Dzaoudzi

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Dzaoudzi
Le « rocher » de Dzaoudzi, le boulevard des Crabes, la vasière des Badamiers et une partie de Petite-Terre, vus d'avion.
Le « rocher » de Dzaoudzi, le boulevard des Crabes, la vasière des Badamiers et une partie de Petite-Terre, vus d'avion.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Mayotte
Département Mayotte
Canton Dzaoudzi
Intercommunalité Communauté de communes de Petite-Terre
Maire
Mandat
Saïd Omar Oili
2014-2020
Code postal 97615
Code commune 97608
Démographie
Population
municipale
14 311 hab. (2012)
Densité 1 818 hab./km2
Géographie
Coordonnées 12° 47′ 20″ sud, 45° 16′ 14″ est
Altitude Min. 0 m – Max. 132 m
Superficie 7,87 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Mayotte

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Dzaoudzi

Géolocalisation sur la carte : Mayotte

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Dzaoudzi

Dzaoudzi est le chef-lieu de jure du département d'outre-mer de Mayotte même si siège du conseil départemental et préfecture sont tous deux à Mamoudzou. La commune est constituée de deux villages : Dzaoudzi et Labattoir.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le boulevard des Crabes (début du XXe siècle).
Bac reliant Dzaoudzi à Mamoudzou (2003).

La ville de Dzaoudzi se trouve sur un piton rocheux situé à proximité de la Petite-Terre à laquelle il est relié par le Boulevard des Crabes (digue artificielle). Pour se rendre en Grande Terre, un système de barges géré par la STM (Société des Transports Maritimes) relie Dzaoudzi à Mamoudzou.

L'aéroport international de Mayotte se trouve à Pamandzi, commune voisine de Dzaoudzi-Labattoir.

Le climat y est de type tropical.

Labattoir[modifier | modifier le code]

Labattoir est un quartier de la commune de Dzaoudzi. En 1985, la première salle de cinéma grand écran y est apparue utilisant la projection cinématographique (35mm, 75 mm).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'îlot fut habité avant le XIXe siècle. Comme en témoignent les archives du début de la période coloniale, Dzaoudzi était protégée par des remparts de protection, qui furent renforcés par les Français lors de la fortification de l'île dans les années 1840[1]. C'est davantage sur le morne de Mirandole ou « Pamandzi Keli », où se fixèrent à partir du IXe siècle les premiers habitants de Petite Terre. Il faut attendre le règne de Salim (Saleh ibn Mohamed ibn Bechir el Monzari, régnant vers 1790-1807) pour que le rocher de Dzaoudzi abrite la capitale du sultanat après l'abandon de Tsingoni.

J.S Leigh, en donne une description précise en 1838 :

« Nous nous sommes approchés du village où réside Dansoul (Andriantsoly), roi de Mayotte ; ce village est construit sur une petite île allongée qui n’a pas plus d’un mille de circonférence. Chaque côté tombe à l’abrupt dans la mer excepté l’un d’entre eux défendu par une haute muraille et de petites tours carrées qui se prolongent et entourent l’île. Sa hauteur varie selon la difficulté ou la facilité d’accès. Trois portes sont verrouillées chaque nuit au crépuscule et les clefs sont remises au gouverneur sans la permission duquel personne ne peut sortir ou rentrer. Nous avons été accueillis, à l’extérieur de la fortification, par un certain nombre d’habitants, un mélange de Sakalava, d’Antalaouts (Malgaches musulmans), des Anjouanais, etc.
[...] Un énorme canon est placé sur le point culminant de l’île mais ne repose pas sur un affût. Il ne peut être déplacé. (...) La mosquée était la seule construction en pierre de la ville à côté des dix résidences du roi que j’ai vues. Elle était plutôt grande car elle faisait 40 pieds carrés. Les piliers étaient en bois et le toit fait de feuilles de cocotiers [...]. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Dzaoudzi est le chef-lieu de Mayotte. L'hôtel de préfecture (ancien palais des gouverneurs, construit sur les plans de Gustave Eiffel[2]) et le Conseil général y étaient implantés, mais ils ont été transférés en 1987 à Mamoudzou[3]. Dzaoudzi est néanmoins restée chef-lieu de jure.

Une base de la Légion étrangère, le détachement de Légion étrangère de Mayotte (DLEM), ainsi qu'une sentinelle de la marine nationale française s'y trouve. On la nomme le rocher, car elle se situe en haut d'un piton rocheux.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 2014 Mohamadi Bacar M'Colo MDM  
2014 en cours Saïd Omar Oili NéMa Conseiller général (2001-2015)
Président du conseil général (2004-2008)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1997. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[4],[Note 1].

En 2012, la commune comptait 14 311 habitants.

De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Liste des erreurs :
• Aucune année fournie au modèle
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saïd Omar Oili, maire depuis 2014 et ancien président du conseil général.

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Louis Guébourg, Petites îles et archipels de l'océan Indien, Karthala, paris, 2006 (nouvelle éd. revue et augmentée), 526 p. (ISBN 2-8458-6823-5)
  • Jean-François Hory, La Résidence de Dzaoudzi, Éditions mahoraises, Éditions du baobab, Mayotte, 2002, 39 p. (ISBN 978-2-908301-41-0)
  • Anne Lebel (dir.), Dzaoudzi, une histoire contratriée, 1843-1866 : catalogue de l'exposition présentée dans le cadre des Journées européennes du patrimoine en 2005, Archives départementales de Mayotte, Mamoudzou, 2006, 43 p. (ISBN 2-84945-008-1)
  • J. Ninon, « La Dynamique urbaine à Mayotte : l'étalement de Mamoudzou et la périphérisation des centres petits-terriens », in Les Cahiers d'Outre-Mer, 2007, vol. 60, no 240, p. 305-318
  • « Centralisation et polarisation : l'aire urbaine de Mamoudzou et les villages mahorais », article de Didier Benjamin et Henri R. Godard, in Mappemonde, no 64, 2001-4, 5 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Samuel F. Sanchez, « Plans de colonisation, idées chimériques ? Nosy Be et Mayotte dans les projets français d’expansion dans l’océan Indien occidental et vers Madagascar (1839-1857) », dans Norbert Dodille (dir.), Idées et représentations coloniales dans l'océan Indien, Paris, Presse Universitaire de Paris-Sorbonne, coll. « Imago mundi » (no 17), , 710 p. (ISBN 978-2-84050-607-2), p. 167–198.
  2. Isabelle Denis, « Les lieux de mémoire à Mayotte », Outre-mers, vol. 93, no 350-351 « Sites et moments de mémoire »,‎ 1er semestre 2006 (DOI 10.3406/outre.2006.4196).
  3. Nathalie Bernardie-Tahir et Omar El-Mahaboubi, « Mayotte : des parfums au tourisme. Les nouveaux enjeux du littoral », Cahiers d'Outre-Mer, no 216,‎ octobre-décembre 2001, p. 369–396 (DOI 10.4000/com.1137).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années .
  7. Dzaoudzi. ― Ancienne résidence des Gouverneurs, située au rocher de Dzaoudzi, avenue de France : la résidence en totalité, avec les deux longères, les trois canons, les six réverbères et le sol. Inscription  : par arrêté du 5 novembre 2012.
  8. « Ancienne résidence des Gouverneurs », notice no PA97600001, base Mérimée, ministère français de la Culture, inscription par arrêté du 5 novembre 2012
  9. Ancienne résidence des Gouverneurs, sur Monumentum