Metapedia

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le site web. Pour la municipalité régionale de comté du Québec, voir La Matapédia.
Ne doit pas être confondu avec métapédia, matapédia ou meta.wikimedia.org.

Logo de Metapedia
Logo de Metapedia

Adresse version du site en langue française :
fr.metapedia.org
Description calqué sur le fonctionnement collaboratif des différents wikis, le site prône, entre autres idéologies controversées, la suprématie de la race blanche. Les apports contributifs se fondent sur la GNU Free Documentation License 1.3
Slogan (fr) L'encyclopédie alternative
(en) « The alternative encyclopedia »
(sv) « Den alternativa encyklopedin »
Type de site encyclopédie en ligne
Langue multilingue (16 langues) : hongrois, allemand anglais, espagnol, suédois, roumain, estonien, français, slovène, tchèque, portugais, norvégien, croate, danois, grec, néerlandais
Inscription optionnelle, requise uniquement pour l'octroi de certaines tâches dédiées, à l'instar de l'édition, de la création de nouveaux articles et du téléchargement de fichiers[H 1]
Siège social Linköping
Drapeau de la Suède Suède
Propriétaire NFSE Media AB
Rédacteur en chef Anders Lagerström (sv)
Directeur de la publication Lennart Berg
Lancement 26 octobre 2006[1]
État actuel en activité

Metapedia est une encyclopédie en ligne[2] fondée sur le fonctionnement du logiciel MediaWiki[H 2] et des interwikis. Située politiquement à l'extrême droite[3], Metapedia prône notamment, entre autres idéologies, le nationalisme blanc[H 3], la promotion de la race aryenne[H 4] et le suprémacisme blanc[H 5].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Lancement[modifier | modifier le code]

Le site se fait connaître en août 2006[H 1] pour être officiellement lancé le via une première édition en langue suédoise[4]. La version anglaise naît le [réf. nécessaire] suivie, en mai 2007, par les versions française[5] et allemande[H 2],[H 1]. La version hongroise, actuellement la plus étoffée, compte environ 101 511 articles en date du [réf. nécessaire].

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Metapedia est un site collaboratif multilingue basé sur le logiciel MediaWiki[H 2]. Se réclamant d'une alternative à Wikipédia[H 1],[H 6], il se présente — du moins, à l'origine — comme « une encyclopédie en ligne[H 1] » vouée à la mouvance nationale, à ses idéaux, à son histoire et à ses membres, indépendamment des époques concernées ou de leurs répartitions géographiques. La ligne éditoriale du site se veut axée sur la « réinformation[N 1] » du public et ambitionne de participer à une « refonte globale » du savoir humain[H 3]. Les idéologies en cours s'inscrivent dans la lignée de divers courants nationalistes[H 3] et d'extrême droite[H 7],[H 8],[H 9] qui, à leur tour, s'inspirent des théories propagées par Metapedia pour alimenter leurs propres discours[7],[H 2],[H 5].

Objectifs[modifier | modifier le code]

Le sculpteur Arno Breker, à qui Metapedia a emprunté le visage d'une sculpture intitulée « Jugend » (« Jeunesse ») pour concevoir son logo.

Le site affirme que l'un de ses objectifs vise à « présenter une image plus équitable de la lutte pro-européenne ». Le contenu argue également s'adresser au plus grand nombre[H 3], soit autant au grand public qu'aux universitaires qui, jusqu'alors, selon Metapedia, seraient induits en erreur par l'induction constante d'informations tronquées et erronées, voire arbitrairement hostiles aux « vrais chercheurs » en quête de vérité. Parmi d'autres écueils, Metapedia récuse les positions contestataires exprimées par plusieurs instances nommément désignées parmi lesquelles figureraient le magazine britannique Searchlight (en), l'Anti-Defamation League, le Southern Poverty Law Center[H 4], le centre Simon-Wiesenthal ainsi que d'autres entités structurellement apparentées[réf. nécessaire].

[modifier | modifier le code]

Le logo de Metapedia représente le visage d'un jeune Aryen, inspiré d'une sculpture de l'artiste allemand Arno Breker (1900-1991) intitulée « Jugend[trad 1] ».

Contenu[modifier | modifier le code]

Le site compte plus de 150 000 articles[réf. nécessaire] répartis en seize langues : hongrois, allemand, espagnol, suédois, roumain, estonien, français, slovène, tchèque, portugais, norvégien, croate, danois, grec et néerlandais. Les sujets abordés, outre l'histoire de l'Europe et la mythologie nordique[H 4], s'attachent également à valoriser la musique nationaliste puisant ses origines dans le berceau de la « race aryenne »[H 4]. Par ailleurs, le quotidien britannique The Register[2] stipule qu'un bon pourcentage du contenu de Metapedia tend à vénérer Odin[H 4], entité chapeautant la doctrine de l'ordre blanc de Thulé[trad 2],[H 10],[H 11]. S'y ajoutent l'étude des runes et autres déclinaisons scolastiques dont les fondements préconisent une préférence élective en faveur de la race aryenne[H 12], selon les préceptes édictés par Heinrich Himmler[2]. Le journal argentin Crítica de la Argentina (es) souligne également les éloges exprimés à l'adresse du führer Adolf Hitler auquel se joignent d'autres personnalités prépondérantes indissolublement liées au nazisme[8].

Classement[modifier | modifier le code]

Le site Metapedia figure au 58 491e rang mondial de l'Alexa Internet (au mois de février 2019)[1].

Critiques[modifier | modifier le code]

Selon le Bureau de la protection constitutionnelle de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, les articles de Metapedia sont teintés de propos niant la Shoah[H 8],[H 9],[H 4],[H 13],[H 1] et tendent conjointement à glorifier l'Allemagne nazie[H 13]. C'est la raison pour laquelle le Département fédéral allemand des médias préjudiciables à la jeunesse[trad 3],[trad 4] qualifie la disponibilité de son accès public comme « dangereuse et néfaste[9],[H 1] ».

Néonazisme[modifier | modifier le code]

Début 2007, six mois environ après le lancement de la version originale en suédois, Metapedia devient l'objet d'une attention soutenue de la part des médias nationaux en raison de sa ressemblance fonctionnelle avec le site Wikipédia[H 2]. Pourtant, le contenu rédactionnel en diffère sensiblement. En effet, l'encyclopédie en ligne Metapedia ne tarit pas d'éloges sur l'Allemagne nazie et ses figures de proue[H 13] ; elle catalogue ostensiblement les personnes d'appartenance juive dans les journaux ; elle répertorie la plupart des compagnies du pays en fonction de leur légation suédoise pure souche ou, inversement, relevant d'une affiliation juive apparentée[10],[11].

Investigations[modifier | modifier le code]

Les distinctions ostentatoires précitées conduisent le parquet suédois à ouvrir une enquête [Quand ?]. Le chancelier de justice[trad 5],[trad 6] est amené à se prononcer sur l'existence de possibles infractions pénales relevant de l'incitation à la haine raciale et autres inculpations liées à d'éventuelles violations de la loi sur la protection des données[trad 7],[trad 8],[12]. Après examen des particularités inhérentes au dossier, le magistrat décide [Quand ?] de mettre fin à son enquête, considérant qu'aucun élément à charge suffisamment probant ne peut être invoqué en l'état au regard du droit à la liberté de parole[trad 9],[trad 10] ou du respect relatif à la sphère privée[13].

Non-lieu[modifier | modifier le code]

En janvier 2009, en réponse à une attention diligente accrue en direction du site Metapedia, le chancelier suédois de la justice en arrive à la conclusion que le contenu publiquement exposé affiche bel et bien une image positive d'Adolf Hitler. Il décide cependant de ne pas initier de nouvelles investigations à l'encontre de Metapedia, attendu que l'implication légale des activités erratiques pratiquées n'est pas clairement démontrée, puisqu'elle n'enfreint pas stricto sensu les articles juridiques du code pénal susceptibles de pouvoir être invoqués à dessein d'entamer des poursuites circonstanciées à l'encontre des dirigeants[14].

Technologie[modifier | modifier le code]

La technologie utilisée par Metapedia recourt au logiciel libre MediaWiki[H 2] qui est un moteur de wiki conçu en langage PHP autour d'une base de données MySQL[15],[16],[9]. Le projet a été initié par Anders Lagerström (sv) qui a présidé aux premières ébauches. Il travaille actuellement en collaboration avec Lennart Berg, sous la houlette de NFSE Media AB dont le siège se trouve à Linköping en Suède[16],[12].

Hébergement[modifier | modifier le code]

NFSE Media AB est responsable du contenu de l'ensemble des informations mises en ligne par Metapedia[H 1]. L'adresse IP attribuée au site est reliée à la société américaine SoftLayer Technologies, Inc. basée à Dallas aux États-Unis[H 1]. Le corollaire détenteur de la dénomination « Neuschwabenland Archivs[H 14] » est également hébergé sur un serveur américain[H 1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sur la notion de « réinformation[6] »

Traductions[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Jeunesse »
  2. (de) « Thule-Gesellschaft[H 10],[H 11] »
  3. (en) « German Federal Department for Media Harmful to Young Persons »
  4. (de) « Bundesprüfstelle für jugendgefährdende Medien (de) »
  5. (en) « Chancellor of Justice »
  6. (sv) « Justitiekanslern »
  7. (en) « Privacy Law »
  8. (sv) « Personuppgiftslagen »
  9. (en) « Freedom of Speech Act »
  10. (sv) « Yttrandefrihetsgrundlagen »

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Statistics summary for metapedia.org, Alexa, the web information company, (lire en ligne)
  2. a b et c (en) Lester Haines, « Conservapedia too pinko? Try Metapedia – Aryans battle 'Cultural Marxism' », The Register, Situation Publishing,‎ (lire en ligne[archive du ])
  3. Cléo Schweyer, « L'extrême droite s'offre une seconde jeunesse sur le web », cafebabel.fr, Babel International,‎ (lire en ligne[archive du ])
  4. (en) « Metapedia – Introduction », Metapedia (consulté le 8 mars 2011).
  5. L'express international, Groupe Express (no 3001 à 3017), (lire en ligne), p. 57
    « Créé en Suède en août 2006, disponible en 17 langues – la version française existe depuis mai 2007 –, Metapedia est une sorte de Quid pour extrémistes. Son objectif : Influer sur les débats politiques et philosophiques. »
    .
  6. Georges Clavet, 1 000 sites francophones de réinformation classés par audience, ajm.ch, (lire en ligne)
  7. (de) Benjamin Weber, « Web-Lexikon Metapedia: Das Nazi-Nachschlagewerk », taz die tageszeitung,‎ (lire en ligne) « Mit der Wikipedia-Software kann jeder seine eigene Enzyklopädie basteln. Metapedia nutzt sie, um rechtsradikales Gedankengut zu verbreiten.von Benjamin Weber »
  8. (es) « Llegó la Wikipedia de ultraderecha », Crítica de la Argentina,‎ (lire en ligne)
    « El buscador filonazi Llegó la Wikipedia de ultraderecha Supuestamente creada por historiadores europeos, el portal funciona a base de definiciones apologéticas sobre personajes nefastos de la historia. No escatima elogios para Hitler y el Holocausto. »
    .
  9. a et b (de) « Answer of the German government to a parliamentary query by the Green Member of the German Parliament Monika Lazar », Bulletin of the German Parliament 16/10215,‎ , p. 6f (lire en ligne [PDF])
  10. (sv) Dagens Nyheter, Judeförföljelser på internet, dn.se Kultur, (lire en ligne)
  11. (sv) Propagandapedia, Kristianstadsbladet (sv), (lire en ligne)
  12. a et b (sv) « Nazistsida blir fall för JK », Östgöta Correspondenten (sv),‎ (lire en ligne)
  13. (sv) Ingen förundersökning kring Metapedia, Sveriges Radio Östergötland, (lire en ligne)
  14. (sv) JK: Positiv text om Hitler inte hets mot folkgrupp, Föreningen Grävande Journalister, (lire en ligne)
  15. (sv) Dagens Nyheter & Christoph Andersso, « Judeförföljelser på internet », dn.se Kultur.,‎ (lire en ligne)
    « En ny generation högerextremister registrerar människor av judisk börd. Men till skillnad från 1930-talet målas inga davidsstjärnor på judiska hem. I stället hängs människor med judisk bakgrund ut på internet. 62 år efter Auschwitz är nazismen tillbaka, skriver journalisten Christoph Andersson. »
  16. a et b (sv) « Extremisternas ”uppslagsverk” kan vara olagligt », Östgöta Correspondenten,‎ (lire en ligne)

Harvard[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]