Daniel Conversano

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Daniel Conversano
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Daniel Conversano en 2020
Biographie
Naissance
Activité
Militant politiqueVoir et modifier les données sur Wikidata

Daniel Conversano, né en 1986 à Échirolles (Isère), est un militant politique. Il est le fondateur du groupe d'extrême droite Suavelos, devenu Les Braves.

Biographie

Fils de parents lepénistes, Daniel Conversano naît en 1986 à Échirolles, où il grandit[1]. Il poursuit des études de philosophie à Grenoble[2].

En 2014, il travaille comme technicien audiovisuel pour Dieudonné au théâtre de la Main d'Or ; il y rencontre des militants d'extrême droite dont Alain Soral[1],[2]. Il milite pour le Front national lors des élections régionales de 2015[1].

En décembre 2016, lors d'un débat organisé par Dieudonné l'opposant à Soral, ce dernier lui reproche de ne pas respecter « les musulmans patriotes » et lui porte des coups. Conversano finit le visage en sang, la séquence fait le tour de la fachosphère et donne lieu à des détournements[2],[3],[4]. La même année, il ouvre une chaîne YouTube. Il y diffuse des entretiens avec des personnalités de l'extrême droite française telles que Serge Ayoub, ancien skinhead, Jérôme Bourbon, directeur de Rivarol, l'écrivain Renaud Camus, promoteur de la théorie du complot appelée « grand remplacement », et l'homme politique Jean-Marie Le Pen[2].

Fin 2016, il fonde Suavelos (« bonjour », « bienvenue » en gaulois[5]), une structure visant à la communautarisation des Blancs d'extrême droite[6],[7],[2]. En 2020, le groupe compte jusqu'à six cents membres actifs[1]. Le réseau s'appuie sur une revue de presse d'extrême droite, Suavelos.eu[6], et organise en 2017 un camp d'été réservé aux seuls Blancs[6],[1],[8]. Facebook finit par bannir Suavelos et Conversano en septembre 2019[9],[10]. En 2019, Suavelos est rebaptisé Les Braves[2].

En octobre 2018, désireux de poursuivre son projet communautariste en Europe de l'Est, Conversano s'installe en Roumanie et encourage par la suite ses sympathisants à le rejoindre[1].

Il édite le dernier ouvrage de Guillaume Faye, Guerre civile raciale[1],[11] du vivant de l'auteur. En 2020 il publie le roman posthume de Guillaume Faye Nederland. Conversano a aussi envisagé de publier un ouvrage de Robert Faurisson, célèbre militant négationniste, mais le projet a été interrompu à cause du décès de ce dernier[1].

Lors de l'élection présidentielle de 2022, il soutient la candidature d'Éric Zemmour[2].

En novembre 2021, les deux chaînes YouTube de Daniel Conversano cumulent un total de plus de 30 000 abonnés, seize mille personnes suivent son compte Twitter et près de dix mille sa chaîne Telegram. En parallèle à ses activités politiques, Conversano vend des vidéos payantes, des cours de russe et d'Histoire, ainsi que des livres[2].

Orientations politiques

Daniel Conversano, une figure de la « fachosphère », mouvance de l'extrême droite française active sur le web, est un raciste assumé, militant du nationalisme blanc[2].

Publications

Notes et références

  1. a b c d e f g et h Paul Conge, Les Grands-Remplacés: Enquête sur une fracture française, Arkhê éditions, (ISBN 978-2-918682-69-1, lire en ligne), « Les renégats du "cauchemar multiracial" ».
  2. a b c d e f g h et i Maxime Macé et Pierre Plottu, « Daniel Conversano, l’influenceur très très raciste qui adore Zemmour », sur StreetPress, (consulté le ).
  3. Sylvia Revello, « La «fachosphère» se déchaîne sur YouTube », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le ).
  4. Clément Arbrun, « Drôle: quand Mozinor se paie Dieudonné et Alain Soral », sur Les Inrockuptibles, (consulté le )
  5. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : Une approche linguistique du vieux-celtique continental, Errance, coll. « Collection des Hespérides », , 2e éd. (ISBN 978-2-87772-369-5).
  6. a b et c Delphine Marion-Boulle, « Enquête sur Daniel Conversano, le YouTubeur suprémaciste à la tête de Suavelos », Les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne).
  7. « Pourquoi il faut lire « Les Grands-remplacés », l'enquête sur la nouvelle extrême droite française », sur usbeketrica.com, (consulté le ).
  8. « Des militants identitaires organisent un camp d'été réservé aux "blancs de bonne éducation" », sur L'Obs, (consulté le ).
  9. Adrien Sénécat, « La galaxie Suavelos, vitrine d'un racisme décomplexé », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  10. « Suavelos, le site web européen des suprémacistes blancs », sur Franceinfo, (consulté le ).
  11. Paul Conge, « Suprémacisme blanc : "N’importe quel cinglé, même si ce n’est pas un cador du terrorisme, peut faire du dégât" », sur www.marianne.net, (consulté le ).

Liens externes