Grotte des Demoiselles

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Grotte des Demoiselles
Grotte des demoiselles vierge.jpg
Photo de la stalagmite de la Vierge à l'Enfant
Localisation
Coordonnées
Adresse
Localité voisine
Caractéristiques
Type
calcaire
Altitude de l'entrée
Entrée naturelle: 371 m
Longueur connue
500 m
Température
14°C

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
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Géolocalisation sur la carte : Occitanie (région culturelle)

(Voir situation sur carte : Occitanie (région culturelle))
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Géolocalisation sur la carte : Hérault

(Voir situation sur carte : Hérault)
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La grotte des Demoiselles est située sous le massif du Thaurac[1] dans la vallée du fleuve l'Hérault près de Ganges, dans le département de l'Hérault, Occitanie.

La connaissance de la grotte remonte à des temps immémoriaux. Une première exploration est menée le par Benoît-Joseph Marsollier des Vivetières[2]. La visite qui a permis de vraiment la connaître remonte à 1889 lorsque Édouard-Alfred Martel célèbre spéléologue s'y est engagé. La visite était alors périlleuse. C'est à partir de 1931 qu'elle fut aménagée. Elle est depuis ouverte au public. Son entrée est située sur la commune de Saint-Bauzille-de-Putois.

Formation de la grotte[modifier | modifier le code]

Le creusement principal s'est fait en source vauclusienne. Après des phases de colmatage au Pliocène terminal et au Quaternaire succède un épisode de concrétionnement et surcreusement antérieure à 250−300 ka BP. Une autre période ou les concrétions se sont développées est le début de la dernière période interglaciaire. Enfin des spéléothèmes se sont formés à l'Holocène[3].

La grotte se serait formée par l'effondrement de la masse calcaire à la suite d'une fragilisation par les pénétrations d'eau. Néanmoins, le doute subsiste quant à la provenance de cette eau : rivière souterraine disparue ou bien la rivière qui passe aujourd'hui 300 m plus bas mais avec laquelle aucune liaison n'a pour l'instant été localisée.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Autrefois appelée Grotte aux Fées, elle s'appelle désormais Grotte des Demoiselles pour faire suite à une légende locale.

Un berger à la recherche d'un agneau égaré se serait aventuré dans l'aven qui en marque l'entrée pour récupérer son bien. Entendant l'agneau sans pouvoir le voir, il s'est enfoncé plus avant, jusqu'à déboucher dans ce qui est baptisé aujourd'hui la cathédrale. N'étant éclairé que par une simple torche, il glissa et chuta au fond de la salle (60 m de chute entre les stalactites et stalagmites). Sonné par le choc, il aperçut, avant de s'évanouir, un groupe de jeunes demoiselles, dansant et chantant autour de lui. À son réveil, il était de retour en surface avec son agneau.

Et depuis ce jour, la grotte a été renommée.

Mais, il faut rappeler que "Demoiselles" est l'autre nom des divinités païennes qui vivent dans les bois, les grottes, les rivières.... Ce sont des esprits de la nature, analogues aux nymphes et aux dryades. [réf. nécessaire]

Classement[modifier | modifier le code]

En 1999 un dossier de 18 sites et 24 grottes à concrétions du sud de la France est proposé pour une inscription sur la liste indicative du patrimoine mondial naturel, antichambre de la liste du patrimoine mondial[4],[5]. En octobre 2001 un avis défavorable est émis par l'union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Fin 2005, l'état Français pense représenter une demande d'inscription. En 2007 le projet est retiré et l'association de valorisation des cavités Françaises à concrétions (AVCFC) regroupant 23 cavités du sud de la France est créée [6]. Le site est classé par décret ministériel du 17 septembre 2010 (Grotte des Demoiselles et ses abords). Znieff de type 1 (Gorges supérieures de l'hérault et du plateau de Taurac), de type 2 (Plateau du taurac), Natura 2000, Zico[7].


Galerie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Spéléologie: Le massif du Thaurac », sur st-guilhem-le-desert.com.
  2. Benoît-Joseph Marsollier des Vivetières, Description de La Baume ou Grotte des demoiselles, à Saint-Bauzile, près de Ganges, dans les Cévennes, s.l., s.n., , 24 p., In-8° (notice BnF no FRBNF30891438, lire en ligne).
  3. Sophie Rhis, Jean-Louis Poidevin et Michel Condomines, « Premiers âges U/Th sur la grotte des Demoiselles (Hérault) : évolution karstique et relation paléoclimatique [First U/Th ages from the « Grotte des Demoiselles » (Hérault-France) », Quaternaire,‎ , p. 293-297 (lire en ligne).
  4. UICN – Union mondiale pour la nature, « Évaluation UICN des propositions d’inscription de sites naturels et mixtes sur la Liste du patrimoine mondial », sur whc.unesco.org, (consulté le 23 février 2017).
  5. « Ensemble de grottes à concrétions du Sud de la France », sur whc.unesco.org (consulté le 23 février 2017).
  6. Roger Parzybut, « Une canditature pour figurer au patrimoine mondial de l'humanité-Un projet ambitieux. », Spéléo, Corenc, Spéléo magazine, nos 97-98,‎ janvier/juin 2017 (ISSN 1629-1573).
  7. - Fiche Dreal sur la grotte des Demoiselles.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guilhem De Grully, Claude Mouret et Louis Poidevin, « Grotte des Demoiselles », Spéléo, Corenc, Spéléo magazine, nos 97-98,‎ janvier/juin 2017, p. 50-55 (ISSN 1629-1573).

Liens externes[modifier | modifier le code]