Font Estramar

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Font Estramar
image illustrative de l’article Font Estramar
Vasque de la font Estramar.
Coordonnées 42° 51′ 33″ nord, 2° 57′ 30″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Massif Corbières
Localité voisine Salses-le-Château
Altitude de l'entrée m
Longueur connue 2 900 m
Période de formation Jurassique
Type de roche Calcaire
Température 17°C

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Font Estramar

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Font Estramar

La font Estramar, ou fontaine de Salses, est une exsurgence située au pied des Corbières maritimes sur le territoire de la commune de Salses-le-Château, dans les Pyrénées-Orientales. Elle est l'une des deux exsurgences alimentant l'étang de Leucate.

La font Estramar est la résurgence la plus profonde explorée en plongée en Europe, la 5e plus profonde dans le monde.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom générique « font » signifie source[1]. Le nom de la font Estramar vient de « Font Extrema », en référence à sa situation à l'extrême limite du territoire de la commune de Salses-le-Château[2].

Spéléométrie[modifier | modifier le code]

La dénivellation de la cavité est de 262 m, pour un développement[N 1] de 2 900 m[3]. La cavité est totalement noyée et seulement accessible aux plongeurs équipés de scaphandres autonomes et rompus aux techniques de la plongée souterraine.

Géologie[modifier | modifier le code]

La cavité s'ouvre dans les calcaires jurassiques.

Une fontaine salée[modifier | modifier le code]

L'eau a la particularité d'être saumâtre du fait de la régression de la Méditerranée (entre 100-120 m) au Miocène supérieur (Messinien) il y a plus de 5 millions d'années qui entraîna une karstification sous le niveau marin actuel. Sa température reste constante tout au long de l'année (17-18°C). Son débit est le plus important de la région avec en moyenne 2,11 m3/s.

Plongée[modifier | modifier le code]

Plongeur au départ de la galerie sud.

Entièrement noyé, le réseau a commencé à être exploré en 1949. Il vit passer quelques grands noms comme Jacques-Yves Cousteau en 1951 et Haroun Tazieff[4].

L'apport des recycleurs et des mélanges synthétiques a permis de repousser à -191 m la profondeur maximum connue. Son extension dépasse les 2 800 m. Le 16 août 2013, Xavier Méniscus, équipé de double recycleur et aidé par une grosse équipe internationale, poursuit l'exploration de la cavité dans le puits du Loukoum géant situé à 513 m de l'entrée, jusqu'à la profondeur de -248 m portant le développement à 2 900 m[5].

En juillet 2015, Xavier Méniscus, avec l’aide d’une quinzaine d’équipiers, repousse l’exploration d’une trentaine de mètres à la profondeur de -262 m[6].

Accidents[modifier | modifier le code]

Un accident mortel en 1955 provoqua une interdiction de plongée[7]

Un plongeur meurt dans Font Estranamar en mai 2008. Le 24 mai 2012, un spécialiste du lieu, le gruissanais Jean-Luc Armengaud y perd également la vie[8],[9]. On recense également, le 23 janvier 2016, le décès d'un plongeur sétois d'une cinquantaine d'années, puis le 10 juin 2017 le décès d'un finlandais de 44 ans[10]. Le cascadeur belge Marc Sluszny disparait dans un accident de plongée le 28 juin 2018 ; le 9 juillet suivant, Laurent Rouchette, un plongeur-spéléologue du Spéléo Secours Français, décède pendant la recherche du corps.[11],[12].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En spéléologie, le développement est la longueur cumulée des galeries interconnectées qui composent un réseau souterrain.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bigot Jean-Yves, Vocabulaire français et dialectal des cavités et phénomènes karstiques, Paris, Spéléo-club de Paris, SCP - CAF édit., coll. « Mémoires du Spéléo-club de Paris » (no 25), , 184 p. (ISBN 2-910783-14-6, lire en ligne)
  2. « Salses-le-Château », sur Pyrénées-Orientales.com (consulté le 31 mars 2018)
  3. Bigot Jean-Yves, « Spéléométrie de la France. Cavités classées par département, par dénivellation et développement. », Spelunca Mémoires n° 27,‎ , p. 160 (ISSN 0249-0544).
  4. « Historique des plongées dans Font estramar. 1951 - 1957 ».
  5. Xavier Méniscus, « Exploration de la résurgence de Font Estramar à –248m » (consulté le 17 mars 2018).
  6. « -262 m pour Font Estramar », spéléo magazine, Corenc, Spéléo magazine, no 91,‎ , p. 4 (ISSN 1629-1573).
  7. « Résurgence de Font Estramar », sur plongeesout.com.
  8. Thierry Bouldoire, « Plongée fatale au célèbre Font Estramar », L'Indépendant,‎ (lire en ligne)
  9. Un Gruissanais trouve la mort en plongée dans la Font Estramar
  10. « Un plongeur spéléo meurt dans les Pyrénées-Orientales », sur www.francebleu.fr, (consulté le 10 juin 2017)
  11. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/07/09/97001-20180709FILWWW00344-un-speleologue-meurt-dans-un-gouffre-des-pyrenees-orientales.php
  12. « Opération de secours-Font Estramar (Salse le Chateau – 66)-Communiqué officiel du Spéléo Secours Français. ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]