L'Haÿ-les-Roses

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L'Haÿ-les-Roses
Pavillon normand de la roseraie du Val-de-Marne.
Pavillon normand de la roseraie du Val-de-Marne.
Blason de L'Haÿ-les-Roses
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-de-Marne
(Sous-préfecture)
Arrondissement L'Haÿ-les-Roses
(chef-lieu)
Canton L'Haÿ-les-Roses
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Métropole du Grand Paris
Maire
Mandat
Vincent Jeanbrun
2014-2020
Code postal 94240
Code commune 94038
Démographie
Gentilé L'Haÿssien
Population
municipale
30 772 hab. (2014)
Densité 7 890 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 45″ nord, 2° 20′ 14″ est
Altitude Min. 42 m – Max. 109 m
Superficie 3,90 km2
Localisation

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Liens
Site web lhaylesroses.fr

L'Haÿ-les-Roses (prononcé [la.i le ʁoz]) est une commune française située dans le département du Val-de-Marne en région Île-de-France. Chef-lieu d'arrondissement du Val-de-Marne, sous-préfecture depuis 1972.

L'Haÿ-les-Roses est l'une des quatre communes françaises comportant un y-tréma dans leur nom (avec Moÿ-de-l'Aisne, Faÿ-lès-Nemours et Aÿ-Champagne).

Ses habitants sont appelés les L'Haÿssiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de L'Haÿ-les-Roses
Cachan Villejuif
Bourg-la-Reine L'Haÿ-les-Roses Vitry-sur-Seine
Antony Fresnes Chevilly-Larue

[1]

Localisation de L'Haÿ-les-Roses dans le Val-de-Marne

La commune de L'Haÿ-les-Roses est implantée pour moitié sur la vallée de la Bièvre et pour moitié sur le plateau du Longboyeau. Elle est jouxtée par les communes suivantes: à l'ouest, par Bourg-la-Reine et Antony (Hauts-de-Seine) ; au nord, par Cachan et Villejuif ; à l'est, par Vitry-sur-Seine ; au sud-est, par Chevilly-Larue ; et au sud, par Fresnes.

L'Haÿ-les-Roses est constituée de six quartiers : Blondeaux, Centre, Jardin Parisien, Lallier, Vallée-aux-Renards, Petit Robinson.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • La Bièvre
  • Le ru des Blagis rive gauche, à L'Haÿ-les-Roses.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La ville de l'Haÿ-les-Roses est traversée par plusieurs lignes de bus et une ligne de tramway. Voici le détail des lignes :

Bus :

  • (BUS) RATP 131 : Porte d'Italie Métro 7 Tram T3a - L'Haÿ-les-Roses, Les Dahlias - Rungis, la Fraternelle RER C
  • (BUS) RATP 172 : Bourg-la-Reine RER B - Créteil l'Echat Parking Métro 8
  • (BUS) RATP 184 : Porte d'Italie Métro 7 Tram T3a - Fresnes Pasteur
  • (BUS) RATP 186 : Porte d'Italie Métro 7 Tram T3a - Fresnes, Rond-point Roosevelt
  • (BUS) RATP 187 : Porte d'Orléans Métro 4 Tram T3a - Fresnes, Charcot Zola
  • (BUS) RATP 192 : Robinson RER B - Rungis Marché International
  • (BUS) RATP 286 : Villejuif, Louis Aragon Métro 7 (fin 2013 : Tram T7) - Antony RER B
  • v1 : Le Kremlin-Bicêtre (Leclerc-Thomas) / Mairie de L'Haÿ-les-Roses
  • v2 : L'Haÿ-les-Roses, Domaine Chérioux (fin 2013 : Tram T7) - Fresnes, Pasteur
  • v7 : Service de Villejuif

Tramway :

  • (7) : Villejuif, Louis Aragon Métro 7 - Athis Mons

Métro (projet) :

  • (14) : station « Chevilly - 3 communes »

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

C'est en 1914 que L'Haÿ obtient de devenir L'Haÿ-les-Roses, honorant ainsi la notoriété et l'exceptionnelle beauté de sa roseraie créée par Jules Gravereaux entre 1892 et 1894 (la Roseraie du Val-de-Marne). Après vote du conseil municipal en date du 22 octobre 1912 (qui cite une homophonie avec la commune de Lagny, distante d'une cinquantaine de kilomètres, qui deviendra Lagny-sur-Marne en 1971), un décret présidentiel est signé le 10 mai 1914. Le président Raymond Poincaré et Jules Gravereaux étaient amis, ce qui fait qu'on ne sait pas qui du maire, du rhodologue ou du président a eu l'initiative de ce changement de nom, qui intervient pour le vingtième anniversaire de la roseraie. Le délai entre la décision du conseil municipal et le décret peut être expliqué par le fait que les rosiers florissant en mai, l'évènement aurait été organisé début mai[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Après la fin de l'Empire romain d'Occident, Clovis Ier, roi des Francs et converti au christianisme, aurait distribué une partie importante des terres de l'actuelle banlieue parisienne à l'Église de Paris, dont le territoire de L'Haÿ-les-Roses.

Le plus ancien document confirmant les droits de l'Église de Paris sur les terres de Laiacum est une charte de Charlemagne datée de 798.

Le nom de Laiacum ou Lagiacum, qui désigne, au Moyen Âge, L'Haÿ-les-Roses, pourrait évoquer un ancien propriétaire de ce territoire, un Romain du nom de Lagius. Au cours des siècles, le petit village de Lay se développe, à partir de la rue des Tournelles, la plus ancienne rue de la commune et devient L'Haÿ.

L’édit du réunit en une seule municipalité les paroisses de Chevilly et Lay. Le , un cahier de doléances commun est rédigé pour les deux paroisses. Si la loi du crée les communes, ce n’est que le que les deux anciennes paroisses sont érigées en communes distinctes.

Durant le siège de Paris, et plus particulièrement le 29 novembre 1870 l'Haÿ sera l'enjeu d'un combat de diversion dans le cadre de la grande attaque de Champigny.

Le 20 mars 1927, Nestor Makhno organise un congrès international anarchiste dans la ville. L'ensemble des participants est arrêté par la police[3].

La commune participe à l'essor industriel en développant des petites fabriques liées à la nature argileuse de son sol : plâtrières, carrières et surtout deux briqueteries [Lesquelles ?] qui employèrent plusieurs centaines de personnes jusque dans les années 1950. En ce début de XXIe siècle, la ville s'attache à faire revivre ce matériau naturel, chaleureux et écologique comme en témoigne le tout nouvel hôtel de ville.

Dans la nuit du 3 septembre au , l'incendie criminel d'une tour HLM fit 18 morts[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale et territoriale[modifier | modifier le code]

Par décret du relatif à la métropole du Grand Paris[5], L'Haÿ-les-Roses a intégré à compter du , avec les autres villes de la communauté d'agglomération du Val-de-Bièvre, l'établissement public territorial T12.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Onze maires se sont succédé à L'Haÿ-les-Roses depuis la Libération :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1800 1815 Jean Boudet    
1815 1816 Jacques François Claude Guignard    
1816 1821 Charlemagne René Victor
Despreaux (de) Saint Sauveur
   
1821 1829 Henri Frédéric Muller    
1829 1851 Pierre Bronzac    
1851 1864 Michel-Eugène Chevreul    
1864 1865 Jean-Baptiste Flouquet    
1865 1876 Norbert Irénée Hache    
1876 1888 Eugène Savornin    
1888 1896 Nicolas Louis Barrué    
1896 1899 Léon Rameau    
1899 1900 Paul André Le Père    
1900 1925 Frédéric Marie Bernhard    
1925 1927 Albert Henri Parenty    
1925 1935 Louis Pasquier    
1935 1939 Raymond Baudin    
1939 1940 Joseph Ismaël Boisseau    
1940 1944 Gilbert Mathé    
1944 1945 Roger Jean Couvidou    
mai 1945 1947 Raymond Baudin PC  
1947 1952 Fernand André Alexis Chapotot    
1952 1953 Jules Nouel    
1953 1954 Raymond Baudin PC  
1954 mars 1965 Jean-Marie Ducrot SFIO  
mars 1965 12 juin 1989[6] Pierre Tabanou PS Conseiller général (1967 → 1982)
Décédé en fonction
juillet 1989[6] septembre 1992 Marc Méchain PS Conseiller général (1982 → 1994)
septembre 1992 septembre 2012 Patrick Sève PS Député du Val-de-Marne (1989 → 1993 et 1997 → 2002)
Conseiller général (1994 → 1997)
Vice-Président du Conseil Général (1994 → 1997)
septembre 2012 mars 2014 Pierre Coilbault PS Conseiller général (2008 → 2015)
Vice-président du conseil général
mars 2014 en cours Vincent Jeanbrun Les Républicains Conseiller régional (dec 2015 → )

Conseiller départemental (2015 → 2016)

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 30 772 habitants, en augmentation de 3,31 % par rapport à 2009 (Val-de-Marne : 3,41 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
331 331 336 357 360 407 416 477 481
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
526 585 645 607 671 609 661 760 816
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 011 1 141 1 315 2 202 4 094 6 369 7 707 8 016 10 278
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
17 968 24 352 31 412 29 568 29 746 29 660 30 428 30 574 30 772
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Répartition de la population[Quand ?] :

0 - 19 ans : 25 %
20 - 59 ans : 56 % (20 à 39 ans : 28,41 % et de 40 à 59 ans : 27,19 %)
60 ans et plus : 19 % (60 à 74 ans : 13,49 % et 75 et plus : 5,86 %).

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il y a plusieurs écoles à L'Haÿ-les-Roses, correspondant chacune à un nom de quartier : l'école du Centre, l'école des Blondeaux, l'école de la Vallée-aux-Renards, Lallier, le Jardin Parisien (communément appelé JP). Chaque école est séparée en deux parties (A et B).

L'Haÿ-les-Roses possède deux collèges : le collège Pierre de Ronsard dont dépendent les habitants du Petit-Robinson, de la Vallée-aux-Renards, des Blondeaux, et d'une partie du Centre, et le collège Eugène Chevreul, dont dépendent les habitants de Lallier, du Jardin Parisien et d'une autre partie du Centre.

L'Haÿ-les-Roses ne possède pas de lycée.

Lycées des autres communes : Lycée polyvalent Pauline Roland à Chevilly-Larue.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

On comptabilise[Quand ?] 5 523 personnes employées sur différents sites de la ville.

Nombre d'actifs : 14 552
Nombre de femmes actives : 47,2 % de la population active
Nombre d'habitants par logement : 2,62
Nombre de ménages ayant au moins une automobile : 81,3 %

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

L'Haÿ-les-Roses bénéficie de une des plus grandes roseraies du monde avec environ 3 200 variétés de roses[12]. Les espaces verts représentent environ quarante hectares de la ville[13].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason Haÿ-les-Roses 94.svg

Les armes de l'Haÿ-les-Roses se blasonnent ainsi :

D'or aux huit roses de gueules mis en orle et boutonnées d'argent[14].

La devise de l'Haÿ-les-Roses est "In Pace Bellisque Resplendei"[15] , "Se distingue dans la paix comme dans la guerre".

Elle synthétise l'histoire communale : la guerre de 1870, et le renom fourni par la Roseraie.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]