Thufir Hawat

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Thufir Hawat
Personnage de fiction apparaissant dans
Univers de Dune.

Emblème de la Maison Atréides(Faucon rouge sur fond vert).
Emblème de la Maison Atréides
(Faucon rouge sur fond vert).

Sexe Masculin
Espèce Humain
Activité Mentat et maitre des assassins de la Maison Atréides
Affiliation Maison Atréides
Entourage Paulus Atréides (duc), Leto Atréides (duc), Paul Atréides (protégé, duc, empereur), Jessica Atréides, Gurney Halleck (ami), Duncan Idaho (ami)
Ennemi de Vladimir Harkonnen, Piter de Vries (Maison Harkonnen)

Créé par Frank Herbert
Films Dune (1984)
Séries Dune (2000)
Première apparition Dune (1965)
Dernière apparition Le Triomphe de Dune (2007)

Thufir Hawat est un personnage de fiction évoluant dans le cycle de Dune du romancier Frank Herbert.

Biographie du personnage[modifier | modifier le code]

Dans la première partie de Dune, Thufir Hawat est, sur Caladan, au service de la Maison Atréides, qu’il sert depuis déjà trois générations. C'est un mentat (un ordinateur humain) qui occupe la fonction de conseiller du duc Leto Atréides et de maitre des assassins (espionnage et instigateur des représailles contre les Maisons ennemies).

Loyal et fidèle à la Maison Atréides, il craint néanmoins Jessica, adepte du Bene Gesserit, concubine officielle de Leto et mère de Paul, l'héritier du duc, du fait de son origine Bene Gesserit. Calculateur et intelligent, Hawat ne cesse jamais d’analyser les données qu'il récolte avec ses nombreux espions et de préparer des plans pour contrer la maison ennemie des Atréides, les Harkonnen. Il suit le duc lorsque celui-ci quitte Caladan et prend, sur ordre de l’empereur Padishah Shaddam IV, le fief d'Arrakis auparavant géré par les Harkonnen, mais se méfie de ce piège tendu par ce dernier, redoutant une traitrise. Le duc lui confie la mission de s'informer sur les Fremen, les libres habitants du désert de Dune, et de trouver un moyen de les rallier à lui, afin de les former comme soldats contre ses ennemis.

Lors de l'attaque d'Arrakis par les forces de la Maison Harkonnen, aidés en sous-main des Sardaukar de l’empereur, Hawat croit que c’est Dame Jessica qui est la traitresse ayant permis aux Harkonnen de l’emporter et de détruire son duc, et jure de se venger. Il parvient à s'enfuit dans le désert avec quelques hommes, mais est retrouvé par les Sardaukar et neutralisé.

Dans la deuxième partie de Dune, Hawat est capturé par les Harkonnens afin de remplacer Piter de Vries, le mentat-assassin défunt du baron Vladimir Harkonnen[1]. Le baron, pour tenir Hawat sous sa domination et s’assurer de sa coopération, l'a empoisonné avec un « poison résiduel », œuvre de Piter de Vries, une substance qui ne tue que si l'on cesse de donner l'antidote à la victime. Pour Hawat, le baron n'est qu'« un porc aussi énorme que dangereux »[2], et il intrigue en secret contre lui tout en le servant, espérant un jour avoir une occasion de venger son duc.

À la fin de la bataille d’Arrakeen, remportée par Paul Muad'Dib et ses guerriers fremen sur les forces de l'empereur, Thufir Hawat retrouve Paul et finit par mourir dans ses bras, terrassé par le poison résiduel, quelques instants avant le combat entre Paul et Feyd-Rautha Harkonnen[3].

Le personnage apparaît également en tant que ghola, aux côtés de ceux de Duncan Idaho et du bashar Miles Teg dans Le Triomphe de Dune de Kevin J. Anderson et Brian Herbert, écrit postérieurement à l’œuvre originale d'Herbert.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paroles de Gurney à Paul : « Thufir est avec eux, Mon seigneur. je n’ai pu le voir seul mais il m’a expliqué avec nos anciens signes de code qu’il avait travaillé pour les Harkonnens et qu’il vous avait cru mort. Il dit qu’il doit rester avec eux. ». Frank Herbert (trad. Michel Demuth), Dune, vol. tome II, Robert Laffont, coll. « Pocket science-fiction / Cycle de Dune », , 512 p. [détail de l’édition] (ISBN 2-266-11403-4), page 479.
  2. Dune, Tome II, page 200, Presses Pocket, (ISBN 2-266-02664X)
  3. « Paul trébucha comme le vieil homme s’effondrait entre ses bras. Il reconnut la flacidité de la mort. Lentement, il étendit Hawat sur le sol ». Frank Herbert (trad. Michel Demuth), Dune, vol. tome II, Robert Laffont, coll. « Pocket science-fiction / Cycle de Dune », , 512 p. [détail de l’édition] (ISBN 2-266-11403-4), page 491.