Le Maître du Haut Château

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le Maître du Haut Château
Auteur Philip K. Dick
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Roman
Science-fiction
Version originale
Langue Anglais américain
Titre The Man in the High Castle
Éditeur G. P. Putnam's Sons
Lieu de parution États-Unis
Date de parution 1962
Version française
Traducteur Jacques Parsons
Éditeur OPTA
Collection Club du livre d'anticipation
Lieu de parution Paris
Date de parution 1970
Type de média Livre papier
Nombre de pages 352

Le Maître du Haut Château (titre original : The Man in the High Castle) est un roman uchronique de Philip K. Dick publié en 1962 aux États-Unis et qui reçoit le prix Hugo l'année suivante. La traduction française est publiée pour la première fois en 1970.

Résumé en quelques mots, ce roman décrit un monde alternatif dans lequel l'Allemagne nazie et l'Empire du Japon ont remporté la Seconde Guerre mondiale, et l'état des lieux dix ans après cette victoire.

Le récit a pour cadre principal le territoire des États-Unis désormais occupé, à l'est, par les Allemands, et à l'ouest, par les Japonais. L'histoire évoque notamment, par un effet de mise en abyme (ou de roman dans le roman), l'ouvrage de Hawthorne Abendsen, un écrivain qui a imaginé les conséquences d'une victoire des Alliés durant la guerre. Le titre choisi par Dick pour son roman fait référence à une « maison isolée, une véritable forteresse », où vivrait Abendsen.

Résumé[modifier | modifier le code]

Contexte[modifier | modifier le code]

Roosevelt ayant été assassiné en 1933 par Giuseppe Zangara, les États-Unis s'enfoncent dans la crise économique puisque les Républicains, vainqueurs aux élections de 1936 puis de 1940 prônent la neutralité et le libéralisme : très affaiblis, mal préparés, divisés politiquement, ils perdent toute leur flotte en 1941 lors de l'attaque de Pearl Harbor. En 1942, les troupes allemandes remportent la bataille de Stalingrad en enfonçant les défenses soviétiques ; Rommel s'empare du Caire et opère la jonction avec les armées du Caucase du front de l'Est. En 1944, les différents débarquements alliés en Afrique et en Europe échouent ; les Japonais s'emparent de l'Australie, attaquent la Russie soviétique par la Sibérie ; l'invasion de l'Angleterre en 1945 par les armées allemandes, et la capitulation de Londres, précipite la défaite des Alliés ; enfin, les armes atomiques élaborées par les nazis servent à raser New York, Boston, et Baltimore : conséquemment, les Alliés capitulent en 1947 sans condition face aux forces de l'Axe. Les États-Unis sont divisés en trois zones :

  • l'est, rattaché au « Grand Reich allemand », dont il est seulement question dans le roman sous forme de rumeurs notamment à propos de camps de concentration ;
  • le centre, sorte de zone neutre, qui forme un pays vassalisé et exsangue ;
  • l'ouest, le long du Pacifique, appartenant à l'Empire japonais et où se déroule l'essentiel du récit.

L'histoire commence à San Francisco où entrent en scène plusieurs personnages :

  • un officier de l'Abwehr, Rudolf Wegener (utilisant le pseudonyme de Baynes), en mission secrète, se faisant passer pour un industriel suédois ;
  • un entrepreneur japonais, M. Tagomi, avec qui Wegener a rendez-vous ;
  • un antiquaire, Robert Childan, qui, à la fois, méprise, admire et redoute les Japonais ;
  • un ouvrier américain, Frank Frink, d'origine juive (c'est son secret) et qui essaye de développer une petite entreprise d'artisanat en joaillerie ;
  • l'ex-femme de Frank, Juliana, qui vit dans les montagnes Rocheuses, et qui est professeur de judo.

Nœuds dramatiques[modifier | modifier le code]

Le récit amorce plusieurs histoires, qui s'entremêlent, sans que jamais les protagonistes ne se rencontrent. La plupart des personnages ont un lien avec Robert Childan. L'entrepreneur japonais qui doit accueillir l'agent Rudolf Wegener est un client régulier de Childan chez qui il cherche un cadeau pour son client. Frank Frink se fait renvoyer de son usine car sa principale activité était en fait illicite : il créait de fausses antiquités américaines destinés à des amateurs japonais. Il se lance ensuite dans un commerce d'un nouveau genre : des bijoux en métal d'un style totalement original. Il vend ses bijoux à l'antiquaire Childan qui essaye de les promouvoir auprès d'une clientèle japonaise. Ces derniers les trouvent d'abord sans intérêt, puis, peu à peu, y trouveront pourtant du charme, qu'ils attribueront à une sorte de spiritualité intérieure. Frank Frink (de son vrai nom « Fink », d'origine juive par son grand-père), sera sauvé de justesse de la déportation nazie par M. Tagomi sans que les personnages ne se rencontrent, car ce dernier refuse simplement de signer le papier autorisant sa déportation : en effet, lors du rendez-vous secret avec Wegener, le faux commercial scandinave, en réalité officier des services de renseignement de l'Armée allemande, Tagomi apprend que le Japon est sur le point de subir une attaque imminente de l'Allemagne ; il a ensuite été obligé de tuer deux nazis venus appréhender l'officier. Très troublé par son acte, c'est grâce à l'un des bijoux fabriqué par Frank que Tagomi retrouve une forme de paix intérieure.

Dans les États centraux des Rocheuses, Juliana, l'ex-femme de Frank, s'éprend d'un jeune migrant italien. Celui-ci est chargé d'une mission secrète liée à un roman que tous les personnages cités vont croiser : Le Poids de la sauterelle. Ce roman constitue le vrai lien entre tous les personnages. Il est mentionné de nombreuses fois au cours du récit. Son titre provient d'une citation de l'Ecclésiaste (12:5) : « et les sauterelles deviendront un fardeau »[1].

Résumé par Dick, Le Poids de la sauterelle constitue donc un roman dans le roman, une uchronie dans l'uchronie : son auteur, Hawthorne Abendsen, y imagine que les Alliés sont vainqueurs de l'Axe, ce qui en fait un roman subversif. Les services secrets japonais et les Allemands s'intéressent donc de près à ce livre, les nazis veulent même éliminer l'auteur. Les deux héros américains qui le découvrent en tirent des impressions et des conclusions différentes. Dick ne nous livre que peu de détails sur ce livre. Mais le monde qui y est décrit n'est pas tout à fait semblable au nôtre. La trame du roman Le Poids de la sauterelle s'éloigne de l'histoire officielle que le lecteur connaît : s'il évoque bien le président Roosevelt, la bataille de Stalingrad, etc., il y est aussi question d'une domination britannique sur la Russie et même d'une possible guerre entre le Royaume-Uni et les États-Unis qui se sont retrouvés les deux grands gagnants à l'issue du conflit mondial rondement expédié (pas de Pearl Harbor, neutralité de l'Italie, etc.). Dans le roman de Dick, Le Poids de la sauterelle est montré comme interdit dans les régions sous domination nazie. Juliana découvre que celui qu'elle croyait être un simple livreur d'origine italienne est en fait un officier nazi chargé d'éliminer l'auteur du roman. Horrifiée, elle finit par tuer l'officier puis entreprend d'avertir l'auteur, Hawthorne Abendsen.

Un second livre anime les personnages : il s'agit du Livre des transformations ou Yi King, un ancien ouvrage traditionnel chinois qui permet d’obtenir des oracles en interprétant par tirage au sort 64 hexagrammes. Abendsen s'est servi du Yi King pour écrire Le Poids de la sauterelle.

La fin de l'ouvrage laisse le lecteur dans l'expectative. Rien de décisif n'a lieu sinon l'ultime révélation du Yi King, à savoir : « Telle est la vérité ».

Le monde politique tel que le roman l'exprime. Les tons rouges et rose renseignent sur l'Empire allemand et ses vassaux, les tons verts sur l'Empire japonais et ses vassaux.

Analyse[modifier | modifier le code]

Le temps du récit est peu ou prou contemporain de la date de publication : nous sommes au tout début des années 1960.

Si l'uchronie change le cours de l'histoire pour créer une intrigue et faire réfléchir, l'auteur part de faits historiques réels qu'il transpose et adapte de manière alternative :

  • l'assassinat effectif du président Roosevelt constitue le point de changement initial et repose sur une véritable tentative, celle de Giuseppe Zangara en 1933 ;
  • concernant le régime nazi, Dick le fait se perpétuer à travers tous les territoires conquis dans une logique de génocide sur la Côte Est, et à travers des rumeurs de conquête et de nettoyage ethnique en Afrique : les Juifs, les Noirs, les Slaves, certaines minorités ethniques, les handicapés ont été éliminés dans un programme de solution finale généralisé. La Méditerranée est asséchée pour en faire une étendue cultivable, etc.
  • Dick imagine une Seconde Guerre mondiale qui a comme conséquence directe une forme de Guerre froide entre les alliés de l'Axe. Les relations entre Allemands et Japonais sont empreintes de méfiance, et sont calquées sur les relations tendues entre États-Unis et l'URSS entre 1947 et 1961 qui menaçaient d'utiliser l'arme atomique (avec comme point culminant la crise cubaine). En 1992, Robert Harris reprend cette logique narrative dans son roman Fatherland.
  • c'est effectivement l'ingénieur allemand Werner von Braun qui a développé des fusées-missiles V2 pour Hitler : si dans la réalité, il est récupéré par les États-Unis et participe au projet de conquête spatiale et à l'élaboration des premiers missiles de croisière, dans le roman, les Nazis détiennent la supériorité technologique. Von Braun invente même pour l'Allemagne des fusées à propulsion atomique pour des vols suborbitaux : la Lune est conquise peu après la fin de la guerre, les premières missions vers Mars commencent dans la décennie qui suit, ce que Dick impute dans le livre au goût pour l'abstraction propre à la culture nazie : « La race, la colonisation spatiale, l'espace vital : ils ne raisonnent que comme ça ».
  • dans Le Maître du Haut Château, les habitants de l'ouest des États-Unis se relèvent lentement de la défaite par l'innovation artisanale, par la vente de leur patrimoine à des vainqueurs qui l'apprécient. Ils commencent à prendre leur revanche comme le montre le personnage Frank dans sa relation avec les Japonais, mais sont décrits comme gardant un fort complexe d'infériorité devant la culture de leurs vainqueurs, comme dans notre véritable monde où les Japonais, privés de leur armée, vis-à-vis de la culture des occupants américains, se sont investis massivement dans l'excellence économique.
  • la fin du livre constitue une énigme. En effet, Juliana comprend que c'est l'oracle issu du Yi King qui a permis d'écrire Le Poids de la sauterelle et à la question « Pourquoi ? », ce dernier répond : « Telle est la vérité ». Quelle est cette vérité dont parle l'oracle ? Dans un roman où le monde est clairement sous la domination de l'Axe, les personnages doivent admettre que « l'Allemagne et le Japon ont perdu la guerre ». On peut y voir une nouvelle mise en abyme où, sans se l'avouer clairement, les personnages sont en train de vivre dans une fiction, ou bien cette prédiction du Yi King renvoie-t-elle tout simplement à un dogme et donc à la foi. Cependant, Le Poids de la sauterelle ne décrit pas tout à fait notre réalité. Et le livre ne peut que nous renvoyer à notre propre questionnement de lecteur, à savoir, quelle est notre réalité ? Car nous aussi, comme les personnages du roman, nous lisons un livre qui nous décrit un autre monde en nous disant : « c'est la réalité », selon un principe d'immersion propre à la lecture (l'illusion romanesque). À travers ces jeux de miroirs, le roman de Philip K. Dick pose à nouveau la question de la définition de la réalité, de sa frontière avec la fiction, de notre existence et de son incertitude, thème qu'il mènera à son paroxysme dans Ubik.

L'auteur et son roman[modifier | modifier le code]

Dans la postface de l'édition française de 2013, plusieurs informations témoignent d'un lien très particulier entre Dick et ce roman.

  • Après le manque de reconnaissance pour ses précédents ouvrages, il semble que Dick se soit passionné à confectionner des bijoux avec et pour sa compagne Anne (comme son personnage Frank Frink les façonne dans le livre en pensant à Juliana).[2]
  • Voyant que ceci l'empêchait d'écrire, il se serait isolé pour se concentrer sur l'écriture (un peu comme Abendsen, même si les enjeux sont différents puisque pour ce dernier, il s'agit de se protéger) alors qu'il suivait de très près le procès d'Eichmann. Il aurait aussi eu recours à plusieurs reprises (pas de réelle précisions là dessus) au Yi King : pour mener l'intrigue, il posait donc les questions à ce que les personnages du roman nomment l'oracle, comme il est expliqué qu'Abendsen a pu le faire pour le poids de la Sauterelle[2]
  • Ainsi, le Yi King est un des deux ouvrages qui ont fortement influencé la conception du récit, l'autre étant autant en emporte le temps de Ward Moore, paru en 1953, ouvrage uchronique, dans lequel les Sudistes remportent la Guerre de Sécession américaine. Si Moore choisit la bataille de Gettysburg pour point de départ de sa diégèse, Dick va lui prendre l'attentat contre Roosevelt en 1933. [2]
  • Du point de vue du style de l'ouvrage, les phrases peuvent parfois être courtes et simples, la forme a pour ambition de rappeler les haikus japonais[réf. souhaitée]. Par ailleurs, le point de vue de l'auteur envers les japonais est ambivalent : pour les personnages, ce sont des occupants, certes, mais souvent, ils sont montrés comme ayant un sens de la spiritualité très prononcé, n'agissant ou ne parlant jamais de manière gratuite, avec un sens de l'honneur qui asphyxie plus ou moins toute interaction sociale (par exemple, lorsque que Robert Childan rencontre les Kasoura), mais qui les amène aussi à respecter la culture traditionnelle Nord-Américaine (contrairement aux Nazis qui considèrent toute autre culture comme dégénérée dans l'ouvrage). On remarque ici le point de vue positif d'un auteur américain après la reconstruction japonaise par les Etats-Unis. [2]
  • Dick met le lecteur dans une posture délicate, en jouant plusieurs fois sur la notion du vrai et du faux : les fausses reliques de Frink puis les véritables qu'il produit par la suite, la question finale de Juliana posée à l'oracle, prétendant alors que le poids de la sauterelle est la réalité. Ceci amenant à l'idée de duplicité, comme les multiples références au Yin et au Yang. [2]
  • Toujours concernant la posture de l'humain face à la réalité, dans les deux premiers chapitres qui devaient former la suite du maître du haut château (projet avorté), les Nazis possèdent une sorte de portail vers un troisième monde alternatif : celui-ci semble clairement être notre monde dans les années 1960 (celui-là même que voit Mr Tagomi dans son hallucination dans le quatorzième chapitre du roman). Pour soutenir cette idée, quelques détails sont donnés concernant la mort de Erwinn Rommel fidèle à notre histoire : sa participation au projet d'attentat contre Hitler, le fait qu'il soit tué par un avion britannique dans sa voiture. Grâce à ce portail, les nazis auraient pu visiter un peu ce monde de manière anonyme semble-t-il, puisqu'il est expliqué qu'ils empruntent un ouvrage de William Shirer sur leur régime à la bibliothèque d'Albany dans l'Etat de New York. De fait, Dick voulait mettre le lecteur face à cette triple réalité : celle où les principaux belligérants de l'Axe l'avait emporté, avec un Japon qui semble stable mais bousculé par un régime en proie à une crise gouvernementale (le maître du Haut Château), celle où les Britanniques, menés par un Winston Churchill devenu apparemment despotique, ont pris le contrôle de la planète dans une sorte de prolongement de leurs pratiques coloniales (le poids de la sauterelle) et celle qui semble correspondre à notre réalité (dans le premier des deux chapitres qui devait servir de suite). [2],[3]
  • Enfin, ce qui termine de grossir le trait et de conférer un caractère réaliste à l'ensemble de cette œuvre dystopique, ce sont les nombreuses références à de véritables propositions nazies qui auraient dû servir à ce qu'ils considéraient comme une utopie : l'assèchement de la Méditerranée pour la culture, l'unification des terres dites allemandes, la conquête de l'espace, la non existence des avions à réactions au profit de fusées pour les voyages terrestres, la refondations complète de Berlin en Germania par Albert Speer ou encore, les luttes intestines au gouvernement qui, en pratique, existaient bel et bien, l'idéologie nazie étant structurée sur le principe de la lutte pour la survie, où seuls les plus combatifs devaient régner (ce qui explique aussi pourquoi il n'y a pas la mention d'une seule femme nazie dans l'ouvrage, celles-ci étant considérées comme mères de familles avant tout alors que Dick ne montre que les organes de pouvoirs). Tout ceci s'accompagne de nombreuses références de personnalités (Goebbels, Göring, Hitler, Roosevelt, Churchill,... ) et événements ou organismes officiels (le porte avion Shokaku, la Abwehr, la SS, la gestapo...) qui ont réellement existé, nommés sans traduction, soit en japonais, soit en allemand.[4]

[2]Bibliographie[modifier | modifier le code]

Classique de la science-fiction[modifier | modifier le code]

Ce roman est considéré comme un grand classique de la science-fiction dans les ouvrages de références suivants :

  • Annick Beguin, Les 100 principaux titres de la science-fiction, Cosmos 2000, 1981 ;
  • Jacques Goimard et Claude Aziza, Encyclopédie de poche de la science-fiction. Guide de lecture, Presses Pocket, coll. « Science-fiction », n°5237, 1986 ;
  • Denis Guiot, La Science-fiction, Massin, coll. « Le monde de... », 1987 ;
  • Enquête du Fanzine Carnage mondain auprès de ses lecteurs, 1989 ;
  • Lorris Murail, Les Maîtres de la science-fiction, Bordas, coll. « Compacts », 1993 ;
  • Stan Barets, Le science-fictionnaire, Denoël, coll. « Présence du futur », 1994.

Adaptation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : The Man in the High Castle.

Ridley Scott produit une adaptation du roman sous la forme d'une mini-série[5]. Le pilote est mis en ligne sur la plateforme VOD d'Amazon Studios le 15 janvier 2015[6]. La production d'une seconde saison est en cours.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En anglais : « and the grasshopper shall be a burden »
  2. a, b, c, d, e, f et g Laurent Queyssi dans Philip K. Dick, Le maître du Haut Château, J'ai Lu, , 380 p. (ISBN 978-2-290-08232-4), postface : pp.343-354
  3. Philip K. Dick, Le maître du haut château, J'ai lu, 1960 (2013), 380 p. (ISBN 978-2-290-08232-4), chapitres de suite pp : 357-380
  4. Philip K. Dick, Le maître du haut château, J'ai lu, 1960 (2013), 380 p. (ISBN 978-2-290-08232-4)
  5. The Man in the High Castle : un projet de Ridley Scott pour SyFy premiere.fr - 12/02/2013
  6. (en) « The Man in the High Castle », Amazon (consulté le 18 janvier 2015)