Roseraie du Val-de-Marne
| Roseraie du Val-de-Marne | |
Dôme de la Roseraie du Val-de-Marne. | |
| Géographie | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Île-de-France |
| Département | Val-de-Marne |
| Commune | L'Haÿ-les-Roses |
| Superficie | 1,52 ha |
| Histoire | |
| Création | |
| Personnalité(s) | Jules Gravereaux |
| Caractéristiques | |
| Type | Roseraie |
| Essences | Rose |
| Gestion | |
| Propriétaire | Département |
| Protection | |
| Accès et transport | |
| Bus | 172 192 Sous-Préfecture
184 Avenue du Général Leclerc 186 L’Haÿ-les-Roses / Thiras-Jouhaux |
| Localisation | |
| Coordonnées | 48° 46′ 35″ nord, 2° 20′ 05″ est |
| modifier |
|
La roseraie du Val-de-Marne est une roseraie située dans le parc départemental de la Roseraie à L'Haÿ-les-Roses, près de Paris dans le département du Val-de-Marne (France). C'est la première roseraie moderne, fondée en par Jules Gravereaux. Elle regroupe près de 3 300 variétés de rosiers sur une surface totale de 1,52 hectare.
Histoire
[modifier | modifier le code]La roseraie du Val-de-Marne a été créée par Jules Gravereaux (-) à L'Haÿ, petite commune de la banlieue sud de Paris qui prendra le nom de L'Haÿ-les-Roses en en raison de la renommée déjà acquise à cette époque par la roseraie, honorée par son blason[1].
Cet homme d'affaires a réuni et collectionné des centaines de variétés différentes de rosiers dès . Il fait finalement appel au célèbre paysagiste Édouard André (-) pour mettre en valeur ses collections et créer un jardin consacré entièrement à la « reine » des fleurs. C'est ainsi qu'est né un nouveau style de l'art des jardins où la rose constitue l'élément unique de décoration végétale : la roseraie. Guillaume Le Texier relève « un côté tridimensionnel novateur »[1].
Lors de la construction, le parc est parsemé de fabriques dont seuls subsistent aujourd'hui la chapelle — aujourd'hui désaffectée[2] — et le musée, le chalet normand ayant disparu en et le théâtre de verdure peu après [3].
Le jardin a été acquis en par le département de la Seine, puis transféré en , après la réorganisation de la région parisienne, au département du Val-de-Marne. Il a été renommé « Roseraie du Val-de-Marne » en .
En , le promoteur immobilier Emerige prévoit de construire une résidence de 94 logements au seuil du jardin, en bordure de son mur nord, à 1,5 km de la future gare du Grand Paris Express (station L'Haÿ-les-Roses sur le prolongement sud de la ligne 14). Des riverains protestent contre un projet qui pourrait « dénaturer l'esprit de l'architecte paysagiste Édouard André[4] ».
Collections
[modifier | modifier le code]En , Jules Gravereaux entamait sa collection de roses et réussit à réunir plus de 8 000 espèces et variétés. Aujourd'hui, près de 3 200 variétés forment 13 collections : roses sauvages, cultivées, roses d'hier et d'aujourd'hui, roses d'ici et d'ailleurs... Plus de 13 000 pieds sont présentés au public.
- Roseraie à la française : massifs de rosiers disposés autour du miroir d'eau.
- Allée de l'histoire des roses : sélection de rosiers caractéristiques de l'évolution de la rose.
- Allée des rosiers botaniques : collection de rosiers sauvages, tels qu'ils poussent dans la nature.
- Allée des rosiers rugueux : rosiers particulièrement résistants.
- Allée des rosiers pimprenelle : rosiers dits pimprenelle, c'est-à-dire dont le feuillage ressemble à celui des pimprenelles.
- Jardin des roses galliques : toutes les variétés de roses connues jusqu'au XVIIIe siècle.
- Allée des roses de la Malmaison : copie de la collection de roses réunies par Joséphine de Beauharnais au début du XIXe siècle.
- Jardin des roses d'Extrême-Orient : collection de rosiers originaires de Chine, du Japon, d'Inde, de Perse.
- Jardin des roses horticoles anciennes : variétés de rosiers issus de croisements entre des rosiers galliques et des rosiers d'Extrême-Orient.
- Jardin des roses étrangères modernes : plus belles obtentions des créateurs de roses étrangers.
- Jardin des roses françaises modernes : créations horticoles françaises, autour du Temple de l'Amour.
- Allée des roses thé : variétés de rosiers obtenus au XIXe siècle, dont les roses sont particulièrement parfumées et semblent fleurir aux quatre saisons.
- Roseraie de Mme Gravereaux : rosiers de fleurs à couper.
La Roseraie du Val-de-Marne a été reconnue dès Collection nationale de roses anciennes par le Conservatoire des collections végétales spécialisées. En , la Roseraie a également reçu la toute première récompense Award of Garden Excellence, prix d'excellence du jardin, de la Fédération mondiale des sociétés de roses.
Le jardin est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en [5] et depuis , il est labellisé Jardin remarquable[6],[7],[8].
Galerie
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Chapelle du Parc de la Roseraie.
-
Vue depuis le dôme de la Roseraie du Val-de-Marne : le pavillon normand.
-
La rose Barbara (), en hommage à Barbara, présentée officiellement à la Roseraie en .
Publications
[modifier | modifier le code]- : Jules Gravereaux (préf. André Theuriet, ill. S. Hugard), Les roses cultivées à l'Haÿ en : essai de classement, Grisy-Suisnes (Seine-et-Marne) et Paris, Pierre Cochet et Jules Rousset, , 232 p. (BNF 32190905, lire en ligne).
- : Guide pour servir à la visite de notre exposition rétrospective de la rose : plantes et documents de la roseraie de l'Haÿ (exposition internationale d'horticulture de Paris, organisée par la Société nationale d'horticulture de France au Cours la Reine, Paris, - ), Paris, impr. de Lahure, , 32 p. (BNF 33592317).
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Grégory Plouviez, « Patrimoine en Ile-de-France : la vie en rose(s) à L’Haÿ-les-Roses », sur leparisien.fr, (consulté le )
- ↑ « Allons ensemble à la Roseraie », Les Passions de Mamie, sur carlanucchia.unblog.fr, (version du sur Internet Archive).
- ↑ Xavier de Massary, « Demeure de notable dite la Roseraie », pour l'Inventaire général du patrimoine culturel, 1996, dans la base Mérimée, ministère de la Culture, notice no IA94000114.
- ↑ Jade Lindgaard, « Un jardin de roses sous la menace d'une résidence de luxe », sur Mediapart, (consulté le )
- ↑ « Roseraie du conseil général du Val-de-Marne, ancienne roseraie Gravereaux », notice no PA94000020, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Roseraie du Val-de-Marne », notice no JAR0000230, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Alain Delavie, « Le label “Jardin remarquable” attribué à la Roseraie du Val-de-Marne », sur pariscotejardin.fr, .
- ↑ « Liste des jardins labellisés « Jardin remarquable » au » [PDF], sur parcsetjardins.fr, Comité des parcs et jardins de France.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (it) Pierre Dauvergne, « La Roseraie de l'Hay les Roses : conservazione di un roseto francese della fine del XIX secolo e degli esordi del XX secolo », dans Alberta Campitelli (dir.) et Sovrintendenza Antichità e Belle Arti, Comune di Roma, Ville e parchi storici : storia, conservazione e tutela, Rome, Àrgos, , 352 p. (ISBN 88-85897-32-0), p. 17–21.
- Georges Delbard (préf. Yves Coppens), Le grand livre de la rose, Paris, Somogy Éditions d'art, , 239 p. (ISBN 2-85056-521-0) : reproduit partiellement le guide de .
- Nathalie Ferrand, « Un style paysager novateur : la roseraie de L'Haӱ », dans Créateurs de roses : À la conquête des marchés (-) (texte remanié de Une élite de l'horticulture : les rosiéristes de la région lyonnaise entre et , thèse de doctorat, histoire contemporaine, Lyon-II, , no 2013LYO20091), Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, , 366 p. (ISBN 978-2-7061-2300-9 et 978-2-7061-2439-6, DOI 10.3917/pug.ferra.2015.01).
- (en + pl) Marzena Jeleniewska, « Rosarium in l'Hay-les-Roses – testimony of the contemporary standing of rose gardens from the late 19th and early 20th century » [« Rosarium w l'Hay-les-Roses świadectwem współczesnej rangi ogrodów różanych przełomu XIX i XX wieku »], Czasopismo Techniczne: Architektura Zeszyt (pl), no 6-A (11), , p. 165–188 (DOI 10.4467/2353737XCT.14.171.3259, S2CID 192595834).
- Nadine Villalobos (photogr. Béatrice Pichon-Clarisse), Florilège : la Roseraie du Val-de-Marne à l'Haÿ-les-Roses, Paris et Créteil, Imprimerie nationale et Conseil général du Val-de-Marne, , 159 p. (ISBN 2-7427-6066-0).
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Site officiel
- Ressource relative au tourisme :
- Ressource relative à la recherche :
- Ressource relative à l'architecture :
- Ressource relative au spectacle :
- « Roserie du Val-de-Marne », sur tourisme-valdemarne.com, Comité départemental du tourisme du Val-de-Marne
