Grotte de Dargilan

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Grotte de Dargilan
image illustrative de l’article Grotte de Dargilan
Colonne de la grotte de Dargilan.
Coordonnées 44° 11′ 48″ nord, 3° 22′ 40″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lozère
Massif Causse Noir
Localité voisine Meyrueis
Altitude de l'entrée 860 m
Longueur connue 2 108 m
Période de formation Jurassique
Type de roche Calcaire
Température 10°C
Protection Logo des sites naturels français Site classé (1941)

Géolocalisation sur la carte : Lozère

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Grotte de Dargilan

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(Voir situation sur carte : Occitanie)
Grotte de Dargilan

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(Voir situation sur carte : France)
Grotte de Dargilan

La grotte de Dargilan, (surnommée « la grotte rose ») est située en Lozère à proximité de Meyrueis.

Découverte à la fin de l'automne 1880 par Sahuquet, un jeune berger alors à la poursuite d'un renard, il faut attendre 1888 pour que le spéléologue Édouard-Alfred Martel en fasse une exploration complète. Elle est aménagée et ouverte au public dès 1890.

Spéléométrie[modifier | modifier le code]

La dénivellation[N 1] de la cavité est de 107 m (-80,50 ; + 26,50) pour un développement[N 2] de 2 108 m[1].

Géologie[modifier | modifier le code]

La grotte s'ouvre dans les calcaires du Bathonien supérieur (Jurassique).

Description[modifier | modifier le code]

Encore en activité, la grotte de Dargilan est réputée pour la variété des concrétions qu'elle renferme. Outre les spéléothèmes classiques, tels que stalactites et stalagmites, deux colonnes âgées de 500 000 ans se détachent sur une paroi de 200 mètres de long et 18 mètres de hauteur qui est entièrement recouverte de draperies.

Au plafond de la salle supérieure, marquée par un effondrement vieux de 35 000 ans, pendent des multitudes de fistuleuses ou macaronis, concrétions tubulaires qui précèdent la naissance des stalactites.

Plusieurs salles inférieures suivent l'ancien cours d'une rivière qui se trouve actuellement à 120 mètres au-dessous de la grotte et se jette ensuite dans la Jonte. L'eau s'y accumule encore dans des gourgs peu profonds, avant de rejoindre par infiltration le cours actuel de la rivière.

La grotte de Dargilan est également connue pour ses couleurs. L'oxyde de fer la teinte ici en rose, plus loin dans un brun soutenu. L'oxyde de manganèse mêle du gris à ces couleurs chaudes. On peut voir aussi divers ocres et du blanc.

Classement et listes[modifier | modifier le code]

La grotte de Dargilan est un site classé depuis le 21 juillet 1941.

En 1999, un dossier de 18 sites et 24 grottes à concrétions du sud de la France est proposé pour une inscription sur la liste indicative du patrimoine mondial naturel, antichambre de la liste du patrimoine mondial[2],[3]. En octobre 2001 un avis défavorable est émis par l'union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Fin 2005, l'État français pense représenter une demande d'inscription. En 2007, le projet est retiré et l'Association de valorisation des cavités françaises à concrétions (AVCFC) regroupant 23 cavités du sud de la France est créée [4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel André, « Grotte de Dargilan », Spéléo, Corenc, Spéléo magazine, nos 97-98,‎ janvier/juin 2017, p. 92-97 (ISSN 1629-1573).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En spéléologie, les mesures négatives ou positives se définissent par rapport à un point de référence qui est l'entrée du réseau, connue, la plus élevée en altitude.
  2. En spéléologie, le développement correspond à la longueur cumulée des galeries interconnectées qui composent un réseau souterrain.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bigot Jean-Yves, « Spéléométrie de la France. Cavités classées par département, par dénivellation et développement. », Spelunca Mémoires n° 27,‎ , p. 160 (ISSN 0249-0544).
  2. UICN – Union mondiale pour la nature, « Évaluation UICN des propositions d’inscription de sites naturels et mixtes sur la Liste du patrimoine mondial », sur whc.unesco.org, (consulté le 23 février 2017).
  3. « Ensemble de grottes à concrétions du Sud de la France », sur whc.unesco.org (consulté le 23 février 2017).
  4. Roger Parzybut, « Une canditature pour figurer au patrimoine mondial de l'humanité-Un projet ambitieux. », Spéléo, Corenc, Spéléo magazine, nos 97-98,‎ janvier/juin 2017 (ISSN 1629-1573).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Dans la région :

Lien externe[modifier | modifier le code]