Orthostate

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Orthostates du temple de Despoina in Lycosura (en).

Un orthostate ou orthostat (nom masculin) désigne originellement, dans l'architecture gréco-romaine, chacun des blocs de pierre dressés de chant[1], en une ou plusieurs rangées, à la base des murs.

Dans le cadre de l'architecture antique, les orthostates sont des blocs de pierre parallélépipédiques beaucoup plus hauts que profonds, habituellement établis au-dessous de l'élévation d'assise de parpaings.

L'usage du terme a été généralisé dans la description architecturale de beaucoup de cultures. Parfois entouré d'un simple filet, l'orthostat est généralement dépourvu de décor sculpté, à part dans quelques palais assyriens, comme à Khorsabad.

Dans l'architecture mégalithique, le terme est employé pour désigner une pierre dressée, plantée sur chant ou verticalement, assemblée côte à côte[pas clair] ou intégrée dans un mur en pierres sèches, comme élément de construction afin de délimiter un espace fermé (enceinte d'tumulus, côtés latéraux d'une chambre sépulcrale, d'un couloir d'accès, d'un coffre funéraire...) ou de soutenir une couverture (table de couverture des dolmens, composants verticaux des trilithes). On emploie ainsi le mot orthostate pour toute dalle verticale, « qu'elle soit libre ou engagée dans une maçonnerie sèche » mais on peut lui préférer le terme de pilier ou support lorsque la dalle supporte effectivement une table de couverture[2]. Un orthostate se distingue d'un menhir, pierre dressée, isolée ou parfois alignée dans un groupe (alignement mégalithique, cromlech) qui constitue individuellement une construction à part entière.

À Trégunc et Névez, dans le Finistère, on parle de « pierres debout ».

Sources[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Orthographe recommandée par Définitions lexicographiques et étymologiques de « Chant » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales et Dictionnaire de l'Académie, 9e édition.
  2. Pierre-Roland Giot, Barnenez, Carn, Guennoc, Université de Rennes I, 1987, t. I, p. 11.