Grottes de Maxange

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Grottes de Maxange
Panneau d'excentriques.
Localisation
Coordonnées
Pays
Région
Nouvelle-Aquitaine (Aquitaine)
Commune
Vallée
Caractéristiques
Type
Température
13 °C
Patrimonialité
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Les grottes de Maxange sont situées sur la commune du Buisson-de-Cadouin, au sud du département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine, entre Périgord noir et Bergeracois.

Découvertes en l'an 2000, elles sont ouvertes au public depuis 2003 et font partie des sites naturels classés depuis 2013.

Historique de la découverte[modifier | modifier le code]

En , les travaux d'exploitation d'une carrière de pierre à bâtir mettent au jour une petite cavité. Après trois séances de travail pour vider la terre qui la comble et se frayer un passage, Angel Caballero découvre les premières cristallisations le .

Le nom de Maxange vient de la contraction de deux prénoms : Maximilien (le père d'Angel, qui a débuté l'exploitation de la carrière) et Angel (l'inventeur des grottes).

Après mûre réflexion, la décision d'arrêter l'exploitation de la carrière Mestreguiral est prise, au profit de l'exploitation touristique. Des travaux d'aménagement sont alors entrepris, permettant d'accéder à une deuxième cavité, et les grottes ouvrent au public le , jour de Pâques[1].

Par arrêté du , la « grotte de Maxange et ses abords » sont classés[2],[3].

Description physique des cavités[modifier | modifier le code]

Les grottes de Maxange sont constituées de deux réseaux karstiques reliés artificiellement.

Longues d'environ 200 mètres, elles se composent d’une grotte inférieure, d’environ 70 mètres de long, qui offre quelques bouquets d’aragonite et d’une grotte supérieure, d’environ 130 mètres, qui offre des cristallisations en grande quantité.

Histoire géologique[modifier | modifier le code]

Les grottes de Maxange ont été creusées par une rivière souterraine au début de l'Éocène dans des calcaires jaunes du Campanien 3 (Crétacé supérieur).

Elles ont d’abord été creusées en régime noyé, puis l’abaissement du niveau de la zone noyée en a fait des grottes à l’air libre. Ensuite, l’érosion a apporté des sédiments sableux et argileux qui les ont comblées en grande partie.

Les cristallisations ont poussé pendant et à la suite de cette phase de comblement partiel. Par ailleurs quelques griffades et une omoplate attestent du passage de l'ours des cavernes dans la cavité.

Cristallisations[modifier | modifier le code]

Les cristallisations de calcite sont nombreuses et variées :

  • excentriques : ce sont de petites concrétions qui n'ont pas de direction privilégiée de croissance. Dans les grottes de Maxange, elles sont surreprésentées : elles couvrent des plafonds, des parois et recouvrent certaines stalactites, ce qui montre deux phases de cristallisations. L’une des excentriques, en forme de « perroquet », est l’emblème des grottes de Maxange ;
  • stalactites ;
  • stalagmites ;
  • colonnes, ou piliers ;
  • draperies ;
  • fistuleuses ;
  • triangles : découverts récemment dans une salle annexe, ils ne sont pas encore visibles pendant la visite.

L'aragonite est présente également, sous forme de bouquets.

La couleur de toutes ces concrétions va du brun, couleur terre, au blanc limpide. Ces variations de couleur sont dues à une concentration variable en oxydes de fer.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le site est visité annuellement par environ 40 000 personnes et emploie une dizaine de saisonniers pour la période estivale[4].

En 2022, le site a attiré 40 000 visiteurs[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Titia Carrizey-Jasick, « Extravagantes grottes de Maxange », Le Mag no 568, supplément à Sud Ouest, , p. 26-29.
  2. [PDF] Arrêté du 4 mars 2013 portant classement parmi les sites du département de la Dordogne de l'ensemble formé par la Grotte de Maxange et ses abords, sur le territoire de la commune du Buisson-de-Cadouin, DREAL Nouvelle-Aqutaine, consulté le .
  3. [PDF] Fichier national des sites classés, Ministère de la Transition écologique et solidaire, consulté le .
  4. Hervé Chassain, « Pour ses 20 ans, la grotte de Maxange s'agrandit », Sud Ouest édition Dordogne, , p. 16.
  5. « Le top des sites touristiques de Dordogne », Sud Ouest édition Dordogne, , p. 11.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]