f41.image.r=Locamand.langFR
  3. Albert le Grand, " Les vies des saints de la Bretagne Armorique : ensemble un ample catalogue chronologique et historique des evesques d'icelle... et le catalogue de la pluspart des abbés, blazons de leurs armes et autres curieuses recherches..", 5e édition, revue et corrige par Guy Autret, 1901, J. Salaün, Quimper, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038760/f728.image.r=Locamand.langFR
  4. Il existe aussi un manoir de Toulgoat près de Quimper. Selon Prosper Levot, Kervélégan est né à Quimper, a grandi à Tougoët à Pennarz, a été au collège de Quimper. Et à Quimper, il fut successivement avocat, sénéchal et maire. Il meurt au manoir de Toulgoet, sa tombe s'élève dans le cimetière de Pennarz. Voir Biographie bretonne tome 2.
  5. sources AN fonds Marine-rôle des équipages, 1781, Brest
  6. François Canaff avait été curé de Perguet jusqu'en 1787, puis professeur de quatrième au collège de Quimper. Il devint vicaire à Saint-Ivy le , après la déportation de Guillaume Le Guellec.
  7. Daniel Bernard, "Recherches sur la Chouannerie dans le Finistère, revue "Annales de Bretagne", 1937, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115338s/f112.image.r=Perguet.langFR
  8. Jean Rohou, "Fils de ploucs", tome 1, 2005, éditions Ouest-France, [ISBN 2-7373-3452-7]
  9. Henry de Lock, Deux mères, récit publié dans "Journal littéraire : histoire, romans, voyages, modes", 1853, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5814146s/f542.image.r=Rosporden
  10. Jules Vagnair, Le carnaval de Rosporden, supplément littéraire du journal Le Figaro, du 24 juin 1893, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k272708t/f2.image.r=Elliant
  11. « Chemins de fer », Ouest-Éclair, no 2091,‎ , p. 4 (lire en ligne).
  12. Lénaïg Gravis, "Les grandes affaires criminelles du Finistère", De Borée éditions, 2008 [ (ISBN 978-2-84494-808-3)]
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  17. Léonce de Brotonne, Dernières Lettres Inédites de Napoléon 1er, Honoré Champion, Librairie, , p. 70. Minute de Lettre de Napoléon Bonaparte au général Berthier, ministre de la guerre nommant Corentin Cotten "chef de brigade" (Général)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]