La Main gauche de la nuit

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La Main gauche de la nuit
Auteur Ursula K. Le Guin
Genre Roman
Science-fiction
Version originale
Langue Anglais américain
Titre The Left Hand of Darkness
Éditeur Ace Books
Lieu de parution New York
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Date de parution 1969
Version française
Traducteur Jean Bailhache
Éditeur Robert Laffont
Collection Ailleurs et Demain
Date de parution 1971
Lieu de parution Paris
Nombre de pages 333

La Main gauche de la nuit (titre original : The Left Hand of Darkness) est un roman de science-fiction, écrit en 1969 par Ursula K. Le Guin (États-Unis). Il fait partie d'un cycle intitulé le Cycle de l'Ekumen, qui comporte six autres romans.

Présentation de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Dans le futur, Genly Ai, un Terrien, est envoyé sur la planète Gethen (alias Nivôse) pour tenter de convaincre ses gouvernements d'adhérer à l'organisation interplanétaire qui réunit différents systèmes stellaires autour d'échanges commerciaux. Seulement les conditions climatiques de Nivôse sont très difficiles, et la situation politique est tendue ; les gouvernements ne semblant pas très motivés pour l'adhésion à l'organisation des planètes unies.

Genly se trouve alors immergé dans une société très étrange. Ici, les humains ont connu une évolution génétique sensiblement différente : ils ne sont ni homme ni femme. Ils sont asexués la majorité du temps (la période de "soma"), jusqu'à ce qu'une "poussée hormonale" (le "kemma") qui se produit une fois par mois leur fasse prendre de manière aléatoire l'un ou l'autre sexe. Les organes sexuels deviennent alors apparents. Toute la société prend évidemment en compte cette absence de différence sexuelle et fonctionne différemment celle de Genly Ai. L'absence de genre n'est pas le seul élément de cette société, c'est un monde complexe : le décompte du temps, le système politique, les relations familiales sont différents ; les conceptions des choses elles-mêmes le sont.

Genly a du mal à comprendre cette civilisation, et surtout à s'habituer à ce que ses interlocuteurs soient à la fois des "il" et des "elles". En contrepartie, lui, bloqué à leurs yeux dans une phase hormonale qui le maintient du côté masculin de son organisme, passe aussi pour un monstre.

Mais sa mission l'entraîne dans une traversée du pays dans des conditions très difficiles, poursuivi par un gouvernement qui le voit comme un danger.

Prix littéraires[modifier | modifier le code]

La Main gauche de la nuit a remporté le prix Nebula du meilleur roman 1969 et le prix Hugo du meilleur roman 1970.

Classique de la science-fiction[modifier | modifier le code]

Ce roman est considéré comme un grand classique de la science-fiction dans les ouvrages de références suivants :

  • Annick Beguin, Les 100 principaux titres de la science-fiction, Cosmos 2000, 1981 ;
  • Jacques Goimard et Claude Aziza, Encyclopédie de poche de la science-fiction. Guide de lecture, Presses Pocket, coll. « Science-fiction », n°5237, 1986 ;
  • Denis Guiot, La Science-fiction, Massin, coll. « Le monde de... », 1987 ;
  • Cité dans La Bibliothèque idéale de la SF, Albin Michel, (1988) ;
  • Lorris Murail, Les Maîtres de la science-fiction, Bordas, coll. « Compacts », 1993 ;
  • Stan Barets, Le science-fictionnaire, Denoël, coll. « Présence du futur », 1994.

Critique[modifier | modifier le code]

  • Lorris Murail, La science-fiction, Larousse, Coll. « Guide Totem », 1999, p. 215 : « La Main gauche de la nuit appartient à ce que la SF a produit de plus beau et de plus puissant. »

Voir également[modifier | modifier le code]

Sur le thème de l'homosexualité en SF :

Notes et références[modifier | modifier le code]