Sainte-Rose (Guadeloupe)

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Sainte-Rose
Sainte-Rose (Guadeloupe)
Mairie de Sainte-Rose, œuvre d'Ali Tur
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Guadeloupe
Département Guadeloupe
Arrondissement Basse-Terre
Canton Sainte-Rose-1
Sainte-Rose-2
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Nord Basse-Terre
Maire
Mandat
Claudine Gabriel-Bajazet
2014-2020
Code postal 97115
Code commune 97129
Démographie
Gentilé Sainte-Rosien(ne)s
Population
municipale
19 468 hab. (2016 en diminution de 3,82 % par rapport à 2011)
Densité 163 hab./km2
Géographie
Coordonnées 16° 20′ 00″ nord, 61° 42′ 00″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 758 m
Superficie 119,65 km2
Localisation

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Sainte-Rose

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Sainte-Rose

Sainte-Rose (en créole : Sentwòz ) est une commune française, située dans le département de la Guadeloupe. Ses habitants sont appelés les Sainte-Rosien(ne)s.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

En rouge le territoire communal de Sainte-Rose.

Avec une superficie de 119,65 km2, Sainte-Rose est la seconde commune de Guadeloupe la plus étendue après Petit-Bourg. Elle se trouve sur une bonne partie du nord de la Basse-Terre (entre Lamentin et Deshaies). La commune est notamment traversée par la Grande Rivière à Goyaves qui la sépare de celle de Lamentin, la rivière de Nogent, la rivière Moustique, la rivière de la Ramée, la rivière Salée et la rivière du Vieux-Fort qui sépare son territoire de celui de la commune de Deshaies.

Le Morne Jeanneton constitue le tripoint des communes de Sainte-Rose, Lamentin et Pointe-Noire. Plus élevée de 12 m, La Couronne est à la limite de la commune et de Pointe-Noire.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

La commune comprend de nombreuses sections en plus du bourg lui-même : Bebel, Bellevue, Béron, Bis, Bône, la Boucan, Bis, Cacao, Cadet, Caféière, Choisy, Cluny, Comté de Lohéac, Conodor, Desbonnes, Duportail, Durieu, Duzer, Goyavier, Lachaise, Madame, Monplaisir, Morne-Rouge, Moustique, Nolivier, Pont-Canal, Plessis-Nogent, la Ramée, Saint-Val, Sainte-Marie, Sofaïa, Viard, Vinty.

La section de Sofaïa, par exemple, est située sur le versant nord du parc national de la Guadeloupe. Bâtie sur des terres ayant originellement appartenu à la famille Boisneuf, une importante famille de politiciens locaux, la section compte entre autres une chapelle votive dédiée à Rose de Lima alias « Santa Rosa » et un site géologique insolite, des bains d'eau sulfureuse très appréciés des Antillais et des touristes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Rose des vents
Deshaies N
O    Sainte-Rose    E
S
Pointe-Noire Lamentin

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers colons, 400 Français commandés par Jean du Plessis d'Ossonville et Charles Liénard de l'Olive avec quatre religieux de l'ordre de Saint Dominique dont Pierre Pélican et Raymond Breton, débarquent à la Pointe Allègre à Sainte-Rose le 28 juin 1635[1]. Le site est initialement nommé Grand-Cul-de-Sac, puis Saint-Pierre, et enfin Sainte-Rose en 1790. Jean du Plessis décède en décembre 1635, laissant le commandement à Charles Liénard de l'Olive. Ce dernier s'attaque aux Indiens caraïbes pour prendre leurs femmes et voler leurs terres[2]

L'historien guadeloupéen, Jules Ballet (1825-1904) indique la construction de deux forts : le fort Saint-Pierre sur les bords d'une rivière dénommée rivière du Vieux-Fort, Liénard de l'Olive installe sa demeure sur ses berges. Du Plessis installe son habitation, à l'est de la Pointe, sur les bords de la rivière Petit-Fort, car une fortification y était installée à son embouchures. Le père Raymond Breton et deux autres ecclésiastiques s’installèrent dans une plantation et firent construire une chapelle avec un cimetière. Une carte de Jean-Baptiste Du Tertre montre l'emplacement de ces deux forts. La distance entre les forts était de 900 mètres selon Du Tertre. Il ne subsiste pas de vestiges apparents de ces premières implantations[3].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961, premier recensement postérieur à la départementalisation de 1946. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[4],[Note 1].

En 2016, la commune comptait 19 468 habitants[Note 2], en diminution de 3,82 % par rapport à 2011 (Guadeloupe : -2,6 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2011 2016
10 29011 62412 05012 29913 99517 57419 98920 24119 468
De 1961 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Insee de 1968 à 2006[5] puis à partir de 2006[6])
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune appartient à l'arrondissement de Basse-Terre et est le bureau centralisateur des cantons de Sainte-Rose-1 et Sainte-Rose-2 depuis le redécoupage cantonal de 2014.

Pour l'élection des députés, Sainte-Rose fait partie depuis 1988 de la troisième circonscription de la Guadeloupe.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Sainte-Rose fait partie de la communauté d'agglomération du Nord Basse-Terre et en est le siège depuis sa création en 2010.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Virgile Chathuant SFIO Restaurateur
Charles Gabriel SFIOFGPSUDF Conseiller général du canton de Sainte-Rose-1 (1958 → 1987)
Daniel Jean FGPSGUSR Directeur d'école
Conseiller général du canton de Sainte-Rose-1 (1987 → 2001)
Vice-président du conseil général de la Guadeloupe (1994 → 2001)
Clodomir Bajazet OG-RPR Professeur des écoles
Conseiller régional de la Guadeloupe (1998 → 2003)
[7] Richard Yacou OG-UMP Proviseur de lycée
Conseiller général du canton de Sainte-Rose-1 (2002 → 2008)
Réélu lors des élections municipales partielles de février 2003[8],[9]
[10] en cours Claudine Bajazet app. FGPS Enseignante
Conseillère régionale de la Guadeloupe (2010 → 2015)
Conseillère départementale du canton de Sainte-Rose-2 (2015 → )
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité économique principale de la commune est liée à la production de rhums de la Guadeloupe avec la présence sur territoire de deux importantes distilleries : la distillerie du domaine de Séverin produisant le rhum Séverin et la distillerie Reimonenq produisant le rhum cœur de chauffe.

Le plus grand parc éolien des Antilles françaises a été construit sur les sites de L'Espérance et de Bellevue, avec huit éoliennes[11] totalisant une capacité de 16 MW. Inauguré le 26 janvier 2019 par la société Valorem, il est à cette date le plus puissant parc de France équipé de batteries pour stocker l'énergie électrique avec une capacité de 5 MW injectables dans le réseau pour son soutien en cas de faible production éolienne[12].

Société et services publics[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune accueille sur son territoire le lycée d'enseignement général et technologique Sonny-Rupaire (anciennement lycée Nord Basse-Terre), le collège Bébel et le collège de la Boucan.

Sports[modifier | modifier le code]

Sports nautiques sur les zones côtières.

La commune possède de nombreux équipements sportifs dont le stade municipal de Sainte-Rose, des courts de tennis, la halle des Sports, le centre équestre du Domaine de Belle Plaine (le seul centre labellisé par la Fédération française d'équitation) en Guadeloupe) et le site d'activités nautiques.

De fait, Sainte-Rose héberge de très nombreux clubs sportifs :

  • USR (Unité Sainte Rosienne), pour le football, le basket, et le handball
  • Juvénis, pour le football
  • Étoile Filante, pour le football
  • ASR (Avenir Sainte Rosien) pour le football
  • USR-Vélo Orange, pour le cyclisme
  • Sainte-Rose Tennis Club
  • Foulées du Nord, pour l'athlétisme, l'initiation à l'athlé et l'athlé-santé
  • Kayak de mer pour le kayak

Les habitants de la commune peuvent s'adonner aux sports nautiques tels que la navigation, la plongée sous marine, la planche à voile, le kite-surf...

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Plage de Clugny, à Sainte-Rose.
  • L'écomusée créole de la Guadeloupe, situé sur la route de Sofaïa-Pont Canal, consacré à l'histoire, la culture, les traditions, le jardin créole avec son conservatoire médicinal, sa route des épices, ses fleurs. Le site est labellisé jardin remarquable et partenaire et parrain de l'école Mixte 1, adhérant au réseau national des écoles associées de l'UNESCO.
  • Maison du Rhum (à l'est du bourg) ; hormis une présentation de la fabrication du rhum en Guadeloupe, elle comporte une section présentant une quarantaine de maquettes de bateaux, ainsi qu'une salle présentant des papillons et des insectes, dont le Dynaste Hercule, avec de belles collections montrant toutes les tailles atteintes par cet insecte, ainsi que toutes les malformations pouvant atteindre les cornes des mâles.
  • Domaine de Séverin (à l'est du bourg) accueillant la distillerie produisant le rhum Séverin.
  • L'activité culturelle municipale est assurée par la programmation, principalement théâtrale, de la salle Louis-Daniel-Beauperthuy.
  • Place Tricolore (au bourg)
  • Les bains sulfureux de Sofaïa (au sud du bourg), l'une des sources thermales de la Guadeloupe.
  • La chapelle votive de Sainte-Rose-de-Lima (au sud du bourg).
  • La résidence d'artistes La Ramée, propriété du Conseil général de la Guadeloupe, située à la sortie du bourg en direction de Deshaies.
  • Par ailleurs la gendarmerie et le dispensaire de la commune sont l'œuvre de l'architecte Ali Tur réalisés entre 1930 et 1932[13].
  • Les principales plages de Sainte-Rose sont : la plage des Amandiers (à l'ouest du bourg), la plage de Nogent à la Pointe Allègre, la plage de Clugny, la plage Mambia, la plage du Petit Fort, la plage Pointe des Îles, l'anse du Grand-Bas-Vent, l'anse Vinty.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Alban Dignat. 28 juin 1635 : La Guadeloupe devient française Hérodote,
  2. L'Histoire de la Guadeloupe L'Or des Îles, Sources : Centre régional de documentation pédagogique de l’académie de la Martinique Assemblée Nationale ANOM Sénat La Guadeloupe dans l’histoire: La Guadeloupe physique, économique, agricole, commerciale, financière, politique et sociale, 1492-1900 – Oruno Lara Histoire de la Guadeloupe, Volume 1 – Auguste Lacour Histoire de l’esclavage dans les colonies françaises…
  3. [PDF] Fortuné Chalumeau, Arrivée des Premiers Habitants à la Guadeloupe en juin 1635 : les écrits des chroniqueurs et les réalités insulaires, Généalogie et Histoire de la Caraïbe no 214, mai 2008
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2013 - Recensements harmonisés - Séries départementales et communales
  6. pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016
  7. « Un nouveau maire pour Sainte-Rose », sur MAXImini.com,
  8. « Sainte-Rose : Yacou accroché au fauteuil », sur MAXImini.com,
  9. « Le Conseil d’État confirme l’élection de Richard Yacou », sur MAXImini.com,
  10. « Sainte-Rose. Claudine Bajazet élue maire », France-Antilles,‎ (lire en ligne)
  11. « Pourquoi le futur parc éolien de Sainte-Rose est exceptionnel », sur France-Antilles, .
  12. Michel Revol, « Les Antilles misent (enfin) sur l'éolien », Le Point,‎ (lire en ligne).
  13. Michèle Robin-Clerc, Note descriptive de l’œuvre d’Ali Tur, Basse-Terre, Conseil régional de Guadeloupe, (lire en ligne), p. 7-8.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]