Grottes de Folx-les-Caves

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Grottes de Folx-les-Caves
Image illustrative de l'article Grottes de Folx-les-Caves
Les grottes et leurs nombreuses voûtes.
Coordonnées 50° 40′ 04″ nord, 4° 56′ 19″ est
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Région wallonne
Province Brabant wallon
Massif Ardenne
Localité voisine Orp-Jauche
Signe particulier Carrière et champignonnière, chiroptères
Cours d'eau Ruisseau affluent de la Petite Gette

Géolocalisation sur la carte : Brabant wallon

(Voir situation sur carte : Brabant wallon)
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Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
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Géolocalisation sur la carte : Europe

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Les grottes de Folx-les-Caves sont des cavités souterraines situées sur le territoire de la commune d'Orp-Jauche dans le Brabant wallon, région wallonne, en Belgique.

Historique[modifier | modifier le code]

L'origine exacte du site n'est pas connue. Il ne s'agit pas réellement d'une grotte naturelle, mais d'une carrière souterraine. Certains[Qui ?] prétendent que ces grottes datent de l'époque préhistorique, mais cette information est erronée et n'est pas étayée par le moindre indice[réf. souhaitée].

Deux roches différentes y ont été exploitées, un tuffeau friable riche en carbonate de calcium a été utilisé au moins depuis le Moyen Âge pour l'amendement des terres agricoles. Une autre roche beaucoup plus cohérente a été exploitée à petite échelle pour la construction de quelques maisons, encore visible près du site et près de l'église. Cette exploitation se termina dans le troisième tiers du XIXe siècle.

Pendant des siècles, les grottes ont servi d'entrepôt pour le matériel agricole des villageois. Elles ont également servi d'abri pour la population pendant les guerres.

Entre 1750 et 1769, Pierre Colon, un brigand notoire qui terrorisait la région, utilisa le dédale sombre des grottes pour échapper à la justice[réf. souhaitée]. Actuellement encore quelques anecdotes se racontent encore à son sujet[Lesquelles ?].

Pendant la Terreur (1793-1797), des religieux se sont réfugiés dans les grottes. Certains venaient de l’abbaye de Boneffe. Ils ont sculpté deux autels : d’une part dans la salle appelée chapelle du Saint-Esprit, ainsi nommée parce qu’on a taillé dans la paroi des figures symbolisant la Trinité ; d’autre part, dans une galerie en cul-de-sac.

Description[modifier | modifier le code]

Les parois de cette mine sont couvertes de traces de coups de pic qui sont le témoin du labeur des mineurs. Une rampe d'accès mène actuellement à l'entrée de la grottes située à une profondeur de 13 m. Les grottes s'étendent sur environ six hectares et descendent jusqu'à 18 m de profondeur. Des éboulements ont obstrués plusieurs galeries. Cette ancienne carrière souterraine est visitable, mais une partie est fermée au public.

Les galeries forment un véritable labyrinthe creusé en voûte formé de multiples ramifications. Le tout basé sur une charpente de piliers de tuffeau extraordinairement bien équilibrés afin d'assurer la sécurité des travailleurs.

Une évacuation des eaux de la nappe phréatique atteinte lors du creusement des galeries évite l'inondation des lieux. Ce ruisselet souterrain parcourt quelques dizaines de mètres dans les galeries avant d’aller se jeter dans la Petite Gette. Son parcours est inconnu en amont. À certains endroits, la teinte foncée du bas de la paroi indique la présence de la craie indurée que certains pensent par erreur être due à la présence de l'eau, il s'agit en fait d'un phénomène purement géologique.

Faune et protection[modifier | modifier le code]

Le site est maintenant devenu un gîte d'hivernage pour une population de chauves-souris, pas moins de six espèces y ont été recensées. La population est surtout concentrée dans la partie non accessible au public. Cette partie non accessible pour des raisons de sécurité pourrait devenir utilement une réserve naturelle souterraine. Le site classé fait partie du réseau Natura 2000.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Grâce à l'équipement électrique, on a aujourd'hui une belle vue d'ensemble de ces grottes qui servirent encore, à partir de 1886, de champignonnière dont l'organisation était calquée sur celles existant à Paris. En 1948, on produisait encore 180 kg de champignons par jour.

Actuellement cette production n'est plus qu'anecdotique et permet d'expliquer aux visiteurs les particularités de la culture de ce mycète.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]