Maëlle Poésy

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Maëlle Poésy
Nom de naissance Maëlle Guichard
Naissance
L'Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne)
Activité principale Metteuse en scène
Activités annexes Comédienne
Formation École supérieure d'art dramatique du théâtre national de Strasbourg
Famille Clémence Poésy (sœur)

Maëlle Poésy, née Maëlle Guichard à L'Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne, France) en , est une metteuse en scène et comédienne française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Maëlle Poésy est née Maëlle Guichard[1] à L'Haÿ-les-Roses[2](Val-de-Marne), en [3], d'un père acteur et directeur de la compagnie théâtrale du Théâtre du Sable[1] et d'une mère professeur de français. Portés sur la littérature[2], ses parents l'emmènent très tôt au cirque, à la danse et au Théâtre du Soleil découvrir les créations d'Ariane Mnouchkine[3]. Grandissant ensemble, Maëlle Poésy et sa sœur ainée Clémence, aujourd'hui actrice, inventent ensemble des histoires[2]. Elles mènent toutes les deux leurs carrières sous le nom de leur mère, Poésy[1].

Actrice, danseuse et formation[modifier | modifier le code]

Exerçant au théâtre depuis 1994 en tant qu'actrice[4], elle se forme d'abord à la danse contemporaine, notamment avec les chorégraphes Hofesh Shechter, Damien Jalet et Koen Augustijnen[5], avant de s'orienter définitivement vers le théâtre en rejoignant l’école supérieure d'art dramatique du théâtre national de Strasbourg en 2007[3], à l'âge de 22 ans[2].

Débuts comme metteuse en scène[modifier | modifier le code]

Elle effectue sa première mise en scène en 2008 en signant une adaptation de la pièce Funérailles d'hiver du dramaturge israélien Hanoch Levin[6],[7]. Avec les autres élèves du théâtre national de Strasbourg ayant participé à cette première mise en scène, elle confonde, en 2009, la compagnie Crossroad / Drôle de bizarre.

Ayant achevé ses études théâtrales en 2010[6], elle signe sa seconde mise en scène en 2012 en montant la première pièce de la dramaturge Marieluise Fleisser, intitulée Purgatoire à Ingolstadt[8]. Cette création marque la première collaboration de Maëlle Poésy avec le dramaturge Kevin Keiss, lui aussi issu du théâtre national de Strasbourg, traducteur de la pièce[6],[9].

Sa collaboration avec la compagnie Crossroad / Drôle de bizarre se poursuit avec une troisième création, en 2014, dans le cadre du festival Théâtre en mai, à Dijon. La pièce, titrée Candide, si c'est ça le meilleur des mondes..., est adaptée du Candide de Voltaire par elle-même, avec la complicité de Kevin Keiss[2],[4],[7].

Confirmation comme metteuse en scène[modifier | modifier le code]

Sollicitée par Eric Ruf, Administrateur général de la Comédie-Française[2], elle met en scène en 2016, au Studio-Théâtre, quatre comédiens issus de la troupe de la Comédie-Française, Gilles David, Christophe Montenez, Julie Sicard et Benjamin Lavernhe[10], dans l'adaptation par elle-même et Kevin Keiss de deux pièces de Anton Tchekhov : Le Chant du cygne et L'Ours[5].

En 2016, Maëlle Poésy signe la mise en scène d'une pièce du dramaturge Kevin Keiss, titrée Ceux qui errent ne se trompent pas. Écrit pour 6 comédiens et inspiré du roman La Lucidité de l'écrivain portugais José Saramago, ce texte aborde la question de la démocratie au travers du vote blanc de 83 % de la population de la capitale d'un pays imaginaire[2],[11],[12]. Créée à l’Espace des Arts de Chalon-sur-Saône et présentée ensuite à l'occasion du festival Théâtre en mai de Dijon, la pièce est programmée la même année lors de la 70e édition du Festival d'Avignon[13], et part ensuite en tournée[14].

Le , Maëlle Poésy est récompensée du prix Jean-Jacques-Lerrant de la révélation théâtrale de l'année 2016, décerné par l'Association Professionnelle de la Critique de Théâtre, de Musique et de Danse[14],[15].

Elle s’attelle ensuite à la mise en scène de l'opéra Orphée et Eurydice, présenté en à Dijon[14],[16]. Et en octobre de la même année, elle dévoile la mise en scène d'un texte de Julie Ménard, Inoxydables présentée au Théâtre Dijon-Bourgogne[17],[18].

En tant que metteuse en scène[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Opéra[modifier | modifier le code]

En tant qu'actrice[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Récompense[modifier | modifier le code]

  • 2016 : Prix Jean-Jacques-Lerrant de la révélation théâtrale de l'année 2016, décerné par l'Association Professionnelle de la Critique de Théâtre, de Musique et de Danse

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Fabienne Darge, « Une porte dérobée dans la maison théâtre », sur lemonde.fr, (consulté le 9 mars 2017).
  2. a, b, c, d, e, f et g « L'année "épique" de Maëlle Poésy, de la Comédie-Française au Festival d'Avignon », sur tempsreel.nouvelobs.com, (consulté le 21 mai 2016).
  3. a, b et c Joëlle Gayot, « Du Festival d'Avignon à la Comédie Française, l'ascension éclair de Maëlle Poésy », sur telerama.fr, (consulté le 21 mai 2016).
  4. a et b « Fiche de Maëlle Poésy », sur talentbox.fr (consulté le 21 mai 2016).
  5. a et b Fabienne Darge, « Deux petits bijoux de Tchekhov à la Comédie-Française », sur lemonde.fr, (consulté le 21 mai 2016).
  6. a, b et c Jean-Pierre Thibaudat, « Maëlle Poesy a rencontré Marieluise Fleisser à Ingolstadt », sur rue89.nouvelobs.com, (consulté le 6 décembre 2016).
  7. a et b Aïnhoa Jean-Calmettes, « Candide (Maëlle Poésy) », sur mouvement.net, (consulté le 6 décembre 2016)
  8. Catherine Robert, « Agenda - Purgatoire à Ingolstadt », sur journal-laterrasse.fr, (consulté le 6 décembre 2016).
  9. Véronique Hotte, « Critique - Purgatoire à Ingoldstadt », sur journal-laterrasse.fr, (consulté le 6 décembre 2016).
  10. Philippe Chevilley, « Un double Tchekhov, sinon rien », sur lesechos.fr, (consulté le 25 mai 2016).
  11. Jean-Francois Lixon, « Ceux qui errent ne se trompent pas de Maëlle Poésy : et si le vote blanc atteignait 83 % ? », sur culturebox.francetvinfo.fr, (consulté le 6 décembre 2016).
  12. Ève Beauvallet, « «Ceux qui errent…», révolution de plateau », sur next.liberation.fr, (consulté le 6 décembre 2016).
  13. Didier Méreuze, « Maëlle Poésy, l’enfant prodige du théâtre », sur la-croix.com, (consulté le 6 décembre 2016).
  14. a, b et c Laetitia Cénac, « Mise en scène : les femmes prennnent le pouvoir », sur madame.lefigaro.fr, (consulté le 6 décembre 2016).
  15. « Prix de la critique 2016 - Palmarès », sur associationcritiquetmd.com (consulté le 6 décembre 2016).
  16. « Orphée as-tu du chœur ? », sur next.liberation.fr (consulté le 8 septembre 2017).
  17. « Dijon : Maëlle Poésy, « Le théâtre est fait pour tous » », sur bienpublic.com (consulté le 4 juin 2018).
  18. Eric Demey, « Inoxydables », sur journal-laterrasse.fr (consulté le 4 juin 2018).

Liens externes[modifier | modifier le code]