Liste des départements français dont la préfecture n'est pas la ville la plus peuplée

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Dans 25 des 101 départements français, le chef-lieu n'est pas la ville la plus peuplée.

Ces départements sont l'Aisne, l'Allier, les Alpes-de-Haute-Provence, l'Ardèche, l'Ariège, l'Aude, la Corrèze, le Finistère, la Guadeloupe, la Haute-Marne, le Haut-Rhin, les Hauts-de-Seine, le Jura, la Manche, la Marne, Mayotte, la Meuse, le Morbihan, le Pas-de-Calais, la Saône-et-Loire, la Seine-et-Marne, la Seine-Maritime, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne[1] et le Val-d'Oise.

Dans huit d'entre eux (Alpes-de-Haute-Provence, Ardèche, Guadeloupe, Mayotte, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Val-d'Oise), le chef-lieu est même moins peuplé qu'une autre commune n'ayant pas le statut de sous-préfecture. C’est même le cas pour la ville la plus peuplée des Alpes-de-Haute-Provence, de l'Ardèche et de Guadeloupe.

Avec plus de 182 000 habitants Reims est la commune la plus peuplée de France à ne pas être préfecture. Les autres communes de plus de 100 000 habitants à ne pas être préfecture sont Le Havre (170 000), Villeurbanne (148 000), Aix-en-Provence (142 000), Brest (140 000), Boulogne-Billancourt (120 000), Saint-Denis (111 000), Argenteuil (110 000), Montreuil (110 000), Mulhouse (109 000) et Saint-Paul (105 000).
À l'inverse, Bar-le-Duc (14 985)[2], Vesoul (14 916), Tulle (14 800), Guéret (13 200), Mende (12 100), Basse-Terre (10 100), Foix (9 500) et Privas (8 300) sont les huit préfectures de France à compter moins de 15 000 habitants.

La ville française la plus peuplée à n'être ni préfecture, ni sous-préfecture est Villeurbanne (148 000) suivi de Montreuil (110 000), Tourcoing (97 000) et Roubaix (97 000). Cela peut s'expliquer par des raisons de « décentralisation » des sous-préfectures, ces quatre villes étant toutes dans la banlieue immédiate d'une autre grande ville française ayant la qualité de préfecture.

La liste ci-dessous indique, pour chaque département concerné, le chef-lieu et la ou les villes plus peuplées, le cas échéant leur statut en tant que sous-préfecture ou préfecture, ainsi que la primatie [3].

Liste des 25 départements dont le chef-lieu n’est pas la commune la plus peuplée[modifier | modifier le code]

Département Chef-lieu Population[4] Commune plus peuplée Population Statut[5] Primatie[3]
02 Aisne Laon 24 876 Saint-Quentin 53 816 SP 2.16
Soissons 28 530 SP 1.15
03 Allier Moulins 19 664 Montluçon 35 653 SP 1.81
Vichy 24 166 SP 1.23
04 Alpes-de-Haute-Provence Digne-les-Bains 16 460 Manosque 22 333 1.36
07 Ardèche Privas 8 266 Annonay 16 345 1.98
Aubenas 12 172 1.47
Guilherand-Granges 10 961 1.33
Tournon-sur-Rhône 10 307 SP 1.25
Le Teil 8 677 1.05
09 Ariège Foix 9 532 Pamiers 15 675 SP 1.64
11 Aude Carcassonne 46 031 Narbonne 54 700 SP 1.19
19 Corrèze Tulle 14 836 Brive-la-Gaillarde 46 916 SP 3.16
29 Finistère Quimper 62 985 Brest 140 064 SP 2.22
39 Jura Lons-le-Saunier 17 291 Dole 23 708 SP 1.37
50 Manche Saint-Lô 19 116 Cherbourg-en-Cotentin 79 200 SP 4.14
51 Marne Châlons-en-Champagne 44 753 Reims 182 460 SP 4.08
52 Haute-Marne Chaumont 21 945 Saint-Dizier 24 012 SP 1.09
55 Meuse Bar-le-Duc 14 985 Verdun 17 475 SP 1.17
56 Morbihan Vannes 53 352 Lorient 57 149 SP 1.07
62 Pas-de-Calais Arras 41 019 Calais 73 911 SP 1.8
68 Haut-Rhin Colmar 69 105 Mulhouse 109 443 SP 1.58
71 Saône-et-Loire Mâcon 33 638 Chalon-sur-Saône 45 096 SP 1.34
76 Seine-Maritime Rouen 110 145 Le Havre 170 147 SP 1.54
77 Seine-et-Marne Melun 40 032 Meaux 54 991 SP 1.37
Chelles 54 917 1.37
92 Hauts-de-Seine Nanterre 95 105 Boulogne-Billancourt 120 071 SP 1.26
93 Seine-Saint-Denis Bobigny 53 640 Saint-Denis 111 135 SP 2.07
Montreuil 109 897 2.05
Aubervilliers 86 375 1.61
Aulnay-sous-Bois 85 740 1.6
Drancy 71 318 1.33
Noisy-le-Grand 68 183 1.27
Pantin 57 482 1.07
Le Blanc-Mesnil 56 783 1.06
Épinay-sur-Seine 55 084 1.03
94 Val-de-Marne Créteil 90 605 Vitry-sur-Seine 93 557 1.03
95 Val-d'Oise Pontoise 30 767 Argenteuil 110 210 SP 3.58
Cergy 65 177 P 2.12
Sarcelles 58 587 SP 1.9
Garges-lès-Gonesse 42 728 1.39
Franconville 36 762 1.19
971 Guadeloupe Basse-Terre 10 058 Les Abymes 53 491 5.32
Baie-Mahault 30 929 3.08
Le Gosier 26 783 2.66
Petit-Bourg 24 277 2.41
Sainte-Anne 23 675 2.35
Le Moule 22 150 2.2
Sainte-Rose 19 162 1.91
Capesterre-Belle-Eau 18 270 1.82
Morne-à-l'Eau 17 434 1.73
Lamentin 16 573 1.65
Pointe-à-Pitre 15 923 SP 1.58
Saint-François 12 816 1.27
Saint-Claude 10 381 1.03
976 Mayotte Dzaoudzi 17 831[6] Mamoudzou 71 437[6] P 4,01
Koungou 32 156[6] 1,8

Quelques cas remarquables[modifier | modifier le code]

Le département de Seine-Maritime présente une particularité unique en France. La commune du Havre est notablement plus peuplée que celle de Rouen (1,55 fois plus pour les populations 2013), mais quand on s'intéresse aux agglomérations (Unité urbaine), le rapport s'inverse totalement. Sur la base des unités urbaines 2010 l'agglomération de Rouen comporte en effet environ 466 000 habitants, contre environ 237 000 habitants pour Le Havre, soit près de 2 fois plus pour Rouen qui est donc bien le Pôle urbain le plus peuplé du département.

Les départements du Val-d'Oise et Mayotte présentent également une spécificité en France. Leurs chefs-lieux officiels sont respectivement Pontoise et Dzaoudzi, mais préfectures et conseils départementaux ont leur siège sur les communes respectives de Cergy et de Mamoudzou. Cergy et Mamoudzou sont donc préfectures (villes où siège le préfet) tandis que Pontoise et Dzaoudzi sont chefs-lieux des départements. Pontoise accueille également une sous-préfecture.

Le département de Guadeloupe détient quant à lui deux records. C’est le département qui présente le plus de communes plus peuplées que son chef-lieu (Basse-Terre). Il en comporte treize, dont la sous-préfecture (Pointe-à-Pitre). C’est également dans ce département que l’on trouve l’indice de primatie le plus important : la commune des Abymes est en effet plus de cinq fois plus peuplée que celle de Basse-Terre.

Le département des Alpes-de-Haute-Provence présente une particularité qu'il partage depuis 2016 avec le Val-de-Marne. Le chef-lieu de ces départements est en effet plus peuplé que toutes leurs sous-préfectures, mais moins qu'une commune n'ayant pas le statut de sous-préfecture (Manosque pour les Alpes-de-Haute-Provence et Vitry-sur-Seine pour le Val-de-Marne).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nouvel entrant dans cette liste en 2016. La commune de Vitry-sur-Seine est redevenue en effet la plus peuplée du département cette année-là, avec 86 habitants de plus que Créteil, soit moins de 0,1% d'écart.
  2. Nouvel entrant dans cette liste en 2020. Bar-le-Duc est en effet passée en dessous des 15 000 habitants cette année-là.
  3. a et b Le terme de primatie est employé ici au sens du rapport entre la population de la ville concernée à celle du chef-lieu de son département.
  4. Sauf indications contraires, les nombres d'habitants cités dans ce tableau correspondent aux dernières populations municipales disponibles. Actuellement, millésime 2017, entré en vigueur le 1er janvier 2020 (voir l'historique des populations légales de l'INSEE)
  5. La colonne statut indique si la commune en question est, ou non, une sous-préfecture (ou la préfecture) de son département.
  6. a b et c Populations légales de Mayotte en 2017 (cf. cette page sur le site de l'INSEE)

Voir aussi[modifier | modifier le code]