Morne-à-l'Eau

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Morne-à-l'Eau
Le cimetière.
Le cimetière.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Guadeloupe
Département Guadeloupe
Arrondissement Pointe-à-Pitre
Canton chef-lieu de cantons
Canton de Morne-à-l'Eau
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Nord-Est Grande-Terre
Maire
Mandat
Philipson Francfort
2016-2020
Code postal 97111
Code commune 97116
Démographie
Gentilé Mornaliens
Population
municipale
16 959 hab. (2012)
Densité 267 hab./km2
Géographie
Coordonnées 16° 19′ 52″ Nord 61° 27′ 28″ Ouest / 16.3311, -61.4579
Altitude Min. 0 m – Max. 106 m
Superficie 63,56 km2
Localisation

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Morne-à-l'Eau
Liens
Site web ville-mornealeau.com

Morne-à-l'Eau (en créole : Mònalo) est une commune française, située dans le département de la Guadeloupe.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Morne-à-l'Eau est située à l'ouest de Grande-Terre. Elle est longée par la mangrove du Grand Cul-de-sac marin. La commune est un carrefour routier, passage obligé pour les habitants du nord Grande-Terre. Le plan d’eau de Vieux-Bourg est exceptionnel et un grand nombre d’activités aquatiques y sont pratiquées.

Le climat y est de type tropical.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Béguette, Berlette, Blanchette, Boisvin, Bosrédon, Belle-Espérance, Blain, Blanchet, Bonne-Terre, Le Bourg (Grippon), Brion, Bubelloy, Chastel, Chaumette, Chazeau, Chevalier, Chouioutte, Clugny, Cocoyer, Croustère, Dubelloy, Dubisquet, Espérance, Geffrier, Gensolin, Lemesle, Lola, Jabrun, Jabrun-Saint-Cyr, Labuthie, Lasserre, Lebraire, Marchand, Marieulle, Perrin, Pierrefite, Point-à-Retz, Quirine, Réduit, Rousseau, Richeval, Salette, Sauvia, Vieux-Bourg, et Zabeth.

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Petit-Canal Rose des vents
N Le Moule
O    Morne-à-l'Eau    E
S
Les Abymes

Histoire[modifier | modifier le code]

Une commune aux multiples emplacements[modifier | modifier le code]

D'abord rattaché au quartier des Abymes, cette étendue de terre est située entre la mangrove, les grands fond viviers et la plaine cannière. Au cours de son histoire, elle fut dénommée successivement: Case aux Lamentins, Vieux-Bourg, Grippon, Bordeaux-Bourg et enfin Morne à l'eau. L'administration de l'époque à longtemps hésité sur l'emplacement définitif du bourg. L'endroit fut nommé "case aux lamentins" par les caraibes du fait que ce fut le lieu de prédilection pour la reproduction des lamantins (Trichechus manatus). Vieux-Bourg, aujourd'hui quartier de pêcheurs, point de départ des bateaux pour la découverte du Grand Cul-de-sac marin est durant tout le XVIIIe siècle le centre de la commune. L'activité économique était essentiellement axée sur la culture de la canne à sucre. En 1827, au lieu dit Grippon, s'élevait un nouveau bourg dénommé "Bordeaux-Bourg" en référence à la France.

L'étymologie de Morne à l'eau proviendrait de la présence d'une source d'eau coulant à flanc du morne Grippon Le bourg se développe aussi autour d'un marché où les esclaves d'habitations et les affranchis venaient vendre chaque dimanche les produits vivriers qu'ils cultivaient sur les maigres terres allouées par les maîtres. C'est sous l'impulsion des gouverneurs de Landenoy et du Baron des Rotours que Morne à l'Eau trouve sa configuration actuelle.

Canal des Rotours[modifier | modifier le code]

Le Gouverneur des Rotours est également le promoteur du percement d'un canal qui porte son nom et qui relie la commune au Grand Cul-de-sac marin sur 5 km. Ce canal est creusé sous le lit d'un petit canal portant le nom de Ravine des coudes. Creusé dans la première moitié du XIXe siècle, sa construction couta la mort à une trentaine d'ouvriers recrutés parmi des hommes libres et des esclaves. C'est avec l'ouverture de ce canal que s'organisa la commune. La commune de Gripon s'agrandit alors comme par enchantement grâce aux sucreries qui se créèrent sur le canal.Emprunté par les chalands transportant du sucre, il ne trouve sa réelle utilité qu'à la création de l'Usine Centrale de Blanchet ouverte en 1869.
La ravine du Mancenillier prit le nom de Canal Faujas et la ravine des Coudes celui de Canal des Rotours aboutissant à Grippon (bourg actuel).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1837 1841 M. Bragelongne    
1841 1846 Étienne Bonaffé    
1846 1848 Camille-Eymar de Jabrun    
1848 1850 Auguste Saint-Cyr    
1850 1852 M. Delore    
1852 1858 Louis-Alexandre-Alfred Salettes    
1858 1860 Charles-Ernest de Rozières    
1860 1861 M. Delore    
1861 1864 Jacques-Benoist-Moïse Chef-Drue    
1864 1870      
1870 1872 Aulus de Laroche    
1872 1877 M. Monnerot    
1878 1884 Raymond Levalois    
1884 1886      
1886 1887 Estonnel Adélaïde    
1888 1892 Ernest Labuthie    
1892 1896 Léonce Léo    
1896 1900 Louisy Tamarin    
1900 1904 Félix Gama    
1904 1906      
1906 1909 Gaston Gélan    
1909 1912 Hubert Jean-Louis    
1912 1947 Justin Archimède[1]   Conseiller général (1910-45)
1947 mars 1971 Pierre Monnerville[2] SFIO  
mars 1971 1973 Marie-Émile Coco    
1973 mars 1989 Abdon Saman DVD Conseiller général (1973-92)
mars 1989 juin 1995 Favrot Davrain PS Conseiller général
juin 1995 mars 2005 Julien Chovino PCG Conseiller général du Canton de Morne-à-l'Eau-1 (1992-2004)
mars 2005 avril 2016 Jean-Claude Lombion PCG  
avril 2016 en cours Philipson Francfort PCG  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 16 959 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2011 2012
14 591 14 925 15 034 13 724 16 042 17 154 16 703 16 767 16 959
(Sources : Insee : Population sans doubles comptes à partir de 1961[3] puis population municipale à partir de 2006[4])
Histogramme de l'évolution démographique
Nombre de Naissance de 1998 à 2004
1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004
270 242 255 285 249 248 225

Économie[modifier | modifier le code]

La section de Vieux-Bourg vit beaucoup de la pêche alors que dans les terres et dans les Grands Fonds, la culture de la canne, l’élevage, ainsi que les cultures vivrières sont importantes.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les établissements éducatifs de la commune relèvent de l'académie de Guadeloupe. Ils comptent :

  • Quatorze écoles primaires ;
  • Le collège Charles-de-Gaulle ;
  • Le lycée d'enseignement général et technologique Faustin-Fleret '
  • Le lycée professionnel Richeval.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

La Paroisse Saint André[modifier | modifier le code]

L’église paroissiale Saint-André a été conçue en 1930 par l’architecte parisien Ali Georges Tur (1889-1977) — dont l'ensemble constitue l'une de ses plus importantes réalisations sur l'île. Elle fut reconstruite sur les ruines de la précédente chapelle détruite par le passage de l'ouragan Okeechobee le 12 septembre 1928. Ali Tur opta pour une mise en œuvre en béton, matériau peu employé jusque-là et qui en se généralisant marqua le déclin des constructions en bois. L’église domine le parvis sur lequel ouvre le presbytère, lui aussi dessiné par Ali Tur tout comme le clocher[5]. Elle adopte un plan basilical dont l’imposant vaisseau central atteint 13 m de haut et est éclairé par de grandes baies verticales, favorisant la bonne ventilation de l’édifice et créant des jeux de lumières.

Les baies étaient autrefois fermées par des lames verticales qui créaient des contrastes de lumière. L’emploi de claustras moulés en béton pour fermer les murs de la tribune et le plafond de la nef répond au même parti et permet des effets de clair-obscur. La décoration intérieure a été confiée à Antoine Marius Gianelli (1896-1983), artiste peintre Marseillais installé en Guadeloupe.

Prêtre
  • 2010 Père Daniel Romulus / Père Jean Mulard / Père Antony Étienne
  • 2012 Père Yves-Gérald Richemond / Père Patrix Déséïdes

Le cimetière[modifier | modifier le code]

Cimetière de Morne-à-l'eau.

C'est l'un des cimetières les plus visités en Guadeloupe. Les visiteurs ont de l'attrait pour les motifs en damier noir et blanc qui ornent la majorité des sépultures, donnant à l'ensemble des airs de grand échiquier. L'immense majorité des caveaux sont construits en ciment et surtout en carrelage de faïence.
Pourquoi les tombes sont-elles ainsi décorées ?
À vrai dire, il n'y a pas de certitude sur l'origine du motif, probablement a-t-il simplement plu... "On peut y voir l'opposition du yin et du yang, de la vie et de la mort", 'sinon encore, le blanc est symbole du deuil en Afrique, tandis que c'est le noir en Europe : on a l'alliance des deux". Beaucoup de tombes ressemblent à de petites maisons : Certaines ont des toits en pente comme les cases créoles.

La plus ancienne sépulture semble dater de 1847 (20 ans après la construction de la commune) et appartenait sans doute à des Békés. À cette époque, la majorité des morts étaient enterrés sur les plantations, et seuls les plus riches, les familles nobles, avaient les moyens de s"offrir une belle sépulture. Même dans les cimetières, on ne mélangeait pas les maîtres et les esclaves.
Aujourd'hui, toutes les couches de la société sont représentées, de la famille de planteurs békés au plus modeste des agriculteurs.
Les défunts reposent en paix dans ce lieu magique ou l'on peut donc voyager à travers le temps.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La fête du crabe

Chaque année, à la Pâques, la commune organise la fête du crabe, l'un des plus grands rassemblements culinaires de la Guadeloupe. Ses origines remontent à 1993 et elle reçoit de nos jours environ 5000 de visiteurs chaque année.
Le gros des évènements se déroule sur la place Gerty Archimède.

Gallodrome

Le pitt à coqs René Belair est un lieu de combat de coqs situé dans le quartier d'Espérance. Les combats se déroulent les vendredi de la période de janvier-Juillet. Des dégustations et visites touristiques sont proposées les autres jours de la semaine.

Autres lieux[modifier | modifier le code]

  • Plage de Babin (Vieux-Bourg) réputée pour les bains de boue (contre les rhumatismes, les arthroses, les maladies de la peau) et le pique-nique.
  • Îlet Macou et Pointe Sable
  • Port de pêche de Vieux-Bourg

Sports[modifier | modifier le code]

Équipement sportif :

  • Stade Pierre-Monnerville

Principaux clubs sportifs :

  • L'Étoile de Morne-à-l'Eau, football, handball, athlétisme, volley-ball
  • Olympic de Morne à l'Eau, football
  • Zénith de Vieux-Bourg, football
  • Indomptable de Berlette, football
  • PDC (Pédale du Centre), cyclisme
  • Zayen la, handball
  • Ecole Mornalienne de Karaté d'Oyama (EMKO), karaté kyokushin situé à la rue bébian
Le mémorial Denis-Manette

C'est l'une des plus importante course à étape de la Guadeloupe. Elle est organisée au mois de mars par le club cycliste de la commune, la PDC (Pédale du centre). Elle réunit des coureurs de classe nationale. Les éditions 2009 et 2010 furent annulées faute de financements.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies fluviales[modifier | modifier le code]

Le canal des rotours pourrait être utilisé comme une ligne de connexion entre la ville et divers zones. Elle pourrait aussi être à l'usage de la navigation de loisirs.

Voies routières[modifier | modifier le code]

La circulation automobile à Morne à l'eau est difficile. L'essentiel du trafic se fait sur l'axe reliant le bourg et le quartier de Bosredon. La traversée du bourg est excessivement pénible aux heures de pointe. La ville dispose de très peu de places de stationnement.

Les distances entre Morne-à-l'eau et certaines villes de la Guadeloupe (en voiture) sont :

Villes situés sur l'ile de la Grande Terre
Les Abymes Saint-François Le Moule Petit Canal Sainte-Anne Gosier
11 km 25 km 12 km 8 km 25 km 20 km

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La ville est bien desservie par les transports publics, grâce à sa position géographique.Correspondances avec les villes Anse-Bertrand, Port-Louis, Petit-Canal, Le Moule, Les Abymes et Pointe-à-Pitre. La majorité des passagers cheminent vers la ville de Pointe-à-Pitre car dynamique en termes d'activité commerciale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Père de Gerty Archimède. Président du Conseil général en 1928 (Année du cyclone).
  2. Frère de Gaston Monnerville, président du Sénat) de 1947 à 1968.
  3. Historique de la population des communes de 1961 à 2008
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2012
  5. Michèle Robin-Clerc, Note descriptive de l’œuvre d’Ali Tur, Basse-Terre, Conseil régional de Guadeloupe, (lire en ligne), p. 7-8.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]