HSBC

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HSBC
logo de HSBC
Création 1865 (Hong Kong)
Fondateurs Thomas Sutherland
Forme juridique Public limited company (PLC)
Action NYSE : HBC
LSE : HSBA
HKEX : 005
Euronext : HSBC
Slogan The world's local bank
Siège social Drapeau de Grande-Bretagne 8 Canada Square Londres (Royaume-Uni)
Direction Stuart Gulliver, CEO
Actionnaires

JPMorgan Chase & Co - 5,31% Legal and General Group - 3,99%

Blackrock - 0,09%
Activité Finance et assurance
Produits Services financiers
Effectif 312 000
Site web www.hsbc.com
Capitalisation 138,02 Md€ (2014)[1]
Chiffre d’affaires en augmentation 50,1 Md€ (2013)[1]
Résultat net en augmentation 14 Md€ (2012)

HSBC (Hong Kong & Shanghai Banking Corporation) est un groupe bancaire international britannique présent dans 84 pays et territoires et rassemblant 60 millions de clients[2]. Son siège social est à Londres dans le quartier d'affaires de Canary Wharf[3].

Son histoire remonte à la The Hongkong and Shanghai Banking Corporation, une banque fondée à Hong Kong par l'Écossais Thomas Sutherland pour financer le commerce dans l'Extrême-Orient en 1865 et, à l'origine, le trafic d'opium[4]. Avant de déménager son siège social à Londres au début des années 1990, elle était basée à Hong Kong[5]. Elle fut un temps le quatrième groupe bancaire dans le monde après Citigroup, Bank of America et la Banque industrielle et commerciale de Chine[6]. Elle est, selon le Forbes Global 2000 la sixième entreprise mondiale[7] et est l'une des 29 banques systémiques en 2014. En 2015, elle compte 266 000 employés[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Tour HSBC à Londres, siège social depuis 1993.
Le précédent siège social de la HSBC à Hong Kong, conçu par Norman Foster.

En 1865, The Hongkong and Shanghai Banking Corporation est fondée par des entrepreneurs britanniques de Hong Kong, notamment l’écossais Thomas Sutherland, pour financer les échanges entre l'Europe, l'Inde et la Chine, en particulier, la soie et l'opium indien revendu en Chine[9], à la suite de la victoire britannique dans les guerres de l’opium et la fondation de l'Empire britannique des Indes.

En 1900, HSBC est une institution en Asie, dont le siège est basé à Hong Kong.

En 1920, HSBC s'installe à Bangkok, à Manille et à Shanghai[10].

Entre 1980 et 1997, HSBC s'implante aux États-Unis et en Europe. Le conglomérat applique une stratégie de croissance externe en rachetant ses concurrents (Marine Midland Bank (en), Midland Bank)[11].

En 1985, un nouveau siège à Hong Kong est inauguré, il a été conçu par l'architecte Norman Foster[12]. En 1993, le siège social de Hong Kong est transféré à Londres, avant la rétrocession du territoire à la République populaire de Chine en 1997[13],[14].

En 2000, HSBC acquiert le Crédit commercial de France (CCF). Le 9 novembre 2005, le CCF et certaines de ses filiales (Banque Hervet, Banque de Baecque Beau, Banque de Picardie et UBP) changent leurs marques pour apparaître sous la marque HSBC. Au cours du 1er semestre 2008, HSBC revend aux Banques Populaires ses sept banques régionales n'apparaissant pas sous la marque HSBC : SMC, Banque de Savoie, Chaix, Marze, Dupuy de Parseval, Pelletier et CCSO. Le 1er août 2005, l'ex-CCF, la Banque Hervet, la Banque de Baecque Beau, l'UBP et la Banque de Picardie fusionnent juridiquement sous le nom de HSBC France. Les fusions opérationnelles sont réalisées jusqu'au 31 juillet 2009. Le 17 novembre, la fusion opérationnelle de la Banque Hervet et de la Banque de Baecque Beau est effective.

En 2006, HSBC publie un bénéfice avant impôts en hausse de 5 % au titre de 2006, un résultat record mais légèrement inférieur aux attentes du marché en raison d'une importante provision passée pour ses créances douteuses. Le bénéfice imposable du premier groupe bancaire européen a atteint 22,1 milliards de livres sterling (32,3 milliards d'euros), contre 21 milliards de livres en 2005. Le montant provisionné pour les créances douteuses a atteint 10,57 milliards de livres, soit 36 % de plus qu'en 2005. La direction du groupe a justifié cette somme par les difficultés qu'il rencontre actuellement sur certains prêts octroyés aux États-Unis. Les charges d’exploitation ont augmenté de 4 039 millions USD (14 %) par rapport à 2005, pour atteindre 33 553 millions USD. À taux de change et périmètre constants, les charges d’exploitation ont enregistré une progression de 11 %. Le coefficient d’exploitation de HSBC s’établit à 51,3 %, contre 51,2 % en 2005.

Les ratios de solvabilité du Groupe demeurent solides à 9,4 % pour le Tier 1 et 13,5 % pour le ratio du total des fonds propres au 31 décembre 2006. Au 31 décembre 2006, le total du bilan consolidé du Groupe s’établit à 1 861 milliards USD, en progression de 359 milliards USD, soit 24 %, depuis le 31 décembre 2005.

Le 3 août 2008, HSBC a commencé ses activités de banque en Algérie avec l’ouverture d’une succursale à Alger[15],[16].

Le 25 septembre 2009, le groupe annonce que son directeur général s'installera à Hong Kong le 1er février 2010. Le siège social restera toutefois à Londres[17].

En 2011, la banque annonce la suppression de 10 % de ses effectifs dans le monde d'ici à 2013 (30 000 emplois), afin de réduire les coûts de fonctionnement du groupe de 3,5 milliards USD. Elle se retirera également dans les pays possédant une concurrence accrue[18].

En août 2011, Capital One acquiert les opérations de cartes bancaires aux États-Unis d'HSBC pour 2,6 milliards de dollars[19],[20],[21].

En décembre 2012, HSBC paie une amende de 1,92 milliards USD aux États-Unis dans le cadre de sa participation à un réseau de blanchiment d'argent en provenance de trafics de drogues[22].

En février 2015 le journal Le Monde en collaboration avec l'International Consortium of Investigative Journalism (ICIJ) révèle une liste de 106 500 personnes morales ou physiques client d'HSBC ayant fraudé le fisc[23].

Article détaillé : SwissLeaks.

Entre 2011 et 2013, le groupe HSBC a réduit ses effectifs de 50 000 employés et vendu plus de soixante-dix filiales[24],[25].

En juin 2015, HSBC annonce la suppression d'environ 50 000 postes d'ici 2017 dont la moitié via la vente de ses activités au Brésil et en Turquie, et près de 8 000 postes au Royaume-Uni sur les 48 000 qu'elle compte là-bas, avec une filialisation de ses activités de banques de détail au Royaume-Uni. Cette restructuration se fait en parallèle d'un objectif de développement de ses activités en Asie, d'un possible déplacement du siège social à Hong Kong et d'une réduction de ses activités dans la banque d'investissement[26],[27],[28]. En juillet 2015, HSBC vend ses activités en Turquie, qui comprend 300 agences, à ING pour entre 700 et 750 millions de dollars[29]. En août 2015, HSBC vend ses activités au Brésil, qui représentent 854 agences et 21 000 employées, à Bradesco pour l'équivalent de 5,2 milliards de dollars [30].

Activités dans le monde[modifier | modifier le code]

Implantations de HSBC dans le monde en 2013.

HSBC est une banque globale et multi métiers, présente sur les cinq continents, cotée à Londres, New York, Hong Kong et aux Bermudes. HSBC possède des filiales dans 75 pays. Notamment en France, en Allemagne, en Suisse, à Monaco, en Suède, au Canada, aux États-Unis d'Amérique, en Russie, en Chine, en Inde, en Australie, en Arabie Saoudite, au Brésil, en Argentine, en Égypte.

HSBC émet 70 % des billets de banque de Hong Kong (les 30 % restants sont édités par la Bank of China et la Chartered Standard).

Son activité est avant tout financière : banque de détail et d'investissement.

Logo des World Rugby Sevens Series 2015-2016, avec le sponsoring de HSBC.

HSBC est le sponsor officiel des World Rugby Sevens Series et World Rugby Women's Sevens Series, circuit mondial de rugby à sept, depuis la saison 2009-2010. HSBC est aussi le sponsor maillot des Lions britanniques et irlandais[N 1]et du Hong Kong Sevens, tournoi de rugby à sept de Hong Kong, ainsi que des équipes de rugby à XV et à sept de cet état[31].

Analyse financière[modifier | modifier le code]

HSBC Holdings figure parmi les premiers groupes bancaires mondiaux.

Ses activités se répartissent :

  • banque de détail : 50,3 %
  • banque commerciale : 28 %
  • banque d'investissement, de financement et de marché : 18,6 %
  • banque privée : 3,1 %

Fin 2013, le groupe gère 1 077 milliards d'euros d'encours de dépôts et 784,6 milliards d'euros d'encours de crédits.

Son activité se répartit selon :

  • Europe (30,1 %)
  • Amérique du Sud (17,4 %)
  • Amérique du Nord (16,2 %)
  • Hong Kong (16,9 %)
  • Asie-Pacifique (15,3 %)
  • Moyen-Orient (4,1 %)

Amérique du Nord[modifier | modifier le code]

Carte des implantations de HSBC aux États-Unis en 2010.

HSBC a une importante clientèle parmi les communautés sino-canadiennes en particulier à Vancouver et à Toronto. C'est la seule banque canadienne ayant son siège en Colombie-Britannique. Aux États Unis, HSBC acquit la Midland Bank, anglaise, en 1992, qui incluait les banques Marine Midland basée à Buffalo dans l'État de New York. Après l'acquisition de la Republic New York Corporation en 1999, les bureaux principaux furent déplacés à New York, mais domiciliés dans le Delaware.

Pérou[modifier | modifier le code]

HSBC est présente à Arequipa, Chiclayo, Trujillo et Lima. La ville principale de HSBC Pérou est Lima.

Suisse[modifier | modifier le code]

HSBC Private Bank est présente à Genève, Zurich et Lugano. La ville principale de HSBC Suisse est Genève. Il s'agit de la filiale suisse d'HSBC « HSBC Private Bank (Suisse) » principalement impliqué dans le scandale Swissleaks.

Grèce[modifier | modifier le code]

HSBC Greece a été fondée en 1981 et son siège social est à Athènes.

France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : HSBC France.

HSBC France regroupait l'ensemble des banques de l'ancien groupe CCF racheté en 2000 et renommées en 2005 : UBP, Banque Hervet, Banque de Savoie, Banque Dupuy de Parseval, CCSO, Banque de Picardie, Banque Marze, Banque Pelletier, Banque de Baecque Beau. Elle s'adresse en particulier à une clientèle ayant des revenus substantiels ainsi qu'aux grandes entreprises.

HSBC à Belo Horizonte.

Le 2 juillet 2008, HSBC revend aux Banques populaires les banques régionales françaises dont la Banque de Savoie, la Société marseillaise de crédit, la Banque Dupuy de Parseval, etc. Enfin, le 1er août de cette même année, l'UBP, la Banque Hervet, la Banque de Baecque Beau et la Banque de Picardie fusionnent avec l'ex-CCF pour ne composer qu'une seule banque juridique : HSBC France.

HSBC a sponsorisé de 1997 à 2004 l'ancienne écurie de Formule 1 Stewart Grand Prix/Jaguar Racing.

Algérie[modifier | modifier le code]

Le , le Conseil de la Monnaie et du Crédit a autorisé l’installation par HSBC France d’une succursale de banque dénommée HSBC Algeria disposant d’une dotation en capital de 2 500 000 000 DZD. Le , le gouverneur de la Banque d’Algérie a agréé la succursale de banque HSBC Algeria. Le , cette succursale a démarré ses activités de banque en Algérie avec l’ouverture d’un siège et d’une agence à Alger (Pins Maritimes). Le , le Conseil de la Monnaie et du Crédit a autorisé l’augmentation de la dotation en capital d'HSBC Algeria pour la porter à 3 300 000 000 DZD. Le , le Conseil de la Monnaie et du Crédit a autorisé le transfert de la tutelle d'HSBC Algeria de HSBC France (HBFR) à HSBC Bank Middle East Limited (HBME). Il est attendu que ce transfert assure une meilleure cohérence opérationnelle et de meilleures synergies au sein de la zone Moyen-Orient – Afrique du nord. Le , le Conseil de la Monnaie et du Crédit a autorisé l’augmentation de la dotation en capital d'HSBC Algeria pour la porter à 11 300 000 000 DZD. Le , la Banque d’Algérie a autorisé l’ouverture d’une seconde agence dans le quartier de Hydra (Alger). Le , une troisième agence a vu le jour à Oran Seddikia.

Scandales[modifier | modifier le code]

Le groupe HSBC est cité dans de nombreuses affaires d'ordre divers : blanchiment d’argent de la fraude fiscale ou de la drogue, scandales de manipulation des taux, vente de produits financiers toxiques[32].

Violation d'embargo et relations avec les cartels mexicains[modifier | modifier le code]

En juillet 2012, le Sénat des États-Unis accuse la banque HSBC « d’avoir facilité des opérations de financement des milieux terroristes, d’avoir blanchi des profits tirés du trafic de drogue et d’avoir contrevenu aux sanctions américaines contre l’Iran. » Après un an d'enquête, l’Office of the Comptroller of the Currency (en) (OCC) affirme que 28 000 transactions sont susceptibles d'avoir été exécutées en violation de la loi américaine[33].

En , confrontée aux accusations de complicité de blanchiment d'argent appartenant à des cartels de la drogue au Mexique et de financement du terrorisme au Moyen-Orient, HSBC a accepté de payer une amende d'un montant de 1,9 milliard de dollars. Cette amende devrait mettre fin à plusieurs enquêtes menées par le Trésor, le département américain de la Justice et des agences fédérales[34]. Le Monde résume ainsi l'issue du procès :

« La banque a tout avoué. Des guichets avaient été ouverts pour blanchir les valises de billets des narco-trafiquants. Puis le cash était convoyé par avions et véhicules blindés jusqu’aux Etats-Unis. Le trafic a duré sept ans, de 2003 à 2010, admis sinon couvert par les dirigeants. Comme ont été aussi tolérés les liens d’affaires avec des organisations suspectées de soutien au terrorisme, dont la banque d’Arabie saoudite Al Rajhi, proche d'Al-Qaïda. L’affaire est très grave. Mais elle se solde par une amende. Une sanction vite payée, vite oubliée donc[35] »

En 2013, la sénatrice du Massachusetts Elizabeth Warren, scandalisée par la ridicule amende dont écope HSBC pour son soutien actif aux cartels colombiens, déclare « Combien de milliards de dollars faut-il blanchir, combien d’embargos faut-il violer pour qu’on envisage enfin de fermer une banque comme celle-ci ? »[35].

Manipulation des taux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Libor.

En novembre 2014, après une enquête de la Financial Conduct Authority (Royaume-Uni), de la Finma (Suisse), de la Commodity Futures Trading Commission (États-Unis) et de l'Office of the Comptroller of the Currency (États-Unis), HSBC et plusieurs autres banques sont reconnues coupables de manipulation de taux servant de référence aux activités financières (Libor, Euribor...), et condamnées à payer une amende de 4,2 milliards de dollars[36].

SwissLeaks : Blanchiment d'argent sale et évasion fiscale[modifier | modifier le code]

Évasion fiscale organisée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : SwissLeaks.

« SwissLeaks » est le nom donné à la révélation par plusieurs médias dans le monde, en février 2015, d'un système international de fraude fiscale et de blanchiment d'argent mis en place par la banque britannique HSBC à partir de la Suisse[37].

Elle étend l'affaire des évadés fiscaux, révélée dès 2008 par l'informaticien Hervé Falciani, pour laquelle il est poursuivi par les autorités suisses pour vol de données[38]. En février 2014, le journal Le Monde reçoit une clef USB contenant les archives numérisées de la banque entre novembre 2006 et mars 2007, et engage une enquête d'un an, qui mobilise 154 journalistes de 47 pays et d'une soixantaine de médias internationaux, coordonnés par l'ICIJ, consortium de journalistes d’investigation[39],[40]. En Suisse, les journaux Le Temps, Le Matin Dimanche, le Tages-Anzeiger, le SonntagsZeitung et L'Hebdo décident de participer à l'opération[41], et mettent en place le site Swissleaks.net.

Le montant de la fraude fiscale orchestrée par HSBC s'élèverait à 180 milliards d'euros, qui ont transité par les comptes HSBC de plus de 100 000 clients àGenève et de 20 000 sociétés offshore[37]. Les clients impliqués sont notamment des trafiquants d’armes, des chefs d’entreprise, des criminels internationaux, des hommes politiques, des souverains, des sportifs de haut niveau ou encore des stars du show-business[37],[42].

Dans cette enquête, les journalistes de l'ICIJ révèlent que les documents examinés « mettent aussi fin au mythe selon lequel les banquiers suisses ne savaient rien, ou presque, du statut fiscal des comptes qu’ils géraient » et que « l’argent non déclaré a toujours été au cœur des discussions entre les banques et leurs clients [...]. Tout a été fait pour que les fonds soustraits au fisc le restent. A la demande des clients, mais aussi à l’initiative des banquiers eux-mêmes »[42].

Relai financier du terrorisme islamiste[modifier | modifier le code]

Outre les personnes fortunées soucieuses de dissimuler leur argent au fisc ou à la justice de leur pays, l'affaire SwissLeaks a aussi permis de mettre au jour la complicité de la banque HSBC dans le blanchiment de l'argent finançant le terrorisme islamiste international[43]. Plusieurs des « sponsors » reconnus d'Oussama Ben Laden figurent ainsi sur la liste des clients d'HSBC, mais la révélation de ce système dès 2002 (suite aux enquêtes post-11 Septembre) n'avait pas entraîné de réaction de la banque, ces clients se livrant encore à d'importants mouvements de fonds en 2006, à hauteur de plusieurs dizaines de millions de dollars[42]. La banque se contenta de déclarer aux journalistes que « HSBC Private Bank a accueilli un certain nombre de clients qui n'étaient pas entièrement en règle avec leurs obligations fiscales »[42] alors que le quotidien suisse Le Temps affirme que « HSBC ne pouvait ignorer que ces personnalités étaient suspectées de financer le terrorisme »[42]. Le quotidien suisse Tages Anzeiger explique qu'il existe « au moins trois cas où il s'avère que HSBC a poursuivi la relation bancaire avec des clients soupçonnés publiquement d'avoir financé le terrorisme »[44].

Pressions sur la presse[modifier | modifier le code]

Au Royaume-Uni la direction de HSBC fait pression sur la presse en la menaçant de couper toutes ses publicités aux journaux qui parlent du scandale. Le journal The Guardian, fer de lance des révélations sur l'affaire SwissLeaks en Grande-Bretagne révèle que HSBC a suspendu ses investissements publicitaires dans ses pages. Le journal The Telegraph qui avait publié des informations sur les comptes offshore de clients de HSBC à Jersey se voit supprimer ses publicités[45].

Des journalistes se voient même ordonner de supprimer toutes les informations, tous les courriels, tous les articles en lien direct ou indirect avec HSBC[46].

L'éditorialiste en chef du journal Daily Telegraph, Peter Oborne, proteste et claque la porte du journal en accusant la direction de tromperie envers les lecteurs et en leur reprochant de céder à la pression de HSBC[45]. Peter Oborne, réclame une enquête indépendante, et déclare « Il est anormal de placer les intérêts d'une grande banque internationale au-dessus de son devoir d'informer les lecteurs[45]. »

Panama Papers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Panama Papers.

Les « Panama Papers » désignent la fuite de plus de 11,5 millions de documents confidentiels issus du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, détaillant des informations sur plus de 214 000 sociétés offshore servant d'intermédiaires d'évasion fiscale, ainsi que les noms des actionnaires de ces sociétés. Parmi eux se trouvent des hommes politiques, des milliardaires, des sportifs de haut niveau ou des célébrités, mais aussi des banques, notamment la Société Générale et HSBC, cette dernière étant selon Le Monde la banque qui a eu le plus recours à Mossack Fonseca, avec 2 300 entités offshore créées[47].

La révélation de ces montages financiers met à mal la crédibilité des déclarations d'HSBC à l'issue de l'affaire SwissLeaks, quand elle déclarait que « HSBC (Suisse) a entamé une transformation radicale en 2008 pour empêcher que ses services soient utilisés pour frauder le fisc ou blanchir l'argent sale »[42].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://www.boursorama.com/bourse/profil/resume_societe.phtml?symbole=1rPHSB
  2. https://www.hsbc.fr/1/2/hsbc-france/recrutement/mieux-connaitre-hsbc-en-bref
  3. (en) « HSBC wins concessions after relocation threat », sur The Guardian,‎
  4. HSBC va supprimer 50 000 postes dans le monde
  5. « Hong Kong has probably lost HSBC’s headquarters for good—and Beijing is to blame », Quartz,‎ (lire en ligne)
  6. « Banque HSBC Hong Kong », Private Consulting Ltd,‎ (lire en ligne)
  7. (en) Forbes global 2000 2011 sur le site web du magazine.
  8. « HSBC to quit London? The key questions », Channel 4,‎ (lire en ligne)
  9. HSBC, histoire d’eau et d’opium, Jean-Louis Conne, Le Monde diplomatique, février 2010
  10. « HSBC: Chinese for making money », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne)
  11. Hervé de Carmoy, La Banque du XXIe siècle, Odile Jacob, , p. 118
  12. « Hongkong and Shanghai Bank Headquarters », Foster and Partners,‎ (lire en ligne)
  13. « HSBC menace de déménager son siège social hors du Royaume-Uni », Challenges,‎ (lire en ligne)
  14. « Le siège de HSBC reste à Londres », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  15. « HSBC Algeria débarque à Oran », L'Eco news,‎ (lire en ligne)
  16. « La banque britannique HSBC entre en scène », Algeria Watch,‎ (lire en ligne)
  17. « Le directeur général de HSBC s'installe à Hong Kong » http://www.lefigaro.fr, 25 septembre 2009.
  18. « Profits en hausse, le groupe bancaire HSBC va supprimer 30 000 postes » (consulté le 1er août 2011)
  19. Capital One bulks up U.S. cards with HSBC deal, Dan Wilchins et Denny Thomas, Reuters, 10 août 2011
  20. HSBC Credit Card Sale to Capital One Yields $2.5 Billion Premium, Bloomberg, 2 mai 2012
  21. Capital One to Buy HSBC’s U.S. Card Unit for $2.6 Billion, Michael de la Merced, The New York Times, 10 août 2011
  22. « Les États-Unis, spécialiste des amendes records pour les banques », Le Monde, 14 juillet 2014
  23. « SwissLeaks » : toutes les personnalités et les pays concernés, sur lemonde.fr, Le Monde,‎ (consulté le 9 février 2015)
  24. « La banque HSBC s’apprête à supprimer près de 50 000 emplois dans le monde », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  25. « HSBC va supprimer 50 000 postes dans le monde », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  26. La banque HSBC s’apprête à supprimer près de 50 000 emplois dans le monde, Anne Michel, Le Monde, 9 juin 2015
  27. HSBC va supprimer 10 % de ses effectifs, Vincent Collen, Les Échos, 9 juin 2015
  28. Le plan d'économie massif d'HSBC secoue la City, Sonia Delesalle-Stolper, Libération, 9 juin 2015
  29. Exclusive: HSBC to agree sale of Turkish unit to ING for around $750 million, Nevzat Devranoglu et Asli Kandemir, Reuters, 22 juillet 2015
  30. Bradesco to acquire HSBC Brazil unit, biggest-ever buy, Guillermo Parra-Bernal et Aluisio Alves, Reuters, 3 août 2015
  31. worldrugby.org, « HSBC Sevens World Series », sur www.worldrugby.org (consulté le 15 avril 2016)
  32. La banque HSBC s’apprête à supprimer près de 50 000 emplois dans le monde, Le Monde, 9 juin 2015
  33. Le Devoir, « La HSBC en eaux troubles », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
  34. Mathilde Golla, « Amendes record pour deux banques britanniques », Le Figaro.fr, 11 décembre 2012
  35. a et b Anne Michel, « SwissLeaks » : HSBC, la banque de tous les scandales, sur Le Monde,‎ .
  36. Manipulation du marché des changes : six banques mises à l'amende, Eric Albert, Le Monde, 12 novembre 2014.
  37. a, b et c « Swissleaks. HSBC : un scandale planétaire », sur Courrier International,‎ .
  38. « Vol de données HSBC : 15.000 clients concernés », sur Lepoint.fr,‎
  39. Fabrice Lhomme et Gérard Davet, « SwissLeaks : révélations sur un système international de fraude fiscale », Le Monde,‎ (consulté le 9 février 2015)
  40. Serge Michel, « SwissLeaks : Les coulisses d’une investigation mondiale », Le Monde, 9 février 2015 (consulté le 9 février 2015)
  41. Alain Jeannet, « Pourquoi nous participons à l’opération Swissleaks.net », sur Swissleaks.net, 8 février 2015 (consulté le 9 février 2015)
  42. a, b, c, d, e et f « SwissLeaks : terrorisme, corruption et banquiers peu scrupuleux... Les trois révélations qui embarrassent HSBC », sur francetvinfo.fr,‎ .
  43. «Swissleaks» : HSBC abritait aussi des «parrains du terrorisme», sur La Dépêche,‎ .
  44. « Swissleaks : des financeurs de Ben Laden avaient un compte chez HSBC », sur metronews.fr,‎ .
  45. a, b et c « SwissLeaks : un journal britannique accusé de «tromperie» sur HSBC », sur Le Figaro,‎
  46. (en) « Why I have resigned from the Telegraph », sur www.opendemocracy.net,‎
  47. « "Panama papers": HSBC et Société Générale parmi les banques citées », sur L'Express,‎ .

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


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