Le Maître du Haut Château

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Le Maître du Haut Château
Image illustrative de l’article Le Maître du Haut Château
Couverture de l'édition originale.

Auteur Philip K. Dick
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Roman
Science-fiction
Version originale
Langue Anglais américain
Titre The Man in the High Castle
Éditeur G. P. Putnam's Sons
Lieu de parution États-Unis
Date de parution 1962
Version française
Traducteur Jacques Parsons
Éditeur OPTA
Collection Club du livre d'anticipation
Lieu de parution Paris
Date de parution 1970
Type de média Livre papier
Nombre de pages 352

Le Maître du Haut Château (titre original : The Man in the High Castle) est un roman uchronique de Philip K. Dick publié en 1962 aux États-Unis et qui reçoit le prix Hugo l'année suivante. La traduction française est publiée pour la première fois en 1970.

Ce roman décrit un monde alternatif dans lequel l'Allemagne nazie, l'Empire du Japon et l'Italie fasciste ont remporté la Seconde Guerre mondiale et fait l'état des lieux quinze ans après cette victoire.

Le récit a pour cadre principal le territoire des États-Unis, qui est désormais occupé à l'Est par les Allemands et à l'Ouest par les Japonais. L'histoire évoque notamment, par un effet de mise en abyme (ou d'uchronie dans l'uchronie), l'ouvrage d'un écrivain fictif, Hawthorne Abendsen, qui imagine, à l'inverse, les conséquences d'une victoire des Alliés, mais elle varie de notre monde. Le titre choisi par Dick pour son roman fait référence à une « maison isolée, une véritable forteresse », où vivrait Abendsen.

En 2015, le livre a été adapté en une série télévisée dont la fille de Dick, Isa Dick Hackett, a fait partie de l'équipe de production.

Résumé[modifier | modifier le code]

Contexte[modifier | modifier le code]

Univers du Maître du Haut Château

Univers de fiction
Genre(s) Uchronie dystopique
Auteur(s) Philip K. Dick
Année de création 1962
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Langue d’origine Anglais
Support d’origine Roman
Thème(s) Réel et irréel, mondes parallèles, totalitarisme
Inspiration(s) Autant en emporte le temps de Ward Moore
Public visé Lecteurs de science-fiction
États

Franklin Roosevelt ayant été assassiné en 1933 par Giuseppe Zangara, les États-Unis s'enfoncent dans la crise économique puisque les Républicains, vainqueurs aux élections de 1936 et de 1940 prônent la neutralité et le libéralisme. Très affaiblis, mal préparés et divisés politiquement, ils perdent toute leur flotte en 1941 lors de l'attaque de Pearl Harbor par l'aviation japonaise. En 1942, les armées allemandes remportent la bataille de Stalingrad, réussissent le siège de Leningrad, s'emparent de Moscou et repoussent les armées russes au-delà de l'Oural ; l'Afrikakorps d'Erwin Rommel s'empare du Caire, remonte jusqu'au Caucase et opère sa jonction avec les armées allemandes du front de l'Est. En 1944, les différents débarquements alliés en Afrique et en Europe échouent, et les armées japonaises finissent par s'emparer de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande et attaquent la Russie soviétique par la Sibérie. En 1945, les armées allemandes débarquent en Grande-Bretagne et font capituler Londres, précipitant la défaite des Alliés. Enfin, les armes atomiques élaborées par les nazis servent à raser Washington, Boston et Baltimore, et les Alliés capitulent donc sans conditions en 1947 face aux forces de l'Axe. Les États-Unis sont divisés en quatre zones :

  • l'Est, rattaché au « Grand Reich allemand », dont il est seulement question dans le roman sous forme de rumeurs, notamment à propos de camps de concentration ;
  • le « Sud », un régime pro-allemand qui pratique l'esclavage ;
  • le Centre (les « Rocky Mountain States »), sorte de zone neutre qui forme un pays vassalisé et exsangue et une zone tampon entre les deux zones occupées ;
  • l'Ouest, les « Pacific States of America », qui appartient à l'Empire japonais et où se déroule l'essentiel du récit.

L'histoire commence à San Francisco, où entrent en scène plusieurs personnages :

  • un officier de l'Abwehr, Rudolf Wegener, qui est en mission secrète, se fait passer pour un industriel suédois et utilise le pseudonyme de Baynes ;
  • un entrepreneur japonais, M. Tagomi, avec qui Wegener a rendez-vous ;
  • un antiquaire, Robert Childan, qui à la fois méprise, admire et redoute les Japonais ;
  • un ouvrier américain, Frank Frink, qui est secrètement d'origine juive et essaye de développer une petite entreprise d'artisanat en joaillerie ;
  • l'ex-épouse de Frank, Juliana, qui vit dans les Montagnes Rocheuses, et qui est professeur de judo.

Nœuds dramatiques[modifier | modifier le code]

Le récit amorce plusieurs histoires, qui s'entremêlent, sans que les protagonistes ne se rencontrent. La plupart des personnages ont un lien avec Robert Childan. L'entrepreneur japonais, qui doit accueillir l'agent Rudolf Wegener, est un client régulier de Childan chez qui il cherche un cadeau pour son client. Frank Frink est renvoyé de l'entreprise de fonderie où il travaille, dont la principale activité est en fait illicite et consiste à créer de fausses antiquités américaines destinées à des amateurs japonais. Frink se lance alors dans un commerce d'un nouveau genre : la création de bijoux en métal d'un style totalement original. Il vend ses bijoux à l'antiquaire Childan, qui essaye de les promouvoir auprès d'une clientèle japonaise. Celle-ci les trouve d'abord sans intérêt, puis peu à peu y décèle un certain charme en l'associant à une spiritualité intérieure. Frank Frink, de son vrai nom « Fink », d'origine juive par son grand-père, est sauvé de justesse de la déportation nazie par M. Tagomi sans que les personnages ne se rencontrent, ce dernier refusant simplement de signer le papier autorisant sa déportation. En effet, lors du rendez-vous secret avec Wegener, le faux commercial scandinave, en réalité officier des services de renseignement de l'Armée allemande, Tagomi apprend que le Japon est sur le point de subir une attaque imminente de l'Allemagne. Il a ensuite été obligé de tuer deux nazis, qui sont venus appréhender l'officier. Très troublé par son acte, c'est grâce à l'un des bijoux fabriqué par Frank que Tagomi retrouve une forme de paix intérieure.

Dans les États centraux des Rocheuses, Juliana, l'ex-épouse de Frank, s'éprend d'un jeune migrant italien, Joe Cinnadella, conducteur de camion et ex-soldat. Celui-ci est chargé d'une mission secrète liée à un roman que tous les personnages cités vont croiser : Le Poids de la sauterelle. Ce roman constitue le vrai lien entre tous les personnages et est mentionné de nombreuses fois au cours du récit. Son titre provient d'une citation de l'Ecclésiaste (12:5) : « et les sauterelles deviendront un fardeau »[1].

Résumé par Dick, Le Poids de la sauterelle constitue donc un roman dans le roman, une uchronie dans l'uchronie. Son auteur, Hawthorne Abendsen, y imagine que les Alliés sont vainqueurs de l'Axe, ce qui en fait un roman subversif. Les services secrets japonais et les Allemands s'intéressent donc de près à ce livre, ces derniers veulent même éliminer l'auteur. Les deux héros américains qui le découvrent en tirent des impressions et des conclusions différentes. Dick ne nous livre que peu de détails sur ce livre, mais le monde qui y est décrit n'est pas semblable au nôtre. La trame du roman Le Poids de la sauterelle s'éloigne de l'histoire officielle que le lecteur connaît. S'il évoque bien le président Roosevelt, la bataille de Stalingrad etc., il y est aussi question d'une domination britannique sur la Russie et même d'une possible guerre entre le Royaume-Uni et les États-Unis, qui se sont retrouvés les deux grands gagnants à l'issue du conflit mondial rondement expédié (pas de Pearl Harbor, neutralité de l'Italie etc.). Dans le roman de Dick, Le Poids de la sauterelle est montré comme interdit dans les régions sous domination nazie. Juliana découvre que Joe Cinnadella, qu'elle croyait être un simple livreur d'origine italienne, est en fait un officier nazi chargé d'éliminer l'auteur du roman. Horrifiée, elle finit par tuer l'officier et entreprend d'avertir l'auteur, Hawthorne Abendsen.

Un second livre anime les personnages et s'agit du Livre des transformations ou Yi King, un ancien ouvrage traditionnel chinois qui permet d’obtenir par tirage au sort des oracles en interprétant un des 64 hexagrammes (et éventuellement un hexagramme dérivé si un des traits obtenus est « mutable »). Abendsen s'est servi du Yi King pour écrire Le Poids de la sauterelle.

La fin de l'ouvrage laisse le lecteur dans l'expectative. Rien de décisif n'a lieu, sinon l'ultime révélation du Yi King, à savoir : « Telle est la vérité ».

Analyse[modifier | modifier le code]

Le temps du récit est environ contemporain de la date de publication, au tout début des années 1960.

Si l'uchronie change le cours de l'histoire pour créer une intrigue et faire réfléchir, l'auteur part de faits historiques réels qu'il transpose et adapte de manière alternative :

  • La tentative effective d'assassinat de Franklin Roosevelt constitue le point de changement initial et repose sur une véritable tentative, celle de Giuseppe Zangara en 1933 ;
  • Le régime nazi est perpétué à travers tous les territoires conquis dans une logique de génocide à l'est et à travers des rumeurs de conquête et de nettoyage ethnique en Afrique : les Juifs, les Noirs, les Slaves, certaines minorités ethniques et les handicapés ont été éliminés dans un programme de solution finale généralisé. La Méditerranée est asséchée pour en faire une étendue cultivable.
  • Dick imagine une Seconde Guerre mondiale qui a comme conséquence directe une forme de Guerre froide entre les alliés de l'Axe. Les relations entre Allemands et Japonais sont empreintes de méfiance et sont calquées sur les relations tendues entre États-Unis et l'Union soviétique entre 1947 et 1961, qui menaçaient d'utiliser l'arme atomique (avec comme point culminant la crise cubaine). En 1992, Robert Harris reprend cette logique narrative dans son roman Fatherland.
  • C'est effectivement l'ingénieur allemand Werner von Braun qui a développé des fusées-missiles V2 pour Hitler. En réalité, il est récupéré par les États-Unis et participe au projet de conquête spatiale et à l'élaboration des premiers missiles de croisière, mais dans le roman, les Nazis détiennent la supériorité technologique. Von Braun invente même pour l'Allemagne des fusées à propulsion atomique pour des vols suborbitaux, et la Lune est conquise peu après la fin de la guerre. Les premières missions vers Mars commencent dans la décennie qui suit, ce qui est imputé dans le livre au goût pour l'abstraction propre à la culture nazie : « La race, la colonisation spatiale, l'espace vital : ils ne raisonnent que comme ça ».
  • Les habitants de l'ouest des États-Unis se relèvent lentement de la défaite par l'innovation artisanale en vendant leur patrimoine à des vainqueurs qui l'apprécient. Ils commencent à prendre leur revanche, comme le montre le personnage Frank dans sa relation avec les Japonais, mais ils sont décrits comme gardant un fort complexe d'infériorité devant la culture de leurs vainqueurs, comme dans notre monde dans laquelle les Japonais, privés de leur armée, vis-à-vis de la culture des occupants américains, se sont investis massivement dans l'excellence économique.
  • La fin du livre constitue une énigme. En effet, Juliana comprend que c'est l'oracle issu du Yi King qui a permis d'écrire Le Poids de la sauterelle. À la question « Pourquoi ? », la réponse est « Telle est la vérité ». Quelle est cette vérité dont parle l'oracle ? Dans le roman, le monde est clairement sous la domination de l'Axe, et les personnages doivent admettre que « l'Allemagne et le Japon ont perdu la guerre ». On peut y voir une nouvelle mise en abyme dans laquelle, sans l'avouer clairement, les personnages sont en train de vivre dans une fiction, ou cette prédiction du Yi King pourrait renvoyer tout simplement à un dogme et donc à la foi. Cependant, Le Poids de la sauterelle ne décrit pas notre réalité, et le livre ne peut que nous renvoyer à notre propre questionnement de lecteur : quelle est notre réalité ? Comme les personnages du roman, nous lisons un livre qui nous décrit un autre monde en nous disant : « c'est la réalité », selon un principe d'immersion propre à la lecture (l'illusion romanesque). À travers ces jeux de miroirs, le roman pose à nouveau la question de la définition de la réalité, de sa frontière avec la fiction, de notre existence et de son incertitude, thème qu'il mènera à son paroxysme dans Ubik.

Commentaire[modifier | modifier le code]

Dans la postface de l'édition française de 2013, plusieurs informations témoignent d'un lien très particulier entre Dick et ce roman.

  • Après le manque de reconnaissance pour ses précédents ouvrages, il semble que Dick se soit passionné à confectionner des bijoux avec et pour sa compagne Anne, comme son personnage Frank Frink les façonne dans le livre en pensant à Juliana[2].
  • En voyant que ceci l'empêchait d'écrire, il se serait isolé pour se concentrer sur l'écriture (un peu comme Abendsen, même si les enjeux sont différents puisque pour ce dernier, il s'agit de se protéger), et il suivait de très près le procès d'Adolf Eichmann. Il aurait aussi eu recours à plusieurs reprises (pas de réelle précisions là dessus) au Yi King. Pour mener l'intrigue, il posait donc les questions à ce que les personnages du roman nomment l'oracle, comme il est expliqué qu'Abendsen a pu le faire pour Le poids de la Sauterelle[2]
  • Ainsi, le Yi King est un des deux ouvrages qui ont fortement influencé la conception du récit, l'autre étant Autant en emporte le temps de Ward Moore, paru en 1953, ouvrage uchronique, dans lequel les Sudistes remportent la Guerre de Sécession. Si Moore choisit la bataille de Gettysburg pour point de départ de sa diégèse, Dick va lui prendre l'attentat contre Roosevelt en 1933[2].
  • Du point de vue du style de l'ouvrage, les phrases peuvent parfois être courtes et simples, selon Emmanuel Carrère, la forme est censée rappeler les haïkus japonais. Par ailleurs, le point de vue de l'auteur envers les Japonais est ambivalent. Pour les personnages, ce sont certes des occupants, mais souvent, ils se montrent comme ayant un sens de la spiritualité très prononcé, n'agissent ou ne parlent jamais de manière gratuite et ont un sens de l'honneur qui asphyxie plus ou moins toute interaction sociale (par exemple, lorsque Robert Childan rencontre les Kasoura) mais les amène aussi à respecter la culture traditionnelle nord-américaine contrairement aux nazis, qui considèrent toute autre culture comme dégénérée dans l'ouvrage. On remarque ici le point de vue positif d'un auteur américain après la occupation du Japon par les États-Unis[2].
  • Le lecteur est mis dans une posture délicate, l'auteur en jouant plusieurs fois sur la notion du vrai et du faux : les fausses reliques de Frink et les véritables qu'il produit ensuite, la question finale de Juliana posée à l'oracle, prétendant alors que Le poids de la sauterelle est la réalité. Cela amenant à l'idée de duplicité, comme les multiples références au Yin et au Yang[2].
  • Toujours concernant la posture de l'humain face à la réalité, dans les deux premiers chapitres qui devaient former la suite du Maître du haut château (projet avorté), les Nazis possèdent une sorte de portail vers un troisième monde alternatif, qui semble clairement être notre monde dans les années 1960, que voit M. Tagomi dans son hallucination dans le quatorzième chapitre du roman. Pour soutenir cette idée, quelques détails sont donnés concernant la mort d'Erwin Rommel fidèle à notre histoire : participation au projet d'attentat contre Hitler et le fait qu'il soit tué par un avion britannique dans sa voiture. Grâce à ce portail, les nazis auraient pu visiter un peu ce monde de manière anonyme, semble-t-il, puisqu'il est expliqué qu'ils empruntent un ouvrage de William Shirer sur leur régime à la bibliothèque d'Albany dans l'État de New York. De fait, Dick voulait mettre le lecteur face à cette triple réalité : celle où les principaux belligérants de l'Axe l'avaient emporté avec un Japon qui semble stable mais bousculé par un régime en proie à une crise gouvernementale (Le maître du Haut Château), celle où les Britanniques, menés par un Winston Churchill devenu apparemment despotique, ont pris le contrôle de la planète dans une sorte de prolongement de leurs pratiques coloniales ('e poids de la sauterelle) et celle qui semble correspondre à notre réalité (dans le premier des deux chapitres qui devaient servir de suite)[2],[3].
  • Enfin, ce qui termine de grossir le trait et de conférer un caractère réaliste à l'ensemble de cette œuvre dystopique est les nombreuses références à de véritables propositions nazies, qui auraient dû servir à ce qu'ils considéraient comme une utopie : l'assèchement de la Méditerranée pour la culture, l'unification des terres dites allemandes, la conquête de l'espace, la non-existence des avions à réaction au profit de fusées pour les voyages terrestres, la refondation complète de Berlin en Germania par Albert Speer et les luttes intestines au gouvernement, qui existaient vraiment, l'idéologie nazie étant structurée sur le principe de la lutte pour la survie, où seuls les plus combatifs devaient régner. Cela explique aussi pourquoi il n'y a pas la mention de femmes nazies dans l'ouvrage, celles-ci étant considérées comme mères de familles avant tout, mais Dick ne montre que les organes de pouvoirs. Tout cela s'accompagne de nombreuses références de personnalités (Goebbels, Göring, Hitler, Roosevelt, Churchill etc.) et événements ou organismes officiels (le porte-avions Shokaku, l'Abwehr, la SS, la Gestapo etc., qui ont réellement existé et nommés sans traduction en japonais ou en allemand[4].

Classique de la science-fiction[modifier | modifier le code]

Ce roman est considéré comme un grand classique de la science-fiction dans les ouvrages de références suivants :

  • Annick Beguin, Les 100 principaux titres de la science-fiction, Cosmos 2000, 1981 ;
  • Jacques Goimard et Claude Aziza, Encyclopédie de poche de la science-fiction. Guide de lecture, Presses Pocket, coll. « Science-fiction », no 5237, 1986 ;
  • Denis Guiot, La Science-fiction, Massin, coll. « Le monde de... », 1987 ;
  • Enquête du Fanzine Carnage mondain auprès de ses lecteurs, 1989 ;
  • Lorris Murail, Les Maîtres de la science-fiction, Bordas, coll. « Compacts », 1993 ;
  • Stan Barets, Le science-fictionnaire, Denoël, coll. « Présence du futur », 1994.

Adaptation[modifier | modifier le code]

Ridley Scott produit une adaptation du roman sous la forme d'une série[5]. Le pilote est mis en ligne sur la plateforme VOD d'Amazon Studios le [6]. Après avoir mis en ligne la deuxième saison le , Amazon annonce avoir commandé la production d'une troisième saison[7]. La série se termine avec la saison 4, le dernier épisode est sorti le 15 novembre 2019.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En anglais : « and the grasshopper shall be a burden »
  2. a b c d e et f Laurent Queyssi dans Philip K. Dick (trad. de l'anglais), Le maître du Haut Château, Paris, J'ai lu, , 380 p. (ISBN 978-2-290-08232-4), postface : pp.343-354
  3. Philip K. Dick (trad. de l'anglais), Le maître du haut château, Paris, J'ai lu, 1960 (2013), 380 p. (ISBN 978-2-290-08232-4), chapitres de suite pp : 357-380
  4. Philip K. Dick (trad. de l'anglais), Le maître du haut château, Paris, J'ai lu, 1960 (2013), 380 p. (ISBN 978-2-290-08232-4)
  5. The Man in the High Castle : un projet de Ridley Scott pour SyFy premiere.fr - 12/02/2013
  6. (en) « The Man in the High Castle », Amazon (consulté le 18 janvier 2015)
  7. [Url href='https://twitter.com/maxp26']Maximilien Pierrette[/Url], « The Man in the High Castle renouvelée : une saison 3 pour la série adaptée de Philip K. Dick », sur allocine.fr, (consulté le 24 septembre 2020).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]