Dune (roman)

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Dune
Auteur Frank Herbert
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Roman
Science-fiction
Version originale
Langue Anglais américain
Titre Dune
Éditeur Chilton Books
Lieu de parution Philadelphie
Date de parution 1965
Version française
Traducteur Michel Demuth
Éditeur Robert Laffont
Collection Ailleurs et Demain
Lieu de parution Paris
Date de parution 1970
Type de média Livre papier
ISBN 2-221-02602-0
Série Cycle de Dune
Chronologie
Consultez la liste des éditions de cette œuvre :
Dune (Frank Herbert).

Dune (titre original : Dune) est un roman de science-fiction de l'écrivain Frank Herbert, publié aux États-Unis en 1965. Il s'agit du premier roman du cycle de Dune.

Publié à l'origine sous forme de deux publications distinctes dans le magazine Analog en 1963-1964, c'est le roman de science-fiction le plus vendu au monde[1],[2]. Dans les éditions françaises, ce roman est quelquefois divisé en deux volumes (Dune I et Dune II)[3], comme lors de sa première publication dans Analog.

En 1966, le roman remporte le prix Hugo qui récompense les meilleures œuvres de science-fiction ou de fantasy, à égalité avec le roman Toi l'immortel de Roger Zelazny[4] et décroche la même année le premier prix Nebula du meilleur roman[5].

Historique de la publication[modifier | modifier le code]

Contexte fictionnel[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

L’histoire débute en l’an après la fondation de la Guilde spatiale. L'univers connu est régi par l’empereur Padishah Shaddam IV, le chef de la Maison Corrino, qui exerce son pouvoir féodal[6] sur la multitude de planètes de l'Imperium, un vaste empire qui s'étend sur des centaines de mondes dans la galaxie.

L'Imperium est issu du Jihad butlérien, un évènement qui débuta il y a plus de dix mille ans lorsque les humains se libérèrent du joug des machines pensantes et des robots intelligents qui les avaient asservis. Avec l'appui de la Guilde spatiale, qui possède le monopole des voyages interstellaires (ainsi que de la banque), l’humanité a conquis une grande portion de l’univers connu.

Toute forme d’intelligence artificielle étant désormais proscrite, diverses organisations ont été créées pour développer des talents humains palliant ce manque, ce qui a abouti à divers groupes spécialisés :

  • l'école des Mentats, des humains capables de performances mentales équivalant ou surpassant celles des ordinateurs ;
  • les navigateurs de la Guilde spatiale, des humains (en partie mutés) dotés d'une capacité de prescience limitée, ce qui leur permet de percevoir les trajectoires sûres lors des voyages spatiaux longue distance ;
  • l'ordre du Bene Gesserit, une communauté exclusivement féminine dédiée au développement des facultés humaines (mentales et physiques) et à l’enseignement, qui possède par ailleurs une vaste influence politique et religieuse au sein de l’Imperium ;
  • l'ordre du Bene Tleilax, qui maîtrise la génétique et crée des organismes biologiques à la demande, notamment humains, dont des clones (appelés gholas) ou ses Danseurs-Visage, des êtres artificiels communautaires capables de copier l'apparence, la voix, la gestuelle voire la mémoire d'autres personnes ;
  • les Ixiens, des concepteurs et des fabricants de matériel de haute technologie de toute sorte ;
  • les docteurs de l'école Suk, des praticiens de la médecine connus pour leur conditionnement impérial (un blocage mental qui les empêche de faire du mal à leurs patients), gage de sécurité.

L'école Suk en particulier est vitale dans le monde de l’Imperium, les grandes Maisons nobles de l'empire étant parfois ennemies et se livrant bataille. À cet effet, les assassinats et les « guerre des assassins » (des vendettas) sont monnaie courante dans cet univers, tout comme l'utilisation raffinée du poison, toléré dans certains cas. Ces formes de représailles (le terme utilisé officiellement est la « Rétribution ») sont acceptées par l'ensemble de la société de l'Imperium et codifiées (notamment dans le Guide des assassins et avec l'utilisation des Arbitres du changement lors des réattributions de fiefs planétaires entre maisons nobles). Par ailleurs, la pratique des « faufreluches », un système strict de classes sociales associé à un code de bienséance rigide, est inhérent à cet empire aristocratique (« Une place pour chaque homme et chaque homme à sa place »).

Cette spécialisation humaine pour pallier le remplacement des machines pensantes a été favorisée par une mystérieuse substance, dénommée « Épice » ou le « Mélange ». Le Mélange est un puissant stimulant cérébral qui permet aux navigateurs de la Guilde de décupler leurs capacités psychiques et ouvre aux membres du Bene Gesserit des capacités particulières. De plus, le Mélange accroît sensiblement la durée de vie de quiconque en consomme régulièrement et immunise le corps contre certaines maladies (voire certains poisons mineurs)[a].

L'origine précise de l’Épice reste un mystère, et les quantités récoltées sont extrêmement réduites, l’Épice n'étant disponible que sur une seule planète dans tout l'univers : Arrakis, la planète des sables. L’Épice est par ailleurs (à l'époque de l’Imperium) impossible à synthétiser[b]. L'ensemble de ces paramètres confère à cette substance une valeur monétaire particulièrement élevée, et fait l'objet d'une attention spéciale de la part de toutes les factions importantes qui s'agitent dans l’Imperium.

Parmi celles-ci, en plus du règne de l'empereur Padishah et de sa maison royale des Corrino, on peut citer le CHOM (Combinat des Honnêtes Ober Marchands), un conglomérat commercial qui s'étend sur toute la galaxie et le Landsraad, l'assemblée des Maisons nobles de l'Imperium qui est un contrepoids au pouvoir de l'empereur (avec par exemple la Maison Atréides ou la Maison Harkonnen). Par ailleurs, la Guilde spatiale, le Bene Gesserit et le Bene Tleilax usent de leur influence, souvent de manière discrète, pour faire aboutir leurs projets. De son côté, l'empereur maintient sa mainmise sur l’empire grâce aux Sardaukar, ses troupes d'élite fanatiques, redoutées dans tout l’Impérium pour leurs prouesses et leur férocité au combat.

Dune, la planète[modifier | modifier le code]

On ne trouve l'Épice que sur la planète Arrakis, la « planète des sables » que ses habitants autochtones, les Fremens, appellent « Dune ».

Vaste désert de sable torride ponctué de rares massifs montagneux, Dune est une planète au climat aride et desséché dû à une absence totale de précipitations. La planète est par ailleurs un lieu hostile et désolé, du fait des ravages engendrés par les vers géants de Dune, des créatures gigantesques qui attaquent et avalent tout ce qui passe à leur portée dans le désert, mais également à cause des effets des tempêtes Coriolis, des ouragans de sable à l'échelle d'un hémisphère qui ballaient la surface de Dune.

Les seuls ilots d'humanité stables sur la planète trouvent refuge dans les cités des « creux et les sillons » regroupées derrière le Bouclier, un vaste massif montagneux qui protège une partie de l'hémisphère nord (comme la capitale de la planète, Arrakeen) de l'attaque des vers, et les communautés Fremen qui habitent les sietchs du désert, des habitations troglodytes nichées aux alentours du Bouclier mais aussi dans le désert profond d'Arrakis. Enfin, les oasis à l’extrême sud de la planète regroupent une population éparse, notamment des contrebandiers.

Du fait de ce climat inhospitalier, sur Dune l’eau est un bien rare et précieux, son absence étant souvent synonyme de mort pour les habitants pauvres qui viendraient à en manquer. L'eau constitue aussi une monnaie d’échange locale et plusieurs dispositifs permettent de l’économiser ou de la récupérer, comme les pièges à vent ou les faucilles à rosée qui récupèrent l'humidité naturelle du matin et, chez les Fremens, les distilles (des combinaisons spéciales qui permettent de récupérer l'humidité du corps). Le pôle nord glacé de la planète est aussi exploité par la guilde des vendeurs d'eau, qui en tirent un pouvoir et une richesse importante.

Seule source d'Épice connue dans l'univers, la planète fait l'objet de la surveillance constante de l’empereur, qui a donné la gestion de ce fief planétaire à la Maison Harkonnen. Celle-ci dirige Arrakis d'une main de fer, ses équipes d’ouvriers parcourant le désert à la recherche d’Épice à moissonner, afin de payer la dîme à l’empereur et accroitre la fortune colossale du baron Vladimir Harkonnen et de sa famille. Dans sa quête éperdue du bénéfice, le baron n'hésite pas à faire « pressurer » et martyriser la population locale, en particulier les Fremen qu'il considère comme de la « racaille », les faisant chasser comme des bêtes sauvages. Par ailleurs, les contrebandiers présents sur la planète participent à plusieurs activités hautement rémunératrices et illégales, comme la récolte de l'épice, mais sont tolérés dans une certaine mesure, du fait de leurs avantages.

Les Fremen, dirigés par le planétologiste impérial autochtone Liet Kynes, ont cependant une espérance dans la croyance implantée chez eux qu'un sauveur, un messie qu'il appellent le « Mahdi », viendra un jour les libérer du joug des Harkonnen, transformant la planète désertique qu'est Dune en un paradis.

Résumé[modifier | modifier le code]

Le duc Leto Atréides, chef de la Maison Atréides, règne sur son fief planétaire de Caladan, une planète constituée de jungles et de vastes océans dont il tire sa puissance. Sa concubine, dame Jessica, est une adepte du Bene Gesserit, une école exclusivement féminine qui poursuit de mystérieuses visées politiques et qui possède des pouvoirs non moins étranges.

Par amour pour son concubin, Jessica donne à Leto un fils, Paul, désobéissant en cela aux directives de ses supérieures du Bene Gesserit, dont le programme génétique prévoyait qu’elle engendre une fille. Les Bene Gesserit (surnommées les « Sorcières » par ceux qui les craignent) cherchent, avec ces accouplements contrôlés, à créer par sélection génétique un être mâle, le Kwisatz Haderach, qui pourra voir ce qu’elles ne peuvent voir.

Paul, le fils de Leto et Jessica, est formé par les hommes du duc, qui comptent parmi les meilleurs guerriers de l'Imperium (notamment le mentat-assassin Thufir Hawat et les soldats d'élite Duncan Idaho et Gurney Halleck). Ils l'instruisent notamment à l’art du combat au couteau (l’arme la plus efficace dans l'Imperium depuis l’invention du bouclier à Effet Holtzman, un écran énergétique qui bloque les projectiles au-delà d'une certaine vélocité). Qui plus est, Paul bénéficie, grâce à sa mère Jessica, de l’enseignement Bene Gesserit sur le contrôle du corps et du système nerveux (prana-bindu) et, sous sa supervision, devient un combattant non armé redoutable. Enfin, Paul, qui fait des rêves prescients, semble aussi posséder des dons latents de Diseur de vérité et de mentat, à la satisfaction de son père qui rêve de le voir accéder un jour au trône du Lion de l'Imperium.

C'est alors que l'empereur Shaddam IV ordonne au duc Leto d'occuper le fief d'Arrakis, lui confiant la gestion de la planète Dune et de son Épice, jusqu'alors fief exclusif de la Maison Harkonnen, l'ennemi héréditaire des Atréides. L’Empereur, avec cette décision, joue en fait un double jeu. Il complote en secret avec les Harkonnen afin de détruire les Atréides dans le piège d’Arrakis, irrité par la popularité grandissante de son cousin Leto, le « duc Rouge »[c], auprès de l'assemblée des nobles des Grandes Maisons du Landsraad.

Après s'être installé avec sa Maison sur Arrakis et contré plusieurs attaques des Harkonnen (dont une qui visera son fils Paul), Leto est trahi par son médecin personnel de l'École Suk, le docteur Wellington Yueh, qui le livre inconscient aux Harkonnen après que ceux-ci aient envahi par surprise Arrakis, assistés secrètement par les troupes d’élite de l’Empereur, les Sardaukar. L'armée des Atréides est décimée et Jessica et Paul sont capturés par les Harkonnen.

Yueh, pourtant un serviteur loyal de la Maison Atréides et de son duc bien-aimé, est persuadé que son maître est tôt ou tard condamné, du fait des machinations de l'empereur contre lui. Par cette trahison, il souhaite utiliser Leto pour se venger des Harkonnen, sa femme Wanna, captive du baron Vladimir Harkonnen étant soumise aux effroyables tortures de Piter de Vries, son cruel mentat « tordu ». Le baron, faisant chanter Yueh (lui ayant promis de libérer sa Wanna sitôt Leto remit entre ses mains), réussit ainsi à annuler le conditionnement impérial strict de l’École Suk, qui normalement empêcherait Yueh d'agir de cette manière. De son côté, Yueh sait que c'est la seule chance qu'il a de tuer le baron et, au moyen d'une dent creuse remplie d’un gaz toxique qu'il a implantée dans la bouche de Leto, pense avoir sa revanche.

Mais le plan de Yueh échoue : alors qu'il livre Leto aux Harkonnen, le docteur est tué par Piter de Vries sur ordre du baron (qui révèlera à cette occasion que Wanna est morte depuis longtemps). Par la suite, Leto, affaibli par sa détention, confond le baron avec De Vries et relâche en mourant son gaz toxique sur le mentat, tuant ce dernier à la place du baron qui échappe de peu à l'attentat.

Pendant ce temps, Paul et Jessica, aidés secrètement par Yueh qui leur a préparé un moyen de s'échapper, parviennent à s’enfuir dans le désert où ils étaient conduits pour y être tués par les Harkonnen. Retrouvés par Duncan Idaho, ils se rendent au sietch Fremen de Liet Kynes, le planétologiste impérial autochtone, qui hésite à les aider. Alors qu'ils scellent une alliance, ils sont retrouvés par les Sardaukar (déguisés en Harkonnen) qui attaquent le sietch de Kynes. Duncan meurt en protégeant leur fuite.

Échappant aux Harkonnen toujours à leur trousses, Paul et Jessica se dirigent dans le désert profond. Ils y rencontrent une troupe Fremen menée par Stilgar, le naib (chef tribal) du sietch Tabr et, après avoir réussi à montrer leur valeur, parviennent à intégrer la tribu.

(Ici se situe la transition entre les tomes I et II du roman)

Jessica et Paul sont réfugiés au sietch Tabr chez les Fremen, le peuple du désert « natif » d’Arrakis. Les Fremen, guidés par Liet Kynes (qui a depuis été éliminé par les Harkonnen), voient en Paul un messie, leur « Mahdi », qui leur apportera la liberté. Paul change alors de nom, devenant Muad-Dib et prend comme concubine une Fremen, Chani, fille de Liet, nièce de Stilgar et sayyadina (prêtresse de la tribu) du sietch Tabr.

Utilisant à son profit la Missionaria Protectiva du Bene Gesserit implantée dans les croyances des Fremen, Jessica devient la nouvelle Révérende Mère du sietch Tabr, après avoir transformé l’Eau de la Vie (un poison violent que seules les Révérendes Mères du Bene Gesserit sont censées pouvoir neutraliser), prouvant ainsi aux Fremen qu'elle ne ment pas. Peu après, elle donne naissance à sa fille Alia, fruit de son union avec Leto et sœur de Paul.

Paul, au fur et à mesure de son contact avec l’Épice sur Dune, voit ses pouvoirs de prescience s'éveiller. Après avoir échappé aux Harkonnen, il découvre dans un rêve prescient le lien de parenté de sa mère Jessica avec le baron Harkonnen (qui s’avère être sa fille cachée). Par la suite, il a une révélation lorsqu’il absorbe l’Eau de la Vie (ce qui est normalement interdit aux êtres mâles) et, après un long coma, survit à l'expérience. Sa conscience en est alors décuplée ; il peut voir le « maintenant » et l'avenir en tout lieu. Il est alors révélé comme le Kwisatz Haderach, celui qui peut voir le passé et le futur. Grâce à ces dons, Paul perçoit les menaces de ses ennemis qui s'assemblent contre lui, notamment l'empereur allié à la Guilde spatiale et aux grandes Maisons, et en arrive à la conclusion que celui qui peut détruire l’Épice possède le moyen de la contrôler.

Au fil du temps, Paul Muad’dib, aidé par Stilgar et Jessica, rassemble les tribus Fremen sous son autorité, les entraine et harcèle les troupes Harkonnen d'Arrakis, celles-ci étant dirigées par Glossu Rabban, dit « Rabban la Bête », un des neveux du baron qui exerce la gérance de la planète. La Maison Harkonnen doit alors affronter la puissance du désert, réveillée et menée par l'insaisissable Muad’dib, la « souris du désert » aux tactiques surprenantes. Paul retrouve ensuite Gurney Halleck, alors allié aux contrebandiers de Dune qui l’avaient recueilli après la défaite de la Maison Atréides.

Devenu chef et messie des Fremen, Paul Muad’Dib mène ses troupes de victoires en victoires face aux forces Harkonnen et aux Sardaukar de l’empereur, bien qu'il perde son premier fils lors d'une bataille. Dominant le désert, il s'attaque ensuite à la capitale, Arraken, qu'il prend d'assaut alors que l'empereur Shaddam IV, venu faire régner l'ordre de l'Imperium sur Arrakis, y est réfugié avec ses soldats. Au moment de l'assaut final, Alia tue le baron Vladimir Harkonnen (son grand-père maternel) avec une aiguille empoisonnée.

Vaincu, Shaddam IV est forcé d'abdiquer. Il est ensuite obligé par Paul d’accepter le mariage de ce dernier avec sa fille, la princesse Irulan Corrino, ce qui donne par voie de conséquence le trône impérial à Paul Atréides. Shaddam IV est par la suite exilé sur Salusa Secundus, la planète-mère de la Maison Corrino et le siège de la formation des Sardaukars, pendant que les légions Fremen sont lâchées sur l'Imperium, plantant la bannière verte et noire des Atréides sur tous les mondes habités de l'univers connu, dans un jihad qui ravage la galaxie...

Personnages[modifier | modifier le code]

Article connexe : Liste des personnages de Dune.
Maison Atréides
Maison Harkonnen
Maison Corrino
Bene Gesserit
Fremen
  • Les Fremen, les habitants « natifs » d'Arrakis.
  • Liet Kynes, le planétologiste impérial, natif d'Arrakis et père de Chani, ainsi qu'une figure vénérée chez les Fremen. Nommé Arbitre du changement par l’empereur lors de la cession du fief d'Arrakis des Harkonnen aux Atréides.
  • Stilgar, le naib (chef tribal) Fremen du Sietch Tabr.
  • Chani, la concubine Fremen de Paul, fille de Liet et nièce de Stilgar.
  • La Shadout Mapes, la gouvernante principale à la résidence ducale d'Arrakeen sur Arrakis.
  • Jamis, un guerrier Fremen tué par Paul lors d'un duel rituel initié par Jamis.
  • Harah, l'épouse de Jamis et plus tard la servante de Paul.
  • Ramallo, la Révérende Mère Fremen du Sietch Tabr.
Contrebandiers
  • Esmar Tuek, un important contrebandier et le père de Staban Tuek. Tué par le docteur Yueh dans la résidence ducale d'Arrakeen avant l'attaque des Harkonnen.
  • Staban Tuek, le fils d'Esmar Tuek, un contrebandier qui prend sous ses ordres Gurney Halleck et sa troupe d'hommes rescapés de l'attaque des Harkonnen.

Place dans le cycle de Dune

Article détaillé : Cycle de Dune.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Œuvres de l’univers de Dune

Cinéma[modifier | modifier le code]

Un documentaire, Jodorowsky's Dune, réalisé par Frank Pavich et retraçant le développement du projet, a été présenté à la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes 2013. Le documentaire est sorti en France le .

Télévision[modifier | modifier le code]

  • En 2000, le roman est adapté dans la série télévisée Dune.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Livres audio en français[modifier | modifier le code]

La traduction française est éditée en avril et mai 2019 par Lizzie, marque de livres audio du groupe Editis :

  • Frank Herbert, Dune : Livre premier : Dune - Livre second : Muad'Dib, Paris, (EAN 9791036603174).
    Texte intégral ; interprète : Benjamin Jungers ; support : 2 CD audio MP3 ; durée : 10 h 11 min et h 42 min environ.
  • Frank Herbert, Dune : Livre troisième : Le Prophète - Appendices, Paris, (EAN 9791036605086).
    Texte intégral ; interprète : Benjamin Jungers ; support : 1 CD audio MP3 ; durée : h 55 min environ.
    Le « Lexique de l'Imperium » n'est pas inclus dans la narration.

Un classique de la science-fiction[modifier | modifier le code]

Ce roman est considéré comme un grand classique de la science-fiction dans les ouvrages suivants :

  • Annick Beguin, Les 100 principaux titres de la science-fiction, Cosmos 2000, 1981 ;
  • Jacques Sadoul, Anthologie de la littérature de science-fiction, Ramsay, 1981 ;
  • Jacques Goimard et Claude Aziza, Encyclopédie de poche de la science-fiction. Guide de lecture, Presses Pocket, coll. « Science-fiction », no 5237, 1986 ;
  • Denis Guiot, La Science-fiction, Massin, coll. « Le monde de … », 1987 ;
  • La Bibliothèque idéale de la SF, Albin Michel, (1988) ;
  • Enquête du Fanzine Carnage mondain auprès de ses lecteurs, 1989 ;
  • Lorris Murail, Les Maîtres de la science-fiction, Bordas, coll. « Compacts », 1993 ;
  • Stan Barets, Le science-fictionnaire, Denoël, coll. « Présence du futur », 1994 ;
  • Bibliothèque idéale du webzine Cafard cosmique.

Il est étudié d'un point de vue philosophique dans l'article de Terence Blake, « Deleuze et Dune : éloge de la divergence », in Philosophie, science-fiction ?, sous la direction de F. Albrecht, E. Blanquet, J.-L. Gautero & É. Picholle. Éditions du Somnium, octobre 2014.

Autour du roman[modifier | modifier le code]

Certains noms de planètes issues des romans de Dune (comme Arrakis, Buzzel, Caladan, Corrin, Chusuk, Ecaz, Gammu (Geidi Prime), Ginaz, Hagal, Harmonthep, Jonction, Kaitan, Lampadas, Lankiveil, Lernaeus, Niushe, Poritrin, Richese, Rossak, Salusa Secundus, Tleilax et Tupile) ont été adoptés pour la nomenclature réelle des plaines et autres caractéristiques de Titan, la lune de la planète Saturne[13],[14],[15],[16].

Article détaillé : Liste des planètes de Dune.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Comme noté par le duc Leto Atréides dans le roman quand il arrive sur Dune.
  2. Dans Les Hérétiques de Dune, le Bene Tleilax parviendra à créer l’Épice de synthèse, la produisant alors en quantité industrielle avec ses cuves Axlotl, démocratisant ainsi son emploi par le commun des mortels.
  3. En référence au titre de « chevalier de l'Imperium » du duc Léto et au faucon à crête rouge, l'emblème de la Maison Atréides.

Références[modifier | modifier le code]

  1. William F. Touponce, Frank Herbert, Boston, Massachusetts, Twayne Publishers imprint, G. K. Hall & Co, (ISBN 0-8057-7514-5), « Herbert's Reputation », p. 119 :

    « "Locus" ran a poll of readers on April 15, 1975 in which "Dune" 'was voted the all-time best science-fiction novel … It has sold over ten million copies in numerous editions.' »

  2. (en) « SCI FI Channel Auction to Benefit Reading Is Fundamental » [archive du ], PNNonline.org (Internet Archive), (consulté le 28 septembre 2007) :

    « Since its debut in 1965, Frank Herbert's "Dune" has sold over 12 million copies worldwide, making it the best-selling science fiction novel of all time ... Frank Herbert's Dune saga is one of the greatest 20th Century contributions to literature. »

  3. (en) « Dune (Livre, 1991) », worldcat.org.
  4. « The Hugo Awards: 1966 », sur TheHugoAwards.org, World Science Fiction Society (consulté le 8 mars 2011)
  5. « 1965 Nebula Awards » [archive du ], NebulaAwards.com (consulté le 17 mars 2010)
  6. « En effet le Jihad butlérien a créé une société féodale quelque peu bloquée ». Frank Herbert (trad. Michel Demuth), Dune, vol. tome II, Robert Laffont, coll. « Pocket science-fiction / Cycle de Dune », , 512 p. (ISBN 2-266-11403-4), p. 8
  7. Alejandro Jodorowsky, Moebius et Christopher Foss, « Dune le film que vous ne verrez jamais », Métal hurlant, no 107,‎ , p. 116 (lire en ligne)
  8. Marc-André Lussier, « Denis Villeneuve réalisera la nouvelle adaptation de Dune », sur La Presse.ca, .
  9. Christophe Foltzer, « Timothée Chalamet nous explique pourquoi le Dune de Denis Villeneuve, ça va être super », sur ecranlarge.com, 29 septembree 2018.
  10. a b et c (en) Kayleigh Donaldson, « Denis Villenueve's Dune Movie: Everything You Need To Know », sur screenrant.com, .
  11. Christophe Foltzer, « Dune : Denis Villeneuve a peut-être trouvé sa Dame Jessica et ce n'était pas une Mission : Impossible », sur ecranlarge.com, .
  12. Edouard Orozco, « Dune : Denis Villeneuve prévoit au moins deux films », sur Première.fr, .
  13. (en) « Five Names Approved for Titan: Salusa, Niushe, Harmonthep, Corrin, and Ochumare », astrogeology.usgs.gov, 15 septembre 2017.
  14. « Two Names Approved for Titan: Giedi Planitia and Tsiipiya Terra », astrogeology.usgs.gov, 24 août 2017.
  15. (en) « Gazetteer of Planetary Nomenclature: Titan Planitiae », Planetarynames.wr.usgs.gov (consulté le 3 janvier 2015)
  16. (en) « Gazetteer of Planetary Nomenclature: Titan Labyrinthi », Planetarynames.wr.usgs.gov (consulté le 3 janvier 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]