Gouffre de Cabrespine

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Gouffre de Cabrespine
Image illustrative de l'article Gouffre de Cabrespine
Aperçu du fond du gouffre de Cabrespine
Coordonnées 43° 21′ 35″ nord, 2° 27′ 26″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Massif Montagne Noire
Localité voisine Cabrespine
Longueur connue 22 500 m en 2017
Type de roche calcaire

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Gouffre de Cabrespine

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Gouffre de Cabrespine

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Gouffre de Cabrespine

Le Gouffre de Cabrespine, une des plus grandes grottes du monde ouvertes au tourisme[réf. souhaitée], domine le village de Cabrespine dans le département de l'Aude, à proximité du pic de Nore point culminant de la Montagne Noire.

Il fait partie de l'ensemble de 24 grottes à concrétions du sud de la France inscrite par l'UNESCO en 2000 sur la liste indicative du patrimoine mondial naturel, antichambre de la liste du patrimoine mondial[1],[2].

Connu pour ses dimensions importantes de 80 m de large pour 250 m de profondeur, il est réputé à travers le monde pour sa richesse en formations. Aussi appelé « Gouffre géant de Cabrespine », son entrée actuelle est constituée par la grotte de Gaougnas.

Localisation[modifier | modifier le code]

L'itinéraire pour atteindre le gouffre de Cabrespine, est fléché depuis l’autoroute A61. Le gouffre se trouve à 25 minutes en voiture de la cité de Carcassonne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le gouffre est découvert en 1970 par le spéléo-club de l’Aude ; il est toutefois cité dans des documents remontant au XVIe siècle, et on y a retrouvé de nombreux vestiges attestant son utilisation ancienne par les hommes, dont des poteries et des outils en tout genre.

Des spéléologues célèbres qui ont parcouru Cabrespine et ont été frappés par sa beauté ; ainsi, en 1981, Michel Siffre déclarait : « J’ai vu à Cabrespine des bouquets d’aragonites d’une taille unique au monde »[3].

En 2008, ont été fêtés les 40 ans de la découverte du gouffre, ainsi que les 20 ans de son ouverture au public. Toutefois, l’histoire de cette grotte ne se résume pas à ces deux dates. Depuis des temps immémoriaux, l’histoire du Gaougnas est liée à celle des hommes de la Clamoux ; des vestiges découverts dans les premières salles du réseau souterrain, témoignent d’une longue occupation du site qui remonterait à l’âge du bronze.

Bien que les fouilles dans l’abri sous roche du Gaougnas n’aient pas toujours été guidées par un esprit scientifique[réf. nécessaire], elles ont toutefois permis d’exhumer un nombre important de matériaux. Des études sérieuses, ébauchées en 1934 par le docteur Cannac et conduites ensuite par Jean Guilaine ont donné lieu à de nombreuses découvertes.

Plus près de nous, les premiers documents écrits, datés de l’an 1570, font apparaître que les meuniers de Villeneuve Minervois et d’autres villages en aval s’associent, afin d’acheter une partie de la prairie attenante au lieu-dit du Gaougnas dans le but avoué de détourner le lit de la Clamoux et d’éviter ainsi de la voir se perdre dans le « Reboul », tourbillon par lequel les eaux s’infiltraient à l’entrée de la grotte. Ce n’est que sous Napoléon III, que le fameux trou appelé « Reboul », sera obstrué, à la faveur de la construction de la route actuelle, reliant Villeneuve à Cabrespine. Ces travaux comblent donc la perte connue de la rivière, mais n’empêchent pas cette dernière de trouver de nouveaux passages et de retourner à son lit souterrain. À la faveur de ces travaux, l’entrée du Gaougnas est, elle aussi, bouchée, et l’on n'entendra plus parler de la grotte pendant de longues années.

Ce n’est qu’en 1880 que la grotte se rappellera à la mémoire des hommes de la Clamoux à travers un fait divers dramatique : cette année-là durant le mois de juin, Baleste Pierre, habitant de la commune, fait une chute mortelle dans le Barrenc. C’est le garde champêtre du village qui remontera le corps meurtri du malheureux et deviendra ainsi bien malgré lui, le premier spéléologue à pénétrer dans cette salle à ciel ouvert, à la fois profonde (environ 150 m) et spacieuse. Ce même Barrenc d’où l’on peut voir parfois sortir de grosses volutes de vapeur d’eau marquant l’arrivé de l’hiver, sera des années plus tard le théâtre d’un autre fait divers bien moins dramatique. En 1927, un chien jeté dans l’Aven retourne chez son maître en sortant par le Gaougnas, démontrant ainsi la liaison entre les deux cavités.

L’année suivante, le travail continu des eaux fait s’effondrer les terrains au bord de la route à l’entrée du village ; monsieur Bordel, alors propriétaire des lieux, fait agrandir une excavation, explore quelques galeries et retrouve le passage du Gaougnas. Il faudra attendre une bonne vingtaine d’années et l’acharnement d’une poignée de spéléologues pour que durant l’année 1959 la jonction entre le Gaougnas et le Barrenc soit effectuée à la faveur de travaux de désobstruction qui auront duré plus de deux mois.

À cette occasion quelques mètres de rivière souterraine seront mis au jour. Trois années plus tard, en 1961, une coloration des eaux de la Clamoux vérifie la légende selon laquelle des canards lâchés dans le « Reboul » seraient ressortis vivants face aux quatre châteaux cathares de Lastours. À partir de ce moment-là, l’existence d’un réseau souterrain de grande envergure entre Lastours et Cabrespine est prouvée. Des dizaines d’explorations infructueuses seront alors effectuées afin de trouver le passage permettant de pénétrer ce réseau tant convoité. Mais il faudra encore patienter jusqu’à l’été 1968 pour que deux spéléologues, au prix de nombreux efforts, forcent le passage de la rivière, et débouchent émerveillés au pied de la grande salle du Gouffre Géant[4]. En 2002, une entrée supérieure: le réseau de Matte Arnaude permet d'atteindre la profondeur de 501 mètres[5].

Aménagé depuis 1988 pour le public, le gouffre géant de Cabrespine est cité dans des documents remontant au XVIe siècle (1570). Celui-ci a été cependant utilisé depuis longtemps par des hommes.

On retrouve de nombreux vestiges du passé (poteries, poignards en bronze...) aux environs de l'entrée actuelle, appelée la grotte de « Gaougnas ». C'est par le bas de ce gouffre géant, après un long et pénible cheminement, que les premiers explorateurs ont pénétré dans cette cavité gigantesque. Au delà de la partie ouverte au public, le vaste réseau souterrain, parcouru par une rivière souterraine, se développe sur plusieurs kilomètres. Les eaux de cette « rivière sans étoiles » revoient le jour au pied du château cathare de Lastours.

Description[modifier | modifier le code]

Le gouffre possède des dimensions impressionnantes : 80 mètres de large pour 250 mètres de profondeur ; il est réputé pour sa richesse en spéléothèmes : disques, excentriques, aragonites, draperies, colonnes, cascades

La variété des cristallisations est exceptionnelle en cristaux de calcite et d'aragonite, richement colorés par des oxydes métalliques (fer et manganèse).

Les Salles rouges, ainsi nommées pour les teintes ocre vif dues à la présence d'oxyde de fer, contiennent des disques, énormes plateaux de cristallisation littéralement suspendus à la voûte et dont le poids peut atteindre plusieurs centaines de kilos[6].

Les safaris souterrains[modifier | modifier le code]

Le gouffre de Cabrespine et son réseau de plus de 25 kilomètres de développement est devenu un « classique » dans le monde de la spéléologie. Depuis son ouverture au public en 1988, ce site n’est plus réservé aux initiés ; il est proposé à un plus grand public par le bais des safaris souterrains. Les safaris souterrains sont avant tout des circuits de découverte du milieu souterrain, qui ne requièrent aucune compétence technique ou sportive particulière. Des commentaires sur l'histoire de la grotte, son évolution agrémentent les parcours. Les trajets proposés sont accessibles toute l'année et dégagés de toute contrainte météorologique. Le Safari Souterrain est un compromis original entre l'activité spéléologique réservée à quelques initiés, et la visite classique d'une grotte ouverte au grand public. Cavités horizontales, grands volumes, cristallisations magnifiques et ambiance d'expédition.

Rivière souterraine[modifier | modifier le code]

Le vaste réseau souterrain est parcouru par une rivière souterraine dont le lit est taillé dans du marbre bleu. Parcourant plusieurs kilomètres sous terre, cette rivière revoit le jour au pied des châteaux « cathares » de Lastours.

Comme la plupart des grandes grottes, le gouffre de Cabrespine a été creusé par les eaux à travers le massif calcaire. La rivière de la Clamoux se perd juste à la sortie du village de Cabrespine et prés de 10 mois par an en aval de ces pertes, elle n’est qu’une rivière de galets, toute l’eau allant dans le fond du Gouffre, au grand dam des habitants des villages à l’aval qui dès le Moyen Âge, déploraient cette capture des eaux. La tradition populaire faisait ressortir les eaux au-dessus de Lastours, à la résurgence du « Prestil ». La preuve en était des traversées souterraines de canards qui ayant disparu à hauteur du Gaougnas seraient réapparus dans le courant des eaux tout près des Châteaux Cathares de Lastours. Plus sûres, indiscutables même, sont les colorations des eaux à la fluorescéine, pratiquées par les spéléologues. À ce jour, la rivière souterraine a été parcourue et partiellement explorée sur environ 17 kilomètres. Des plongées ont même été tentées sous des voûtes mouillantes, mais personne encore n’a pu suivre complètement le « chemin des canards ». La rivière souterraine au fond du Gouffre est déjà 36 mètres plus bas que la perte. Son débit est important, entre 320 et 350 m3 à l’étiage. Il augmente certes lorsque la Clamoux est en crue mais dans de faibles proportions.

Le creusement[modifier | modifier le code]

Les variations de débit de la Clamoux ne sont pas répercutées au fond du Gouffre à cause des fissures absorbantes, pleines de sables, qui régulent le débit. Ces filtres naturels permettent de disposer au fond du Gouffre d’une eau potable de grande qualité.

Quittant les roches imperméables, l’eau de la Clamoux est absorbée dans les fissures calcaires. Ainsi le creusement de la grotte continue à ce jour, mais il faut s’imaginer que ce phénomène de perte au contact du calcaire est ancien et date de plusieurs millions d’années. En ces temps anciens, la vallée de Cabrespine était à peine creusée et le niveau de la rivière Clamoux était sensiblement à l’altitude du parking du Gouffre, c’est-à-dire 200 mètres plus haut qu’aujourd’hui.

Cela explique le creusement sur une telle hauteur de la gorge souterraine parcourue par les spéléologues et les hauteurs fantastiques du Gouffre Géant.

Que se passait-il au début du creusement ? Et comment la grande salle du Gouffre a-t-elle pu se former ? L’eau arrivait probablement par les « salles rouges » et sortait par le trou noir situé à gauche du tunnel d’entrée (trou bien visible du pont métallique).[style à revoir]

L’érosion tourbillonnaire dégageait déjà la grande salle, ceci à une époque ou le débit de la Clamoux était très supérieur au débit actuel. Les eaux s’enfonçant petit à petit utilisèrent d’autres chemins plus ou moins parallèles, mais plus bas la grande voûte ainsi soulagée de la pression des eaux s’est rééquilibrée suivant les contraintes liées aux types de roches qui la constituent. Le débit des eaux diminuant, le Gouffre prit une structure en champignon, forme classique connue de tous les karstologues.

Le soutirage des matériaux fut tellement important que malgré les éboulements et les rééquilibrages des plafonds et des parois, le chemin de la rivière souterraine put rester accessible pour les spéléologues. Les kilomètres de galeries parcourus par ces derniers s’étagent, se recoupent, sur près de 200 mètres de hauteur. Le volume excavé par les eaux se chiffrant à plusieurs dizaines de millions de m3.

Le réseau[modifier | modifier le code]

En surface, on distingue les principales communications avec l’intérieur du massif. De gauche à droite : l’entrée de grotte, le gouffre, le lapiaz, la doline et la partie d’un ruisseau. À Cabrespine, ces phénomènes sont facilement observables.

L'entrée d'origine du Gaougnas se situe à côté du village. Sous le parking du gouffre, on trouve une grande doline et à deux pas de celle-ci se trouve le Barrenc, magnifique gouffre à ciel ouvert de la profondeur de Padirac. Au cœur de la montagne, les eaux souterraines s’infiltrent dans les moindres fissures, taraudent, creusent, percent, usent et se fraient un passage, s’enfouissant au plus profond de la masse calcaire. Réseaux fossiles, méandres, puits verticaux empruntés souvent par la rivière souterraine, Cascades, siphons, salles, gours, lacs et enfin résurgence, tous ces phénomènes sont présents dans la grotte de Cabrespine.

Les salles[modifier | modifier le code]

Certaines salles communiquent avec la surface, le plafond ayant cédé, c’est le cas du « Barrenc » qui est un trou d’effondrement de la profondeur de Padirac et presque aussi large. Il est situé à quelques centaines de mètres du parking. La Clamoux, qui se perd dans Cabrespine, vient des massifs schisteux imperméables, elle coule du nord vers le sud des flancs du Pic de Nore et jusqu’à la Méditerranée. Elle n’est pas la seule rivière à se perdre et à converger souterrainement vers la résurgence du Prestil. L’eau provenant des villages de Rieussec et de Citou s’infiltre aussi au contact des calcaires aux dépens de l’argent double participant ainsi au creusement Est Ouest des circuits souterrains et du grand réseau de Cabrespine. Ce creusement est d’autant plus actif qu’à l’érosion s’ajoute une corrosion chimique, due à l’acidité des eaux venant des massifs schisteux. Comme décrit ci¸haut, le travail de l’eau dans le milieu souterrain peut s’avérer souvent très complexe. Et un même réseau, c’est le cas pour le réseau de Cabrespine, peut comporter tout à la fois des grottes, des gouffres, des rivières souterraines ou encore des lacs souterrains (le schéma ci-dessous peut nous permettre de mieux comprendre et de mieux interpréter la complexité des milieux souterrains).

Géologie[modifier | modifier le code]

Le gouffre de Cabrespine fait partie d’un vaste réseau karstique s’étalant de Citou à Lastours et comportant de multiples ramifications (grottes de Trassanel, Limousis…) ou le Gaougnas apparaît comme axe principal d’un vaste réseau souterrain [7]. Les terrains dans lesquels se développe l’ensemble karstique de Cabrespine sont d’étroites bandes calcaires paléozoïques :

  • Calcaires dolomitiques à patine blonde du Dévonien Inférieur.
  • Calcaires noirs à plaquettes et calcschistes à entroque du Gothlando Dévonien.

Ce sont des terrains primaires anciens, dont l’âge peut être fixé de 380 à 420 millions d’années.

Le Réseau du Gaougnas s’est développé au contact de ces deux terrains, ce qui explique la différence de morphologie de la voûte dans la grande salle du Gouffre Géant, massive, peu concrétionnée dans le Dévonien, en escalier, extrêmement concrétionnée dans les calcaires en plaquettes, plus propices aux circulations des solutions calcaires. Toutes ces roches sont plus ou moins métamorphisées et transformées en marbre.

L’ensemble des terrains karstiques est entouré de schistes ou de grès imperméables, qui limitent les zones de creusement des cavernes.

Particularités[modifier | modifier le code]

Le gouffre de Cabrespine à deux particularités fondamentales :

  • L'immensité de la salle accessible au public : 80 m de section pour 220 m de haut, et la variété des cristallisations. Cette particularité la classe dans le peloton de tête des grandes grottes du monde ouvertes au tourisme.
  • La grande variété de cristaux de calcite et d'aragonite, richement colorés par des oxydes métalliques (fer et manganèse). La variété de ses cristallisations, due à un contexte géologique très particulier donne lieu à une politique de protection du milieu naturel intransigeante depuis la découverte (années 1970) à nos jours. La visite s'effectue de plain-pied ce qui la rend praticable par les handicapés.

Vers les Salles Rouges, ainsi nommées pour les teintes ocre vif dues à la présence d'oxyde de fer, il faut admirer les disques[style à revoir], d'énormes plateaux de cristallisation suspendus à la voûte et dont le poids peut atteindre plusieurs centaines de kilos jusqu'à une tonne. Des Balcons du Diable, la vue s'étend sur un gouffre de près de 200 m de profondeur dont on distingue à peine le fond. Il s'agit de la plus grande salle souterraine ouverte au public.

Volume[modifier | modifier le code]

Le gouffre géant a un volume suffisant pour pouvoir virtuellement abriter la cathédrale Notre-Dame de Paris. En fait, la notion de dimension et de volume est particulièrement difficile à avoir. Nos repères habituels sont absents et seule la taille des visiteurs permet de se rendre compte de l'immensité du volume du gouffre.

Faune[modifier | modifier le code]

Le gouffre géant, outre ses caractéristiques dimensionnelles impressionnantes, possède la particularité d'être un lieu privilégié pour les chauves-souris. De l'hivernage à la reproduction, celles-ci utilisent en permanence la grotte. On[Qui ?] a observé dix espèces différentes à Cabrespine.

Visites[modifier | modifier le code]

Aménagé depuis 1988, le site bénéficie d’une structure moderne et de qualité. Plusieurs circuits sont offerts à la visite, un circuit complet et sportif de 4 à 5 heures et un aménagement en balcons dénommé « Balcons du Diable » permettant de découvrir le site sans fatigue et en toute sécurité, pouvant accueillir les handicapés.

Le site est praticable toute l'année, il compte une moyenne annuelle de 100 000 visiteurs[8]. Le gouffre a obtenu en 2005 le label Tourisme Handicap[9].

D'autres attractions sont disponibles aux alentours du Gouffre de Cabrespine[10]. En plus de la Grotte de Limousis, la région dispose de nombreux chemins de randonnée entretenus par le GRAAL[11] et répartis entre les villages de Cabrespine, Castans et Pradelles-Cabardès.

Les visites touristiques guidées qui ont lieu toute l'année durent 45 minutes. Le parking est gratuit. Les photographies et vidéo sont autorisées. La température est d'environ 15 °C.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]