J. K. Rowling

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J. K. Rowling
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J. K. Rowling à la Maison-Blanche, en 2010.
Nom de naissance Joanne Rowling
Alias
J. K. Rowling[1]
Robert Galbraith[2]
Naissance (52 ans)
Yate, South Gloucestershire[3]
Angleterre, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Anglais britannique
Genres

Œuvres principales

Signature de J. K. Rowling

Joanne Rowling, connue sous les pseudonymes de J. K. Rowling et Robert Galbraith, est une romancière et scénariste britannique née le dans l’agglomération de Yate, dans le Gloucestershire, en Angleterre. Elle doit sa notoriété mondiale à la série Harry Potter, dont les romans traduits en près de 80 langues ont été vendus à plus de 450 millions d'exemplaires dans le monde.

Issue d’une famille modeste, elle a écrit sa première « histoire » à l'âge de six ans. Après des études à l'université d'Exeter ainsi qu'à la Sorbonne où elle a obtenu un diplôme en littérature française et en philologie, elle a travaillé un temps au sein d'Amnesty International, puis a enseigné l'anglais et le français. C'est à vingt-cinq ans qu'elle a bâti les premiers concepts et institutions de son univers sorcier, dans lequel un enfant orphelin découvrait à la fois son héritage tragique et ses talents de magicien.

Jeune mère divorcée vivant d’allocations, elle a rédigé le premier roman des aventures de Harry Potter, L'École des sorciers, dans un contexte d'isolement et de dépression et a dû attendre plusieurs années avant que ce premier roman paraisse en 1997 chez Bloomsbury. Le succès planétaire des six romans suivants, des films de la franchise ainsi que des travaux dérivés de Harry Potter (nouvelles, contes, pièce de théâtre) lui ont permis d'acquérir une fortune estimée en 2008 par le Sunday Times à 560 millions de livres (environ 590 millions d’euros), dont une partie est reversée à de nombreuses associations caritatives luttant contre la maladie et les inégalités sociales. J. K. Rowling devient une philanthrope reconnue en cofondant notamment l'association Lumos.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Joanne « Jo » Rowling est la fille d'Anne Volant (1945-1990), technicienne de laboratoire[b 1],[4], et de Peter James Rowling (né en 1945), ingénieur en aéronautique[5]. Ses parents, qui habitent à Londres durant leur adolescence, se rencontrent lors d'un trajet en train entre King's Cross et Arbroath, en Écosse, en 1964[4]. Peter Rowling part alors rejoindre les rangs de la Royal Navy, et Anne ceux du Women's Royal Naval Service, l'équivalent féminin[6].

L'arrière grand-père maternel de J. K. Rowling, le Français Louis Volant, a reçu la Croix de Guerre pour bravoure exceptionnelle après avoir défendu le village de Courcelles-le-Comte durant la Première Guerre mondiale[7]. L'auteure pensait à l'origine que Louis Volant avait gagné la Légion d'honneur, comme elle l'a formulé en recevant elle-même la distinction en 2009[8]. Elle a découvert en 2015, en participant à l'émission britannique de généalogie Who Do You Think You Are?, que la Légion d'honneur fut décernée à un homonyme[9].

Enfance (1965 - 1975)[modifier | modifier le code]

Une rue pavée ensoleillée bordée d'arbres feuillus sur la droite et d'immeubles rouges sur la gauche
Les parents de Rowling emménagent dans les faubourgs de Bristol vers 1965.

Après avoir quitté la marine, les parents de Joanne Rowling s'installent dans les faubourgs de Bristol, dans l'ouest de l'Angleterre[3], où Peter Rowling devient ingénieur en aéronautique pour Rolls-Royce[5]. Ils se marient en mars 1965[10] et Anne Rowling donne naissance à Joanne le 31 juillet de la même année, à Chipping Sodbury[3]. Peter et Anne Rowling espéraient alors un garçon, qu'ils auraient baptisé « Simon John »[11]. La sœur de Joanne, Dianne (« Di »[6]), vient au monde deux ans plus tard[12].

En 1969, la famille Rowling part s'installer à Winterbourne[12], toujours dans les faubourgs de Bristol, dans une maison un peu plus grande. Les deux sœurs passent beaucoup de temps à jouer dans l'épicerie dont Kathleen et Ernest Rowling, leurs grands-parents paternels, sont propriétaires[13]. Elles jouent également avec les autres enfants de leur nouvelle rue, et notamment avec un frère et une sœur dont le nom de famille est Potter[6]. Un nom que Rowling préfère au sien puisque ce dernier est régulièrement sujet aux jeux de mots affligeants tels que Rowling stone ou Rowling pin (« rouleau à pâtisserie »)[6]. Cependant, à l'école primaire St Michael[14], Rowling trouve l'environnement « détendu » et lui convenant parfaitement dans la mesure où elle y fait beaucoup de poterie, de dessin et de rédactions[6]. Elle évolue également dans un environnement propice à la lecture ː ses parents, et surtout sa mère, lui transmettent très tôt le goût des histoires[a 1]. Ainsi, elle écrit son premier récit complet à l’âge de six ans : l’histoire d’un lapin nommé Rabbit[12],[15], qui selon Rowling était tout simplement « un plagiat » d'une histoire de Richard Scarry qu'elle adorait écouter[a 2]. Son directeur d'école, Alfred Dunn, fut plus tard sa principale source d'inspiration pour le personnage d'Albus Dumbledore[16],[14].

Une petite maison de village en pierre grise, envahie par la végétation et bordée d'un muret en pierre
« Church Cottage », à Tutshill, près de la forêt de Dean. La famille y emménage en 1974 lorsque Joanne Rowling à neuf ans.
Vue ensoleillée sur un pont métallique blanc en contrebas séparant les deux rives d'un large fleuve. Sur la rive de gauche sont visibles les contours d'une grande ville avec un château médiéval, et sur la rive droite une zone plus rurale
Chepstow au Pays de Galles. Au second plan est visible le château mentionné par Rowling.

En 1974, lorsque Rowling a neuf ans, ses parents décident de partir vivre à la campagne et la famille déménage à Tutshill[12], un petit village du Pays de Galles proche de Chepstow (bordant la forêt de Dean), dans une maison appelée « Church Cottage »[17]. Chepstow est dominée par un château au sommet d'une falaise, ce qui, selon Rowling aujourd'hui, « peut expliquer beaucoup de choses[a 3] ». Les deux sœurs intègrent une vieille école de campagne où Joanne ne se plaît pas du tout[6]. Ce dernier déménagement coïncide par ailleurs avec la mort de leur grand-mère Kathleen[6]. Très attristée par cet événement, Rowling choisira plus tard d'inclure l'initiale de son prénom dans son pseudonyme : le « K » de J. K. Rowling[1],[6].

Rowling, qui est la seule de sa famille à se rendre régulièrement à la messe[11], est baptisée à onze ans à l'église St Luke jouxtant la maison[11],[a 3] et gagne son argent de poche en y effectuant régulièrement des heures de ménage avec sa sœur, payées à 1£ chacune[11]. Elle en profite pour noter quelques noms figurant dans le registre de l'église pour ses propres histoires et Dianne et elle s'amusent à le signer régulièrement[11]. Au même âge, Rowling aurait rédigé un roman évoquant sept diamants maudits et les mésaventures de leurs possesseurs[12].

Adolescence et études supérieures (1976 - 1986)[modifier | modifier le code]

Dans une salle, plusieurs personnes émerveillées observent une femme debout sur un socle de pierre, à droite. Sur la gauche, une autre femme s'agenouille et tend les bras vers la première femme.
La statue d'Hermione reprenant vie dans Le Conte d'hiver, dessin à l'encre datant du milieu du XIXe siècle. Rowling a emprunté le prénom à Shakespeare pour son héroïne Hermione Granger.

Rowling intègre à onze ans le collège de Wyedean à Sedbury où travaille sa mère (au département des sciences[b 1]) en 1976. « Tranquille, myope, couverte de taches de rousseur et nulle en sport »[18], elle découvre le théâtre de Shakespeare, avec notamment Le Roi Lear et Le Conte d'hiver, d'où le prénom de son personnage, « Hermione », a été tiré[a 4]. Durant cette période, sa belle-tante lui remet une copie de l'autobiographie de Jessica Mitford, Hons and Rebels[19] et Mitford devient un modèle pour Rowling, qui lit alors tous ses livres[20]. À la maison, les deux sœurs ont la possibilité de lire tous les livres présents sans aucune restriction[a 5]. Rowling commence à découvrir d'elle-même l'univers de Jane Austen à onze ou douze ans avec Orgueil et préjugé[a 5] et lit La Foire aux vanités de Thackeray à quatorze ans[a 5].

En cours, elle est impressionnée par Miss Shepherd, son enseignante d'anglais stricte à l'humour « mordant », qui se montre consciencieuse, féministe et passionnée par son métier[a 6]. Rowling précise plus tard qu'il s'agit de la seule enseignante à qui elle s'est confiée[a 7]. Elle est aussi déstabilisée par l'enseignement de son professeur de chimie, John Nettleship, surnommé Stinger (« celui qui pique ») par ses élèves[21], dont la personnalité rappelle celle de l'énigmatique professeur Rogue[22]. Réputé sévère et sarcastique, John Nettleship précisera plus tard avec humour qu'il se considère comme un adepte du proverbe « qui aime bien châtie bien »[21]. Il perçoit la jeune Rowling comme étant timide, discrète, intelligente et absolument pas intéressée par les sciences[22]. Par ailleurs, le professeur de chimie et Anne Rowling, la mère de Joanne, travaillent ensemble dans le même département[10].

Entre temps, la jeune Rowling raconte à ses amis de longs récits nés de son imagination et se passionne pour les langues[23]. L'événement le plus difficile de son adolescence est la découverte de la maladie de sa mère, en 1980[24], alors que Rowling n'a que quinze ans. Les médecins diagnostiquent une maladie du système nerveux central : une sclérose en plaques[6]. L'état d'Anne Rowling se dégrade alors lentement mais de façon régulière[6].

Lors de sa dernière année à Wyedean[a 7], elle fait la connaissance de Sean Harris, qui deviendra son meilleur ami et propriétaire de la « véritable » Ford Anglia turquoise dans laquelle ils prendront régulièrement l'habitude de « s'échapper » de l’école[25]. C'est à lui que Rowling confie pour la première fois sa volonté de devenir écrivain[6]. Le même modèle que celui de sa voiture apparaît en clin d’œil à plusieurs reprises dans le deuxième roman Harry Potter, que l'auteure dédiera à son ami lors de sa publication[25]. Harris deviendra célèbre par la suite pour avoir été celui qui inspira officiellement le personnage de Ron Weasley[21],[26].

Pour son baccalauréat, Rowling choisit des matières essentiellement linguistiques, c'est-à-dire l’anglais, le français et l’allemand[10], où elle obtient de bons résultats à ses examens finaux (deux A et un B[10]).

Un escalier de pierre menant à un petit jardin à la française en contrebas sur la gauche. Au loin sur la droite, derrière quelques arbres, se trouve un grand bâtiment cubique en pierres blanches, ressemblant à un manoir, avec de nombreuses cheminées et fenêtres
Rowling s'inscrit à l’université d'Exeter en 1983 pour y étudier la littérature antique.

En 1983, ses études secondaires étant terminées, Rowling fait une demande d’inscription à l’université d'Oxford, mais son dossier est refusé car son école d'origine ne jouit pas d’une bonne réputation[21]. Elle est acceptée à l’université d'Exeter[12], près de la côte Sud de l'Angleterre, où elle perfectionne son français et étudie la littérature antique de 1983 à 1986 pour faire plaisir à ses parents qui souhaitent qu'elle devienne secrétaire bilingue[27]. Mais la démotivation est rapidement ressentie et sa présence en cours est irrégulière[21],[10]. Martin Sorrell, un professeur de français à Exeter, se souvient « d'une étudiante compétente et tranquille, avec une veste en jean et des cheveux noirs, qui, en termes académiques, donnait l'impression de faire ce qui était nécessaire[5] ». D'autres professeurs décrivent une étudiante « rêveuse » ou quelqu'un « de très intériorisé n'étant pas en relation active avec le monde extérieur »[21].

dessin en noir et blanc représentant un groupe d'individus dans une salle. Sur la partie gauche, une femme assistée de deux hommes (l'un la retenant d'une main et l’autre se tenant la tête derrière elle), semble vouloir s'avancer. Sur la partie droite, un homme sort de la pièce en regardant derrière lui. Il est encadré par un homme qui lui tient la porte et un second qui tient une lance.
Darnay quittant la salle d'audience pour être exécuté. Gravure de Fred Barnard (1870) pour Le Conte de deux cités de Dickens.

En parallèle, Rowling se rend très souvent à la bibliothèque. C'est à cette période qu'elle découvre notamment l'univers de Tolkien en se consacrant durant plusieurs mois à la lecture du Seigneur des anneaux[21], ainsi que l'univers de Charles Dickens avec son roman Le Conte de deux cités, situé au temps de la Révolution française à Paris et à Londres, et dans lequel la loyauté et le courage du personnage de Charles Darnay marquent profondément l'esprit de la jeune femme[10].

Distraite, Rowling perd des polycopiés et oublie de s'inscrire aux examens, abandonnant de ce fait la littérature antique[10]. Elle décide de passer l’année 1985 à la Sorbonne dans le cadre d'un stage d'enseignement, pour y enseigner l'anglais[a 8] et améliorer sa maîtrise de la langue française[28],[29]. Elle termine ses études à Exeter l'année suivante avec un diplôme de deuxième classe[10].

Amnesty International et naissance de Harry Potter (1986 - 1990)[modifier | modifier le code]

Dessin enfantin représentant trois enfants avec leur mère, venus rendre visite à leur père qui se trouve derrière des barreaux.
Timbre Amnesty International émis par les Îles Féroé en 1986.

Après ses études, Rowling s'installe rapidement à Londres pour travailler au service de recherche d'Amnesty International en tant que secrétaire bilingue[30]. Une expérience qui fut, selon ses propres termes, « l'une des plus formatrices » de sa vie[30]. Elle lit des lettres d'hommes et de femmes originaires d'Afrique francophone[a 9], menacés d'emprisonnement pour tenir informé le monde extérieur du régime totalitaire dont ils sont les sujets, ou encore les récits de témoins ou de victimes de torture, d'enlèvements ou de viols[30].

« J'ai commencé à faire des cauchemars, des cauchemars littéraires, à propos de certaines choses que j'ai vues, entendues et lues. […] Mais le pouvoir de l'empathie humaine, menant à une action collective, peut sauver des vies et libérer des prisonniers. Les gens ordinaires, dont le bien-être personnel et la sécurité sont assurés, peuvent se réunir en grand nombre pour sauver des personnes qu'ils ne connaissent pas et ne rencontreront probablement jamais. Ma petite participation à ce processus a été à la fois l'une des plus grandes leçons d'humilité et une des expériences les plus inspirantes de ma vie[30]. »

— J. K. Rowling (extrait de son discours à Harvard en juin 2008)

Un quai de gare vue en légère plongée, avec deux trains côte à côte à l'arrêt. La lumière du soir est vive et rasante et une silhouette en contre-jour se distingue au bord du quai, parmi la foule des passagers
C'est en attendant un train à la gare de King's Cross en 1990 que Rowling visualise pour la première fois le personnage de Harry Potter.

Pendant ce temps, J. K. Rowling entame une vie parallèle en tant qu'écrivain, travaillant sur deux romans pour adultes qui n'ont a priori jamais été publiés[10].

En 1990[1], elle travaille à la chambre de commerce de Manchester[4] et décide donc de s'installer dans cette ville avec son compagnon[6]. C’est lors d’un retard de train de Manchester à Londres qu’elle imagine l’histoire d'un garçon ignorant être un sorcier et recevant une invitation pour l'école de sorcellerie[21]. Elle n'a rien pour écrire[6], mais passe son voyage à imaginer la situation et à identifier ses personnages, notamment Ron Weasley, pour lequel elle s'inspire de son ami Sean Harris[21], et Rubeus Hagrid. Elle imagine aussi les fantômes de l'école. Plus tard, elle pioche des expressions et des fables dans les index géographiques et le dictionnaire Brewer[a 10],[21]. Pour l'école, elle imagine aussitôt un château datant du Moyen Âge et situé en Écosse[21], lieu de rencontre pour ses parents. À son arrivée à la gare de King's Cross, beaucoup d'idées ont déjà pris forme et elle stocke des notes dans des boîtes à chaussures[31].

Épreuves successives et maternité (1990 - 1995)[modifier | modifier le code]

Une ville côtière très ensoleillée sur la droite, construite à flanc de colline. Les nombreuses maisons blanches, jaunes ou rouges ont toutes des toits de tuiles oranges. L'eau d'un estuaire et quelques petits bateaux sont visibles au pied de la colline sur la gauche
Rowling s'installe à Porto pour y enseigner l'anglais. En 1993, elle retourne au Royaume-Uni avec trois chapitres complets de Harry Potter rédigés au Portugal.

Anne Rowling meurt le 30 décembre 1990[6] des suites de sa maladie lorsque Joanne a vingt-cinq ans. Cette dernière ne fait que commencer l'écriture de Harry Potter et n'a pas encore eu l'occasion d'aborder le sujet avec sa mère[32]. Rowling surmonte sa douleur en détaillant davantage les sentiments de son héros orphelin, dès le premier roman[33].

Rapidement licenciée de son travail à la chambre de commerce de Manchester[a 11], elle répond à une annonce dans The Guardian pour un poste de professeur d'anglais à Porto[4] et déménage au Portugal[10]. Le travail à mi-temps lui permet de se consacrer à son roman qui évolue beaucoup après la mort de sa mère[6].

« Désormais, les sentiments de Harry envers ses parents disparus étaient devenus bien plus profonds et tangibles. C'est durant les premières semaines de mon séjour au Portugal que j'ai écrit mon chapitre préféré de L'école des sorciers : Le miroir du Riséd[6]. (J. K. Rowling) »

Intérieur d'une librairie comportant un grand escalier central et torsadé en bois foncé sculpté et aux marches rouge vif. Les livres recouvrent les murs tout autour, sur des étagères faites du même bois
La libraire Lello à Porto, qui aurait inspiré Rowling pour créer la librairie Fleury et Bott.

Elle rédige les aventures de Harry dans son appartement (qu'elle partage alors avec deux autres britanniques[10]), en écoutant le Concerto pour violon de Tchaïkovski[5], ou en s'installant dans les lieux fréquentés de Porto comme le café Majestic ou la librairie Lello & Irmao[34] du centre historique (qui l'aurait par ailleurs inspirée pour créer la librairie Fleury et Bott[34]). La directrice adjointe de l’école où enseigne Rowling perçoit cette dernière comme étant nerveuse et anxieuse durant cette période[10].

Rowling se marie en octobre 1992 avec le journaliste de télévision portugais Jorge Arantes[35] et donne naissance à une fille en juillet 1993, qu'elle prénomme « Jessica », en hommage à Jessica Mitford[20]. Cependant, le mariage est un échec. Son mari se montre parfois violent[10] et le couple se sépare l'année suivante.

Une grande avenue bordée d'immeubles en pierre grise sur la gauche et d'arbres sur la droite
À son retour anticipé au Royaume-Uni, Rowling s'installe quelques temps chez sa sœur dans la rue du Marchmont à Édimbourg, avant d'emménager à Leith grâce aux allocations.

Rowling retourne au Royaume-Uni avec sa fille pour s’installer dans un premier temps chez sa sœur et son beau-frère, dans leur maison de la rue du Marchmont à Édimbourg[10], puis dans un petit bâtiment à Leith, un district de la capitale de l’Écosse, où elle et sa fille vivent avec l'aide du gouvernement. Sept ans après avoir obtenu son diplôme de l'université, Rowling perçoit sa vie comme un désastre[36],[37]. Devant faire front à la mort de sa mère puis à une séparation violente, elle se retrouve de surcroît sans emploi avec un nourrisson à charge, qu'elle craint de voir mourir[36]. Au cours de cette période, Rowling est diagnostiquée avec une dépression clinique, se manifestant chez elle par une profonde torpeur, une apathie et une impossibilité d'envisager un retour à une vie plus heureuse[36]. Elle envisage le suicide[38],[39],[40]. Sa maladie et son état d'esprit lui ont notamment inspiré les Détraqueurs, les créatures maléfiques présentes dans Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban et répandant un sentiment de désespoir[41]. Plus tard, en 2012, Rowling décrit cette période de sa vie comme ayant été une autre expérience particulièrement formatrice ː

« Cela a changé ma vision du monde. L'expérience d'être considérée comme tant de personnes sans voix, l'expérience d'être stigmatisée. Cela a vraiment changé mon point de vue et je pense que je garderai toujours cela à l'esprit. Les gens deviennent des statistiques, ils perdent leur individualité lorsqu'ils sont piégés dans la pauvreté. C'est une place humiliante où on est définis par des personnes n'ayant jamais vécu notre situation. Tous nos choix sont sous contrats. C'est vraiment, vraiment très difficile de s'échapper de ce genre de situation[42]. »

Nouvelle vie en Écosse et succès planétaire (1996 - 2012)[modifier | modifier le code]

À Édimbourg, Rowling décide de reprendre l'enseignement, cette fois-ci à temps plein, ce qui l'incite à vouloir terminer au plus vite son premier livre pour ne pas être obligée de l'abandonner[6]. Elle se met donc au travail et écrit jour et nuit, déterminée à l'achever et tenter de le faire publier.

Façade d'un pub intégralement rouge avec une porte d'entrée centrale située en renfoncement. On aperçoit des gens attablés à travers la vitre de gauche et le nom « the elephant house » est écrit en lettre dorées en haut de la façade, sous des jardinières fleuries. Sur la droite, des personnes s'attardent à l'extérieur en observant la vitrine
Devanture du café Elephant House dans le centre d'Édimbourg où Rowling a rédigé plusieurs chapitres de Harry Potter.

Les endroits connus et préférés de Rowling pour écrire sont l'Elephant House[43] dans le centre-ville et le restaurant Nicolson's[44],[Note 1] tenu par son beau-frère[a 12]. Là, elle commande un café pour pouvoir écrire son histoire jusqu'à ce que sa fille se réveille[6]. À cette époque, Rowling retape encore tous ses chapitres sur une vieille machine à écrire[45].

Harry Potter à l'école des sorciers achevé en 1995[46],[47], Rowling envoie les trois premiers chapitres à un agent, qui les lui retourne aussitôt. Un second agent, Christopher Little, est intéressé et demande à l'auteure de lui envoyer la suite du roman pour tenter de le faire publier[48]. Après le refus successif de douze éditeurs (dont notamment Orion, Penguin et HarperCollins[47]), les originaux arrivent à Bloomsbury Publishing en août 1996[46], dans les mains de Barry Cunningham, le coordonnateur de la nouvelle division des livres pour enfants[49]. Alice Newton, la fille du directeur général de Bloomsbury, aime beaucoup le livre et son enthousiasme aurait influencé la décision de publier le roman[50]. Harry Potter à l'école des sorciers est finalement publié le [51]. La première édition n'est pas très importante : 1 000 exemplaires dont 500 sont destinés à des bibliothèques[46]. En 2005, un exemplaire de ces livres d'origine valait plus de 27 000 euros[52].

À ce moment, son agent Christopher Little craint cependant que le groupe-cible de petits garçons rechigne à acheter des livres écrits par une femme et lui demande par conséquent d’utiliser les fameuses doubles initiales plutôt que de révéler son véritable prénom[53]. Elle obtient en parallèle un poste à l'Académie de Leith[54], comme professeur de français, ainsi qu'une bourse de la Scottish Arts Council[47]. Très rapidement, le livre s'inscrit dans la liste des meilleures ventes et la publication est suivie par les distinctions et les louanges : il remporte notamment le British Book Awards et le Children’s Book of the Year[55]. Les éditions Gallimard, sous la direction de Christine Baker, sont les premières à acheter les droits pour une traduction et à publier Harry Potter en dehors des frontières du Royaume-Uni[8] ː « J'ai tout de suite été frappée par la maîtrise totale qu'avait cette jeune femme inconnue, précise Baker. Tous les éléments qui m'attiraient dans un texte : la véracité psychologique, la vivacité des dialogues, l'authenticité des sentiments, l'humour bien-sûr, l'inventivité… tout cela était présent. Un cocktail parfaitement bien mesuré. C'est très très rare pour un premier manuscrit[56] ». En 1998, Arthur Levine, des éditions Scholastic aux États-Unis, achète à son tour les droits pour une somme jamais atteinte par un livre pour enfant : 105 000 $[55].

Rowling emménage alors dans un appartement plus sûr et plus spacieux pour elle et sa fille et entame une thérapie lui permettant de prendre du recul vis-à-vis de sa notoriété soudaine et oppressante[57]. L’argent gagné permet à Rowling de quitter définitivement l’enseignement et de se consacrer pleinement à l'écriture de Harry Potter. Elle réalise son rêve d'être écrivain à temps complet[6].

Une femme blonde aux cheveux attachés est assise en extérieur sur une chaise de jardin blanche. Elle est légèrement penchée en avant pour lire le livre qu'elle tient dans les mains
Rowling lisant un extrait de Harry Potter à l'école des sorciers à la Maison-Blanche en 2010.

J. K. Rowling devient millionnaire en juin 1999[21], entre les publications des tome 2 et tome 3. Elle refuse dans un premier temps les nombreuses propositions d'adaptations cinématographiques de ses romans, y compris celle de Warner Bros. Mais après avoir vu les adaptations du Jardin Secret et de La Petite Princesse, qu'elle trouve particulièrement réussies et fidèles, elle décide de faire confiance à Warner Bros[a 13]. Le 26 décembre 2001, l'année même où est adapté Harry Potter à l'école des sorciers au cinéma, elle épouse en secondes noces son médecin Neil Michael Murray : cérémonie privée qui a lieu dans sa maison en Écosse[58]. En mars 2003, Rowling met au monde son fils David[59] et en janvier 2005 naît sa deuxième fille, Mackenzie[59].

Au quatrième livre, Harry Potter devient un phénomène de société et à sa sortie, adultes, adolescents et enfants font la queue pour l'acheter rapidement, au point que Harry Potter et la Coupe de Feu est pré-vendu en librairie à plus d’un million de volumes, et la première édition porte le chiffre record de 5,3 millions d’exemplaires[55]. Les sept romans se vendent successivement, à plus de 450 millions d'exemplaires au total[60]. Rowling se trouve à la tête d'une fortune estimée en 2008 par le Sunday Times à 560 millions de livres (environ 590 millions d’euros[61]), soit davantage que la reine Élisabeth II[62], ainsi qu'à la tête d’un « empire commercial » hollywoodien entraînant des records cinématographiques au box-office[57]. Bien que reconnaissante, l'auteure avoue parfois être agacée par ce virage commercial ː

Un grand bâtiment rectangulaire de pierre grise comportant une multitude de fenêtres et une grande tour carrée en arrière plan comportant une horloge. Un pont est visible au premier plan et traverse un espace entre ce bâtiment est un autre de même style
L'Hôtel Balmoral d'Édimbourg, où Rowling a officiellement rédigé les dernières lignes de Harry Potter et les Reliques de la Mort le .

« Cet aspect m’ennuie vraiment à mourir. […] Vraiment, il n’y a rien dans le côté commercial de mon travail que je ne refuserais de sacrifier en un claquement de doigts pour qu’on me laisse écrire deux petites heures de plus. Rien. Cela peut paraître affreusement ingrat, car les films m’ont rapporté des sommes incroyables et j’en suis très reconnaissante, mais ça ne m’intéresse pas[57]. (J. K. Rowling) »

Désormais à l'abri du besoin, l'auteure termine tranquillement l'écriture des Reliques de la Mort à l'Hôtel Balmoral d’Édimbourg le [63], mettant ainsi un point final aux aventures romanesques de Harry Potter.

En dépit de son succès, elle mène une vie tranquille dans le Perthshire[64] et ne donne que peu d'interviews. En juillet 2011, Rowling décide de se séparer de son agent littéraire, Christopher Little, après seize ans de collaboration[65] et choisit une nouvelle agence fondée par l'un de ses employés, Neil Blair[5],[66]. L'auteure, qui souhaite couper tout lien avec Harry Potter dans sa démarche[67], met également un terme à sa collaboration avec Gallimard pour ses éditions en français, se tournant désormais vers Grasset[67]. En juin 2011, Rowling annonce par le biais d'une vidéo[68] qu'elle va ouvrir un site internet dédié à l'univers étendu de Harry Potter, Pottermore, sur lequel elle publiera régulièrement du contenu inédit.

Affranchissement du répertoire jeunesse (2012 - 2016)[modifier | modifier le code]

Le 23 février 2012, sa nouvelle agence, Blair Partnership[66], annonce sur son site que J. K. Rowling fera publier un nouveau livre destiné aux adultes. En avril, Little, Brown and Company précise que le nouveau livre, intitulé Une place à prendre (The Casual Vacancy), sortira le 27 septembre 2012[69] (le lendemain en français). Dans ses trois premières semaines de sortie, Une place à prendre se vend à plus d'un million d'exemplaires dans le monde entier[70], mais son accueil reste assez mitigé[71]. La BBC adapte le roman en une mini-série télévisée, Une place à prendre, à laquelle Rowling collabore en tant que productrice exécutive[72].

Vue sur la façade d'un bâtiment rouge éclairé de nuit. Au dessus de l'entrée du bâtiment est placé un décor comportant un nid avec deux ailes et au-dessous duquel se trouve écrit en grosses lettres jaunes « Harry Potter and the Cursed Child »
Devanture du Palace Theatre de Londres lors de la représentation de la pièce de théâtre Harry Potter et l'Enfant maudit.

Elle entame en 2013 l'écriture d'une série de romans policiers mettant en scène un ancien soldat devenu détective privé. L'identité de Rowling, dissimulée sous un nouveau nom de plume, Robert Galbraith, a été révélée par une indiscrétion au Sunday Times en juillet 2013[73],[74]. J. K. Rowling indique par la suite[75] qu'elle a toujours voulu s'appeler Ella Galbraith et que le choix de Robert comme prénom est un hommage à l'homme politique qu'elle admire beaucoup, Robert F. Kennedy, assassiné en 1968. Le premier tome de la série, L'Appel du Coucou, est édité en France par Grasset et publié en novembre 2013[76]. La série fait également l'objet d'une adaptation télévisée en 2017 pour BBC One[77].

En 2016, J. K. Rowling associe son nom à un projet de pièce de théâtre autour de Harry Potter, acceptant de discuter des bases d'un script avec le dramaturge Jack Thorne et le metteur en scène John Tiffany, mais refusant d'en être elle-même rédactrice[78]. La pièce en deux parties, intitulée Harry Potter et l'Enfant maudit, est jouée le 30 juillet 2016[79] au Palace Theatre de Londres. Contrairement aux sept tomes de la série de Rowling, l'histoire de L'Enfant maudit relate principalement les aventures du cadet des enfants de Harry Potter après l'épilogue des Reliques de la Mort[80]. J. K. Rowling rapelle sur son compte Twitter que ce script, bien que publié sous forme de livre, n'est pas à considérer comme un « roman » Harry Potter[81].

En parallèle de l'écriture de ses polars, J. K. Rowling devient à partir de 2016 scénariste pour le cinéma[82], élargissant son univers sorcier par le biais d'une nouvelle saga portée à l'écran avec un premier film, Les Animaux fantastiques, dont l'intrigue se déroule dans le New York des années 1920[83]. Ce nouvel environnement sorcier s'inscrit plus de soixante-dix ans avant les aventures de Harry Potter[84] et relate les aventures d'un héros adulte, le magizoologiste Norbert Dragonneau, ainsi que des jeunes Albus Dumbledore et Gellert Grindelwald[85].

Opinions[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

Soutien du Parti travailliste[modifier | modifier le code]

Sur la droite, un homme souriant aux cheveux courts et en costume-cravate s'exprime au micro devant un pupitre en levant sa main droite. Sur la gauche, une femme aux cheveux roux mi-longs portant un tailleur le regarde en souriant dans une attitude posée, joignant ses mains devant elle
Sarah et Gordon Brown en septembre 2009.

J. K. Rowling soutient publiquement le Parti travailliste pour lequel elle fait don en 2008 de 1 000 000 £ (1,1 million €) la veille de la Conférence du parti, et la même somme pour les élections générales de 2010[86].

« Je pense que les familles pauvres et vulnérables s'en tireront beaucoup mieux sous le parti travailliste que sous le parti conservateur de Cameron. Gordon Brown a introduit des mesures qui sauveront autant d'enfants que possible d’une vie sans opportunités ni choix. Le parti travailliste a renversé la tendance sur le long terme dans la pauvreté chez les enfants et il est en tête des pays de l’UE dans ce même combat[86]. (J. K. Rowling en 2008) »

Elle est par ailleurs une amie de Sarah Brown, épouse de l'ancien Premier ministre Gordon Brown, avec laquelle elle a travaillé pour des œuvres de charité[87].

Engagement pro-européen[modifier | modifier le code]

L'auteure s'est prononcée dans les campagnes référendaires sur l'appartenance de l'Écosse au Royaume-Uni en 2014 et du Royaume-Uni à l'Union européenne en 2016, se plaçant toujours en faveur du maintien[88],[89]. Elle avait fait un don d'un million de livres (1,2 million d'euros) pour le collectif Better Together dans le premier cas[90].

J. K. Rowling s'est également positionnée contre le Brexit et s'en était pris au leader europhobe Nigel Farage au lendemain du référendum du 23 juin 2016[91]. Rowling avait clamé sa fierté de faire partie de la « minorité indécente » qui avait voté « contre » la sortie du Royaume-Uni[92].

Positionnements contre Netanyahou et Trump[modifier | modifier le code]

Internationalement, elle s'est opposée au boycott culturel d'Israël et a fondé un réseau, Culture for Coexistence, tout en mentionnant son opposition au Premier ministre Benjamin Netanyahu[93],[94].

Pendant les élections présidentielles américaines, elle a soutenu Barack Obama en 2008 et Hillary Clinton en 2016[95],[96]. Fin janvier 2017, la prise de position de l'auteure sur son compte Twitter face à la politique menée par Donald Trump et notamment contre le décret de ce dernier interdisant aux ressortissants de pays musulmans d'entrer sur le sol américain[97], a provoqué une vague d'indignation de la part de certains de ses fans s'affichant pro-Trump. L'auteure a posté des captures d'écran de certains messages violents ou indignés qui lui étaient adressés, notamment celui d'une internaute précisant avoir brûlé tous ses livres Harry Potter après dix-sept ans de lecture assidue et se disant « dégoûtée » par le comportement de J. K. Rowling[98]. Un message auquel l'auteure a répondu : « on peut encourager une fille à lire des livres sur la montée et la chute d’un autocrate, mais on ne peut pas la forcer à réfléchir[99] ». Peu de temps avant cela, Rowling venait de publier une citation de Winston Churchill : « Vous avez des ennemis ? C'est bien. Cela signifie que vous vous êtes battus pour quelque chose au moins une fois dans votre vie[97] ». En contre-partie, de nombreux fans amusés des échanges ont apporté leur soutien à l'auteure[99] et parmi eux, Emma Watson[100].

Religion[modifier | modifier le code]

Intérieur d'une petite église simple, éclairé par un rayon de soleil. Un bénitier en pierre sculpté comportant une inscription illisible est aperçu au premier plan, sur la droite de l'allée centrale, devant les rangées de bancs en bois
Rowling a été baptisée à onze ans dans l'église St Luke de Tutshill.

J. K. Rowling se considère croyante, bien que « difficilement » selon ses propres termes, éprouvant beaucoup de doutes, y compris au sujet de l'existence de « Dieu »[101]. Seule membre de sa famille à se rendre régulièrement à la messe, elle a été baptisée tardivement[11].

L'ancien pape Benoît XVI s'est officiellement opposé à la série Harry Potter, qui selon lui faisait figure de « tromperies subtiles qui pourraient passer inaperçues et par là même pervertir profondément le christianisme dans l'âme[102] ». Par ailleurs, plusieurs groupes de chrétiens fondamentalistes ont dénoncé les livres Harry Potter, prétendant qu’ils prônaient la sorcellerie[103]. Face à ces accusations, J. K. Rowling se défend : « Je vais à l’église, mais je n’ai aucun lien avec les aliénés qui se situent aux extrêmes de ma religion. Personnellement, je pense qu'on peut voir cela dans mes livres. Poudlard est bien sûr une école multiconfessionnelle. Je n'ai jamais eu l'intention de convertir qui que ce soit au christianisme, je ne veux pas faire ce qu'a fait C. S. Lewis. Il est tout à fait possible de vivre une vie morale sans croire en Dieu, tout comme vivre une mauvaise vie en croyant en Dieu[104],[105] ».

L'écrivain[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

L'heptalogie potterienne[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Harry Potter et Univers de Harry Potter.
Livre ouvert sur une double page de textes. Une baguette magique avec plusieurs bosses est posée en travers sur le livre.
Double-page de Harry Potter et les Reliques de la Mort avec une réplique de la baguette de sureau.

Dès le départ, Rowling a en tête une saga en sept tomes[a 14], chaque tome relatant une année passée à l'école de magie Poudlard. Cinq ans ont été nécessaires pour mettre en place l'univers et construire le plan de chacun des romans Harry Potter[46],[a 14] (dix-sept années au total pour rédiger l'ensemble de l'heptalogie[106]). Avant même d'entamer l'écriture du premier roman, Rowling rédige également les biographies complètes de la plupart de ses personnages[a 14], non destinées à être publiées mais conservées à titre de supports personnels. Elle choisit de faire de Harry Potter un orphelin, à l'image des personnages de Charles Dickens[107],[n 1], ce qui lui permet de développer le sentiment de solitude de son héros dans le cheminement de sa quête et de sa personnalité[n 1]. À travers Harry Poter, Rowling crée un monde magique au sein de notre monde réel, séparé par un obstacle physique, à la manière d'Alice au pays des merveilles ou du monde de Narnia[n 2]. Harry Potter semble ainsi appartenir typiquement à la fantasy, mais constitue néanmoins une adaptation assez singulière du genre[108]. Selon certaines études[109], notamment celle de Youri Panneel et Manon Stas de Richelle[n 1], l'introduction d'un ton humoristique et de scènes burlesques dans le style d'écriture de Harry Potter contribuent à le distinguer au sein du courant. J. K. Rowling confirme cette idée ː « Si nous laissons de côté le fait que les livres parlent de dragons, de baguette magique et autres, les livres Harry Potter sont très différents des œuvres de la fantasy classique, surtout dans le ton[110] ».

Sur l'étagère centrale d'une bibliothèque remplie de livres sont présentés sept volumes de face, avec un fond blanc et une illustration centrale colorée différente sur chacun des tomes ː deux pièces d'échecs sur un échiquier sur le premier à gauche, un serpent géant vert entouré d'un oiseau flamboyant et d'un chapeau pointu sur le second, des silhouettes encagoulées sombres et un cerf blanc sur le troisième, une tête de mort verte avec un serpent sortant de sa bouche sur le quatrième, une boule de verre posée sur un socle sur le cinquième, un monticule au bord de la mer sur le sixième et des pierres tombales sur le septième à droite. Le titre des livres, « Harry Potter », est écrit tout en haut en lettres cursives dorées.
Une édition anglaise de Harry Potter.

L'auteure s'inspire des traditions européennes en matière de littérature[n 1] tout en personnalisant certains aspects qu'elle souhaite mettre en avant. Elle fait de l'école Poudlard un château médiéval[e 1] figé dans le temps, à l'instar de certains pensionnats anglais[111],[112]. Les élèves utilisent ici des plumes[f 1] pour écrire sur des rouleaux de parchemins[h 1], suivent des cours dédiés à l'apprentissage de la magie (défense contre les forces du Mal, métamorphose, histoire de la magie, fabrication des potions…), approfondissent leurs connaissances en consultant principalement les livres anciens de la bibliothèque de l’école[f 2] et les lettres sont encore cachetées de cire[f 3]. L'auteure a inventé un grand nombre de mots et de sortilèges propres à son univers magique, tout en réutilisant des codes déjà présents dans la fantasy[m 1] (balais volants, baguettes magiques, mythologie…). En parallèle, toute technologie moderne de l'époque décrite (téléphones, ordinateurs, etc), existante dans le monde « moldu » voisin et contemporain, demeure pour autant totalement absente au sein de cette institution magique où aucun objet de nature électronique ne peut fonctionner[113]. Les romans, même s'ils se veulent ancrés dans une atmosphère d'un autre temps, prônent de nombreuses valeurs très actuelles[p 1], comme le féminisme[114],[p 2] ou la révolte contre l'oppression[115] et les différentes formes de racisme[p 3].

Au total, les livres se sont vendus à plus de 450 millions d'exemplaires en 2017[60] et Harry Potter a été traduit dans près de 80 langues[116],[117]. Il s’agit du premier cycle jeunesse ayant été lu simultanément par les enfants et leurs parents (pour environ la moitié des enfants lecteurs)[118]. Le succès de la série peut en partie s'expliquer par celui des huit films adaptés[n 3], dont les sorties successives au cours de la deuxième moitié des années 2000 ont concordé avec les publications des derniers romans. Les films ont permis aux lecteurs de voir évoluer les différents personnages incarnés[n 3] et d'obtenir une vision du monde magique, proposée par le concepteur Stuart Craig et correspondant fidèlement à l'imagination de Rowling[119],[120]. En outre, les premiers lecteurs de la série ayant eu le même âge que les personnages ont pu vieillir en même temps que les héros au fil de l'histoire, ce qui a permis une identification très forte[m 2]. Selon l'analyse de Youri Panneel en 2017, « Nombre de jeunes lecteurs ont pu par cette thématique scolaire s'imaginer eux aussi parcourant les couloirs de Poudlard »[m 3].

La satire sociale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Une place à prendre.

Le roman Une place à prendre (The Casual Vacancy) est publié le 27 septembre 2012[121] (le lendemain en français chez Grasset[122]). L'histoire commence par la mort brutale d'un conseiller paroissial d'un petit village de la campagne anglaise. Sa mort va provoquer une guerre sans merci entre les habitants, tous désireux d'occuper le poste vaquant. Le livre est présenté comme une tragédie teintée d'humour noir, une « satire féroce des hypocrisies sociales »[123].

« Nous sommes une société incroyablement snob et il est fascinant d’explorer cet aspect. La classe moyenne est très drôle ; c’est celle que je connais le mieux et c’est aussi celle où l’on rencontre le plus de gens prétentieux. C’est ce qui la rend si hilarante[57]. (J. K. Rowling) »

Dans ses trois premières semaines de sortie, le roman se vend à plus d'un million d'exemplaires dans le monde entier[124], mais son accueil reste assez mitigé[71], certains estimant que le récit manque d'action et traîne en longueur[71],[123]. D'autres estiment que le vécu de Rowling (pauvreté et misère) se ressent dans la description des personnages, en particulier des adolescents particulièrement lucides, et que le lecteur retrouve le souci du détail qui lui est propre[123],[71]. L'ambiance et le décor sur fond de crise économique et sociale rappellent à d'autres l'univers de Ken Loach[123].

Le 3 décembre 2012, il est annoncé que la BBC adapterait le roman en une mini-série télévisée. L'agent de Rowling, Neil Blair, travaille sur le projet comme producteur[72], par l'intermédiaire de sa société de production indépendante. Rowling collabore à l'adaptation en tant que productrice exécutive[72]. La série Une place à prendre a été diffusée en trois parties du 15 février au 1er mars 2015[125],[126], avec notamment les acteurs Monica Dolan et Michael Gambon.

Les romans policiers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Les Enquêtes de Cormoran Strike.

J. K. Rowling entame en novembre 2013[76] l'écriture d'une série policière mettant en scène un ancien soldat devenu détective privé, Cormoran Strike, et sa secrétaire et collaboratrice Robin Ellacott. Vétéran de la récente guerre d'Afghanistan où il effectuait des missions pour la Brigade spéciale d’investigation[127], le personnage de Cormoran Strike est revenu blessé (à la suite d'une explosion) et amputé d'une partie de la jambe droite, l'obligeant à porter une prothèse douloureuse. Son bureau est situé à Londres dans Denmark Street[128], près de Charing Cross Road. Sa secrétaire intérimaire, bien que discrète, se montre particulièrement efficace et les deux protagonistes vont naturellement faire équipe pour tenter de résoudre les enquêtes.

Le premier tome de la série, L'Appel du Coucou, est édité en français par Grasset et publié le 6 novembre 2013[76]. Les livres sont des best-sellers dans le monde entier et sont majoritairement salués par la critique et les lecteurs[129]. Une nouvelle fois, les lecteurs s'accordent à dire qu'ils retrouvent les personnages attachants et le « soin maniaque du détail » propres à J. K. Rowling[130],[131].

La série fait l'objet d'une adaptation télévisée en 2017 pour BBC One[132], Strike (en), avec Tom Burke dans le rôle-titre[133] et Holliday Grainger dans le rôle de Robin[134].

L'extension du monde des sorciers pour le cinéma ː Les Animaux fantastiques[modifier | modifier le code]

Un homme à gauche et une femme à droite, tous les deux aux cheveux courts et bruns, sont debout et penchés l'un vers l'autre en souriant. La femme, portant un pull noir, a ses bras en croix devant elle et l'homme, portant un pull bleu sombre, tient la femme par l’épaule.
Eddie Redmayne et Katherine Waterston interprètent Norbert et Tina, deux des nouveaux héros de Rowling au cinéma à partir de 2016.

Sur une idée du producteur Lionel Wigram[c 1], J. K. Rowling développe en 2015 (d'après son propre livre-guide Les Animaux fantastiques) les aventures d'un nouveau héros, Norbert Dragonneau, au sein du même univers étendu que celui de Harry Potter. Wigram souhaitait en effet, après la fin de Harry Potter au cinéma, développer les possibilités qu'offrait le petit livre écrit en 2001 pour l'association Comic Relief. « Norbert est sorti des pages du livre », affirme Wigram[c 1]. « Je ne pouvais m'empêcher de l'imaginer en train de crapahuter dans toutes sortes de lieux exotiques et dans d'innombrables aventures qu'il vivrait en chemin »[c 1]. Ainsi, les créatures et le personnage de Norbert Dragonneau (interprété par Eddie Redmayne) sont adaptés du petit répertoire, tandis que la nouvelle histoire originale, les autres personnages ainsi que « l'extension » de l'univers magique[135] sont développés pour l'occasion par J. K. Rowling. Mais au lieu d'écrire une nouvelle série romanesque, elle décide de s'occuper elle-même du script et d'écrire une première fois pour le cinéma.

« Je crois qu'elle a vraiment aimé l'idée. Elle n'a rien dit, puis elle est revenue avec sa propre histoire, une histoire complètement différente, meilleure, plus riche, plus fantastique ː la sienne[c 2]. »

— Lionel Wigram

La première partie de cette nouvelle saga, sortie en 2016, suit les aventures de Norbert, timide magizoologiste, dans la ville de New York en 1926[c 2], où il fait escale avant de poursuivre son voyage vers l'Arizona[136]. Sa valise, contenant de nombreuses créatures magiques, s'ouvre par mégarde et les animaux s'échappent dans la ville. Le héros, en s'alliant à un non magicien et à deux sorcières, va faire son possible pour récupérer toutes ses créatures sans qu'elles se blessent et sans se faire arrêter par les aurors du Congrès Magique américain. Le second volet, prévu pour novembre 2018[137], fera interagir Norbert avec un personnage déjà apparu dans Harry Potter ː Albus Dumbledore, avant que celui-ci ne devienne directeur de l’école de Poudlard[85]. Le film fera également apparaître pour la première fois le personnage de Nicolas Flamel[138], mentionné dans le tout premier tome de la série romanesque comme étant le créateur de la pierre philosophale[139].

Selon le réalisateur David Yates (également réalisateur des quatre derniers films Harry Potter), même si l'histoire de Norbert Dragonneau comporte des détails similaires à celle de Harry Potter[c 3], elle s'avère complètement nouvelle ː « […] C'est une extension de ce monde. C'est une histoire terriblement actuelle »[c 4]. L'histoire s'ouvre sur un monde magique hors de Poudlard[c 5] où l'époque, le pays et la culture sont tout à fait différents[c 6].

Le premier film obtient globalement un bon accueil de la part des spectateurs avec une note de 7.4/10 pour 275 887 avis sur l'Internet Movie Database et un score de 79% évalué sur 85 613 avis sur Rotten Tomatoes. Il est également apprécié par la critique. Selon Wendy Ide de The Guardian, le film « se pose à un tournant très divertissant vers l'âge du jazz américain et insuffle une nouvelle vie à la franchise Potter », ajoutant qu'« en abordant les thèmes de la société divisée et de la persécution des minorités, le film se retrouve parfaitement ancré dans le temps »[140]. Pour Ouest-France, le film multiplie notamment les références aux classiques de la comédie américaine des années 1940, dans un New York des années 1920 « richement reconstitué »[141].

Style et thèmes récurrents[modifier | modifier le code]

Selon David Heyman, J. K. Rowling aurait mis en valeur dans ses histoires du monde sorcier des thèmes « intemporels et émouvants », qui invitent à la réflexion ː la peur des autres s'associant à un monde divisé[c 5], le sentiment d'être un étranger à la recherche d'une famille[c 5] ou encore la nécessité d'être soi-même[c 5].

J. K. Rowling explore « le cœur de la condition humaine »[c 1], en abordant les idées et les thèmes profonds d'une manière « accessible et divertissante » selon Lionel Wigram[c 1]. Heyman soutient cette idée en affirmant qu'un équilibre émane de ses textes entre les éléments sombres qui apportent une dimension de danger et d'émotion, et les éléments plus légers et plus drôles[c 7]. Selon Heyman, le flux entre l'humour et la mort contribue à rendre son univers réaliste[c 7].

Pour David Yates, il s'agit d'un trait caractéristique de J. K. Rowling que de s'intéresser « aux marginaux, aux incompris ou à ceux qui sont en léger décalage avec la société »[c 8]. C'est le cas de nombreux personnages de ses histoires, comme Norbert Dragonneau[c 8], Luna Lovegood, Cormoran Strike[d 1], Remus Lupin ou encore Croyance Bellebosse. Les producteurs des films soulèvent également d'autres thèmes véhiculés ː les questions écologiques et politiques notamment, qui influent sur la manière dont notre société fonctionne[c 8].

« Je me méfie des gens qui veulent le pouvoir, ce qui se ressent clairement dans les livres, je crois[142] (J. K Rowing) »

La discrimination et la répression sont particulièrement présentes, notamment dans son univers sorcier[c 8],[143]. En parallèle, les producteurs parlent d'une éloge « à la Rowling[c 8] » de l'amitié improbable entre deux personnages que tout semble opposer (le brusque Cormoran et la délicate Robin[144], le distant Norbert et le tendre Jacob, l'autoritaire Hermione et le désinvolte Ron, etc.), avec bien souvent, comme le soulève Eddie Redmayne, être amené à une situation où chacune des personnalités distinctes en vient à « tirer le meilleur de l’autre[c 9] ».

L'amour est également un thème important pour J. K. Rowling, bien qu'il est distillé avec une certaine retenue dans son oeuvre, l'auteure appréciant elle-même lorsque toute « mièvrerie » peut être évitée[145]. Mais selon elle, le terme « humain » englobe la capacité d'aimer[146]. Il s'agit régulièrement d'histoires d'amour inattendues ou compliquées, voire impossibles. C'est le cas dans Les Enquêtes de Cormoran Strike entre le détective et sa collaboratrice (avec laquelle il s'interdit d'entretenir une relation autre que très cordiale[d 2]), dans Harry Potter entre le mangemort Rogue et Lily Potter[147], mais également dans Les Animaux fantastiques entre le Non-Maj Jacob Kowalski et la sorcière Queenie Goldstein ː

« C'est très beau, vous savez. J. K. Rowling a écrit cette merveilleuse situation dans laquelle je tombe amoureux de cette sorcière, Queenie. Mais […] c'est interdit. Cela reflète ce qui se passe lorsque des gens de races différentes veulent être ensemble - dans cette histoire, elle réussit merveilleusement bien à faire le parallèle avec ce problème[c 10]. »

— Dan Fogler, interprète de Jacob.

Influences[modifier | modifier le code]

Modernes[modifier | modifier le code]

Photo en noir et blanc d'un homme moustachu d'une cinquantaine d'années aux cheveux courts et au visage tourné vers sa droite.
Kenneth Grahame, considéré comme l'un des principaux représentants de la fantasy animalière.

Concernant les livres pour enfants, Rowling mentionne toujours Le Cheval d'argent (Le Secret de Moonacre) d'Elizabeth Goudge et les personnages enfants « très réalistes » des livres d'Edith Nesbit[148]. Selon ses termes, J. K. Rowling s'identifie à Edith Nesbit plus qu'à tout autre auteur[148]. Un autre classique pour enfants ayant probablement inspiré Rowling est Le Vent dans les saules de Kenneth Grahame, qui est considéré comme l'un des principaux représentants de la fantasy animalière[149]. En effet, quelques similitudes de tempérament sont affichées entre les personnages-animaux de l'œuvre de Grahame et les personnages humains de Rowling, et il s'agit de son livre pour enfants préféré, qui lui était lu par son père[150].

L'influence qui vient de J. R. R. Tolkien et de son ami C. S. Lewis existe, mais est discutée. Dans sa biographie, Rowling précise qu'elle aimait Le Seigneur des anneaux et Les Chroniques de Narnia, bien qu'elle ne les ait jamais terminés ni l'un ni l'autre[151]. Selon elle, faire des liens entre l'œuvre de Tolkien et son travail s'avère un peu rapide et facile. Elle ajoute à propos de cette influence : « Tolkien a créé tout un ensemble autour de la mythologie. Je ne pense pas que quiconque puisse dire que j'ai fait de même, du moins à même échelle. Par ailleurs, jamais Tolkien n'aurait introduit un personnage comme Dudley Dursley[152] ». En ce qui concerne l'influence de C. S. Lewis, elle a précisé qu'elle avait pensé à la voie menant à Narnia par le biais de l'armoire magique lorsque Harry franchit la barrière de King's Cross[153].

Portrait d'une jeune femme assise, portant une robe bleue pâle. Elle est brune aux cheveux bouclés rabattus sous un chapeau de tissus et est accoudée en tournant le buste vers sa droite.
Jane Austen et sa façon d'analyser les comportements humains ont marqué J. K. Rowling.

J. K. Rowling évoque elle-même de nombreuses œuvres et auteurs l'ayant inspirée ou marquée, comme Les Contes de Canterbury de Geoffrey Chaucer[154], Dickens durant son adolescence[10], Anna Sewell et Black Beauty[a 2], Jane Austen et son analyse des comportements humains « de manière peu sentimentale et pourtant émouvante[155] » (comme dans Emma[156]), ou encore Jessica Mitford et son engagement dans la guerre civile espagnole[157] ː « J'aime la façon dont elle n'a jamais dénié certains aspects de l'adolescence, en restant fidèle à ses convictions politiques toute sa vie[20] ». L'auteure cite également Louisa M. Alcott : « j'étais timide et je passais pas mal de mon temps à la bibliothèque à rechercher des héros qui me ressemblaient. Je me souviens de Jo March, qui avait du caractère[158] ».

Dans le cadre d'une interview accordée à Amazon en 1999, Rowling mentionne Roddy Doyle comme étant son écrivain vivant favori[159]. Elle ajoute qu'il lui arrive souvent de parler de Doyle et de Jane Austen de la même façon ː « Je pense que ça rend les gens perplexes parce que ce sont deux écrivains très différents. Mais ils ont tous deux une approche très neutre de la nature humaine. Ils peuvent très bien aborder le sujet sans pour autant devenir mièvres »[160]. Dans une autre entrevue pour le magazine O, The Oprah Magazine en 2001, J. K. Rowling avoue être profondément marquée par son style, par le réalisme et la « subtilité » avec lesquels il traite ses personnages féminins[161].

Chrétiennes[modifier | modifier le code]

J. K. Rowling fait référence à la chrétienté dans le septième roman de Harry Potter[150]. Par exemple, lors de la visite du cimetière à Godric’s Hollow, Harry et Hermione lisent des citations sur les pierres tombales. Celle des parents de Harry comprend l’inscription « Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort » qui est tiré de la première épître aux Corinthiens (chapitre 15, verset 26) et sur la pierre tombale de la mère et la sœur de Dumbledore, on peut lire « Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » tiré de L'Évangile selon St Matthieu (chapitre 6, verset 21). Selon Rowling : « Ces livres se passent en Angleterre, il est donc logique que Harry trouve des inscriptions bibliques sur les pierres tombales. Mais de plus, ces citations résument toute la série[150] ».

Mythologiques et folkloriques[modifier | modifier le code]

tapisserie ancienne et colorée de rouge, vert, bleu et blanc ː un homme est couché dans un jardin et entouré notamment d'une licorne assise, d'un singe, d'un lion, d'un cerf et d'un porc-épic.
J. K. Rowling s'inspire librement du folklore, de la mythologie et des bestiaires médiévaux pour intégrer et adapter à ses histoires les créatures comme les licornes, les centaures ou les elfes.

Pour les créatures fantastiques de son univers sorcier, J. K. Rowling avoue avoir pris des libertés vis-à-vis du folklore et de la mythologie[162]. Pour elle, le folklore britannique, tout en étant « l'un des plus riche et varié au monde », conserve un côté « bâtard », car il est le résultat de la fusion des nombreuses cultures apportées par les envahisseurs et occupants successifs de l'Angleterre[162]. Ainsi elle assure n'avoir eu aucun scrupule à emprunter librement quelques références, à la condition d'y ajouter des détails qui lui sont propres[162].

La philanthrope[modifier | modifier le code]

En 2000, elle crée le Volant Charitable Trust, qui utilise son budget annuel d'environ 5 000 000 £[163] (5,6 millions €) pour combattre la pauvreté et l’inégalité sociale. Une partie de ces fonds est également reversée à des associations d’aide aux enfants, aux familles monoparentales et à la recherche sur la sclérose en plaques[164].

Lutte contre la pauvreté et protection de l'enfance[modifier | modifier le code]

Rowling écrit à la main Les Contes de Beedle le barde, un recueil des contes mentionnés dans Les Reliques de la Mort, en seulement sept exemplaires dont six destinés principalement à ses proches. Le septième est vendu lors d’une mise aux enchères le 13 décembre 2007 à Sotheby's au profit de l’association The Children Voice pour un montant de 1 950 000 £[165] (2,2 millions €). L’ouvrage est finalement publié début décembre 2008[166]. Rowling déclare : « Cela signifie tellement pour les enfants en situation de besoin. Noël arrive en avance pour moi[167],[168]. ».

S'étant déjà retrouvée en position de parent isolé, Rowling devient Première Ambassadrice de l’association caritative One Parent Families en 2000, et en est aujourd’hui la présidente[169]. Rowling écrit, en collaboration avec Sarah Brown, épouse de l'ancien Premier ministre Gordon Brown, un recueil d’histoires pour enfants dont les bénéfices vont à One Parent Families[170].

En 2001, l’association britannique de lutte contre la pauvreté Comic Relief demande à trois auteurs populaires[Note 2], dont J. K. Rowling, de publier de petits livres reprenant les thèmes de leurs plus gros succès[171]. Les deux publications de Rowling, Les Animaux fantastiques et Le Quidditch à travers les âges, sont présentées comme des facsimilés de livres présents dans la bibliothèque de Poudlard, et font figurer sur leur couverture le nom de leur auteur fictif respectif : Newt Scamander et Kennilworthy Whisp. Depuis leur sortie en mars 2001, ces livres ont rapporté 15 700 000 £ (17,6 millions €). Les 10 800 000 £ (12,1 millions €) récoltés hors du Royaume-Uni ont été collectés via une nouvelle association, l’International Fund for Children and Young People in Crisis (le Fonds international pour les enfants et les jeunes gens en crise)[172].

En 2005, Rowling et Emma Nicholson, députée européenne, fondent le Children's High Level Group[173],[174] (CHLG, ou « Groupe de Haut Niveau pour l’Enfance »), qui sera rebaptisé Lumos en 2010[175]. En janvier 2006, Rowling se rend à Bucarest pour dénoncer l’utilisation des lits-cages dans les institutions psychiatriques pour enfants[174].

Le 27 juillet 2012, J. K. Rowling participe à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Londres, récitant un passage de Peter Pan de J. M. Barrie[Note 3] dans le cadre d'un hommage à l'hôpital pour enfants de Great Ormond Street[176] (récipiendaire des droits d'auteur de Peter Pan dès 1929 selon la volonté de Barrie). Il s'ensuit un tableau durant lequel un Voldemort géant[176] est vaincu par des dizaines de Mary Poppins[177].

Sclérose en plaques[modifier | modifier le code]

Rowling a versé de l'argent et son soutien à la recherche et au traitement de la sclérose en plaques[178],[179], dont sa mère a souffert avant sa mort en 1990. En 2006, Rowling a contribué substantiellement à la création d'un nouveau centre de médecine régénérative à l'Université d'Édimbourg, baptisé « Clinique de neurologie régénérative Anne Rowling »[180]. En 2010, elle a fait don de 10 millions de livres supplémentaires à la clinique[181]. En 2003, Rowling a pris part à une campagne visant à établir une norme nationale de soins pour les personnes atteintes de la maladie[182]. En avril 2009, elle a annoncé qu'elle retirait son soutien à la Société canadienne de la sclérose en plaques en évoquant l'incapacité de cette dernière à résoudre une querelle persistante entre les branches nord et sud de l'organisation, ayant miné le moral et entraîné plusieurs démissions[182].

Autres contributions[modifier | modifier le code]

Une femme blonde est installée dans un grand fauteuil doré, sur une scène éclairée, et lit un livre devant un public plongé dans le noir. Deux écrans en fond de scène retransmettent des images identiques de la lectrice en plan rapproché.
J. K. Rowling lisant un extrait de son roman au Radio City Music Hall de New York en 2006.

En mai 2008, la chaîne de librairies Waterstones demande à J. K. Rowling et à d'autres auteurs[Note 4] d'écrire une brève histoire sur une carte postale de format A5. Les cartes ont ensuite été vendues aux enchères pour l'association caritative Dyslexia Action et le PEN club international. La contribution de J. K. Rowling était un Prologue à Harry Potter, un texte de 800 mots mettant en scène le père de Harry, James Potter, et son parrain Sirius Black trois ans avant la naissance de Harry[183],[Note 5]. Le texte a été mis en ligne en juin 2008 mais la carte manuscrite originale a été volée lors d'un cambriolage en mai 2017[184],[185].

Le 1er et 2 août 2006, elle lit des passages de ses romans, aux côtés de Stephen King et John Irving, au Radio City Music Hall de New York. Les bénéfices de l'événement sont reversés à la Fondation Haven, une organisation caritative venant en aide aux artistes et personnes non assurables dans l'incapacité de travailler, ainsi qu'à l'ONG Médecins Sans Frontières[186]. En mai 2007, Rowling a promis un don de plus de 250 000 £ à un fonds de récompense lancé par le tabloïd News of the World pour le retour en toute sécurité de Madeleine McCann, une fillette britannique disparue au Portugal[187]. Rowling, ainsi que Nelson Mandela, Al Gore et Alan Greenspan, ont écrit une introduction à une sélection de discours de l'ancien Premier ministre Gordon Brown, dont le produit a été remis au laboratoire de recherche Jennifer Brown[188].

La révélation du nom de J. K. Rowling en tant que véritable auteure de L'Appel du coucou en 2013 a mené à une augmentation massive des ventes du livre en question, après quoi Rowling a annoncé qu'elle reverserait tous ses droits d'auteur au Fonds de bienfaisance de l'armée, ajoutant que cela avait été son intention dès le départ mais qu'elle n’avait pas prévu que le livre se vende aussi bien[189].

Rowling est membre des PEN club anglais et écossais. Elle a fait partie des cinquante auteurs à contribuer à l'action « First Editions, Second Thoughts », une vente aux enchères de charité. Chaque auteur devait annoter une copie de la première édition de l'un de ses livres : dans le cas de Rowling, Harry Potter à l'école des sorciers. Le livre était le lot le mieux vendu de l'événement, s'élevant à 150 000 livres sterling[190].

Rowling soutient également le Shannon Trust, qui dirige le plan de lecture Toe by Toe et le plan de lecture Shannon dans les prisons de toute la Grande-Bretagne, aidant et fournissant un tutorat aux détenus ne sachant pas lire[191].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Une femme blonde porte une cape fine rouge et blanche et tient contre elle dans sa main un tube rouge et plusieurs documents.
Rowling recevant son doctorat honorifique à Aberdeen en juillet 2006.

Pour son travail artistique et sa bienfaisance, J. K. Rowling a remporté plusieurs honneurs et distinctions. Les plus importants sont énumérés ci-dessous :

Publications[modifier | modifier le code]

Fiction[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Œuvre de J. K. Rowling.

Articles[modifier | modifier le code]

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  • (en) J. K. Rowling, « I feel duped and angry at David Cameron's reaction to Leveson », The Guardian,‎ (lire en ligne)
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Filmographie[modifier | modifier le code]

Productrice[modifier | modifier le code]

Prochainement

Scénariste[modifier | modifier le code]

Prochainement

Doublage[modifier | modifier le code]

Biopic télévisé[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le restaurant aux couleurs vives a maintenant disparu, remplacé par un restaurant chinois, le Buffet King [1].
  2. Ont également été sollicitées : la présentatrice de télévision et auteure de livres de cuisine Delia Smith et l'auteure de la saga Bridget Jones, Helen Fielding
  3. Cet extrait lu pendant la cérémonie varie légèrement du texte original : « Of all delectable islands, Neverland is the snuggest. It's not large and sprawly, you know, with boring distances between one adventure and the next, it's nicely crammed. When you play at it by day with the table and chairs, it's not a bit frightening, but in the two minutes before you go to sleep, it is real. »
  4. Ont aussi été sollicités : Sebastian Faulks, Doris Lessing, Lisa Appignanesi, Margaret Atwood, Lauren Child, Richard Ford, Neil Gaiman, Nick Hornby, Michael Rosen, Axel Scheffler, Tom Stoppard et Irvine Welsh.
  5. Une traduction du texte de la carte est disponible sur le site La Gazette du Sorcier

Références[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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