Capesterre-Belle-Eau

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Ne doit pas être confondu avec Capesterre-de-Marie-Galante.

Capesterre-Belle-Eau
Capesterre-Belle-Eau
Les chutes du Carbet.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Guadeloupe
Département Guadeloupe
Arrondissement Basse-Terre
Canton chef-lieu de 2 cantons
Capesterre-Belle-Eau-1, Capesterre-Belle-Eau-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération du sud Basse-Terre
Maire
Mandat
Joël Beaugendre
2014-2020
Code postal 97130
Code commune 97107
Démographie
Gentilé Capesterriens
Population
municipale
18 980 hab. (2015 en diminution de 1,76 % par rapport à 2010)
Densité 182 hab./km2
Géographie
Coordonnées 16° 03′ 00″ nord, 61° 34′ 00″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 1 450 m
Superficie 104,31 km2
Localisation

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Capesterre-Belle-Eau

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Capesterre-Belle-Eau
Liens
Site web www.capesterre-belle-eau.fr

Capesterre-Belle-Eau (anciennement Capesterre de Guadeloupe, appelée en créole Kapestè) est une commune française, située dans le département de la Guadeloupe. Les habitants sont appelés les Capesterriens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

En rouge le territoire communal de Capesterre-Belle-Eau.

La commune se situe au sud-est de la Basse-Terre. Au nord, elle se limite à la ravine de la petite Briqueterie qui la sépare de Goyave ; au sud, à la rivière du Trou au Chien qui la sépare de Trois-Rivières ; à l'ouest, la ligne de crête reliant le Grand Sans Toucher (1 354 m), la Grande Découverte (1 263 m), le morne du Col (1 261 m), le morne Carmichaël (1 414 m) à la Soufrière (1 467 m), la sépare de Baillif sur quelques centaines de mètres puis principalement de Saint-Claude.

Elle est traversée par trois principaux cours d'eau : la rivière du Grand Carbet, la Grande Rivière de la Capesterre et la rivière du Pérou qui se rejoignent pour former une embouchure commune avant de se jeter dans l'océan Atlantique juste au nord du bourg principal au niveau de la pointe de la Capesterre.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les différents lieux-dits de Capesterre-Belle-Eau sont Bananier, Bélair, Bord-Bois, Cacador, Cacoville, Cambrefort, Cantamerle, Carangaise, Christophe, la Digue, Fonds-Cacao, Fromager, Grande-Chasse, L'Habituée, Îlet-Pérou, Manceau, Marquisat, Mon Repos, Moravie, Moulin-à-l'Eau, Neuf-Château, Petit Marquisat,Petit-Pérou,Sarlassonne la Plaine, Quartier Cayenne

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Goyave Rose des vents
Vieux-Habitants/Baillif/Saint-Claude N
O    Capesterre-Belle-Eau    E
S
Gourbeyre Trois-Rivières

Histoire[modifier | modifier le code]

Le lundi , lors de son second voyage, Christophe Colomb accosta aux environs de l'embouchure de la rivière du Grand Carbet où des indiens caraïbes avaient installé un village. Lorsque l'équipage y débarqua pour s'approvisionner en eau après un si long voyage, les autochtones furent effrayés et prirent la fuite ; bientôt huit d'entre eux dont six femmes furent capturés et ce ne fut que bien plus tard qu'après leur avoir offert des présents ils furent relâchés. Le lendemain, Colomb mouilla à l'endroit correspondant à Sainte-Marie près de l'embouchure de la rivière de Sainte-Marie. Afin de commémorer cet événement un buste de Christophe Colomb a été élevé en 1916. Dix jours plus tard, Colomb quitta le mouillage après y avoir planté plusieurs espèces de plantes venues d'Europe et laissé plusieurs paires de cochons afin qu'ils se multiplient dans le but de s'approvisionner en victuailles sans craindre de souffrir de la famine pour un éventuel prochain voyage. En 1496, Lors de sa seconde escale, Christophe Colomb fut reçu à coups de flèches empoisonnées, car les Caraïbes furent dès lors au courant de ce que commettaient les Européens à l'encontre des autochtones sur les autres îles, notamment Saint-Domingue. C'est ainsi que la Guadeloupe est devenu un des poches de résistance des Caraïbes. Depuis, malgré les vaines tentatives et non moins nombreuses des Espagnols pour exterminer ceux qu'ils considèrent comme des sauvages, l'île est abandonnée car trop dangereuse, du moins jusqu'au débarquement des Français en 1635.

En 1636, alors que la guerre entre Français et Caraïbes fait rage, ces derniers se fixent principalement à Capesterre. Alors pour les y déloger, Longvillier de Poincy (gouverneur général des Îles depuis 1637) chargea le sieur Sabouilly avec 264 hommes afin d'assister la colonisation de la Guadeloupe en février 1640. La guerre est féroce et après plus de 30 heures d'une résistance presque fanatique, les Caraïbes quitte l'île depuis Capesterre pour Marie-Galante et la Dominique. C'est en 1644 que Charles Houël du Petit-Pré, gouverneur de la Guadeloupe (1643-1664) et fondateur de Basse-Terre en 1649) impulse durablement la naissance du bourg de Capesterre, en effet, il développe ses alentours par l'introduction de la canne à sucre et l'édification du premier moulin. Vers 1654, des Hollandais juifs et protestants s'installent à Capesterre et valorisent son territoire par le défrichement du Carbet, de Bois-Riant, de Carengaise, de Changy et de Sainte-Marie et 1659, le gouverneur érige à Sainte-Marie, 'le fort de Cabesterre'. En avril 1661, Louis XIV fait de cette Sainte-Marie et de ses environs un marquisat.

Jusqu'en 1848, ce sont des esclaves importés d'Afrique qui valorisent la terre, mais après l'abolition de l'esclavage, on fit appel à des Indiens improprement nommés Hindous. Le premier convoi sera fort de 344 Indiens en 1854.

C'est le 4 juin 1974 ou 1976 (le décret n'est pas publié)[réf. souhaitée] que Capesterre devient Capesterre-Belle-Eau. Son nom provient d'une expression de la marine du XVIIe siècle : cab-est-terre, qui désigne une terre exposée au vent de l'est ; l'abondance des cascades, des rivières et des plans d'eau lui vaut par ailleurs l'adjonction du complément Belle Eau.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Capesterre-Belle-Eau[1]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1976 Paul Lacavé PCF Député de 1967 à 1973
1977 1983 Alexius de la Croix PCF  
1983 1989 Gérard Lauriette DVG  
1989 1995 Léo Andy PS Député de 1993 à 1994
1995 en cours Joël Beaugendre UMP Député de 2002 à 2007 ; Conseiller général depuis 2011

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2008.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961, premier recensement postérieur à la départementalisation de 1946. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[2],[Note 1].

En 2015, la commune comptait 18 980 habitants[Note 2], en diminution de 1,76 % par rapport à 2010 (Guadeloupe : -1,33 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2011 2015
16 08517 91218 14317 47219 01219 56819 61019 44818 980
De 1961 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Insee de 1968 à 2006[3] puis à partir de 2006[4])
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité économique communale est principalement basée sur l'agriculture, avec les cultures de bananes et de café. Sur le territoire de la commune se trouve la distillerie Espérance qui produit les rhums Longueteau et Karukera à partir de la canne à sucre venant principalement d'autres communes guadeloupéennes. À ces fins, et pour faire face au problème récurrent de manque d'eau pour l'irrigation agricole en période de carême, il a été décidé de la construction du barrage de Dumanoir, un barrage hydraulique en remblai alimenté par la rivière du Grand Carbet d'une capacité de retenue de 630 000 m3. L'ouvrage a été mis en service en février 2010 pour l'irrigation[5] et il est envisagé qu'il puisse alimenter, après traitement des eaux, le réseau guadeloupéen d'eau potable.

Depuis 1993, la commune accueille sur son territoire la centrale hydroélectrique du Carbet – installée sur la rivière du Grand Carbet et le canal Saint-Louis qui est exploitée par l'entreprise Force hydraulique antillaise – d'une puissance de 3,5 MW ainsi que depuis 1994 la centrale de Bananier – installée sur la rivière du Bananier et exploitée par EDF – d'une puissance totale de 3 MW (en deux unités : Bananier amont 1,2 MW et Bananier aval 1,8 MW)[6], tous injectés dans le réseau électrique de l'île[7].

Société et services publics[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune accueille sur son territoire le collège Germain-Saint-Ruf, le lycée d'enseignement professionnel Paul-Lacavé et depuis 2013, un nouveau collège, Bonne-Espérance à Bel-Air.

Santé[modifier | modifier le code]

L'offre de soins de la commune est assurée par le centre hospitalier de Capesterre-Belle-Eau qui disposait jusqu'en 2012 d'une capacité totale d'accueil de 49 lits[8], avant une importante reconstruction de l'établissement qui a porté celle-ci à 198 lits en janvier 2016[9] (finalement opérationnel depuis la fin juillet 2017[10]).

Sports[modifier | modifier le code]

La commune possède un stade d'athlétisme (avec 1 500 places en tribune), des salles multisports, trois courts de tennis et quatre boulodromes. Plusieurs clubs sont présents :

  • Sarlasonne Tennis Club (tennis)
  • OMSC (multisports)
  • Club Sportif de Capesterre-Belle-Eau (football)
  • Club Amical de Marquisat (football)
  • AS Cambrefort (football)
  • USC Bananier (football)
  • OSC Old School Capestè (basket-ball)
  • Rayon d'Argent (cyclisme)
  • Union cycliste capesterrienne (UCC) (Cyclisme)

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Sites naturels[modifier | modifier le code]

La commune de Capesterre-Belle-Eau constitue le point de départ des célèbres chutes du Carbet situées dans le parc national de la Guadeloupe. Ayant donné son attribut de « Belle Eau » à la commune – et plus largement le nom premier de Karukéra à la Guadeloupe –, ce sont les plus hautes chutes d’eau de l'archipel (plus de 100 m pour les deux premières). Il s'agit de l'un des sites les plus visités de Guadeloupe accessible seulement à pied. Le Grand Étang (ainsi que l'étang Zombis voisin) se trouve sur la route d'accès des chutes et constitue un site d’observation ornithologique.

Les principales plages de la commune sont les anses Bernard, Saint-Sauveur, à la Fontaine ainsi que la plage de Roseau et la plage de Bananier. Le lieu de débarquement de Christophe Colomb en Guadeloupe en 1493 est au site de Sainte-Marie où se trouve un buste du navigateur, érigé en 1916[11].

Monuments civils et religieux[modifier | modifier le code]

La commune est célèbre pour son allée Dumanoir[12] – anciennement « allée des Palmistes » –, bordée de palmiers royaux. Cette portion de route pittoresque constitue un image touristique classique de l'île.

Différents éléments du patrimoine civil et religieux de la commune ont été construits par l'architecte Ali Tur entre 1930 et 1935 dont la mairie, le marché, le groupe scolaire, l'école mixte et des filles, le clocher de l'église et sa réhabilitation[13]. La communauté hindoue de Capesterre célèbre ses cérémonies au temple hindou de Changy. La commune possède également un cimetière des Esclaves.

Le patrimoine économique et industriel inclut le port de pêche du lieu-dit de Bananier et la plage, près de la rivière du Bananier ; la savonnerie de Saint-Sauveur, juste au sud de l’accès à la route des chutes du Carbet ; la distillerie Rhum Longueteau, qui fonctionne toujours à la vapeur, chauffée avec la bagasse, résidus sec de la canne à sucre ; la plantation Grand-Café-Bel-Air ; et la kassaverie traditionnelle. L'habitation Bois-Debout est l'une des anciennes maisons de la famille de Saint-John Perse (sur la branche maternelle Dormoy). Enfin, le jardin des épices et des senteurs de Cantamerle est jardin pédagogique conservatoire de plantes médicinales, d'épices, d'arbres fruitiers, d'orchidées et de fleurs tropicales[14].

Enfin, la commune accueille sur ton territoire le cinéma-théâtre Le Majestic.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Philippe-François Pinel Dumanoir (1808 Capesterre-1865 Pau), auteur dramatique.
  • Amédée Fengarol, homme politique (1905-1951) né dans la commune.
  • Sonny Rupaire (1908 Pointe-à-Pitre-1991 enterré à Capesterre), poète et militant.
  • Paul Lacavé, homme politique (1913 Capesterre-1976 Pointe-à-Pitre) pharmacien, maire, puis député-maire, app P.C.
  • Jean-Claude Retel (1968-), natif de la commune, athlète, 10 fois champion de France du lancer du disque et recordman de France de la spécialité.
  • Junot Mistoco (1979-), joueur français de volley-ball.
  • Henry Sidambarom (1863-1952), juge de paix du canton de Capesterre-Belle-Eau et défenseur de la cause des travailleurs indiens.
  • Germain Saint-Ruf (1927 Capesterre-1987 Pointe-à-Pitre), chercheur et historien.
  • Sylviane Telchid (1941-) professeur de français et de créole, défenseur de l’introduction de la langue créole dans le cursus scolaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des maires de Capesterre-Belle-Eau sur le site www.francegenweb.org
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  3. Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2013 - Recensements harmonisés - Séries départementales et communales
  4. pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015
  5. « La barrage de Dumanoir opérationnel », France-Antilles, 2 février 2010.
  6. La production d’énergie hydraulique en Guadeloupe sur le site de la région Guadeloupe, consulté le 25 août 2017.
  7. Sites de production d'énergie de l'Archipel Guadeloupe, sur le site EDF Guadeloupe, consulté le 25 août 2017.
  8. Présentation sur le site officiel du Centre hospitalier de Capesterre-Belle-Eau.
  9. Diagnostic satisfaisant pour le chantier du centre hospitalier, France-Antilles, 8 octobre 2015.
  10. Le nouvel hôpital est désormais opérationnel, France-Antilles, 28 juillet 2017.
  11. Photo académie Guadeloupe
  12. horizon-guadeloupe.com Capesterre - Allée Dumanoir sur www.horizon-guadeloupe.com, consulté le 17 avril 2017.
  13. Michèle Robin-Clerc, Note descriptive de l’œuvre d’Ali Tur, Basse-Terre, Conseil régional de Guadeloupe, (lire en ligne), p. 7-8.
  14. Le Jardin Cantemerle, consulté le 17 avril 2017

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]