Southern Poverty Law Center

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Le Southern Poverty Law Center est une association américaine reconnue pour ses travaux de surveillance sur l'extrême droite et les associations (de droite ou chrétiennes) prônant la haine aux États-Unis.

Elle est basée à Montgomery, capitale de l'Alabama, État du Sud des États-Unis. Elle a été fondée en 1971 par Morris Dees, Joseph J. Levin Jr. et Julian Bond[1].

Le SPLC a initialement plaidé pour un large éventail de questions concernant les droits civils. En 1979, il a commencé à lutter contre le Ku Klux Klan et d'autres groupes suprémacistes blancs avec une stratégie de plaidoirie innovante impliquant le dépôt de poursuites civiles en dommages et intérêts au nom des victimes des harcèlements, de menaces et de violence de ces groupes. Avec la baisse de ces groupes au fil des ans, le SPLC s'est impliqué dans d'autres causes des droits civils, telles que la ségrégation raciale institutionnelle, la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle, les mauvais traitements des immigrants illégaux et la séparation de l'Église et de l'État.

Entre les personnes désignées par le SPLC comme extrémistes se trouvent le secrétaire au Logement et au Développement urbain des États-Unis Ben Carson, l'écrivaine d'origine somalienne et prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes Ayaan Hirsi Ali et le politicien libéral-démocrate britannique Maajid Nawaz.

Après nombreuses controverses[2],[3],[4] autour de sa liste des groupes de propagande haineuse (hate groups), le FBI[5] et le Pentagon[6] ont rompu tout lien avec le SPLC. Le SPLC a été critiqué aussi pour ses tactiques de collecte de fonds, ainsi que pour détenir des comptes bancaires dans des paradis fiscaux[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Attorney Morris Dees pioneer in using 'damage litigation' to fight hate groups », CNN, (consulté le 4 août 2008)
  2. (en) Ayaan Hirsi Ali, « Opinion | Why Is the Southern Poverty Law Center Targeting Liberals? », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne)
  3. (en) André Chung, « Has a Civil Rights Stalwart Lost Its Way? », POLITICO Magazine,‎ juillet/ août 2017 (lire en ligne)
  4. (en) David A. Graham, « How Did Maajid Nawaz End Up on a List of 'Anti-Muslim Extremists'? », The Atlantic,‎ (lire en ligne)
  5. (en) Jonah Bennett, « FBI Removed SPLC, ADL From Resources Pages Over ‘Number Of Concerns’ », The Daily Caller,‎ (lire en ligne)
  6. (en) Erik Rosales, « Pentagon Drops Southern Poverty Law Center's Anti-Christian 'Hate' Materials », CBN.com (beta),‎ (lire en ligne)
  7. (en) Valerie Richardson, « Southern Poverty Law Center transferred millions to offshore tax havens: Report », The Washington Times,‎ (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]