Grottes de la Balme

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Grottes de la Balme
Image illustrative de l'article Grottes de la Balme
Entrée des grottes de La Balme
Coordonnées 45° 49′ nord, 5° 18′ est
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Localité voisine La Balme-les-Grottes
Type de roche Calcaire
Signe particulier Concrétions, marmites et labyrinthes
Température 12 à 15°C

Géolocalisation sur la carte : Isère

(Voir situation sur carte : Isère)
localisation

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
localisation

Les grottes de la Balme se situent dans le département de l'Isère, non loin des berges du Rhône, sur le territoire de la commune de La Balme-les-Grottes.

Le nom officiel de « grottes de la Balme » est, en fait, un pléonasme, car le terme Balme ou « baume » désigne une cavité naturelle typique des régions alpines et préalpines (barma en francoprovençal, baume en provençal).

Enfoncée dans une falaise dominant le Rhône, cette cavité au porche spectaculaire contient des traces d'occupation humaine très ancienne, abrite deux bâtiments religieux superposés et appartient à la commune qui l'a transformée en site touristique ouvert à tous les publics depuis deux siècles. Cette grotte est répertoriée dans l'ancienne liste des sept merveilles du Dauphiné et participe aux Journées européennes du patrimoine.

Localisation[modifier | modifier le code]

Située à l'extrême nord de l'Isère, sur le plateau de l’Isle Crémieu, la commune de La Balme-les-Grottes est située à 45 km au nord-est de Lyon et à 98 km au nord de Grenoble.

Les grottes se situent sur l’Espace Naturel Sensible (ENS) dit « les coteaux de Saint-Roch » au nord du département de l'Isère [1].

Accès[modifier | modifier le code]

Le village et sa cavité sont accessibles depuis l'autoroute A42, depuis Lyon en direction Genève, sortie N°7 Pérouges-Meximieux-Lagnieu (direction Lagnieu), puis par la route départementale RD65. L'entrée des grottes est à proximité du centre du bourg.

Les grottes sont ouvertes au public à de nombreuses périodes de l'année. Les visites sont payantes et encadrées par un guide[2].

Description[modifier | modifier le code]

La voute et les deux chapelles[modifier | modifier le code]

L'entrée de la cavité se présente sous la forme d'un porche de 35 m de haut et 28 m de large. Sur le côté, le visiteur peut découvrir une construction sous la forme de deux chapelles superposées qui datent respectivement du IXe siècle et du XIVe siècle. La première des deux chapelles (dite haute) est dédiée à la Vierge Marie et la seconde (dite basse) est dédiée à saint Jean-Baptiste. Le clocheton de cet ensemble religieux culmine presque au niveau de la voûte[3]. Un escalier intérieur relie les deux chapelles qui sont voûtées en berceau avec un chœur dit en « cul-de-four ». Les élévations latérales de la chapelle Notre-Dame sont décorées par des arcatures aveugles en plein cintre et l'ensemble repose sur des piliers. Le site est classé à l'inventaire des monuments historiques[4]

L'intérieur de la grotte[modifier | modifier le code]

Au-delà de cette voûte longue de 80 m, le visiteur peut accéder à une salle surmontée de la Grande Coupole, point de départ de de nombreuses galeries. Il y a notamment la galerie dite du Moine, celle de François Ier et celle du Lac.

Les grottes, par elles-mêmes (l'usage veut qu'on utilise le pluriel), présentent, lors des visites classiques, de nombreux petits bassins dénommés « gours », un lac souterrain, des labyrinthes de nature géologique et de nombreuses concrétions. Le site abrite également une faune très riche, comme des chouettes hulottes, des hirondelles des rochers et 22 espèces de chauves-souris. En outre, le site héberge de nombreuses tombes et des céramiques anciennes, laissées par les habitants de ces grottes qui se sont succédé durant plusieurs milliers d’années[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Préhistoire[modifier | modifier le code]

À la à fin de l’âge du Bronze, des hommes ont laissé d'importants vestiges dont de nombreuses tombes avec urnes cinéraires et offrandes animales découvertes dans des anfractuosités et sous des blocs rocheux dans de nombreux secteurs de la grotte[6].

La Renaissance[modifier | modifier le code]

Intérieur des grottes de la Balme, gravure de Victor Cassien de 1836.

Selon une légende bien établie, le roi François Ier serait venu dans ces grottes en 1516 avec sa mère, Louise de Savoie, après la bataille de Marignan. Le roi aurait prié dans la chapelle et aurait pris un souper dans la salle à manger, au bout du labyrinthe. Il aurait aussi conduit la première expédition de découverte du lac souterrain selon un guide local. qui précise également que « rien n’est vérifiable... ». Une fresque représentant pourtant ce roi de France, réalisée en 1882 par l'artiste Théodore Levigne, est visible à l'entrée de la grotte. Un des deux labyrinthes de la grotte porte aussi le nom de ce souverain[7].

Les Temps modernes[modifier | modifier le code]

Une référence au célèbre contrebandier français, Louis Mandrin, décédé en 1755, est également évoqué et son nom a été attribué à un des deux labyrinthes ainsi qu'à l'auberge voisine sans qu'on puisse savoir si l'homme a réellement fréquenté les lieux. En 1780, la grotte est explorée par le Marquis de la Poype.

L'Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Ces grottes sont ouvertes au public depuis 1807. Vers 1855, Etienne Rey élabore une première topographie dont le plan est publié dans un ouvrage spécialisé en 1899[8].

Le 20 avril 1919, dix personnes, dont un guide, trouvent la mort dans un accident de barque survenu sur le lac sans que l'enquête effectuée ensuite puisse déterminer les circonstances exactes du drame[9]. La légende veut qu'un couple de jeunes mariés faisait partie du groupe. Depuis cette époque une concrétion située dans le secteur porte le nom de « voile de la mariée »[10]

En 1952, de nombreux accidents de plongée se succèdent dans la grotte et en 1958, un plongeur trouve la mort en explorant un siphon[11].

De 1951 à 1984, depuis l'entrée du lac des grottes, près de 3200 mètres de réseau ont été découverts dont 1360 mètres de siphon[12].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Fréquentation[modifier | modifier le code]

Les grottes ont reçu un total de 53 498 visiteurs en 2014, soit une hausse de la fréquentation de ce site de 9,2 % par rapport à 2013 et de 18,1 % par rapport à 2012[13].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]