Troisième Voie (France)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir TV (homonymie) et Troisième Voie.

Troisième Voie (abrégée en TV) est une organisation nationaliste révolutionnaire française, née en 1985 de la fusion du Mouvement nationaliste révolutionnaire avec des dissidents du Parti des forces nouvelles, auto-dissoute en 1992, réactivée en 2010 sous l'impulsion de Serge Ayoub et dissoute de nouveau, mais cette fois par décret du conseil des ministres, en 2013.

Historique[modifier | modifier le code]

Fondée par Jean-Gilles Malliarakis, Troisième Voie avait une ligne anti-américaine, anticommuniste, anticapitaliste et antisioniste : son slogan était « Ni trusts, ni soviets », le titre d'un livre de Malliarakis. Elle fut durant quelques années associée au GUD. Ce mouvement était assez hostile au Front national et, comme tous les groupes nationalistes-révolutionnaires, prenait parti pour les régimes arabes qui combattaient les États-Unis, Israël et le sionisme. L'emblème du mouvement était le trident.

Affaiblie en mai 1989 par le départ du GUD qui jugeait contre-productive la critique systématique du Front national, Troisième Voie éclata définitivement en 1991 quand Jean-Gilles Malliarakis décida à son tour de se rapprocher du Front national. La fraction des « tercéristes radicaux » dirigée par Christian Bouchet quitta alors l'organisation pour constituer le mouvement Nouvelle Résistance. Le groupe resté aux mains des partisans de Malliarakis périclita rapidement et préféra se dissoudre.

Troisième voie pour une avant-garde solidariste[modifier | modifier le code]

En octobre 2012 Serge Ayoub constitue un mouvement au nom presque similaire (Troisième voie pour une avant-garde solidariste) mais sans lien avec l'organisation précédente. De janvier 2012 à sa dissolution, l'organisation publiait le journal mensuel Salut public.

À la suite de l'affaire Clément Méric, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault demande au ministre de l'Intérieur Manuel Valls d'engager une procédure en vue de la dissolution de l'organisation[1],[2],[3],[4],[5],[6]. Le , Jean-Marc Ayrault confirme devant l'Assemblée nationale qu'il a lancé une procédure pouvant aboutir à la dissolution de Troisième Voie, des JNR et d'autres « groupements » de cette mouvance pour le en Conseil des ministres[7],[8],[9].

La dissolution est prononcée en Conseil des ministres le 10 juillet 2013[10]. Serge Ayoub annonce immédiatement qu'il dépose un recours contre cette décision[11].

Le 30 juillet 2014, le Conseil d'État valide la dissolution des JNR et de Troisième Voie, mais ne retient pas le motif d'incitation à la haine invoqué par le décret du gouvernement. Les deux entités sont dissoutes car, selon le Conseil d'État, elles « doivent être regardées comme formant ensemble une milice privée », Serge Ayoub ayant malencontreusement acté de lui-même de cette imbrication en prononçant « la dissolution des Jeunesses nationalistes révolutionnaires « par voie de conséquence de la dissolution » de l’association Troisième voie » lors de leur dissolution[12]. La dissolution de l'association Envie de rêver, gestionnaire du « Local », lieu où se retrouvaient les membres de Troisième Voie et des JNR, est par ailleurs jugée illégale et est annulée, l'État étant condamné à lui verser 2 000 euros au titre de ses frais de justice[13].

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Témoignage
  • Frédéric Chatillon, Thomas Lagane et Jack Marchal (dir.), Les Rats maudits. Histoire des étudiants nationalistes 1965-1995, Éditions des Monts d'Arrée, 1995 (ISBN 2-911387-00-7)
Travaux

Liens externes[modifier | modifier le code]