Southern Poverty Law Center

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Southern Poverty Law Center
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Histoire
Fondation
Cadre
Sigle
(en) SPLCVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Siège social
Pays
Organisation
Fondateurs
Morris Dees (en), Joseph J. Levin, Jr. (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Chiffre d'affaires
136 373 624 dollar américain ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Identifiants
IRS
Cartographie représentant - par État américain - le nombre d'organisations ayant une philosophie de haine et d'exclusion aux États-Unis, tel qu'évalué par le SPLC (en nombre de groupes par million d'habitants) d'après la liste de groupes haineux de 2013 du Southern Poverty Law Center (carte normalisée relativement aux estimations du recensement des États-Unis pour 2013)

Le Southern Poverty Law Center (SPLC) est une association américaine qui se dédie à la promotion et à la pédagogie de la tolérance (initiative initiative « Enseigner la tolérance »)[1] et à la surveillance de l'extrême droite et des associations qui ont une philosophie de haine et d'exclusion aux États-Unis[2] et à la lutte contre la haine par le biais des voies légales et de l'éducation du public[3].

Elle est basée à Montgomery, capitale de l'Alabama, État du Sud des États-Unis. Elle a été fondée en 1971 par Morris Dees, Joseph J. Levin Jr. et Julian Bond[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le SPLC a initialement plaidé pour un large éventail de questions concernant les droits civils. Il a notamment rédigé un guide pour l'enseignement des droits civiques, après avoir constaté (via une étude publiée en 2011) que les programmes scolaires de plus de la moitié des États américains n'enseignaient pas le mouvement des droits civiques aux États-Unis[5].

En 1979, il a commencé à lutter contre le Ku Klux Klan et d'autres groupes suprémacistes blancs avec une stratégie de plaidoirie innovante pour le pays, impliquant le dépôt de poursuites civiles avec demande de dommages et intérêts au nom des victimes des harcèlements, de menaces et de violence de la part de ces groupes.

Cette ONG produit une liste de groupes actifs de personnes incitant à la haine[6] et cherche également à différentier les tendances à la haine selon les contextes et les régions (voir de certaines villes quand elles semblent touchées par une hausse des appels racistes à la haine[7]), dont via des bilans annuels de la haine dans le pays[8], et en cartographiant les données relatives aux organisations utilisant la haine [9]. Elle alerte le public et l'Etat sur l'apparition de milices armé[5]

Le SPLC s'est impliqué progressivement dans diverses causes des droits civils, telles que la lutte contre la ségrégation raciale institutionnelle, contre la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle et ciblant la communauté LGBT), contre les menaces, sévices sexuels et autres mauvais traitements infligés envers les enfants vulnérables dans les écoles, centres de détention et établissements de santé (Le centre a par exemple obtenu en 2012 un accord novateur, faisant que les enfants et adolescents incarcérés dans le Mississippi ne soient plus logés avec des adultes dans une prison à but lucratif où ils étaient soumis à une brutalité et à des abus sexuels, et privés de soins médicaux, psychologiques ou autres, et de ressources sanitaires et éducative[5]) ; de même contre l'exploitation de travailleurs (immigrant, latinos notamment)[10], et contre les crimes haineux[11] et la séparation de l'Église et de l'État[réf. nécessaire].

Parmi les personnes désignées par le SPLC comme « extrémistes » et/ou « faux patriotes » en réalité actifs contre la démocratie et le gouvernements[12] figurent par exemple le secrétaire au Logement et au Développement urbain des États-Unis, Ben Carson, l'écrivaine d'origine somalienne et prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes Ayaan Hirsi Ali et le politicien libéral-démocrate britannique Maajid Nawaz [réf. nécessaire].

Selon ce groupe, par ses messages ou actions (notamment relativement au projet de mur à la frontière avec le Mexique, l'administration Trump et plus encore son président (« effet Donald Trump ») ont, selon le Centre S.P.L. encouragé l'apparition et/ou l'expression et l'extension de certains groupes haineux dans le pays, durant sa campagne électorale (jusque dans les écoles[13]), puis dès les jours qui ont suivi l'élection du nouveau président[14], et de manière croissante les années suivantes [15]

Controverses[modifier | modifier le code]

La liste des groupes de propagande haineuse (hate groups) du SPLC a suscité de nombreuses controverses[16],[17],[18] qui ont amené le FBI[19] et le Pentagone[20] à rompre tout lien avec le SPLC. Selon certaines de ces critiques, la définition d'extrême droite ou de groupe haineux utilisée par le SPLC est trop large et l’inscription de certaines personnes est injustifiée[21],[22],[23]. Par exemple, en octobre 2016, le SPLC a été contraint de s'excuser et à verser 3,375 millions de dollars pour avoir calomnié l'activiste britannique anti-islamiste Maajid Nawaz[24].

Malgré ces critiques, les travaux du SPLC sont souvent cités par des médias[25],[26].

Le SPLC a été également critiqué pour ses tactiques de collecte de fonds[Lesquelles ?], ainsi que pour la détention de comptes bancaires dans des paradis fiscaux[27].

Analyse[modifier | modifier le code]

Dans une étude publiée en 2014 intitulée Watching the Watchers: The Neglect of Academic Analysis of Progressive Groups, George Yancey, professeur de sociologie à l'Université de North Texas, constate qu'aucun des groupes énumérés sur Hatewatch n'est libéral politiquement ou religieusement. Il en conclue que le SPLC est devenu une organisation de gauche socialement et politiquement, utilisant des critères subjectifs pour choisir les groupes qui figurent sur sa liste. Selon Yancey, les contrôles faits par le SPLC cibleraient des groupes conservateurs et religieux, alors « que les organisations progressistes reçoivent un laissez-passer donnant une compréhension déformée de la réalité. Ce faisant, les spécialistes des sciences sociales substituent un examen objectif de notre société à une approche partiale servant des intérêts sociaux et politiques progressistes. » estime-t-il[26]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Center, S.P.L. (2012) Teaching tolerance. A free magazine mailed each semester to over, 300, 36101-0548.
  2. Corine Lesnes, « Chasseurs d'extrémistes », sur lemonde.fr, (consulté le 4 novembre 2018)
  3. Day K (2001) The Southern Poverty Law Center. Journal of Religious & Theological Information, 4(2), 49-50.
  4. « Attorney Morris Dees pioneer in using 'damage litigation' to fight hate groups », CNN, (consulté le 4 août 2008)
  5. a b et c Dees M & Cohen R. (2012) The SouThern PoverTy Law CenTer. Montgomery AL, voir notamment l'introduction
  6. Center S.P.L. (2008) Active US hate groups. Montgomery, AL: The Southern Poverty Law Center, consulté le 12 mai 2008.
  7. Center, S.P.L. (2016). Terror from the right: plots, conspiracies and racist rampages since Oklahoma City. Southern Poverty Law Center.
  8. Center S.P.L. (2008) The year in hate. Intelligence Report, 8.
  9. Center S.P.L (2010). Hate map. Chermak et al.,“The Organizational Dynamics, 193-218.
  10. Center, S.P.L. (2009) Climate of fear: Latino immigrants in Suffolk County, NY. Montgomery, Alabama.
  11. ex : Center, S.P.L. (2008) Hate crimes: Anti-Latino hate crimes up for fourth year. Intelligence report, 132.
  12. Center S.P.L. (1996) False patriots : The threat of antigovernment extremists. Montgomery, AL: Southern Poverty Law Center.
  13. Center S.P.L. (2016) The Trump effect: The impact of the presidential campaign on our nation’s schools. Montgomery, AL: The Southern Poverty Law Center.
  14. Center S.P.L (2016) Ten days after: Harassment and intimidation in the aftermath of the election. Southern Poverty Law Center (https://www. splcenter. org/sites/default/files/com_hate_incidents_report_final. pdf).
  15. Center S.P.L (2017) Hate groups increase for second consecutive year as Trump electrifies radical right. Southern Poverty Law Center, 15.
  16. (en-US) Ayaan Hirsi Ali, « Opinion | Why Is the Southern Poverty Law Center Targeting Liberals? », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 10 novembre 2017)
  17. (en) André Chung, « Has a Civil Rights Stalwart Lost Its Way? », POLITICO Magazine,‎ juillet/ août 2017 (lire en ligne, consulté le 10 novembre 2017)
  18. (en-US) David A. Graham, « How Did Maajid Nawaz End Up on a List of 'Anti-Muslim Extremists'? », The Atlantic,‎ (lire en ligne, consulté le 10 novembre 2017)
  19. (en-US) Jonah Bennett, « FBI Removed SPLC, ADL From Resources Pages Over ‘Number Of Concerns’ », The Daily Caller,‎ (lire en ligne, consulté le 10 novembre 2017)
  20. (en) Erik Rosales, « Pentagon Drops Southern Poverty Law Center's Anti-Christian 'Hate' Materials », CBN.com (beta),‎ (lire en ligne, consulté le 10 novembre 2017)
  21. (en) « Has a Civil Rights Stalwart Lost Its Way? », POLITICO Magazine,‎ (lire en ligne, consulté le 20 novembre 2018)
  22. « Annual report cites rise in hate groups, but some ask: What is hate? », Christian Science Monitor,‎ (ISSN 0882-7729, lire en ligne, consulté le 20 novembre 2018)
  23. (en-US) David A. Graham, « The Unlabelling of an ‘Anti-Muslim Extremist’ », The Atlantic,‎ (lire en ligne, consulté le 20 novembre 2018) :

    « While the fabled nonprofit has long had its critics, many of them hatemongers like Gaffney, the new chorus included sympathetic observers and fellow researchers on hate groups, who worried that SPLC was mixing its research and activist strains »

  24. Greg Price, « Southern Poverty Law Center Settles Lawsuit After Falsely Labeling 'Extremist' Organization », Newsweek,‎ (lire en ligne)
  25. (en) « Hate groups in the U.S. remain on the rise, according to new study », sur Washington Post (consulté le 20 novembre 2018)
  26. a et b (en) Napp Nazworth, Southern Poverty Law Center Biased in Labeling Family Research Council a 'Hate Group,' Academic Study Argues, christianpost.com, 5 mars 2014
  27. (en-US) Valerie Richardson, « Southern Poverty Law Center transferred millions to offshore tax havens: Report », The Washington Times,‎ (lire en ligne, consulté le 10 novembre 2017)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Bauer M & Reynolds S (2009) Under Siege: Life for Low-income Latinos in the South: a Report by the Southern Poverty Law Center. Southern Poverty Law Center.
  • (en) Day K (2001) The Southern Poverty Law Center. Journal of Religious & Theological Information, 4(2), 49-50| https://doi.org/10.1300/J112v04n02_05.
  • (en) Dees M & Cohen R. (2012). The SouThern PoverTy Law CenTer. Montgomery AL
  • (en) Yancey G (2014) Watching the Watchers: The Neglect of academic analysis of Progressive Groups, Springer Science and Business Media